jeudi 30 juin 2016

Dégradation sur la placette des Damades: La réponse de l'OM HLM

En attente de réfection depuis... 7 mois !
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Le lundi 20 juin j'interpellais Mme Jacqueline Fraysse, députée de Nanterre, au sujet de la dégradation sur la placette des Damades, suite au stationnement du bibliobus de la ville.
Suite à l'intervention de l'élue du 23 juin, l'OM HLM a répondu ce 30 juin 2016
Ci-dessous la teneur de cette réponse ainsi que la mienne, avec copie à Mme la députée et à M.Danet, président du Conseil syndical de la copropriété des Damades. (Roland RICHA)

Bonjour,

Nous avons pris connaissance, par Mme Jacqueline Fraysse, députée de Nanterre, de votre préoccupation au sujet de la détérioration intervenue placette Gustave-Courbet. Nous avons procédé à des recherches mais n’avons pas retrouvé trace, que ce soit ici au siège de l’Office, ou à notre antenne des Damades, d’un courrier ou d’un mail de votre part sur ce sujet.
Nous poursuivons nos investigations.
Pour autant, je peux vous apporter quelques éléments d’information à ce sujet, et confirmer les termes du message que vous a adressé Jacqueline Fraysse la semaine passée : en effet, la Ville (à l’origine du désordre puisque c’est un bibliobus municipal qui a provoqué l’incident) a fait procéder ces dernières semaines à  une analyse complète du système d’assainissement, lequel a révélé la nécessité de procéder à des travaux de rénovation importants et coûteux. 
Au-delà de ces aspects techniques, il convient désormais d’établir les responsabilités, et la répartition du coût des réparations à réaliser entre la Ville et l’Office, en y associant la copropriété des Damades.
J’informe aujourd’hui-même Mme Garel de notre échange.

Bonne journée,
Thierry DESFRESNES,
OM HLM de Nanterre
Directeur des services Présidence/Communication


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Bonjour,

J'ai bien reçu votre courrier électronique suite à l'intervention de Mme FRAYSSE, députée de Nanterre.
Je le communique immédiatement à M. Henri Danet ( hdanet@orange.fr ), président du Conseil syndical de notre copropriété.
Votre courrier ne correspond pas aux engagements que vous avez pris auprès de Mme la députée, à savoir, je cite, "nous communiquer en détail les informations en votre possession."
Vous ne faites que répéter ce qu'elle nous a écrit.
Cependant, au-delà de l'aspect financier et d'un accord entre toutes les parties, il reste que la priorité doit être accordée aux travaux.... le délai de 7 mois pour les effectuer dans l'intérêt de la sécurité des habitants de notre quartier est scandaleusement long.
C'est beaucoup de chance qu'un accident ne soit pas encore survenu.

bien respectueusement
Roland RICHA
Citoyen de Nanterre,
habitant du quartier du Mont Valérien.
rolland.richa@wanadoo.fr

Copie à Mme Jacqueline FRAYSSE

(30-06-2016)

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Immobilier: l'encadrement des loyers étendu en banlieue parisienne


L'encadrement des loyers, qui ne s'appliquait jusqu'alors qu'à Paris, va être étendu à plus de 400 communes de l'agglomération parisienne, à partir de 2018, a déclaré jeudi la ministre du Logement Emmanuelle Cosse, dans une interview à France Bleu.
La ministre a signé mercredi un arrêté permettant d'étendre ce dispositif à 412 communes de la région parisienne, parce qu'"il y a des zones en Ile-de-France où les loyers sont très chers" et cette mesure, qui entrerait en vigueur à partir de 2018, va permettre, selon elle, "de redonner du pouvoir d'achat aux ménages concernés".
"En tout huit millions de Franciliens et plus de quatre cents communes sont concernées. Mais avant d'encadrer, il faut observer, pour définir les plafonds de loyers à ne pas dépasser. Cela pourra donc être effectif à partir de 2018", a précisé la ministre dans un entretien au journal Le Parisien.
Cet élargissement de l'encadrement des loyers, qui avait été évoqué par la ministre en avril, concerne les départements des Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Yvelines, Val-d'Oise, Essonne et Seine-et-Marne.
La ministre du Logement a confirmé par ailleurs que le dispositif pourra être effectif à Lille, à la fin de l'année 2016.
"Et Grenoble a lancé son observatoire pour un encadrement d'ici à un an et demi", a-t-elle ajouté dans Le Parisien.
La loi Alur du 24 mars 2014 prévoit qu'à la signature d'un nouveau bail ou lors d'un renouvellement, le loyer d'un logement ne puisse dépasser de 20% un loyer de référence fixé par arrêté préfectoral, ni lui être inférieur de 30%.
Ce dispositif interdit que les loyers dépassent des plafonds fixés par un observatoire.
L'agglomération parisienne au sens de l'Insee abrite quelque 10,5 millions d'habitants, soit 89% de ceux de la région Ile-de-France.

(30-06-2016 - Avec les agences de presse)

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Jacques et ses copains


- Le philosophe Jacques Bidet et ses copains pensent que la loi El Khomri mérite un référendum
- pourquoi?
- ils veulent un vrai débat public contradictoire sur ce projet
- et après?
- que tranchent les citoyens
- qu'ils tranchent quoi?
- ...!?

Roland RICHA
Jeudi, 30 juin 2016

La loi El Khomri mérite un référendum
https://nanterrereseau.blogspot.fr/2016/06/la-loi-el-khomri-merite-un-referendum.html
   

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mercredi 29 juin 2016

Loi travail : pour Philippe Martinez, "les désaccords se confirment"


Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a estimé mercredi que le "profond désaccord" avec Manuel Valls persistait sur le projet de la loi travail, dont les "petites avancées sont très loin du compte". Au terme d'une entrevue à Matignon avec le Premier ministre et la ministre du Travail Myriam El Khomri, il a maintenu la "journée d'action" prévue mardi 5 juillet, précisant que ses modalités seraient définies jeudi en intersyndicale.
Selon Philippe Martinez, "la mobilisation reste à l'ordre du jour". "Les désaccords se confirment puisque nous n'avons toujours pas les réponses" sur le dumping social que va générer la loi, en faisant primer l'accord d'entreprise sur celui de la branche, a-t-il regretté. De son côté le Premier ministre a déclaré "ne peut pas se soustraire aux lois de la République" sur le compte pénibilité.
"Le Premier ministre et la ministre du Travail refusent de nous répondre sur les accords dérogatoires", a déploré le leader cégétiste. Interrogé sur les "ouvertures" du gouvernement, qui propose des amendements pour renforcer le rôle des branches, il a répondu : "quelles ouvertures ? Il n'y a aucun amendement sur la hiérarchie des normes". "Les petites avancées qu'il y a eu, c'est le fruit de la mobilisation. Mais on est très loin du compte. L'article 13 (que le gouvernement propose de modifier, NDLR) n'est pas contraignant", a-t-il argumenté.
"Le gouvernement parle à chaque fois de dialogue. Mais quand on rentre dans le bureau du Premier ministre, il n'y a pas de dialogue, on nous répète toujours la même chose : on ne changera rien", a poursuivi le leader cégétiste. "Nous ne pouvons qu'être inquiets que cette loi passe de façon autoritaire", avec un "débat bafoué à l'Assemblée nationale" si la loi est adoptée avec l'article 49.3 de la Constitution. "Une nouvelle fois, nous avons le risque d'aller contre une opinion publique qui, à plus de 70 %, est encore défavorable à ce projet de loi après plus de quatre mois", selon lui.

