lundi 31 octobre 2016

Préparer les producteurs de la nouvelle économie !

Crédits photo : PASCALOUE
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Alerte pour l’enseignement professionnel. Trente ans après la création du bac professionnel, l’enseignement professionnel public est en voie de destruction totale. Deux quinquennats se sont acharnés sur lui dans un cocktail dévastateur qui mêle coupes budgétaires et mépris crasse pour les qualifications. Depuis 10 ans, sous Hollande et Sarkozy, 176 lycées professionnels publics ont été fermés. Au total, 3 500 classes ont disparu dans cette voie éducative des métiers. Pendant ce temps, pourtant, la hausse du nombre des jeunes scolarisés continuait. Ainsi, l’enseignement pro accueillait 57 000 lycéens en moins en 2015 par rapport à 2005, alors que l’ensemble second degré absorbait 76 000 élèves supplémentaires sur la même période. Du coup, ceux qui voulaient choisir cette voie ne le peuvent souvent plus. Et ceux qui ne peuvent pas être accueillis dans les filières pro sont donc orientés par défaut dans l’enseignement général comme dans une impasse.
Inutile de préciser que, dans ces conditions, le taux d’échec augmente et, avec lui, les sorties du système scolaire sans qualification. Dans certaines académies (les « régions » de gestion de l’Éducation nationale) qui s’étendent sur plusieurs départements souvent enclavés, comme Limoges, Clermont-Ferrand ou Besançon, il y a désormais moins de 20 lycées professionnels pour toute la région. Cette pénurie est une dissuasion efficace on s’en doute.
Cette anémie est criminelle pour l’avenir professionnel de millions de jeunes et la vie productive du pays. Elle ne tombe pas du ciel. Elle est voulue et planifiée. Pour le ministère des Finances qui relaie les injonctions de la Commission européenne, les critères comptables dominent tout. Jusqu’à l’organisation des cursus. L’invention du passage de la durée de préparation du bac pro de 4 ans à 3 ans en est un exemple frappant. C’est un choix aberrant sur le plan pédagogique et éducatif. La hache passe partout et tape fort. De plus, sous le doux nom de « rationalisation des structures », tous les établissements, quels qu’ils soient, comportant moins d’un certain nombre d’élèves par classe sont amputés de sections et de classes. Mais l’enseignement professionnel comporte par nécessité pédagogique un nombre beaucoup moins élevés de lycéens par classe. Ils sont autour de 20 en moyenne contre 30 dans l’enseignement général. C’est donc à lui qu’on a fait supporter l’essentiel des suppressions de moyens.
Loin d’être aveugles, les coupes budgétaires des 10 dernières années ont donc frappé en priorité la voie professionnelle. Déjà sous Sarkozy, elle supportait les 2/3 des suppressions de postes du 2nd degré. Pourtant, elle ne scolarisait alors que le tiers des lycéens. Cet acharnement s’est poursuivi sous Hollande. Les annonces de postes créés sans réalité se concentrent dans l’enseignement professionnel. Les concours de recrutement sont en effet très loin de pourvoir les créations de postes promises par les annonces présidentielles. Ils restent donc vacants. Soit parce que les concours sont volontairement sous-calibrés (pas assez de postes ouverts), pour afficher des créations d’emplois dans le budget mais ne jamais les créer en réalité. Soit parce qu’ils ne sont plus attractifs : commencer à 1 400 euros dans un métier difficile et méprisé avec un niveau master a tari les viviers d’enseignants dans beaucoup de secteurs.
C’est encore plus absurde dans l’enseignement professionnel où les enseignants des disciplines techniques sont souvent des professionnels reconnus dans leur métier dont on exige désormais qu’ils aient un niveau master pour devenir enseignant ! Et je ne dis rien de l’énorme perte de salaire que cela peut représenter pour un professionnel expérimenté. Résultat : depuis 2012, l’enseignement professionnel a perdu 3 340 équivalents temps plein d’enseignants devant les élèves. Loin d’atténuer ce carnage décidé sous Sarkozy, Hollande a donc poursuivi la destruction de l’enseignement professionnel public. Même les crédits pédagogiques sont en baisse de 30 % par rapport à 2012, ce qui a souvent reporté sur les élèves des frais supplémentaires d’équipement et de fournitures (matériaux, outillages etc).
Avec ça, les destructeurs se gargarisent de discours promotionnels de promotion idéologique de l’apprentissage. Pour ces gens-là qui ne savent rien des métiers, l’apprentissage tient lieu de politique des qualifications. Alors, depuis 10 ans, les gouvernements de Sarkozy et Hollande ont multiplié les aides pour l’embauche d’apprentis, sans que jamais l’objectif, fixé par Sarkozy et repris par Hollande, de 500 000 apprentis ne soit atteint. L’apprentissage stagne au contraire autour de 400 000 contrats en dépit de toutes les tentatives de relance. Il a même baissé depuis 2013 où l’on comptait 430 000 contrats. On manque d’offres des employeurs pour recevoir des apprentis ! Bien sûr. Car même pour prendre des appentis subventionnés, encore faut-il avoir un niveau d’activité suffisant pour les payer !
Et la voie de l’apprentissage reste précaire ! Elle n’est pas adaptée à tous les jeunes : un apprenti sur 4 ne va pas au bout de son contrat. Dans les métiers les plus durs (comme la boulangerie), ce taux d’abandon approche les 50 %. S’y ajoute une grande précarité salariale avec des payes souvent inférieures au SMIC pour un travail à temps complet. La stagnation du SMIC (référence de calcul de la rémunération des apprentis) n’arrange rien. Quant à la revalorisation des minimas salariaux des apprentis de 16-20 ans annoncée par le gouvernement, elle ne sera finalement appliquée qu’en 2017. À défaut d’avoir amélioré significativement la condition des apprentis, les gouvernements de droite et du PS ont multiplié les aides inefficaces pour les employeurs. Valls a ainsi instauré une prime de 1 000 euros par embauche d’apprenti depuis 2014. Cela a créé un effet d’aubaine pour des contrats qui auraient de toute façon été signés. En effet entre fin 2014 et fin 2015, le nombre d’apprentis n’a progressé que de 2 000 !
La loi El Khomri a ajouté à cela d’autres mesures spécialement dangereuses, selon moi. Elles traduisent bien la profonde méconnaissance des enjeux actuels de la qualification. Il a ainsi été décidé d’ouvrir l’apprentissage pour préparer des certificats de branches (CQP). Aujourd’hui, l’apprentissage n’est possible que pour préparer des diplômes nationaux. Cette évolution va faire reculer les préparations de diplômes nationaux qui sont autant de qualifications larges et durables. À la place de quoi sont prévus des « certificats de branche » avalisant des compétences plus étroites et périssables. La précarité des futurs salariés en sera accrue. Et ils seront condamnés à vie au renouvellement de ces « certificats » à mesure que le cycle des machines raccourcira et la compétence de leurs servants se rétrécira. Dans le même état d’esprit sera aussi désormais délivrée une attestation de compétences « partielles » aux apprentis rompant leur cursus, pour faciliter la reconnaissance future d’acquis. Bref tout le système des qualifications part en morceaux et l’asservissement des salariés sera augmenté d’autant. Cette formule calamiteuse des « certificats de compétence » a été tentée dans plusieurs pays avec partout le même résultat : l’abaissement du niveau de qualification, la faible adaptation des salariés à tout changement dans les process de production, la nécessité pour eux de revenir sans cesse se requalifier au fil des années.
C’est l’inverse de tout cela qu’il faut faire. Commençons par abroger ce flot de mesures absurdes. Il faut prononcer un moratoire immédiat sur les fermetures de classes et d’établissements de l’enseignement professionnel public. Puis on passera aux tâches pour reconstruire le système éducatif de la voie des métiers afin qu’il offre à nouveau un maillage fin et des formes de cursus adaptés aux besoins des jeunes. Un réseau national cohérent de lycées polytechniques incluant tous les niveaux du CAP au BTS sera un des outils de cette reconstruction. On devra y intégrer des centres de validation des acquis. Et pour permettre cette relance du service public de la qualification, le recrutement des enseignants devra être adapté pour attirer à nouveau des professionnels reconnus dans leur branche. Cela passe par exemple par la réouverture de cycles rémunérés de préparation aux concours d’enseignants, permettant à ces professionnels de compenser la perte de salaire liée à cette reconversion professionnelle.
L’élévation du niveau de qualification passe par le fait que l’on puisse circuler plus facilement entre les paliers de formations du CAP au bac pro puis ensuite aux BTS / DUT et même à la licence professionnelle. Les grands discours du gouvernement à ce sujet sont en contradiction avec ce qu’il fait vraiment en réalité. Ainsi la loi sur l’enseignement supérieur de 2013 a-t-elle bruyamment réservé des places pour les jeunes qui ont un bac pro dans les sections de BTS, où ils ne représentent que 29 % des inscrits. Baratin. Car compte tenu du maillage très insuffisant des lycées professionnels comportant une section de technicien supérieur (STS) cet accès est en réalité un parcours du combattant.
A la rentrée 2015, 65 % des bacheliers se retrouvant sans aucune affectation dans le supérieur après en avoir fait la demande étaient des bacs pros ! Faute de places accessibles en STS (section de techniciens supérieurs), certains arrivent par défaut à l’université. Cruelle illusion. Car seulement 5 % arrivent jusqu’à la licence. Quant à ceux qui ont réussi à intégrer une STS, leur taux de réussite n’est aujourd’hui que de 50 %. Pourtant il est de 80 % pour l’ensemble des étudiants passant le brevet de technicien supérieur (BTS). Là encore, c’est parce que le contenu de l’enseignement professionnel a été fragilisé ! En particulier par la réduction du bac pro à trois ans d’étude qui a conduit à raboter sur les contenus généraux des différentes disciplines, décisifs pour les poursuites d’études.
Les bases de la politique que j’avais posée quand j’étais ministre de l’Enseignement professionnel de 2000 à 2002, ont été détruites par les politiques de droite des sarkozystes et des PS qui ont suivi. Pour moi, cette question ne peut se dissocier des objectifs du plan de transition écologique. Des centaines de milliers de nouveaux travailleurs femmes et hommes doivent être mis en capacité professionnelle de faire face au défi. C’est le cas par exemple pour l’économie de la mer. Il nous faut trois cent mille professionnels supplémentaires. Entre autres choses, je voudrais qu’il y ait au moins un lycée professionnel maritime par département côtier. Je voudrai mieux, mais ce chiffre est déjà un petit défi. Car apprenez que par exemple pour toute la région Picardie, Nord-Pas-de-Calais où je me trouvais en visite quand je fus à Boulogne, il n’y en a plus qu’un seul ! Il n’y en a pas non plus en (ex) PACA… et ainsi de suite. Ampleur du désastre !

