mercredi 12 juillet 2017

Annonces de Hulot sur le nucléaire: stupéfaction des syndicats de l'énergie

Cliquez pour agrandir

Nicolas Hulot, en évoquant lundi la fermeture de "jusqu'à 17" réacteurs nucléaires, "prend les Français pour des gogos", a estimé mardi la CGT Mines Énergie, la CFE-CGC parlant elle "d'hérésie" et FO d'une "sortie de route" du ministre.
"Annoncer comme cela, à court terme, la fermeture de moyens de production aussi importants, c'est juste prendre les Français pour des gogos, en ne leur disant pas qu'il va falloir changer de mode de vie complètement", c'est-à-dire "regarder la télévision, s'éclairer et se chauffer uniquement quand les éoliennes tourneront", a déclaré à l'AFP Philippe Page Le Mérour, de la CGT Mines Énergie, première fédération du secteur.
Le ministre de la Transition écologique n'explique "pas comment on remplace la capacité de production nucléaire supprimée", "ce n'est pas sérieux de fermer les moyens de production pilotables", dont on peut être sûr de disposer quand on en a besoin, alors que "le 21 janvier dernier, on a failli passer des régions entières dans le noir car nous n'avions plus de marge", a-t-il expliqué.
Nicolas Hulot, en évoquant lundi la fermeture de "jusqu'à 17" réacteurs nucléaires, "prend les Français pour des gogos", a estimé mardi la CGT Mines Énergie, la CFE-CGC parlant elle "d'hérésie" et FO d'une "sortie de route" du ministre.
"Annoncer comme cela, à court terme, la fermeture de moyens de production aussi importants, c'est juste prendre les Français pour des gogos, en ne leur disant pas qu'il va falloir changer de mode de vie complètement", c'est-à-dire "regarder la télévision, s'éclairer et se chauffer uniquement quand les éoliennes tourneront", a déclaré à l'AFP Philippe Page Le Mérour, de la CGT Mines Énergie, première fédération du secteur.
Le ministre de la Transition écologique n'explique "pas comment on remplace la capacité de production nucléaire supprimée", "ce n'est pas sérieux de fermer les moyens de production pilotables", dont on peut être sûr de disposer quand on en a besoin, alors que "le 21 janvier dernier, on a failli passer des régions entières dans le noir car nous n'avions plus de marge", a-t-il expliqué.
"On prend acte, mais on ne s'affole pas pour autant car, au bout d'un moment, il y aura un principe de réalité", a estimé M. Page Le Mérour.
De son côté, la CFE-CGC Énergies (deuxième organisation syndicale du secteur) évoque "une expression surprenante et malheureuse", "incohérente" notamment "par rapport au plan climat qui fait de la décarbonation la priorité". "C'est aussi une hérésie industrielle" car il n'est "pas possible de construire des moyens de production pour se substituer réellement à 17 réacteurs en 2025", a dit à l'AFP son porte-parole Alexandre Grillat.
"Hérésie" aussi que de "précipiter un plan social dans le nucléaire alors que le gouvernement dit que l'emploi est sa priorité", a-t-il relevé. La filière nucléaire compte "220.000 emplois directs, 450.000 avec les emplois induits", et la fermeture de 17 réacteurs mettrait "entre 70.000 et 150.000 salariés sur le carreau", a-t-il ajouté.
Enfin, FO Énergies et Mines a dénoncé dans un communiqué des "propos irresponsables", une "provocation et l'irrationalité la plus totale", qui "suscitent une vive inquiétude" parmi les personnels".
Après ce qu'elle considère comme une "sortie de route" de Nicolas Hulot, la quatrième fédération syndicale du secteur demande "rapidement au gouvernement de rectifier clairement ses propos" et se dit "déterminée à combattre, avec les salariés, toute fermeture de réacteurs pour des raisons politiciennes, que ce soit à Fessenheim ou ailleurs".