(29-06-2016 - Avec les agences de presse)

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La loi El Khomri mérite un référendum

Manifestation contre la loi travail, le 28 juin 2016 à Paris (Afp)

Ce gouvernement ne doit pas continuer à faire monter les tensions dans le pays. Nous le disons depuis des jours. Pour imposer la loi travail, peut être croit-il donner l’impression de « l’amender » dans la confusion des départs en vacances, début juillet. Est-ce ainsi qu’on gouverne ? Il semble aux abois, à bout de nerfs. Il manie les provocations policières pour accuser les organisations syndicales et laisse faire quelques groupes violents, en marge des manifestations. Ses soutiens en viennent à calomnier les « mauvais syndicats », c’est-à-dire les syndicalistes qui ont le mauvais goût de continuer à résister. Leurs propos sont souvent teintés d’un mépris de classe manifeste. Décision sans précédent depuis des décennies, il vient d’interdire une manifestation syndicale, remettant ainsi en cause une liberté fondamentale.
Pourtant il faut débloquer la situation. Le projet de loi El Khomri est aujourd’hui rejeté par l’opinion. Le gouvernement refuse pourtant de le retirer. Nous lui demandons alors cette chose simple : ouvrir un vrai débat public contradictoire sur ce projet. Cela avait été réalisé au moment de la consultation sur le traité constitutionnel européen, avec à la clef un référendum. Quels que puissent être les défauts de la forme référendaire, la situation présente est si fermée qu’il faut bien la débloquer. Nous demandons donc au président de la République, puisqu’il refuse de retirer le projet de la loi El Khomri, qu’il organise un référendum sur le projet présenté à l’Assemblée.
Il est grand temps que les propositions des organisations syndicales soient débattues. Le gouvernement craindrait-il que le projet de sécurité sociale professionnelle, de nouveaux rapports au droit du travail et de nouvelles modalités de négociation et de formation soient approuvés par le plus grand nombre ?
Heureusement, et contre lui, il a permis de faire entendre, au gré des manifestations, des Nuits Debout et de multiples débats, des exigences et des critiques pertinentes sur l’organisation de la société, un peuple qui vaut mieux que ça, mieux que le silence qu’on lui veut lui imposer, un peuple debout.
N’entend-il plus les citoyen-nes ? Qui l’a élu ? Peut-il gouverner sans le peuple et aussi contre la représentation nationale à coups de 49.3, preuve qu’il n’a pas de majorité pour voter un tel texte ? Voter à la présidentielle n’est pas donner un passeport vers nulle part. Elire, même sous la Ve République, n’est pas s’en remettre au bon vouloir d’un monarque républicain, qui s’affranchit de son programme. Elire n’est pas donner une carte blanche mais un mandat. Il n’en a reçu aucun pour imposer la loi travail.
Il y a eu trop de blessures, trop de mensonges qui accroissent la colère. Il doit cesser de côtoyer les risques de tragédie. Nous croyons, pour notre part, qu’une très large majorité de la population a parfaitement compris cette loi : pour favoriser de grands groupes financiers, il faudrait encore réduire les droits des salarié(e)s. Il n’y aurait plus au final un code du travail, mais des rapports de dépendance, entreprise par entreprise ; des syndicats contournés, des individus moins payés, isolés, sommés de se soumettre ou renvoyés au chômage.
Les partisans de la loi El Khomri arguent de sa « modernité ». Qu’ils la démontrent ! Débattons. Et que tranchent les citoyens. Il est temps qu’un juge de paix advienne. En démocratie, c’est le peuple souverain. Il est temps que lui revienne le dernier mot. C’est pourquoi nous demandons l’organisation d’un référendum sur le projet de loi travail.

Signataires:
Etienne Balibar (philosophe), Jacques Bidet (philosophe), Patrick Chamoiseau (écrivain), Pierre Cours-Salies (sociologue), Annie Ernaux (écrivain), Susan George (présidente d’honneur d’ATTAC), Pierre Joxe (avocat, ancien ministre), Pierre Khalfa (économiste,), Jean-Luc Nancy (philosophe), Willy Pelletier (sociologue), Aurélie Trouvé (économiste).

(Le Monde du 28 juin 2016)

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Ce vendredi 1er juillet, il faudra montrer patte blanche pour entrer dans Paris

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Quelle sera la conduite à tenir dans quelques jours lorsque vous passerez, au volant de votre voiture, de votre moto ou de votre camionnette une porte de Paris ? Sans rétablir vraiment l'octroi de jadis, le dispositif mis en place par la Mairie, Anne Hidalgo en tête, consiste en effet à rejeter hors les murs les engins nauséabonds et polluants.
Ainsi se met en pratique le 1er juillet une menace théorique qui ne frappait jusque-là que des poids lourds et des véhicules utilitaires vétustes (antérieurs au 1er octobre 2001), chassés des rues de la capitale et des bois de Vincennes et de Boulogne depuis le 1er septembre 2015.
Chantre du « respirer mieux », Anne Hidalgo a pris la tête d'un mouvement des maires de grandes villes dans le monde qui souhaitent que leurs administrés vivent dans de meilleures conditions. Souhait légitime auquel personne ne pourra s'opposer sur le principe, mais sans doute pas sur la méthode. Très active sur le front de la lutte contre la pollution, elle est effet la seule candidate à la présidence du C40 (Cities Climate Leadership Group), un réseau de villes qui fédère 83 des plus grandes villes du monde (600 millions de personnes et un quart de l'économie mondiale) afin de lutter contre le dérèglement climatique.
Mais elle est aussi à la tête d'une vingtaine de villes françaises qui ont déjà souscrit au plan des zones à circulation restreinte (ZCR) et qui s'attaquent donc, sous la houlette de l'édile parisienne, à la partie émergée de la pollution, celles des engins à moteur. Au point que Ségolène Royal, au ministère de l'Environnement et du Développement durable, tente de garder la main sur un dossier sensible. On jugera sur pièces, au plan aussi bien national  que municipal, mais avec peu d'illusions compte tenu du résultat décevant des journées à circulation alternée lors des pics de pollution.
Cependant, Paris doit se plier à un vaste Plan climat énergie, qui vise à réduire de 75 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050. L'objectif est relativement contraignant, d'autant plus que des pénalités sont prévues pour ceux qui n'engageraient pas une action suffisamment volontariste et ne pourraient avancer des résultats.
Il faut, pour cela, procéder par étapes, et c'est aux engins à moteur thermique qu'on s'attaque d'abord, sachant que, parmi eux, c'est le diesel qui est d'abord voué aux gémonies. Une véritable bête noire de l'administration parisienne, mais aussi pour l'État qui n'accorde plus, depuis cette année, aucun bonus écologique à aucun diesel, quels que soient ses résultats (lire notre article).
Anne Hidalgo n'a pas fait mystère de vouloir éradiquer le diesel d'ici à 2020 des rues de Paris, mais elle s'attaque, en premier lieu, aux moteurs anciens qui sont, il est vrai, de loin les plus polluants. Voici comment s'articule le dispositif national initié par le ministère de l'Environnement, chaque mairie et Paris en particulier pouvant aménager à sa guise le dispositif général. Il fera appel à un système complexe de vignettes permettant, si on s'y retrouve, d'identifier le degré de pollution de chaque véhicule, essence et diesels confondus.

À quoi ça sert ?
La loi de transition énergétique votée en juillet 2015 permet aux communes de restreindre la circulation des véhicules pour améliorer la qualité de l'air. Il s'agit d'une mesure de santé publique locale qui répond à un ciblage des problèmes, car, par exemple, la pollution atmosphérique en Ile-de-France est supérieure aux directives européennes. Selon les études produites sur lesquelles s'appuie l'administration municipale,  les particules réduisent l'espérance de vie des Parisiens de 6 à 9 mois et coûteraient 100 milliards d'euros à la communauté. 
Dès lors, les vignettes sont un outil utile pour éviter les restrictions de circulation généralisées et cibler les seuls fauteurs de pollution. La majorité des Parisiens est réceptive à ce genre de discours, qui est entré dans l'air du temps, même si Anne Hidalgo a été poussée sur ce dossier par le courant dominant de son administration, les écologistes avec à sa tête Christophe Najdovski, l'adjoint (EELV), chargé des transports à la Mairie de Paris.