Jean-Luc Mélenchon,
candidat de la "France Insoumise"
à la présidence de la république en 2017

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Eleonora Capocasa et les ondes gravitationnelles


Lauréate d’une bourse L’Oréal-UNESCO « Pour les Femmes et la Science » 2016, Eleonora Capocasa, doctorante au laboratoire Astroparticule et cosmologie de l’université Paris-Diderot, a recours à des technologies de pointe dans le domaine de l’interférométrie optique pour améliorer la détection des ondes gravitationnelles et avoir accès aux informations qu’elles contiennent. Pour cette jeune chercheuse, la révolution de l’astronomie gravitationnelle est en marche !

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Contradiction du jour

Alain Juppé : "Si Isabelle ne m'avait pas suivi, je crois que j'aurais renoncé"


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dimanche 30 octobre 2016

Code du Travail : Gérard Filoche face à la loi El Khomri

Casse du code travail : comment résister ? Le projet de loi "Travail" selon Gérard Filoche. Ancien inspecteur du travail, il milite pour le retrait de ce projet de loi.
(Brest, 1er avril 2016, Fac Segalen, avec 250 personnes.)



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Des fibres impossibles à mouiller


Les fibres très fines de la fleur de roseau repoussent l'eau. Elles sont protégées par une fine pellicule d'air et il est quasiment impossible de les mélanger à l'eau. Une hydrophobie vaincue par une goutte de savon...

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A qui profite "le Grand Paris"?

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Le Choix de l'insoumission


S’entretenir avec Jean-Luc Mélenchon, c’est raconter un engagement politique dont l‘histoire commence en 1968 et traverse les heures chaudes de la gauche au pouvoir et dans l’opposition, des mouvements sociaux, des décolonisations, de la chute du Mur et de l’émergence de la globalisation du capitalisme.
Autant d’expériences marquantes pour qui veut rester ancré dans la quête d’un autre futur possible pour le monde. Une exigence plus forte que tous les conforts de situation auxquels il a renoncé en quittant le PS en 2008.
Ici l’insoumission est autant un programme qu’un choix de vie personnel.
Ce livre écrit avec le journaliste Marc Endeweld nous fait découvrir le parcours d’un homme passionnément engagé, élu, ministre, brillant orateur et écrivain, qui politise tout ce qu’il touche. On y croise des personnages et des situations qui ont bouleversé la fin du siècle précédent et l’aube de celui-ci. On y saisit aussi la vision de la France et du monde qui inspire un projet politique pour les temps qui viennent.
Engagé dans la construction d’un nouveau mouvement politique en France pour mener une révolution citoyenne, Jean-Luc Mélenchon obtint plus de 11% et quatre millions de suffrages à l’élection présidentielle de 2012.
Combien en 2017, pour celui qui se veut désormais le porte-parole des « insoumis » ?

Jean-Luc Mélenchon est député européen.
Marc Endeweld est grand reporter à Marianne. Et auteur de France Télévisions Off the Record (2010) et L'Ambigu monsieur Macron (2015) chez Flammarion.

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Monarchie présidentielle


- François Hollande remet Manuel Valls à sa place
- eeuuhh...
- quoi?
- et c'est où sa place?
- un premier ministre ça ferme sa gueule ou ça dégage
- pareil qu'un ministre?
- ...!?

Roland RICHA
Dimanche, 30 octobre 2016

Répondant à l'appel au rassemblement de la gauche de Valls, Montebourg lui réplique dans un entretien au Journal du dimanche: "Quitte le gouvernement et sois candidat à la primaire car ce serait la suite logique de sa protestation à l'égard du président de la République".


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Contradiction du jour

Interrogé samedi sur la « colère » exprimée par Manuel Valls à propos du livre-confessions Un président ne devrait pas dire ça... , le chef de l'État a sobrement remis le Premier ministre à sa place. « Chacun doit être à sa tâche, moi je suis à la mienne, le Premier ministre aussi et nous devons régler les grands sujets qui préoccupent les Français », a déclaré François Hollande en marge d'une visite au centre d'accueil et d'orientation (CAO) de Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire).

