mercredi 5 juillet 2017

Martinez inquiet de "la remise en cause des services publics"

Philippe Martinez répond aux journalistes durant le défilé du 1er mai 2017 à Paris (afp)

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a dénoncé mercredi sur RTL "la remise en cause des services publics et le gel des salaires des fonctionnaires", au lendemain du discours de politique générale du Premier ministre Edouard Philippe.
"C'est un paradoxe du Premier ministre, il félicite les fonctionnaires pour leur travail et en même temps il leur dit, vous ne serez pas augmentés", a-t-il déclaré, interrogé sur ses sujets d'inquiétude.
Le gel du point d'indice des fonctionnaires a été annoncé jeudi dernier par le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, après un rapport alarmiste de la Cour des comptes sur la situation budgétaire de la France. Il sera mis en oeuvre en 2018.
"C'est du mépris", a estimé Philippe Martinez dans Le Parisien de mercredi, alors qu'Edouard Philippe a exprimé mardi à l'égard des fonctionnaires sa "fierté de les diriger", son "respect" et sa "reconnaissance".
Les salaires des fonctionnaires "ont déjà été gelés" de 2010 à 2016, a rappelé Philippe Martinez sur RTL.
Le secrétaire général de la CGT estime également dans Le Parisien que le Premier ministre est resté "très vague et n'a donné, sciemment, aucun chiffre" concernant la suppression du nombre de postes de fonctionnaires.
Dans son discours devant l'Assemblée nationale, Edouard Philippe a souhaité "stopper l'inflation de la masse salariale du secteur public" afin d'atteindre les objectifs de dépense publique fixés par le gouvernement, sans rentrer dans les détails.
Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'était engagé à supprimer 120.000 postes de fonctionnaires durant son quinquennat.
C'est un programme "dans la continuité de ce qu'on connaît depuis des années", a jugé Philippe Martinez sur RTL, considérant que le gouvernement "organise un dumping social généralisé".