Quelle est l'étendue de l'interdiction ?
Tous les véhicules ne répondant pas aux critères ne pourront plus entrer dans Paris les jours de semaine (du lundi au vendredi) entre 8 heures et 20 heures. Cela veut dire par conséquent qu'entre 20 heures et 8 heures, à savoir la nuit, cela restera possible, de même que les week-ends. Le périphérique n'est pas, pour le moment, concerné par la mesure et on pourra toujours contourner la capitale sans y entrer. Mais on sent bien qu'il s'agit d'un champ d'application appelé à être révisé dès l'instant où le fond de la mesure sera admis de tous. Les 19 villes de province ne suivront pas intégralement ce dispositif et l'adapteront au cas par cas.

Qui est concerné ?
Premiers visés, les véhicules particuliers qui ne sont pas à la norme Euro2 (nous en sommes à Euro6 actuellement), immatriculés avant le 1er janvier 1997. Ils devront rester au parking, que vous soyez résident à Paris, en banlieue ou en province. Aucun privilège n'est accordé en effet à un Parisien, susceptible de prendre les transports en commun en solution de rechange. C'est déjà plus difficile pour les Franciliens dont la complexité des déplacements banlieue-banlieue oblige à transiter par Paris faute de transports en commun efficaces. Quant aux provinciaux, il leur faudra privilégier le train ou l'avion s'ils ne veulent pas acheter une voiture récente et dépolluée.
Les automobiles ne sont pas les seules visées puisque les utilitaires antérieurs au 1er octobre 1997 et les deux-roues immatriculés avant le 1er juin 1999 sont également interdits de séjour. Compte tenu de l'âge des véhicules proscrits, 20 ans pour les voitures, 19 pour les utilitaires et 17 pour les motos, cela devrait exclure du trafic 1,1 % des véhicules particuliers, 1,6 % des utilitaires et 3,7 % des deux-roues qui circulent actuellement dans la capitale française. Selon l'association 40 Millions d'automobilistes, 870 000 véhicules seront ainsi pénalisés dans leurs déplacements, mais vont également se déprécier un peu plus à la revente.

Quelles sont les pénalités en cas de refus d'afficher la vignette ?
À ce stade, ce n'est pas encore très clair, car, si Anne Hidalgo se dirige vers une mesure de transition pédagogique, il n'y aura pas d'obligation, au moins dans un premier temps, d'apposer cette vignette derrière le pare-brise. Elle est en effet facultative ! L'embrouillamini commence à ce stade, puisque comment faire respecter une telle mesure, alors que de son côté Christophe Najdovski assure que circuler intra-muros avec un véhicule ancien sera passible d'une amende, probablement de 2e catégorie, soit 35 euros. En fait, tout le monde s'accorderait à mettre cela en application au 1er janvier 2017, après six mois de délai d'adaptation.
Les vignettes, devrait-on dire, puisqu'il n'y en aura pas moins de sept selon le projet du ministère de l'Environnement et Ségolène Royal, aux couleurs différentes là où l'Allemagne a décidé de n'en retenir que trois. La confusion continue. Au moins, avec la première vignette écologique, ou « pastille » verte, c'était beaucoup plus simple. Elle avait été mise en place la première fois en 1998 pour aider à identifier les véhicules  contribuant à la limitation de la pollution atmosphérique. Elle a été abandonnée 5 ans après sa mise en place, car, avec l'arrivée des pots catalytiques, tout le monde y avait droit.
Multicolore, elle va donc faire son grand retour… à une date indéterminée. On entre en effet au 1er juillet dans une phase de transition où la vignette, disponible sur internet, sera gratuite. Mais au 1er janvier 2017, ces vignettes deviendront payantes - il n'y a pas de petit profit - a priori au tarif de 5 euros. Bref, les véhicules « sales » n'auront pas avantage à l'apposer, au risque de se faire souvent contrôler, tandis que les autres l'afficheront volontiers afin d'éviter ces possibles désagréments.

Quels avantages pourra-t-on en tirer ?
Le fonctionnement de la vignette est du ressort de chaque municipalité qui pourra accorder tel ou tel avantage. Chacune des sept couleurs sera soumise à des obligations ou à des avantages différents qui varieront en plus d'une commune à l'autre. C'est en effet au maire de décider quel privilège il accorde (rouler les jours de pics de pollution, stationnement gratuit ou à prix réduit, emprunt des couloirs réservés, etc.) à chacune des couleurs. Ainsi, la France, comme elle en a le secret, se dote d'un « machin » ingérable où il sera bien difficile de s'y retrouver. Bonne chance aux futurs agents du contrôle.
Compte tenu de leur faible nombre et de la valeur patrimoniale des voitures anciennes, une dérogation leur est accordée par le ministère de l'Environnement, compréhensif. Cela ne préjuge pas de la même attitude au niveau municipal, notamment à Paris. La Fédération française des véhicules d'époque (FFVE) a négocié en ce sens, sachant que Paris apprécie les manifestations de voitures anciennes. Pour être considéré comme véhicule de collection, il faut que le véhicule ait une carte grise portant la mention « collection » et par conséquent un âge minimum de 30 ans.
Cela pose le problème des « youngtimers », situé dans la dizaine précédente mais ayant un potentiel à terme de voitures de collection. Elles sont plus accessibles et achetées le plus souvent par de jeunes collectionneurs qui anticipent le mouvement à venir de la cote. Mais comment distinguer les motifs nobles de ceux-ci comparés au calcul d'un automobiliste souhaitant simplement, sous le couvert d'une collection, continuer en toute légalité à utiliser une voiture obsolète.

Y aura-t-il des dérogations ?
Sans exception, toute loi n'aurait aucun sens en France. Il y a donc un inventaire invraisemblable de véhicules échappant à la vignette dont, on l'imagine, tous les véhicules de sécurité, militaire ou civil ou de maintenance des équipements publics. On se demande un peu au nom de quelle logique, alors que, précisément, ce sont ces véhicules-là qui devraient donner l'exemple. Mais il en est d'autres qui laissent songeur dans la liste comme les véhicules des professionnels effectuant des opérations de déménagement, ceux approvisionnant les marchés parisiens et dûment habilités par la Mairie de Paris, les véhicules frigorifiques et camions-citernes, les véhicules spécialisés non affectés au transport de marchandises (sauf les autocaravanes), les convois exceptionnels, les véhicules de plus de 30 ans d'âge, utilisés dans le cadre d'une activité commerciale à caractère touristique ou encore les véhicules portant une carte de stationnement pour personnes handicapées.

Le système est-il susceptible de se durcir ?
Les différentes normes étant survenues par strates, il n'est pas interdit de penser que les mesures d'encadrement de l'usage des vieilles voitures vont suivre la même progression de calendrier. Mais, au moins dans les intentions d'Anne Hidalgo, on a déjà compris qu'à l'horizon 2020, c'est-à-dire dans quatre ans, ce sont tous les véhicules mis en circulation avant le 1er janvier 2011 qui seront interdits. À cette date n'auront plus le droit de rouler que les modèles homologués au minimum Euro 5 et suivants, une décision qui, si elle était largement suivie par les autres grandes villes de France, fera le bonheur des ferrailleurs.

(29-06-2016 - Avec les agences de presse)

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mardi 28 juin 2016

Manifestation contre la loi travail : 55 000 ont défilé entre la Bastille et la place d'Italie


À la veille d'une rencontre entre Manuel Valls et les syndicats, plusieurs dizaines de milliers d'opposants à la loi travail ont battu le pavé une nouvelle fois mardi partout en France. À Paris, le défilé a donné lieu à quelques échauffourées et interpellations, mais à aucun incident notable. Dans la capitale, environ 15 000 personnes, selon la police, 55 000, selon les organisateurs, ont défilé entre la Bastille et la place d'Italie sous haute surveillance (2 500 policiers et gendarmes mobilisés). Quelque 200 personnes encagoulées, masquées et habillées de noir s'étaient glissées devant la tête de cortège, lançant des pavés sur les forces de l'ordre qui répliquaient par des tirs de gaz lacrymogène. Parallèlement à la manifestation officielle, un groupe de manifestants était à la Bourse du travail, encerclé par des CRS. Au total, 38 personnes ont été interpellées, dont 27 aux points de filtrage.
Dans le cortège de tête officiel, les leaders des syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et FIDL avaient tous en tête les prochaines rencontres bilatérales organisées par le Premier ministre, une ouverture pour « faire le point » sur la loi travail. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, espère que ce n'est pas « une visite de courtoisie » « uniquement pour boire le café ». « J'espère qu'il a des propositions à faire », a renchéri Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO.