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samedi 29 octobre 2016

Yvelines: des faux policiers braquent un couple d'automobilistes

Des policiers de la Brigade Anti Criminalité (BAC) en patrouille de nuit le 03 septembre 2010 dans les Hauts-de-Seine (Afp)

Un couple d'automobilistes, qui circulait à Epône (Yvelines) dans la nuit de vendredi à samedi, a été victime de quatre faux policiers qui ont prétexté un contrôle routier pour s'emparer de leur voiture et leur soutirer leur carte bleue sous la menace d'une arme, a-t-on appris de source policière.
Il est une heure du matin quand le couple croise la route des quatre hommes, au niveau d'un rond-point. "Ils se sont présentés comme des policiers de la BAC (Brigade anti-criminalité)", a indiqué la source policière.
Ils demandent les papiers au conducteur, puis font monter le couple dans leur voiture garée à proximité, alléguant une vérification d'identité pour les conduire au commissariat. Un membre de la bande suit la fausse patrouille au volant de la voiture des victimes, âgées de 27 et 26 ans.
"Puis ils les amènent dans un chemin, s'arrêtent et l'homme sent un objet métallique derrière sa nuque", a poursuivi la source. Ses agresseurs lui demandent sa carte bleue et son code: sous la menace de l'arme, "peut-être un airsoft", une réplique d'arme à feu, selon la source policière, il s'exécute.
La bande finit par déposer le couple devant l'hôpital de Mantes-la-Jolie, leur destination initiale, où il devait rendre visite à leur enfant malade.
Les deux victimes alertent la police et, à la suite d'un appel général à toutes les patrouilles du secteur, la voiture du couple est repérée, tractée par un camion-benne dans un camp de gens du voyage.
"Trois individus ont été interpellés sur place, le quatrième est en fuite", a indiqué la source policière. Sur l'un d'entre eux, "un RIB du couple a été retrouvé", tandis qu'"une arme de poing factice" a été découverte près d'une caravane.
En mai 2015, plusieurs agressions violentes d'automobilistes par de faux policiers avaient été commises selon un mode opératoire identique dans les Yvelines, ainsi que dans le Val-d'Oise et l'Oise.
"Des vérifications sont en cours mais il n'y a pas eu de faits similaires récents dans les Yvelines ni dans les départements voisins", a souligné la source policière.
L'enquête, ouverte pour vol avec fausse qualité en réunion et extorsion avec arme, a été confiée à la sûreté urbaine départementale des Yvelines.

(29-10-2016 - Avec les agences de presse)

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Alstom : des élus de Belfort rappellent à l'ordre la direction


Moins d'un mois après l'accord trouvé entre la direction d'Alstom et l'État pour sauver le site de Belfort, des voix s'élèvent déjà pour pointer des failles. Des élus belfortains reprochent ce samedi à la direction d'Alstom de « dénaturer » les engagements pris début octobre et demandent au gouvernement de les faire respecter. « Le 4 octobre dernier, dans le cadre d'une déclaration commune avec l'État, l'engagement avait été pris par Alstom d'investir 30 millions d'euros dans le programme de développement des locomotives de manœuvre de la gamme H4 à motorisation diesel », expliquent le maire de Belfort, Damien Meslot, le président du Conseil départemental, Florian Bouquet, et le sénateur Cédric Perrin, tous les trois du parti Les Républicains, dans un communiqué.
« Or, aujourd'hui Monsieur Eyméoud (Jean-Baptiste Eyméoud, directeur général France d'Alstom, NDLR) dénature cet engagement en affirmant que cet investissement est en fait déjà inclus dans un programme destiné aux chemins de fer suisses », poursuivent-ils, demandant au secrétaire d'État à l'Industrie de s'assurer que « les obligations auxquelles les parties se sont astreintes soient respectées ».

Les syndicats « floués »
Vendredi, André Fages, délégué syndical CFE-CGC d'Alstom Belfort, avait également indiqué à l'Agence France-Presse que les syndicats se sentaient « floués » par la manière dont la direction entendait appliquer l'accord annoncé début octobre, après la tenue jeudi d'un comité central d'établissement à Paris. Une porte-parole d'Alstom a assuré samedi que ces 30 millions d'euros serviraient « comme prévu à développer la plateforme de locomotives hybrides Prima H4 ». « Dans le plan de l'État, il y a un contrat pour les locomotives de manœuvre et de fret de ce type », a-t-elle ajouté. « L'objectif est le développement de différentes versions de la Prima H4 pour les chemins de fer suisses et les futurs clients », a-t-elle encore dit.
Invoquant un calendrier de commandes insuffisant, la direction du groupe ferroviaire français avait annoncé en septembre son intention de transférer la production de Belfort sur un autre site, provoquant une levée de boucliers chez les salariés comme des élus locaux et du gouvernement, qui détient 20% des voix au conseil d'administration d'Alstom. Le 4 octobre, le gouvernement avait annoncé plusieurs centaines de millions d'euros de commandes de trains et de locomotives pour Alstom. De son côté, le groupe s'était engagé à investir à moyen terme dans son usine de Belfort et à diversifier ses activités, avec notamment des bus électriques.

(29-10-2016 - Avec les agences de presse)

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Copernic et l'héritage de l'astronomie arabe


Au 9ème siècle, les califes de Bagdad financent les premiers observatoires astronomiques du monde islamique, les astronomes arabes reprenant ainsi les recherches interrompues des Grecs de l'Antiquité... Selon l'historien des sciences Régis Morelon (CNRS), sept siècles plus tard, Copernic s'inscrit dans l'héritage de ses prédécesseurs arabes et de leurs modèles géométriques pour établir l'état de l'Univers.

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Contradiction du jour

Manuel Valls a confié sa colère et la honte des militants vis-à-vis du livre de confidences de François Hollande. Avant de se poser en recours.

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vendredi 28 octobre 2016

La France repasse à l'heure d'hiver ce week-end


La France et les autres pays de l'Union européenne vont repasser à l'heure d'hiver dans la nuit de samedi à dimanche et leurs habitants gagner une heure de sommeil, un changement qui continue de susciter des critiques.
Dimanche à 03H00 (heure d'été), il sera 02H00 (heure d'hiver) dans l'UE. En France, le décalage par rapport à l'heure GMT se réduira à + 1 heure, contre GMT + 2 de fin mars à fin octobre.

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A la veille de la COP22, retour sur la COP21


Avec sa ratification imminente, l’Accord de Paris va entrer en vigueur en cette fin d’année 2016, avec l'objectif de limiter à moins de 2°C l'augmentation de la température d'ici à 2100, et même de tendre vers une augmentation maximum de 1,5°C. A quelques jours du début de la COP22 à Marrakech (du 7 au 18 novembre 2016), qui devra passer à la phase opérationnelle de ce traité historique, retour sur ce qui s’est joué il y a tout juste un an lors de la COP21 à Paris, avec Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue et co-présidente du groupe international d’experts sur le climat (Giec).

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Un temps d'avance...


- Dis-moi...
- oui?
- supposons que Mélenchon n'avait pas été candidat... où serions-nous aujourd'hui?
- nous serions en train d'attendre lequel des candidats socialistes sera retenu à la primaire
- pour ensuite?
- décider si on le soutient ou pas
- qu'aurions-nous fait si nous le soutenions pas?
- nous aurions présenté notre candidat
- qui?
- il aurait fallu organiser une primaire
- ...!?

Roland RICHA
Vendredi, 28 octobre 2016

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Contradiction du jour

En déplacement à Toulon, l'ancien Premier ministre a déroulé son programme en renvoyant dos à dos l'actuel président et son prédécesseur.