« Le monde est shooté à la croissance et au productivisme »
Et comme pour accentuer la pression, Philippe Martinez a évoqué une « nouvelle journée d'action » avec de possibles manifestations le 5 juillet, jour de début de discussion du texte à l'Assemblée, après son vote au Sénat ce mardi vers 18 heures.
Des manifestations étaient organisées un peu partout en France, pour cette 11e journée de mobilisation. « Le monde est shooté à la croissance et au productivisme », a déploré Jean-Jacques, 77 ans, manifestant à Strasbourg et arborant un casque jaune portant le slogan « n'obéissons plus à un État aberrant ». Parallèlement, pour peser dans le débat, les opposants à la loi travail ont remis à l'Élysée les résultats partiels de la votation citoyenne portant sur plus de 700 000 votants. Quelque 92 % ont voté pour le retrait du texte, 8 % pour le maintien. Des remises de résultats avaient également lieu en région.
Mais la semaine dernière, le président de la République a répété qu'il irait « jusqu'au bout ». Si Manuel Valls, qui a cristallisé les critiques pour son attitude inflexible, a fait un pas lundi en acceptant de recevoir mercredi et jeudi les organisations syndicales et patronales, Matignon a prévenu qu'il n'était pas question pour autant d'ouvrir des « négociations » sur le texte. Le gouvernement a toujours dit qu'il ne reviendrait pas sur l'article 2, qui concentre les critiques des opposants en instaurant la primauté de l'accord d'entreprise sur l'accord de branche en matière de temps de travail. Cette fermeté est approuvée par Laurent Berger, leader de la CFDT, pour qui un recul du gouvernement serait une « profonde erreur » et la CFDT, principal soutien du projet, serait alors « en travers de la route ».

Version libérale
Lancée il y a quatre mois, la mobilisation contre la loi travail continue de faire affluer des mécontents qui craignent une précarisation accrue pour les salariés. La précédente manifestation, le 23 juin, avait réuni, dans toute la France, 70 000 personnes, selon la police, 200 000, selon les organisations. Des manifestations avaient lieu également en régions mardi, notamment à Marseille, Lyon, Grenoble, Rennes, Le Havre ou Toulouse. À Paris, la tour Eiffel a été fermée au public pour la journée.
Pendant ce temps, le texte poursuit son parcours au Parlement, avec le vote au Sénat, à majorité de droite, dans une version libérale : le verrou des 35 heures a sauté, la généralisation de la garantie jeunes a été supprimée, le compte personnel d'activité a été partiellement vidé et le plafonnement des indemnités prud'homales (à 15 mois de salaire), rétabli.
Cette version devrait être détricotée par les députés lors d'une nouvelle lecture à partir du 5 juillet, pendant laquelle le gouvernement n'exclut pas de recourir à l'article 49.3 pour faire adopter sa version sans vote. Si tel était le cas, 73 % des Français seraient « choqués », selon un sondage Odoxa. Les syndicats ont déjà prévenu qu'ils poursuivraient en juillet, voire septembre, leur mobilisation si le gouvernement ne bouge pas.

André Chassaigne pressent l'utilisation du 49.3
André Chassaigne, le chef de file des députés Front de gauche, n'a pas exclu mardi que le 49.3 soit "dégainé très rapidement" par le gouvernement lors du deuxième passage du projet de loi travail à l'Assemblée, étant donné le calendrier prévu jusqu'alors. "Quand on sait qu'au Sénat, il y a eu deux semaines de débat, prévoir trois jours, trois jours et demi à l'Assemblée nationale, à partir de mardi prochain, montre bien que cette deuxième lecture se fera très probablement sans débat et que le 49.3 sera dégainé très rapidement", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Une fois votée ce mardi en fin d'après-midi au Sénat, à majorité de droite, une version durcie du projet de loi, rebaptisé "de modernisation du droit du travail", députés et sénateurs vont tenter, avec quasiment aucune chance de succès, de s'accorder dans la soirée sur un texte de compromis.
Le projet de loi reviendra ensuite jeudi en commission à l'Assemblée, qui devrait s'employer à rétablir sa version. "Le texte de la commission sera connu vendredi midi et les amendements (en vue du débat en séance) pourront être déposés jusqu'à vendredi 17 heures", a critiqué André Chassaigne. Pour ce député communiste du Puy-de-Dôme, "cela montre que n'est pas prise très au sérieux la perspective d'un débat dans l'hémicycle, sinon un temps supplémentaire aurait été laissé pour pouvoir travailler sur le fond".
Dans l'hypothèse où le 49.3 serait "dégainé, tel un vieux Colt, très vite", le chef de file des députés Front de gauche a lancé, "comme en première lecture, un appel très solennel à déposer une motion de censure de gauche". L'initiative avait tourné court, à deux voix près (56 sur les 58 requises), la fois précédente. Une nouvelle réunion du "groupe de contact" avec des socialistes frondeurs, des écologistes critiques de la ligne gouvernementale et certains socialistes devenus non inscrits ce mardi à 17 heures pourrait permettre "d'avancer sur cette perspective", a-t-il espéré.

(28-06-2016 - Avec les agences de presse)

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Bastille - Italie

Manifestation unitaire du 28 juin 2016
CGT – JEUNES – FO – SOLIDAIRES - FSU
A 14h, Place de la Bastille - Place d’Italie





- Tu fais quoi cet après-m?
- je manifeste contre la Loi travail
- où ça?
- à Bastille
- tu fais le tour du bassin?
- ça, c'était la semaine dernière
- ...!?

Roland RICHA
Mardi, 28 juin 2016


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lundi 27 juin 2016

Le passe Navigo coûtera 73 euros dès le 1er août



Coup dur pour les Franciliens, qui vivent déjà dans la région la plus coûteuse de l'Hexagone. L'État et la région Ile-de-France ont signé lundi un protocole actant de « moyens supplémentaires » pour assurer « un financement pérenne du système de transports franciliens », incluant une hausse du tarif du passe Navigo. Le montant mensuel du passe augmentera de 3 euros à compter du 1er août, a annoncé la région.
« Le protocole acte que les moyens supplémentaires nécessaires pour assurer un financement pérenne du système de transports franciliens seront répartis entre les usagers des transports en commun, via le levier tarifaire, les usagers des routes franciliennes, via une modulation régionale de la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, NDLR), et enfin les employeurs de plus de 11 salariés, via une hausse du versement de transport », ont indiqué Matignon et la région dans un communiqué.
La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (Les Républicains) a fait du financement du passe Navigo son cheval de bataille, dénonçant régulièrement une mesure prise par l'ancienne majorité socialiste juste avant les élections régionales, qui n'avait pas été financée et a entraîné, selon elle, un trou de 300 millions d'euros par an dans les caisses du Syndicat des transports d'Ile-de-France, qu'elle préside.
Elle avait obtenu en février l'engagement du Premier ministre de trouver un financement pérenne pour maintenir le pass, mais la semaine dernière, inquiète de ne voir rien venir juste au moment des arbitrages pour le projet de loi de finances 2017, elle avait menacé d'augmenter le tarif unique à 80 ou 85 euros (contre 70 euros actuellement), une augmentation qu'elle avait surnommée « la taxe Valls ».
« La mise en place du passe Navigo à tarif unique est une avancée pour les usagers franciliens », ont précisé Matignon et la région, assurant qu'ils souhaitaient « la préserver, tout en garantissant un règlement des besoins financiers durables des transports en Ile-de-France ».

(27-06-2016 - Avec les agences de presse)

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Leçon d'un référendum


- La participation a été particulièrement forte dans la commune de Notre-Dame-des-Landes
- elle a été de combien?
- 75%
- et le non ?
- il l'a largement emporté avec 73,57% des voix
- et alors?
- ce n'est pas suffisant
- ...!?

Roland RICHA
Lundi, 27 juin 2016

Les habitants de Loire-Atlantique ont massivement dit "oui" dimanche à la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en votant à 55,17% pour ce projet controversé, l'exécutif promettant dans la foulée de lancer les travaux à l'automne.
"François Hollande se félicite du succès de la consultation et promet que son résultat sera respecté", a déclaré à l'AFP l'entourage du président de la République peu après l'annonce des chiffres définitifs.

« C'est une bataille perdue pour l'écologie », a déploré Cécile Duflot. « En même temps, c'était prévu, c'est-à-dire que le périmètre qui avait été choisi pour ce vote, c'était celui qui était le plus sûr, le plus probable pour obtenir ce résultat », a-t-elle ajouté.

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La manifestation parisienne anti-Loi travail du mardi 28 juin se tiendra entre Bastille et Place d'Italie


La préfecture de police de Paris "a donné son accord de principe" pour que la manifestation anti-Loi travail du mardi 28 juin à Paris se tienne entre Bastille et Place d'Italie, un trajet qui doit être validé lundi matin en préfecture, a-t-on appris lundi auprès de la CGT.
"J'ai eu le préfet de police de Paris en personne samedi qui m'a donné son accord de principe sur la manifestation", entre Bastille et place d'Italie, à 14H00 mardi, a affirmé à l'AFP Pascal Joly, secrétaire général de l'Union Régionale Ile-de-France CGT, en se disant "satisfait" de ce "compromis" et en précisant que l'accord serait signé à 11H en préfecture.

(27-06-2016 - Avec les agences de presse)

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samedi 25 juin 2016

Le siège de la CGT à Montreuil vandalisé dans la nuit


Après celui de la CFDT jeudi soir, c'est le siège de la CGT qui a été la cible de vandales dans la nuit de vendredi à samedi. C'est le secrétaire général du syndicat, Philippe Martinez, qui l'a déclaré à l'Agence France-Presse. Il a précisé que la CGT allait porter plainte. L'incident a été immédiatement condamné par le Premier ministre, Manuel Valls.
"Ca s'est fait assez vite. Des individus cagoulés avec des sacs à dos ont franchi les barrières et ont tapé, forcément avec des objets costauds, sur des portes et des vitres", a indiqué Philippe Martinez. "Sur les images de la vidéosurveillance, on voit deux individus", a-t-il précisé.
Toutefois, les personnes encagoulées n'ont pas pu entrer à l'intérieur du siège de la première organisation syndicale française. "Il y a plusieurs portes à franchir pour rentrer au siège. Ils ont cassé la première, les vitres sur les côtés, mais ils n'ont pas pu entrer parce qu'il y a un système qui se déclenche", a poursuivi Philippe Martinez, dont la centrale est en première ligne dans la mobilisation contre la loi travail depuis mars, aux côtés de FO, Solidaires, FSU, FIDL, Unef et UNL. "On a évité le pire", a encore dit le secrétaire général, assurant que le siège n'a jusqu'à présent jamais été victime de violences d'"une telle ampleur".
Manuel Valls a réagi sur son compte Twitter par une "condamnation ferme du vandalisme contre le siège de la CGT". "Rien ne peut justifier ces attaques contre les acteurs de la démocratie sociale", a-t-il écrit.
De sources policières, deux individus encagoulés ont franchi les grilles munis de marteaux samedi vers 23 h 30. Ils ont cassé sept à huit vitrines avant d'être mis en fuite par les vigiles. "On dispose de vidéosurveillance, mais ils vont être très difficiles à identifier à cause des cagoules. Ca ressemble à un match retour après la casse à la CFDT", selon la source policière, qui évoque des personnes "visiblement bien organisées". L'enquête a été confiée au commissariat de Montreuil.
La CFDT qui, elle, soutient le projet du gouvernement, a également vu son siège vandalisé dans la nuit de jeudi à vendredi lors d'une manifestation sauvage, où une centaine de personnes ont brisé des vitres et inscrit sur la façade : "C'est fini de trahir". Après ces dégradations condamnées par tous les syndicats, dont la CGT, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a été reçu vendredi par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.
"Après la CFDT, c'est la CGT qui est attaquée. Nous réaffirmons que seuls le débat et l'action syndicale par les mobilisations permettent de faire entendre les revendications des salariés et du monde du travail", a encore réagi la CGT dans un communiqué. "Les violences commises ne font que desservir ces revendications et contribuent à essayer de discréditer le mouvement social en cours. Les violences verbales et les insultes contre la CGT contribuent également à entretenir ce climat délétère", relève la confédération.
La CGT s'était retrouvée au centre des critiques gouvernementales, notamment du Premier ministre Manuel Valls, après les violences intervenues lors d'une manifestation parisienne contre la loi travail le 14 juin.

(25-06-2016 - Avec les agences de presse)

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vendredi 24 juin 2016

C’était bien essayé, mais ça a raté


Après avoir usé de tous les moyens pour détourner le débat du vrai sujet, à savoir la régression sociale sans précédent contenue dans la loi El Khomri, et tenté de discréditer les organisations syndicales -particulièrement la CGT alors qu’elles sont 7 à appeler ensemble à manifester- le gouvernement a tenté un pas supplémentaire dans l’autoritarisme et la violence en décidant d’interdire la manifestation de jeudi dernier.
Ce n’est que devant la condamnation quasi unanime de cette grave atteinte aux libertés publiques conduisant la ligue des droits de l’homme à venir en tête de cortège manifester avec les syndicalistes, qu’il a dû renoncer en dernière minute, à cette interdiction.
L’obstination du président de la République et de son gouvernement à vouloir imposer un texte rejeté par une majorité de citoyens, d’organisations syndicales et de députés, aiguise colères et tensions dans un pays déjà meurtri.
Leur responsabilité - ou plutôt leur irresponsabilité- est prégnante.
Ils ont tout essayé: un essoufflement du mouvement, une division syndicale, un rejet de la part de la population invitée à confondre casseurs et militants, les dégradations de l’hôpital Necker que le déploiement de police sans précédent avait les moyens d’empêcher, le blocage du pays «pris en otage», l’Euro 2016, Daech et Orlando, l’impératif rassemblement «républicain» face aux «menaces» dans un contexte d’état d’urgence permanent, ils ont même osé utiliser l’odieux meurtre du couple de fonctionnaires de police et leur petit garçon rescapée...
Mais rien n’y fit!
Valls et ses complices ne sont pas les premiers à avoir tenté de faire taire le peuple de France. Force est de constater que ce n’est pas un exercice facile et qu’ils l’ont manifestement sous-estimé.
Ce comportement ne fait que renforcer au contraire, la prise de conscience par le plus grand nombre des dispositions envisagées dans ce texte et des conséquences à en attendre, ainsi que la détermination et la convergence des luttes à tous les niveaux, dans le pays et au-delà, avec le récent appel à manifester de la Belgique dont les citoyens luttent contre ce qu’ils appellent «la soeur jumelle» de la loi El Kohmri, pour la journée du 28 juin prochain à Lille.
Le Président de la République qui prône «le dialogue social» dans ses discours, va-t-il enfin prendre ses responsabilités, recevoir les 7 organisations syndicales qui le lui demandent et auxquelles il ne répond pas?
Elles formulent ensemble des propositions constructives permettant de sortir de cette crise par le haut.
Il serait temps que tout ce petit monde dit «de gauche» en rabatte sur sa suffisance, cesse d’user de la force, prenne la mesure des réalités concrètes et respecte l’opinion majoritaire du pays.
C’est bien le moins que l’on puisse attendre de ce gouvernement décidément aux abois.