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jeudi 27 octobre 2016

L'Assemblée vote la baisse de la CSG pour les retraités modestes

Des retraités manifestent à l'appel de la Cgt pour une augmentation en faveur des pensions de retraite, le 29 septembre 2016 à Paris (Afp)

L'Assemblée a voté jeudi, avec l'aval du gouvernement, une baisse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités modestes, qui doit permettre à 550.000 ménages supplémentaires de bénéficier d'un taux réduit ou d'être exonérés.
La mesure, adoptée dans le cadre de l'examen en première lecture du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2017, doit permettre à 290.000 ménages retraités de bénéficier du taux nul de CSG pour un gain moyen annuel de l'ordre de 552 euros (soit 46 euros par mois). Et à 260.000 ménages de bénéficier du taux réduit de CSG, soit un gain moyen annuel de 461 euros (38 euros par mois).
Des amendements socialistes et des radicaux de gauche qui plaidaient pour aller plus loin, en touchant 910.000 ménages, ont finalement été retirés, au profit de ce "point d'équilibre", selon les termes employés par la rapporteure générale du Budget Valérie Rabault (PS).
Au nom des radicaux de gauche, Paul Giacobbi a aussi dit se rallier "à la solution consensuelle qui émerge aujourd'hui".
Le rapporteur pour la Sécu Gérard Bapt (PS) s'est également réjoui d'un "point d'équilibre, positif pour les retraités et supportable par les finances publiques", qui va permettre "un gain substantiel" pour cette population. Le tout "pour un coût de 280 millions d'euros qui seront compensés à la Sécurité sociale par le budget de l'Etat", a-t-il souligné.
Le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert a indiqué que le gouvernement était "favorable" à la mesure, tout en rappelant les gestes déjà réalisés par le passé, et notamment le fait qu'en 2014, le seuil d'exonération avait été relevé de 4%.
Il a aussi fait deux remarques: la première sur la compensation de ce nouveau geste fiscal. "Dans sa générosité, le gouvernement compensera", a-t-il ironisé, "mais j'insiste sur le fait que toutes les mesures qui sont décidées par votre Assemblée sont compensées par le budget de l'Etat".
"A un moment donné, on peut dire que le déficit de la Sécurité sociale est quasiment ramené à zéro (...) mais à chaque fois c'est le budget de l'Etat qui compense, on en est aujourd'hui à plus de 13 milliards de compensation tous les ans, donc il ne faut pas s'étonner que le budget de l'Etat se réduise moins vite et moins facilement", a-t-il lancé.
Il a néanmoins assuré que le projet de budget de l'Etat pour 2017 serait "modifié en cours de navette pour assurer cette compensation".
Seconde remarque faite par le secrétaire d'Etat: "Une décision d'aujourd'hui, appliquée au 1er janvier prochain, avec les milliers de contribuables concernés et les multiples caisses concernées, ce n'est pas simple techniquement", a-t-il dit, n'excluant par de proposer des aménagements au cours de la navette.

(27-10-2016 - Avec les agences de presse)

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Les expulsions locatives ont bondi de 24 %


C'est un "sombre record". Le nombre d'expulsions locatives, avec intervention des forces de l'ordre, a bondi de 24 % en 2015 pour s'établir à 14 363. Ce nombre était "relativement stable depuis dix ans", a annoncé jeudi la Fondation Abbé-Pierre. "Ces chiffres alarmants sont la conséquence de la hausse des loyers dans le parc privé, mais aussi dans le parc social", estime la fondation dans un communiqué. Elle rappelle que "les expulsions réalisées avec le concours de la force publique ne sont qu'une minorité des expulsions, compte tenu du fait que de nombreux ménages partent sans attendre les forces de l'ordre".
En 2015, 132 196 décisions de justice prononçant une expulsion ont été prises. Faisant le constat de "l'échec des politiques de prévention des expulsions", la Fondation Abbé-Pierre espère que la trêve hivernale, qui débute le 1er novembre, sera "pour tous les acteurs l'occasion de se remobiliser pour éviter ces drames humains".
Ces expulsions "ne sont pas une fatalité" et leur prévention "peut réellement être améliorée", notamment par le développement du plan interministériel de prévention des expulsions, lancé par le ministère du Logement en mars dernier pour accompagner les ménages en difficulté, estime-t-elle. Enfin, la fondation s'indigne que les personnes "reconnues prioritaires au titre du droit au logement opposable (Dalo) continuent, chaque année, à être expulsées par dizaines".

(27-10-2016 - Avec les agences de presse)

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L'eau, au cœur de la Beauce


La nappe de Beauce est l'une des principales nappes phréatiques européennes tant par sa superficie que par son volume. Damien Salquèbre, hydrogéologue à la direction régionale Centre du BRGM et Frédéric Verley, chef de l’unité hydrogéologique et hydrographique de la DREAL Centre, nous expliquent le réseau de surveillance de cette ressource en eau et les mesures de restriction qui peuvent être décidées lorsque les seuils d'alerte sont atteints en cas de sécheresse...

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ISF : une majorité de Français contre sa suppression


Selon un sondage Odoxa, publié mercredi soir, les Français sont majoritairement contre la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF), mais ils estiment que beaucoup de personnes riches arrivent à s'y soustraire et qu'il provoque le départ de nombreux citoyens aisés. Selon cette enquête réalisée pour Le Parisien, 72 % des personnes interrogées sont contre la suppression de l'ISF, voulue par quasiment tous les candidats à la primaire de la droite. Parmi eux, 30 % sont même en faveur d'un renforcement de cet impôt.
Les sympathisants de droite sont plus nombreux que ceux de gauche à vouloir le supprimer (52 % à droite hors FN contre 11 % à gauche). Par ailleurs, 39 % des Français jugent que le seuil de patrimoine à partir duquel cet impôt est dû, fixé à 1,3 million d'euros, est un juste montant de patrimoine, et 20 % pensent qu'il est trop élevé et devrait être abaissé.
Quelque 40 % voudraient que la résidence principale, actuellement prise en compte dans le calcul du patrimoine mais avec un abattement de 30 %, soit retirée de ce calcul. Pourtant, même si une majorité veut conserver cet impôt, seuls 24 % des Français jugent qu'il a un impact positif sur l'économie française. 82 % des personnes interrogées pensent en outre que les gens vraiment riches parviennent à s'y soustraire.
Les ménages aisés peuvent en effet bénéficier d'un plafonnement, l'impôt sur les revenus ajouté à l'ISF ne devant pas dépasser 75 % des revenus perçus, un niveau jugé « confiscatoire » par le Conseil constitutionnel. Ce plafonnement a privé les caisses de l'État de 1,077 milliard d'euros de recettes en 2015. C'est la raison pour laquelle les députés ont adopté en première lecture un mécanisme anti-abus, censé rapporter quelque 50 millions d'euros par an. Par ailleurs, 75 % des personnes interrogées estiment qu'il provoque le départ de Français à l'étranger. En revanche, 57 % jugent qu'il est utile, car il rapporte des sommes importantes à l'État.
Enquête réalisée en ligne les 20 et 21 octobre, auprès de 1 022 personnes selon la méthode des quotas.

(27-10-2016 - Avec les agences de presse)

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Jean-Luc Mélenchon dialogue avec Chantal Mouffe (2h20)

Vendredi 21 octobre 2016, Jean-Luc Mélenchon et Chantal Mouffe (philosophe belge) tenaient une conférence intitulée « L'Heure du peuple » à la maison de l'Amérique latine, à l'invitation de l'association « Mémoire des luttes ». Parmi les grands thèmes de cette conférence :
- Qu'est-ce que le peuple ?
- La relation entre le peuple et la démocratie.
- La post démocratie : comment en sortir ?


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Moi, Daniel Blake


- Ce n'est pas normal
- quoi?
- qu'à sa sortie, le film de Ken Loach, Moi, Daniel Blake, soit projeté à Rueil et pas à Nanterre
- quelle importance?
- il y a sûrement plus de Daniel Blake à Nanterre qu'à Rueil
- ...!?