Jacqueline Fraysse,
députée de Nanterre-Suresnes

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Travail le dimanche: à Paris, comme partout en France, le pouvoir au maire


Le Conseil constitutionnel a donné raison vendredi à Anne Hidalgo, validant la compétence du maire de Paris, et non plus celle du préfet, pour les autorisations de travailler le dimanche, dans une décision consultée par l'AFP.
Les "Sages", saisis d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par la ville de Paris, ont estimé que rien ne justifiait que la capitale ait un régime différent des autres villes de France sur ce point, au nom du respect du principe d'égalité.
La mairie attaquait l'article L3132-26 du code du travail, qui fixe les règles de la suppression du repos dominical dans les commerces, dans la limite de douze dimanches par an. Le pouvoir de décision revient au maire dans toute la France, sauf dans la capitale, selon cet article.
Le Conseil constitutionnel a jugé "contraire à la Constitution" le quatrième alinéa de cet article, qui stipule "à Paris, la décision (...) est prise par le préfet de Paris". De même, les mots "ou, à Paris, le préfet" figurant à l'article 157 de la loi Macron sont sanctionnés.
Les "Sages" ont estimé que "le fait que la ville de Paris soit soumise à un régime particulier en raison de sa qualité de siège des pouvoirs publics ne la place pas dans une situation différente des autres communes au regard de l'objet des dispositions contestées, qui désignent l'autorité compétente pour déterminer les règles de repos hebdomadaire dominical des salariés des établissements de commerce de détail".
En second lieu, "aucun motif d'intérêt général ne justifie que, s'agissant du pouvoir de déterminer les dimanches durant lesquels les établissements de commerce de détail sont autorisés à supprimer le repos hebdomadaire dominical, la ville de Paris soit traitée différemment de toutes les autres communes".
La décision du Conseil constitutionnel prend effet immédiatement, à compter de sa publication.

(24-06-2016 - Avec les agences de presse)

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HÔPITAL DEBOUT !

« Hôpital debout ! » le 10 mai dernier.
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Vendredi 24 juin - dès 19h00
Cour d’honneur du CASH
403 avenue de la République à Nanterre
Nouvelle grande soirée de mobilisation pour le CASH de Nanterre Revendicative et festive
Soyons encore plus nombreux !
Refusons la fermeture de notre hôpital et de son accueil social


L’agence régionale de santé (ARS) a décidé autoritairement, sans concertation et sans respecter les procédures en vigueur, de fermer la chirurgie conventionnelle (avec hospitalisation) dès cet été et la chirurgie ambulatoire (sans hospitalisation) dès septembre prochain au Centre d’accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre !
Si, ensemble, nous n’empêchons pas ce passage en force de l’ARS, cela signifie le démantèlement programmé de l’ensemble de l’activité médicale : fin de l’ophtalmologie, de l’ORL, de l’urologie, de l’orthopédie, de l’odontologie, des urgences et de la maternité.
La part belle sera laissée aux cliniques privées auxquelles n’ont accès que ceux qui peuvent payer pour se soigner. C’est une honte !

Refusons la fermeture de notre hôpital public et de ses structures d’accueil médico-sociales !
Mobilisons-nous pour dénoncer les restrictions budgétaires imposées par le gouvernement via l’ARS !

D’autant qu’une longue bataille a abouti à un compromis entre la communauté médicale, l’ensemble des personnels, les élus et les tutelles, sur un projet d’établissement voté par le conseil d’administration du CASH en juin 2013.

Ce projet prévoit :

• le renforcement du pôle hospitalier avec le développement de la chirurgie ambulatoire et de la maternité ;
• l’amélioration des conditions d’accueil et d’insertion du pôle médico-social qui accueille et soigne chaque jour près d’un millier de personnes en grande précarité (personnes sans-abris, désargentées, réfugiés ...) ;
• la restructuration urbaine et architecturale de l’ensemble du site pour l’ouvrir sur la ville.

Dans le même temps, et conformément à la demande de l’ARS, le CASH a divisé par deux son déficit sans réduire toutefois son activité, faisant peser un lourd tribu sur ses personnels qui ont subi une suppression massive d’emplois. Nous exigeons que ce projet d’établissement tourné vers les véritables besoins en santé publique des populations de Nanterre et des environs soit enfin mis en oeuvre.
Ensemble, avec le Comité de défense et de modernisation de l’hôpital de Nanterre, exigeons une politique de santé publique où l’humain passe avant la rentabilité !

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Frexit

- Dis-moi...
- quoi?
- c'est pour quand le Frexit?
- eeuuhh... 2017
- ...!?

Roland RICHA
Vendredi, 24 juin 2016

C'est officiel. Les résultats donnent le Brexit gagnant à 51,9 % contre 48,1 % pour le maintien. 17,4 millions de personnes se sont prononcés pour le "leave" et 16,1 millions pour le "remain".
Le Premier ministre britannique David Cameron démissionne.

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jeudi 23 juin 2016

10ème manifestation en 4 mois
Le gouvernement peut-il encore faire la sourde oreille ?

Vue aérienne de la manifestation parisienne le 23 juin 2016 (Afp)
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Malgré les menaces, les valses hésitation d’un gouvernement aux abois, les 7 organisations syndicales opposées au projet de loi Travail ont imposé les manifestations et rétabli les salarié-e-s dans leur droit légitime et constitutionnel à manifester.
Aujourd’hui, à Paris et dans tout le pays, des centaines de milliers de manifestants ont encore démontré, en intersyndicale, leur détermination à combattre le projet de loi travail et dire « Stop » !
Stop à la négation du dialogue social !
Stop à la stigmatisation du mouvement social !
Stop au projet de loi Travail !
Partout en France, la mobilisation ne faiblit pas et chaque jour les salarié-e-s mobilisé-e-s inventent de nouvelles formes d’action pour expliquer leur rejet du projet de loi et imposer de nouveaux droits sociaux.
La CGT a déposé ses propositions alternatives vendredi dernier à la ministre du travail en demandant notamment la suspension du débat parlementaire. Elle attend maintenant d’obtenir des réponses !
Le président de la république doit enfin répondre à la demande de rencontre faite depuis le 20 mai par l’intersyndicale.
La CGT dénonce la colonne vertébrale de ce texte qui généralisera le dumping social déjà bien trop présent dans nos entreprises. La CGT revendique des droits nouveaux pour les salariés et un code du travail du 21ème siècle.
Partout sur le territoire, des votations citoyennes massives s’organisent. Elles seront remises lors de la prochaine journée nationale d’action et de manifestation du 28 juin.
Plus que jamais, avec les salarié-e-s, la CGT est déterminée à gagner.

La Cgt
Montreuil le 23 juin 2016

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Dégradation sur la placette des Damades: La réponse de Mme Fraysse, députée de Nanterre

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Le lundi 20 juin j'interpellais Mme Jacqueline Fraysse, députée de Nanterre, au sujet de la dégradation sur la placette des Damades, suite au stationnement du bibliobus de la ville.
Ci-dessous la réponse de l'élue, parvenue le 23 juin, ainsi que ma réaction, avec copie à M. Danet, président du Conseil syndical de la copropriété des Damades. (Roland RICHA)


**

Monsieur,

j'ai bien pris connaissance de votre mail en date du 20 juin concernant les dégradations sur la placette des Damades.
Je tiens tout d'abord à vous indiquer que, selon moi, vous avez procédé dans le bon ordre en interpellant d'abord le maire adjoint chargé de l'espace public, puis le président du conseil de quartier concerné ainsi que la présidente de l'OPHLM.
Si ces deux derniers ne vous ont pas apporté de réponse, je le regrette.
Pour ma part, je me suis rapprochée de la ville et de l'OPHLM. Ils m'indiquent que les services municipaux ont opéré un diagnostic complet de la zone accidentée, à partir duquel un devis- relativement onéreux- a pu être établi. Un accord doit donc être trouvé entre la ville et l'OPHLM, mais aussi sans doute la co-propriété des Damades.
Telles sont les informations que je suis en mesure de porter à votre connaissance à ce jour, et que j'ai demandé à l'OPHLM de vous communiquer directement plus en détails.
Je vous prie de recevoir, Monsieur, mes cordiales salutations.