Roland RICHA
Jeudi, 27 octobre 2016

Lire aussi: Allez donc au cinéma !
https://nanterrereseau.blogspot.fr/2016/10/allez-donc-au-cinema.html


**

Moi, Daniel Blake
Drame (1h39min) de Ken Loach
VF
Séances à 14h, 16h15; Séance supplémentaire dimanche 11h.
Jusqu'au mardi 1er novembre 2016

Ariel - Centre-ville
97-99 avenue Paul-Doumer 92500 Rueil-Malmaison

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Les députés refusent de considérer les particuliers loueurs comme des professionnels


Les députés ont rejeté mercredi soir la volonté du gouvernement de considérer qu'un particulier gagnant des revenus, au-delà d'un certain seuil, de la location de courte durée d'appartements ou de voitures soit considéré comme un professionnel et doive payer des cotisations sociales.
En votant un amendement de suppression par 18 voix contre 14, ils ont supprimé l'article du projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui voulait "clarifier le droit social applicable à l'économie numérique".
Le gouvernement proposait que pour la location d'appartements, par exemple par une plateforme du type Airbnb, un particulier doive, au-delà de 23.000 euros de revenus annuels, s'affilier au Régime social des indépendants (RSI), et s'acquitter des cotisations sociales afférentes.
Pour la location de biens meubles (voitures, bateaux, tondeuses à gazon...), le gouvernement proposait un seuil de 3.860 euros qu'il s'était dit prêt à doubler face aux critiques des députés.
L'objectif du gouvernement était de lutter contre les abus et la concurrence déloyale parfois créée.
"Plus on attend (pour légiférer), plus ce sera difficile de revenir sur des habitudes, des usages parfois hors du droit ou à la frontière du droit...", a prévenu le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert.
Evoquant "les concurrences déloyales qui s'installent", il a cité l'exemple de l'Euro de foot où le taux de remplissage des Airbnb et ceux des hôtels était "sans comparaison".
Mais plusieurs députés de droite ont jugé que le sujet "n'était pas mûr" et ne voulaient pas, comme Isabelle Le Callennec (LE), "corseter une activité qui émerge et concerne des personnes qui veulent plutôt arrondir leurs fins de mois".
"C'est invraisemblable de rendre obligatoire l'affiliation au RSI pour les particuliers qui louent leur voiture, leur camping-car, ou leur bateau", a renchéri Dominique Tian (LR).
Ils ont reçu le renfort de quelques députés de gauche. Pour l'écologiste Jean-Louis Roumegas, "on rate l'essentiel de l'économie collaborative. Cela permet de conserver son petit appartement, de payer ses charges, d'aller en vacances dans des petites villes où il n'y a pas d'offre touristique. On va tuer tout cela pour des lobbies professionnels".

(27-10-2016 - Avec les agences de presse)

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Contradiction du jour

ISF : une majorité de Français contre sa suppression

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mercredi 26 octobre 2016

Allez donc au cinéma !


Moi, Daniel Blake
Drame (1h39min) de Ken Loach
VF
Séances à 14h, 16h15; Séance supplémentaire dimanche 11h.
Jusqu'au mardi 1er novembre 2016

Ariel - Centre-ville
97-99 avenue Paul-Doumer 92500 Rueil-Malmaison



Atteint d'une maladie cardiaque, Daniel Blake, menuisier, ne peut plus travailler. Or, l'administration ne l'entend pas de cette oreille : il doit rechercher un emploi sous peine de sanction. Alors que, âgé de 59 ans, il doit apprendre à se débrouiller avec un ordinateur pour faire ses démarches, il croise le chemin de Katie, une femme célibataire mère de deux enfants. Elle a dû quitter sa ville natale pour ne pas être placée dans un foyer d'accueil. Ensemble, ils vont se serrer les coudes. Daniel finit par décrocher un emploi mais doit renoncer à cause de ses problèmes de santé. Il engage alors une bataille contre l'administration et ses aberrations...

**

A 80 ans, Ken Loach n'a pas baissé les armes. Pas encore. Il a gardé intacts sa colère, son empathie, son humanisme. Sourd aux modes et aux postures cyniques, il peint, à nouveau, dans Moi, Daniel Blake, « son » Angleterre, celle de Riff-Raff, Raining Stones ou My name is Joe : ce peuple que plus personne, sauf lui, n'appelle la classe ouvrière. Tous les oubliés du système — ces victimes de toutes les crises, de toutes les politiques de rigueur —, il est le seul, désormais, sur son île ultralibérale, à les défendre caméra au poing, sans rien lâcher. Cet isolement, ce côté « dernier des Mohicans » qui imprègne son film d'amertume lui a valu la Palme d'or (la deuxième après celle qui couronna Le vent se lève, en 2006) en mai dernier, au festival de Cannes.
Qui est Daniel Blake, sinon Ken Loach lui-même ? On le retrouve partout dans ce drame social, portrait d'un indigné décidé à se battre jusqu'à son dernier souffle. Combat inégal : d'un côté, un charpentier veuf et sexagénaire de Newcastle. De l'autre, une administration à demi privatisée, rendue folle et perverse par sa chasse aux prétendus « assistés »... Sur le papier, tout a l'air simple : Daniel Blake est trop malade pour travailler. C'est l'avis formel des médecins, après une crise cardiaque qui a bien failli lui être fatale. Mais, avec les sous-traitants de la sécu locale, ces « professionnels de santé » planqués derrière leurs discours d'automate et leur mauvaise foi, son cas se transforme en cauchemar. Après une série de questionnaires totalement inadaptés, le verdict tombe : si Daniel Blake a ses deux bras et ses deux jambes, c'est qu'il est valide. On lui refuse, donc, toute indemnité... Désormais sans ressources, il ne lui reste plus qu'une solution absurde, kafkaïenne : essayer de toucher l'allocation chômage, en prouvant qu'il cherche un travail... qu'on lui interdira d'exercer. Le cercle (très) vicieux continue de tourner, dans les bureaux du Pôle emploi britannique, autre nid de professionnels zélés. Ken Loach décrit leurs méthodes de sabotage avec une précision quasi documentaire, comme il a toujours su filmer, au plus près, les angles durs de la société : une voix sans timbre au téléphone, un vigile ou une conseillère aux attitudes mécaniques. Des individus devenus interchangeables, froids et gris comme le contreplaqué de leurs bureaux, presque risibles à force d'être sinistres.
D'ailleurs, on frôle la comédie, par moments, tant le héros de ce calvaire ordinaire met d'énergie, de chaleur et d'humour désespéré dans la bataille. Sa bonté, ses boutades, ses gestes quotidiens le rendent proche, profondément attachant, un peu dépassé aussi, presque désuet. Non seulement il ne sait pas se servir d'un ordinateur à une époque où la moindre démarche est informatisée — il faut le voir planté devant le clavier, comme une poule devant une machine à coudre, dans une de ces scènes à la fois drôle et crève-coeur dont Ken Loach a le secret. Mais il est le survivant de ce bon vieux Welfare State, de l'Etat providence à l'anglaise, jadis torpillé par Margaret Thatcher, la bête noire du réalisateur. Lorsque Daniel rencontre Katie, une jeune mère célibataire démunie, prise elle aussi dans la broyeuse administrative, il lui offre son aide. Gratuite et désintéressée. Et les voilà qui s'accrochent l'un à l'autre comme des naufragés. Cette histoire de fraternité humaine prouve, une fois encore, à quel point Ken Loach est un grand directeur d'acteurs. Il sait les cueillir novices, dans le vif du réel, comme jadis Crissy Rock, bouleversante « Ladybird ». Mais il sait, aussi, tirer le meilleur de comédiens professionnels, comme l'humoriste Dave Johns, le héros de Moi, Daniel Blake, et Hayley Squires, Katie aux grands yeux de faon.
C'est par elle que le cinéaste rappelle qu'il est question, ici, de vie ou de mort. De la vraie faim et de la vraie misère, avec leur sillage d'exclusions et d'humiliations. Dans une banque alimentaire, Katie, qui n'a pas mangé depuis plusieurs jours, s'effondre... Cette scène déchirante évoque autant l'Angleterre victorienne que celle d'aujourd'hui. Manière, pour Ken Loach, de nous dire que dans le monde moderne, ce n'est pas Daniel Blake qui est anachronique. C'est la violence sociale.
(Par Cécile Mury)

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"McDo escroc, faut partager le magot!"


"McDo escroc, faut partager le magot!": une cinquantaine de personnes ont bloqué mercredi plusieurs McDonald's du nord de Paris pour demander un salaire horaire à treize euros et dénoncer les pratiques fiscales de la multinationale visée par une enquête pour blanchiment.
Devant un restaurant de l'enseigne de Paris Gare du Nord, plusieurs dizaines de manifestants issus d'organisations étudiantes ou de collectifs militants ont répondu à l'appel de la CGT McDonald's Paris et Ile-de-France bloquant les entrées aux cris de "frite par frite, nuggets par nuggets, nous reprendrons le fric de McDonald's" avant de rejoindre d'autres restaurants dans l'est de la capitale.
A l'intérieur, des clients et employés interloqués devant un militant déguisé en Ronald - mascotte de la multinationale - observent la dizaine de manifestants déployer une banderole "relocalisation des profits, augmentation des salaires".
"On fait le travail de deux, trois personnes et les salaires ne suivent pas, McDonald's s'enrichit sur notre dos", accuse Jessica, employée depuis 15 ans.
Les salariés qui débutent sont payés au Smic (9,67 euros brut de l'heure, ndlr) et "comme une majorité des effectifs travaillent à temps partiel imposé, 24h par semaine, ça fait 770 euros par mois", dénonce Gilles Bombard de la CGT.
Si l'enseigne de restauration rapide, que le syndicat accuse d'organiser "le déficit systématique de ses restaurants" pour ne pas faire de bénéfices en France, "relocalise ses profits, on peut largement prétendre à un salaire de 13 euros", a-t-il ajouté.
Visé par une enquête pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée à la suite d'une plainte des élus du comité d'entreprise, représenté par l'avocate Eva Joly, McDonald's a vu son siège français perquisitionné en mai.
"L'évasion fiscale est extrêmement nuisible aux Etats comme aux salariés, il est crucial de tout mettre en oeuvre pour la combattre", a estimé Julien Bayou, porte-parole d'EELV.

(26-10-2016 - Avec les agences de presse)

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Laure Saint-Raymond, mathématicienne


Benjamine de l'Académie des sciences, la mathématicienne Laure Saint-Raymond nous parle de sa vie de femme scientifique engagée dans ses recherches, dans son métier d'enseignante et auprès de sa famille. Sans langue de bois, elle aborde aussi la question des prix scientifiques et du financement de la recherche.


Accès au document: http://www.universcience.tv/index.php/player-html5-4972567dd574d55d1321159fe91a8197.html
   

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Se réjouir


- Après la flambée d'août, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi a connu en septembre sa plus forte baisse mensuelle
- on ne peut que nous réjouir pour celles et ceux qui ont enfin un boulot
- seulement pour ceux-là?
- pour qui d'autre veux-tu que nous nous réjouissions?
- ...!?

Roland RICHA
Mercredi, 26 octobre 2016

Hollande sauvé des eaux ! Ce pourrait être le titre du film quinquennal avec l'annonce d'une baisse des chômeurs catégorie A.

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Contradiction du jour

La Commission européenne s'inquiète pour l'Italie, Chypre et la Finlande. Mardi 25 octobre, elle a demandé à sept des 19 membres de la zone euro des éclaircissements sur leurs prévisions budgétaires. Ces pays ne respectent pas les objectifs européens.

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mardi 25 octobre 2016

Jean-Luc Mélenchon à l'ONU au Conseil des Droits de l'Homme

Intervention de Jean-Luc Mélenchon au Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU le 24 octobre 2016 pour défendre un traité contraignant pour les multinationales en matières sociale et environnementale. Jean-Luc Mélenchon a défendu la reconnaissance du crime écologique et a plaidé pour une capacité citoyenne d'action en justice gratuite contre les multinationales.



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Pôle emploi: le chômage connaît sa plus forte baisse mensuelle depuis 1996


Après la flambée d'août, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi a connu sa plus forte baisse mensuelle (-66.300) depuis 1996, année où les statistiques ont commencé à être collectées sous ce format, s'établissant en métropole à 3,49 millions de personnes, a annoncé mardi le ministère du Travail.
En pourcentage, le repli est de -1,9%. Il faut remonter à novembre 2000 pour retrouver une plus forte baisse.
Les chiffres de Pôle emploi, qui passent sous la barre de 3,50 millions pour la première fois depuis janvier 2015, diminuent de 90.000 personnes depuis le début de l'année (-2,5%) et de 59.500 sur un an (-1,7%).
"Malgré des variations mensuelles parfois fortes, ce sont donc 10.000 personnes qui sortent chaque mois, en moyenne, de la catégorie A" de Pôle emploi (sans activité), s'est réjouie la ministre du Travail, Myriam El Khomri, dans un communiqué.
"Il s'agit du troisième trimestre consécutif de baisse, ce qui ne s'était plus observé depuis début 2008", avant la crise, a-t-elle ajouté.
Sur le mois de septembre, la baisse est légèrement inférieure en comptant l'Outre-mer (-1,8%), pour un total de 3,75 millions de chômeurs. Les statistiques baissent aussi, mais nettement moins, en incluant les demandeurs d'emploi ayant exercé une activité (-0,7%), à 5,48 millions en métropole, 5,78 millions en France entière.
La baisse du chômage a principalement touché les jeunes, avec une baisse de 5,3% du nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans en catégorie A. Leur nombre diminue de 7,0% sur un an.
En revanche, la situation des seniors, âgés de 50 ans ou plus, s'améliore à peine (-0,2%) et reste dégradée sur un an (+2,4%).
Quant au chômage de longue durée, il reprend sa décrue (-0,3% sur le mois, -0,5% sur un an). Fin septembre, 2,42 millions de demandeurs d'emploi, petite activité comprise, étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus d'un an.
Mais les bons résultats de septembre, comme les mauvais d'août, ne sont pas uniquement dus à la conjoncture.
Depuis le début de l'année, le nombre de jours ouvrés pendant lesquels les chômeurs doivent actualiser leur situation est devenu variable. Résultat: le nombre de personnes désinscrites pour "défaut d'actualisation" fluctue d'un mois sur l'autre, jouant tantôt à la hausse tantôt à la baisse sur les chiffres mensuels de Pôle emploi.
En septembre, 238.900 personnes ont quitté Pôle emploi pour ce motif, soit 66.500 de plus qu'en août et autant de personnes en moins sur les listes.
En revanche, le plan 500.000 ne semble pas avoir eu d'effet sur les chiffres ce mois-ci, car la catégorie D de Pôle emploi, où sont répertoriés les demandeurs d'emploi en formation, est restée quasi-stable (-0,2%).

(25-10-2016 - Avec les agences de presse)

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Les 100 ans de la supraconductivité


À l'occasion du centenaire de la découverte de la supraconductivité, nous recevons le physicien Jérôme Lesueur, directeur du laboratoire de physique et d'étude des matériaux à l'ESPCI. Il nous dévoile avec passion l'histoire et les applications de ce mystérieux phénomène.

Accès au document:
http://www.universcience.tv/index.php/player-html5-4493520add52ab5c975e4b8b57d06da1.html
   

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De la suite...


- Elle va sur les 8.000
- de quoi parles-tu?
- de la pétition de Pierre Laurent
- on peut dire que t'as de la suite dans les idées
- pas seulement dans les idées
- ...!?

Roland RICHA
Mardi, 25 octobre 2016

Accès à la pétition:
https://www.change.org/p/aux-canditat-e-s-de-la-gauche-d-alternative-%C3%A0-la-politique-du-gouvernement-2017-vivement-la-gauche
   
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Contradiction du jour

Jean d'Ormesson : "Juppé sera élu, mais il ne fera rien"


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lundi 24 octobre 2016

Pierre-Henri Gouyon et la biodiversité


Pierre-Henri Gouyon, chercheur sur la théorie de l'Evolution, se bat contre une vision de la biodiversité héritée de la Bible et contre les pratiques agricoles modernes qui détruisent la richesse de l'environnement et menacent sa survie.