Jacqueline Fraysse
Députée des Hauts-de-Seine

**

Madame

Merci de votre réaction et intervention rapides.
Je transmets immédiatement votre réponse à M. Henri Danet, le président du Conseil syndical de la copropriété.
Au-delà de l'aspect financier et d'un accord entre toutes les parties, il reste que la priorité doit être accordée aux travaux.... le délai de 7 mois pour les effectuer dans l'intérêt de la sécurité des habitants de notre quartier est scandaleusement long. C'est beaucoup de chance qu'un accident ne soit pas encore survenu.

comptant sur vous,
bien cordialement

Roland RICHA
citoyen de Nanterre,
habitant du quartier du Mont-Valérien.

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Loi travail : Philippe Martinez accuse Valls de "jeter de l'huile sur le feu"


Le bras de fer entre les syndicats et le gouvernement se poursuit. Philippe Martinez a accusé jeudi Manuel Valls de « jeter de l'huile sur le feu » au sujet des violences dans les manifestations anti-loi travail, ajoutant que François Hollande devait « prendre les affaires en main ». « À chaque fois qu'on essaie d'apaiser les choses, le Premier ministre remet de l'huile sur le feu à l'issue des manifestations. (...) Dénigrer les syndicats, jeter le trouble en parlant de complicité entre casseurs et les services d'ordre des syndicats, c'est une façon de détourner le débat du fond du problème », a estimé Philippe Martinez sur BFM TV et RMC.

La loi travail, une question d'intérêt général
Le dirigeant cégétiste a déploré que le président de la République n'ait toujours pas répondu aux syndicats sur le projet de loi travail, examiné au Sénat jusqu'à vendredi. « On n'a pas de réponse de Hollande depuis le 20 mai. Il faut qu'il prenne les affaires en main », a-t-il insisté. Le conflit sur la loi travail n'est, selon lui, « pas un bras de fer », mais « une question d'intérêt général pour les salariés ».
« Il faut radicalement transformer la colonne vertébrale de ce texte, nous avons fait des propositions en ce sens et avons de plus en plus d'oreilles attentives. Pas forcément de la part de Manuel Valls, mais, en tout cas, la ministre a écouté », a détaillé Philippe Martinez, précisant qu'il allait téléphoner à Myriam El Khomri pour « savoir ce qu'elle pense de (leurs) propositions ».

Un problème de coordination des ordres
Concernant l'enquête parlementaire demandée par la CGT et sept autres organisations sur les violences pendant les manifestations, il a expliqué qu'il s'agissait de « faire toute la lumière ». « On ne montre pas du doigt les policiers. Il y a un problème de coordination des ordres. Pourquoi quelqu'un avec un marteau peut-il taper sur les vitres de l'hôpital Necker sans être appréhendé ? » a demandé Philippe Martinez.
Alors qu'on lui demandait si c'était un militant de la CGT qui avait cassé ces vitres, Philippe Martinez a répondu : « Quand on va aux manifs, on y va en tee-shirt, avec un jean et un auto-collant, pas avec un sac à dos avec un marteau et du verre pilé. Puisqu'on nous accuse, faisons la transparence. »

(23-06-2016 - Avec les agences de presse)

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Faire un tour


- Où c'est que tu vas?
- tourner autour du bassin de l'Arsenal
- t'as l'autorisation?
- ...!?

Roland RICHA
Jeudi, 23 juin 2013

"Ca nous a fait de la publicité. Je ne pense pas que c'était le but recherché", a ironisé Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO. Il défilera jeudi à partir de 14H00 avec M. Martinez, Bernadette Groison (FSU) ou Cécile Gondard-Lalanne (Solidaires).
Le parcours, proposé par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, sera resserré sur 1,6 km. Il démarre de la place de la Bastille, tourne autour du bassin de l'Arsenal puis revient à la célèbre place.

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mercredi 22 juin 2016

Statique


- On manifeste finalement ou pas?
- on manifeste
- à partir d'où?
- à 14h00 de la place de la Bastille jusqu'au bassin de l'Arsenal et on retourne au point de départ
- ça fait un peu plus d'1,5 kilomètre
- et alors?
- ça va être très statique
- ...!?

Roland RICHA
Mercredi, 22 juin 2016

Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL
Montreuil, le 22 juin 2016

Le Gouvernement avait franchi un nouveau cap dans sa volonté de bâillonner le mouvement social, en interdisant la manifestation parisienne du 23 juin.
Cette décision représentait une remise en cause grave d’une liberté fondamentale garantie par la constitution : le droit à manifester.
Les organisations ont toujours affirmé leur volonté de manifester pacifiquement.
Après des discussions serrées avec le Ministre de l’Intérieur, les organisations syndicales et de jeunesse ont obtenu le droit de manifester à Paris le 23 juin, sur un parcours proposé par le Ministre de l’Intérieur, ainsi que l’autorisation de manifester le 28 juin, selon des modalités à discuter avec la Préfecture.
Les organisations syndicales et de jeunesse ne se laisseront pas détourner du cœur du problème qu’est le projet de loi travail.
Un projet de loi largement rejeté par une majorité de français, sondage après sondage, mobilisation après mobilisation.
Un projet de loi visant le dumping social, rejeté par la majorité des organisations représentatives du pays et imposé aux forceps aux parlementaires par le 49/3 et la menace de l’utiliser de nouveau.
Les organisations syndicales et de jeunesse appellent les salarié-es, les jeunes,
les privé-es d’emploi et les retraité-es à participer à la votation.
Les organisations syndicales et de jeunesse affirment, depuis le début, leur disponibilité pour faire des propositions concrètes, porteuses de progrès social et de nouveaux droits.
Le Président Hollande n’a toujours pas répondu à notre lettre commune adressée le 20 mai dernier.
Le Président Hollande n’a d’autre issue, pour sortir de cette impasse, que de réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement.
Les organisations syndicales et de jeunesse appellent les salarié-es, jeunes,
privé-es d’emploi et les retraité-es à participer massivement aux manifestations des 23 et 28 juin.

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Loi travail : la manifestation finalement autorisée

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Les syndicats pourront finalement manifester à Paris jeudi sur un "parcours proposé par le ministre de l'Intérieur", a indiqué l'intersyndicale.
Le parcours proposé par le ministre de l'Intérieur démarrera place de la Bastille jusqu'au bassin de l'Arsenal et retournera à Bastille, a annoncé mercredi le leader de la CGT, Philippe Martinez, lors d'une conférence de presse de l'intersyndicale.

(22-06-2016 - Avec les agences de presse)

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Tollé après l'interdiction de la manifestation de jeudi contre la loi travail.


Aucun accord n'a été trouvé entre la CGT, FO et le ministère de l'Intérieur sur la tenue d'une éventuelle manifestation jeudi.
Les syndicats doivent se concerter avant la conférence de presse de 12 h 30 au siège de la CGT.

(22-06-2016 - Avec les agences de presse)

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La casse


- Face aux casseurs, le gouvernement interdit la manifestation
- eeuuhh...
- quoi?
- et face aux manifestants?
- il sort le 49.3
- c'est la même logique de casse
- ...!?

Roland RICHA
Mercredi, 22 juin 2016

Aucun accord n'a été trouvé entre la CGT, FO et le ministère de l'Intérieur sur la tenue d'une éventuelle manifestation jeudi.
Les syndicats doivent se concerter avant la conférence de presse de 12 h 30 au siège de la CGT.


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mardi 21 juin 2016

Courrier commun CGT, FIDL, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL adressé au Ministre de l’Intérieur



Réponse de l’intersyndicale au courrier du Ministre de l’Intérieur
Montreuil, le 20 juin 2016


Monsieur le Ministre,

Nous venons de prendre connaissance de votre courrier daté du 20 juin nous demandant de renoncer à la tenue de la manifestation prévue ce jeudi 23 juin.
Cette manifestation déclarée à la Préfecture de police par courrier daté du 16 juin devait se tenir de la place de la Bastille à la place de la Nation.
Vous nous avez proposé d’étudier l’alternative consistant à renoncer à ce parcours au profit d’un rassemblement statique.
Or, ceci est une remise en cause d’un droit fondamental, la liberté de manifester puisque votre proposition ne constitue par une réelle alternative. En effet, nul doute qu’un tel rassemblement serait beaucoup plus dangereux pour la sécurité de nos militants.
En effet, lors des dernières manifestations, il ne vous aura pas échappé que c’est dans les lieux d’arrivée des manifestations que les tensions ont été les plus vives.
Les « casseurs » n’étant pas stoppé dans leur progression, ils se retrouvent face aux forces de l’ordre et à notre service d’ordre au point d’arrivée. Nous avons tous pu constater que les échauffourées les plus graves ont eu lieu à ce moment-là.
Nous réfutons d’ailleurs l’affirmation contenue dans votre courrier selon laquelle certains militants syndicaux auraient délibérément agressé des forces de l’ordre.
Ce semblant d’alternative n’est pas acceptable. C’est la raison pour laquelle nous vous
demandons de nous faire une nouvelle proposition de manifestation garantissant la sécurité de tous.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, nos salutations distinguées.

CGT, FIDL, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL

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lundi 20 juin 2016

Lettre à M.le maire et à Mme la députée de Nanterre

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Le 08 décembre 2015 le bibliobus a défoncé la placette (voir photo) jouxtant la copropriété des Damades et donnant accès à l'allée du même nom.
Le 08 juillet 2016 ça fera donc exactement sept mois.

Entretemps, j'ai écrit M.Gilles Gauche-Cazalis (élu chargé de l'espace public), qui m'a transmis des informations utiles et m'a recommandé de contacter le président du Conseil de quartier du Mont-Valérien ainsi que l'OPHLM.
J'ai écrit à M.Jamel Mazouzi (président du Conseil de quartier du Mont Valérien), sans réponse.
J'ai écrit à Mme Marie-Claude Garel (présidente de l'OPHLM), sans réponse.

M.le Maire,
Mme la Députée

Je vous demande si vous avez quelque prérogative pour résoudre ce problème?
Si oui, de me dire ce que vous envisagez comme démarche,
si non, de me dire ce que je dois faire.

Bien respectueusement,

Roland RICHA
citoyen de Nanterre,
habitant du quartier du Mont-Valérien.
Contact: rolland.richa@wanadoo.fr
   
Copie à M. Henri DANET,
président du Conseil syndical de la copropriété des Damades
Contact: hdanet@orange.fr
   

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En ligne


- Dis donc...
- oui?
- je t'envoies le lien du site permettant d’exprimer ton avis sur la loi Travail
- ça sert à quoi?
- à t'exprimer
- oui mais... et le 49-3?
- ...!?

Roland RICHA
Lundi, 20 juin 2016


Loi Travail - Votation citoyenne en ligne : http://www.cgt.fr/Votation-citoyenne-en-ligne.html
   

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Loi travail - Manifestations : la réponse de la CGT à Manuel Valls


Le numéro un de la CGT Philippe Martinez a estimé que c'était « au gouvernement de donner des signes d'une volonté de sortie de crise » dans le conflit sur le projet de loi travail, dimanche lors du Grand Rendez-vous Europe1-Le Monde-i>Télé. Il était interrogé sur les propos du Premier ministre Manuel Valls qui, dans une interview au Journal du dimanche, a appelé les opposants à la loi travail à « annuler eux-mêmes » les rassemblements, compte tenu du contexte de fortes tensions.
« C'est au gouvernement de donner des signes d'une volonté de sortie de crise. (...) Il y a quatre mois que le problème est posé et quatre mois que le gouvernement refuse toute discussion et toute proposition des sept organisations syndicales dans ce conflit », a déclaré Philippe Martinez. « C'est bien le gouvernement qui refuse tout dialogue », a-t-il ajouté en indiquant que les prochaines journées d'action des 23 et 28 juin étaient maintenues.

« Pourquoi ces casseurs continuent-ils de casser ? »
À propos des violences en marge des manifestations, Philippe Martinez s'est interrogé sur les « ordres donnés » aux forces de l'ordre. « Oui, il y a un problème avec la violence, les policiers font du bon travail, ont beaucoup de travail. Le problème qu'on dénonce, ce sont les ordres qui leur sont donnés de non-intervention vis-à-vis des casseurs. On veut faire porter au mouvement social les problèmes en dehors des manifestations », a-t-il dit.
« Pourquoi ces casseurs continuent-ils de casser ? » s'est-il interrogé. « Toutes les violences se font en dehors des cortèges syndicaux. La question que nous posons, c'est pourquoi ça continue ? Qui donne des ordres ? Ça ne peut se passer qu'au niveau du préfet ou du ministre de l'Intérieur », a-t-il insisté en rappelant que la protection de la sécurité à l'extérieur des cortèges relevait de la police et que les manifestations étaient autorisées par les préfectures de police.

(20-06-2016 - Avec les agences de presse)

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samedi 18 juin 2016

Gérard Filoche : "Même une chèvre gagnerait contre Hollande"


Membre du bureau national du PS, Gérard Filoche est candidat à la primaire ouverte de la gauche. L'ancien inspecteur du travail juge sévèrement le quinquennat de François Hollande. Et se présente en « défenseur des petits salaires ». Entretien.
(Propos recueillis par Hugo Domenach)

Pourquoi êtes-vous candidat à cette primaire ?
À 70 ans, je pense que je peux défendre utilement les petits salaires et les petites retraites. Ma candidature s'inscrit dans la continuité de l'opposition à la loi El Khomri. Moi, personne ne me fera céder. J'irai chercher les dividendes. Je ne trahirai jamais une promesse. Vous savez, personne ne croyait à Bernie Sanders aux États-Unis ou à Jeremy Corbyn en Grande-Bretagne au début...

Êtes-vous surpris par l'annonce de son organisation (La primaire) ? 
Elle était inévitable. C'était la position du PS depuis longtemps et il était difficile d'en changer. Des millions de gens vont y participer. Il fallait un candidat unique qui puisse rassembler la gauche majoritaire dans ce pays. La droite gagne les élections en pourcentage parce que les électeurs de gauche s'abstiennent à cause de la politique menée par Hollande. Sans candidat unique, il restera 20 députés de gauche, 0 Front de gauche et 0 Vert. Le désastre.


Certains frondeurs, comme Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, sont tentés de se présenter. L'aile gauche du PS ne risque-t-elle pas d'être surreprésentée lors de cette primaire ?
Vous croyez que beaucoup de gens vont défendre les bas salaires et les petites retraites ? On verra bien qui se présente. Mélenchon ne veut pas de primaire. Il a tort. Il devrait y participer. Le Parti communiste a laissé la porte ouverte. Les Verts, on ne sait pas trop.

Si Hollande gagne la primaire, ferez-vous campagne derrière lui ? 
Il ne peut pas gagner. S'il était qualifié pour le second tour, 3 millions de personnes voteraient contre lui. Tous les mélenchonistes, tous les Verts, tous les communistes, tous les manifestants contre la loi El Khomri. Même une chèvre gagnerait contre Hollande. S'il se soumet à la primaire, ce sera le Salon de l'agriculture tous les jours ! Comment peut-on imaginer qu'après un tel quinquennat on puisse proposer autre chose ? Il ne devrait même pas se présenter. J'ai été très nuancé avec lui pendant les trois premières années de son quinquennat. Puis, j'ai eu le projet de la loi El Khomri entre les mains. Je n'aurais jamais imaginé que ce serait aussi scandaleux. C'est le pire texte jamais produit depuis un siècle. Macron et Valls, c'est la faute de Hollande. Tout le monde le sait. D'ailleurs, si Valls se présente, il ne fera même pas 2 %.

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