Accès au document: http://www.universcience.tv/index.php/player-html5-7010f1adbf0914887304e601adcd120c.html

   
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«La présence d’un hôpital digne de ce nom à Nanterre est indispensable»

Lors d'un rassemblement devant l'hôpital.
(Photo Archive)
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Le comité de défense et de modernisation de l’hôpital de Nanterre s’est réuni le 11 octobre dernier. A cette occasion, le collectif a rédigé une réponse au courrier de la directrice du CASH sollicitant une rencontre avec le Président du comité « afin de l’informer de la nature des projets » en cours et « compléter avec le comité le plan de communication externe » de l’établissement…

Madame la Directrice
CASH de Nanterre
403, avenue de la République
92000 Nanterre

Madame la directrice,

Vous m’avez adressé une lettre le 20 septembre dernier dans laquelle vous reconnaissez « tout l’intérêt » et « le soutien » apportés au CASH de Nanterre par notre comité.
Il est vrai que les membres n’ont pas ménagé leurs efforts pour défendre avec ténacité depuis près de quatre ans cet hôpital et son pôle médico-social, et par-là exprimer leur profond attachement à un service public hospitalier de qualité pour tous dans un territoire qui en a grandement besoin. Pétitions, manifestations, votation citoyenne, nuits debout, etc., la liste de nos actions est longue et a su mobiliser de nombreux citoyens.
Vous écrivez « souhaiter que ce soutien perdure pour permettre au CASH (…) de poursuivre sa transformation ».
Nous restons fermement mobilisés, mais pour défendre un autre projet que celui de l’ARS.
La « transformation » en cours du CASH, consiste en son démantèlement progressif, ce n’est pas l’objet de notre mobilisation, mais celui de notre contestation.
La « restructuration importante » dont vous parlez ne correspond absolument pas aux besoins des populations en termes de santé publique et va à l’encontre de leur volonté exprimée à travers leurs nombreuses mobilisations. Cette restructuration est même en contradiction totale avec l’accord conclu entre l’hôpital de Nanterre et celui de Colombes, sur proposition de l’ARS, notamment en ce qui concerne la chirurgie ambulatoire qui devait être entièrement et prioritairement développée en totalité à Nanterre.
Comme vous l’écrivez « les équipes du CASH vivent une période difficile ». D’autant plus difficile à accepter pour elles que les décisions prises sous la pression politique et administrative l’ont été en complète opposition avec leurs attentes et les propositions de modernisation de l’établissement ainsi qu’au mépris de toutes les règles de fonctionnement et des procédures.
Nous condamnons le départ anticipé, sans concertation et sans coordination, de la pneumologie et de la réanimation, la fermeture du service de chirurgie y compris de l’ambulatoire en dépit de l’existence de blocs chirurgicaux flambants neufs, parfaitement opérationnels.
Notre comité continue à penser que la présence d’un hôpital digne de ce nom à Nanterre est indispensable.
Après avoir été reçus à notre demande par les services de la ministre de la santé et ceux du Premier ministre, après l’avis donné par la « COPERMO », il est clair que ces décisions néfastes sont d’ordre politique.
Ces politiques sont tout à la fois un gâchis des moyens matériels et humains et des compétences au mépris des besoins de la population.
Pour cela et parce que nous croyons encore a la possibilité de trouver une issue plus favorable pour notre hôpital, les représentants de notre comité sont prêts à répondre favorablement à votre demande de rencontre.

Je vous prie d’agréer, Madame la directrice, mes salutations.

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La jungle organisée

Des migrants quittant la "jungle" de Calais avant son démantèlement.
(Photot: Anadolu Agency / Claire Thomas)
Cliquez pour agrandir

- Dis-moi...
- oui?
- qui sont les premiers migrants à avoir quitté Calais ce matin?
- en majorité des Soudanais
- pour aller où?
- la Bourgogne
- pour les vendanges?
- ...!?

Roland RICHA
Lundi, 24 octobre 2016

1 250 policiers et gendarmes ont-ils été mobilisés. Mais l'opération, présentée comme "humanitaire", laissait sceptique certains associatifs : "le gouvernement rêve qu'en détruisant, cela va régler le problème migratoire, mais c'est une erreur : une bonne partie des gens qui vont partir reviendront, sans compter qu'il y a toujours de nouveaux arrivants, environ 30 par jour", affirmait dimanche François Guennoc, vice-président de l'Auberge des migrants. (Afp)

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Contradiction du jour

Calais: l'Etat informe les migrants sur le prochain démantèlement


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Pas vu à la télé
L'autisme - Invitée : Olivia Cattan

Dans cet épisode de «Pas vu à la télé», Jean-Luc Mélenchon reçoit Olivia Cattan, présidente de l'association SOS Autisme France pour parler de la prise en charge de l'autisme dans notre pays.





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dimanche 23 octobre 2016

Einstein et nous


En retournant sur les traces du physicien mythique en Suisse et en Allemagne, une enquête autour des travaux d'Albert Einstein nous révèle leurs retombées dans notre vie quotidienne : télévision, détecteur de lumière, laser, GPS...

Accès au document:
http://www.universcience.tv/index.php/player-html5-79942c71ca59ef9e05a1fca0758cefc6.html


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Aux ordres


- Dis-moi...
- oui?
- c'est quoi une police républicaine?
- une police aux ordres du pouvoir en place
- eeuuhh...
- quoi?
- faut donc vite changer de pouvoir
- et de république
- ...!?

Roland RICHA
Dimanche, 23 octobre 2016

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Contradiction du jour

"Je demande à Arnaud, Emmanuel, Benoît, Aurélie: qu'est-ce qui nous sépare ?", s'est interrogé Manuel Valls en déplacement à Tours, samedi 22 octobre.


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samedi 22 octobre 2016

Jean-Luc Mélenchon au sujet des manifestations de policiers


Message de Jean-Luc Mélenchon au sujet des manifestations de policiers qui ont lieu depuis plusieurs nuits. Rendez-vous le 10 novembre pour une journée de réflexion sur la sécurité.

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Comment vit-on dans une prison surpeuplée ?


« C'est peut-être une des rues les plus sinistres de Nîmes. À gauche, le cimetière. À droite la prison », remarque un cadre de l'administration pénitentiaire. Le chemin qui y mène, sous la pluie du mois d'octobre, est, certes, peu engageant : un mur d'enceinte de 6,50 m de haut, surplombé par du concertina, ce barbelé enroulé en bobine, comme on en voit dans tous les lieux où il ne faut pas essayer de pénétrer. Et encore moins tenter d'en sortir. Autour de la cour de promenade, un grand filet a été dressé. Il sert à empêcher les projections d'objets illicites envoyés depuis la route. Le stade de la prison, lui, n'est pas protégé. « On n'a pas le budget nécessaire »,  résume sobrement un gradé.
La maison d'arrêt de Nîmes, dans le Gard, a une capacité théorique de 192 places. Des lits superposés ont été installés dans toutes les cellules de manière à obtenir une capacité dite « opérationnelle » de 352 personnes. Quarante à quatre-vingts matelas sont en permanence disposés sur le sol des cellules. Nîmes fait partie des maisons d'arrêt les plus surpeuplées de France et la promiscuité fait des ravages. Le nombre de surveillants, lui, n'évolue pas. « C'est toujours un surveillant par étage, quel que soit le nombre de détenus par cellule », explique le chef de détention de l'établissement. Conditions de vie des détenus, conditions de travail des surveillants, hygiène, santé, récidive… Le système, à Nîmes comme ailleurs, implose.

Le choc carcéral de plein fouet
Chaque année, environ 1 000 détenus franchissent les portes de la maison d'arrêt. Tous sont accueillis dans le quartier « arrivants », un petit étage au fond du bâtiment desservi par un long couloir, censé préparer les prisonniers au « choc carcéral ». Il n'y a, en réalité, aucune incarcération en douceur : à Nîmes, la surpopulation est telle que même les arrivants sont bien souvent à trois par cellule. Contraints de dormir à même le sol. C'est ici que le personnel pénitentiaire leur explique le fonctionnement de la détention. Chaque prisonnier a l'obligation de se soumettre à un examen médical. Les prisonniers n'ont pas de plaque chauffante et se satisfont des « gamelles » qui leur sont apportées midi et soir par les surveillants.
Les cellules sentent la sueur et le renfermé : « On a accroché un gant de toilette à la douche pour que l'eau coule droit. Sinon, à chaque fois qu'on se lave, on inonde la cellule », raconte un arrivant. Au bout de quatre à huit jours, les détenus rejoignent le « grand quartier », le bâtiment principal de quatre étages qui comprend 60 à 80 détenus à tous les niveaux. Le chef du bâtiment s'arrache les cheveux devant ce qu'il appelle son « mur des lamentations » : « Il faut refaire le casting en permanence », soupire Luc July, chef d'établissement. Le personnel doit trouver un savant équilibre entre fumeurs et non-fumeurs, pratiquants et non-pratiquants et, surtout, composer avec les affinités. Ce n'est pas un privilège : mettre ensemble deux ou trois détenus qui ne s'apprécient pas devient rapidement ingérable et dangereux.

La salle de culte transformée en cellule
Avec une telle surpopulation pénale, chaque incident peut déraper. Les détenus s'écharpent sur le programme TV et s'agacent que leur tour de douche ne vienne pas. « Pour nous, ce sont des broutilles ; pour eux, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase », assure un surveillant. L'été, la prison est une « fournaise », selon un gardien. Les personnes détenues dans les cellules exposées plein sud réclament à être transférées du côté nord. Et vice-versa, l'hiver. Pour tenter d'endiguer la pression carcérale, le directeur de la maison d'arrêt, Luc July, fait tout son possible pour reculer les murs. Il y a quelques semaines, le lieu réservé au culte a été transformé en cellule : « On avait le choix entre prier pour que les effectifs baissent – ça n'est, bien sûr, jamais arrivé – ou supprimer la salle de prière. » Un autre espace, plus petit, a été aménagé pour les pratiquants.
Faute de place disponible, une à deux personnes sont transférées chaque semaine vers d'autres établissements moins peuplés. Dans le jargon pénitentiaire, on appelle cela « un transfert en désencombrement ». Les procédures d'affectation en centre de détention pour longues peines sont, quant à elles, particulièrement longues et fastidieuses. « J'ai des dizaines de personnes qui attendent », confie Luc July. La prison comprend également un quartier femmes de 19 cellules, pas plus épargné par la surpopulation : « J'ai l'impression de vivre dans un couloir », murmure une détenue. Femmes et hommes ne se côtoient pas. Seule une poignée de surveillants hommes sont autorisés à pénétrer dans le quartier et aucun ne possède les clés.

Impossible de séparer prévenus et condamnés
La prison est conçue de telle sorte (un seul bâtiment hommes et un seul bâtiment femmes) qu'il est impossible de séparer les prévenus (pas encore jugés) des condamnés. Les surveillants essaient tant bien que mal de constituer des cellules de travailleurs, entre « gens qui se lèvent tôt ». « C'est très compliqué de faire des régimes différenciés, observe le chef de détention. Pourtant, les juges continuent de nous envoyer des personnes mises en examen dans la même affaire et qui ont interdiction de se parler jusqu'au procès ! Une fois, on en avait quatre : un par étage. Mais ils se croisent forcément… Dans le bâtiment femmes, il n'y a qu'un seul étage, c'est encore plus compliqué. On les met chacune à un bout du bâtiment. »
Pour leur protection, les gens vulnérables et les personnes emprisonnées pour des faits de violences sexuelles sont rassemblés au premier niveau. Les autres détenus ne veulent pas paraître avec eux : « J'ai eu une place au travail, mais c'était avec les gars d'en dessous. Du coup, je n'ai pas voulu y aller », confie un jeune homme, condamné pour trafic de stupéfiants. À Nîmes, le travail est extrêmement rare : quelques places à l'atelier chez les hommes et les femmes – elles fabriquent des boîtes d'emballage pour un parfumeur – et des dizaines de postes, tout au plus, en cuisine et à l'entretien. Un détenu, qui se prépare des crêpes dans une cellule impeccable, ventilateur allumé pour éviter les effluves de cuisine – et certainement aussi pour dissiper une forte odeur de cannabis –, sourit : « En prison, c'est simple : soit t'as de l'argent et ça se passe bien, tu peux cantiner tout ce que tu veux. Soit t'en as pas, et là… » Et là, la misère.

Maladies, addictions… « En prison, c'est dix fois plus de tout »
Une centaine de détenus se rue quotidiennement dans l'unité hospitalière, tenue par des médecins soudés et très investis. Addictions, dépressions, pathologies, troubles psychiatriques, maladies diverses, infections… « En gros, en prison, c'est dix fois plus de tout », lance gravement Christophe, médecin au sein de la structure. Le personnel hospitalier fait tout pour casser les « chaînes de transmission » des maladies contagieuses, comme la tuberculose, très répandue dans l'univers carcéral. Les conduites à risque (alcool, tabac, stupéfiants) sont dépistées : « C'est absolument crucial de mettre en place des substitutifs aux opiacés », poursuit Christophe. La surpopulation joue sur les tensions et les actes auto-agressifs. « On le voit tout de suite : les détenus les plus fébriles ne sortent plus en promenade », observe la psychiatre. La cocaïne et les stéroïdes anabolisants qui circulent en prison augmentent également le risque d'agressivité. Plus la prison est peuplée, plus les détenus s'énervent, plus les violences augmentent : « C'est un engrenage infernal. »
Une importante action de prévention est menée contre le suicide : « On met sept fois plus fin à ses jours en prison qu'à l'extérieur », ajoute la psychiatre. Les médecins font face comme ils le peuvent, mais la maison d'arrêt de Nîmes manque cruellement de main-d'œuvre : « Si on pouvait avoir un peu plus de place pour recevoir les détenus, un dentiste et un ou deux psychologues en plus, ce serait bien… » soupire-t-on. Les créneaux horaires, également, mériteraient d'être élargis. Pourtant, au milieu de ces maux et de cette misère, une doléance revient inlassablement dans la bouche de tous les détenus : le parloir. Là où de nombreuses prisons de France sont équipées de petits box individuels où l'on peut, une grosse demi-heure par semaine, enlacer ses proches, Nîmes ne possède qu'un parloir collectif. Une salle extrêmement bruyante avec une vingtaine de tables rondes les unes à côté des autres, qui reçoit jusqu'à 60 personnes en même temps et qui n'offre donc pas la moindre intimité.
« C'est pénible pour tout le monde, pour eux comme pour nous », assurent les surveillants. Rachid (prénom a été modifié), condamné à une lourde peine de prison et à une période de sûreté de sept ans et demi, n'a pas passé un moment seul avec sa femme et ses enfants depuis cinq ans. Récemment condamné – il a été très longtemps en détention provisoire avant son procès –, Rachid vient d'apprendre qu'il est transféré au centre pénitentiaire de Valence. « C'est plus loin pour ma femme, je ne la verrai plus qu'une fois par mois. Mais, avec un peu de chance, j'aurai peut-être droit aux UVF (unités de vie familiale, NDLR). » Ces petits appartements au sein de l'établissement permettent aux détenus de passer du temps avec leur famille. La seule chose qui en prison, à part la télévision, les ramène vers le monde extérieur.

(22-10-2016 - Avec les agences de presse)

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