mardi 31 mai 2016

La CGT va "porter plainte pour diffamation" contre Pierre Gattaz


La CGT "a décidé de porter plainte pour diffamation" contre le président du Medef, Pierre Gattaz, après ses propos polémiques évoquant "des minorités qui se comportent un peu comme des (...) terroristes", a annoncé mardi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.
"C'est un appel à l'insurrection contre la CGT, en tout cas à des violences contre la CGT", a estimé M. Martinez lors d'un déplacement à Fougères (Ille-et-Vilaine).

(31-05-2016 - Avec les agences de presse)

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Guerre civile en France



- Où vas-tu papy?
- manifester
- avec les terroristes?
- ...!?

Roland RICHA
Mardi, 31 mai 2016

Dans un entretien publié lundi par Le Monde, Pierre Gattaz, patron des patrons, a accusé les militants de la CGT de se comporter comme des "voyous" et des "terroristes".

Quatre membres du conseil national du PS (Mehdi Ouraoui, Charlotte Brun, Naima Charaï, Stéphane Delpeyrat) exigent des excuses dans un communiqué : "Ces propos sont inacceptables dans le dialogue social comme dans notre République, a fortiori alors qu'elle a été durement éprouvée par des attentats ces derniers mois. Nous exigeons qu'il retire immédiatement ces propos indécents et présente ses excuses aux partenaires sociaux, ainsi qu'aux victimes du terrorisme et à leurs familles. Nous demandons au gouvernement de condamner fermement les propos inqualifiables de M. Gattaz."

La CGT va "porter plainte pour diffamation" contre Pierre Gattaz
La CGT "a décidé de porter plainte pour diffamation" contre le président du Medef, Pierre Gattaz, après ses propos polémiques évoquant "des minorités qui se comportent un peu comme des (...) terroristes", a annoncé mardi le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.
"C'est un appel à l'insurrection contre la CGT, en tout cas à des violences contre la CGT", a estimé M. Martinez lors d'un déplacement à Fougères (Ille-et-Vilaine).

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lundi 30 mai 2016

Patrick Jarry salue la décision du Premier Ministre de rendre à la Ville de Nanterre la maîtrise de la totalité de son territoire et de mettre fin à la tutelle de l’Etat sur La Défense


Le Premier Ministre vient de rendre officielle la décision du gouvernement de mettre fin à la tutelle de l’Etat sur La Défense et l’aménagement de toute une partie du territoire de Nanterre, de mettre fin à l’existence de deux établissements publics distincts, et de créer, à partir du 1er janvier 2017, un seul Etablissement Public Local chargé de aménagement et de la gestion du quartier d’affaires de La Défense, dans son périmètre historique, qui n’inclut pas Nanterre.
Pour la première fois, le Directeur Général de cet établissement ne sera plus nommé par l’Etat, mais choisi par le conseil d’administration du nouvel établissement, dans lequel les collectivités locales resteront majoritaires.
Cette annonce constitue une décision historique pour La Défense, et une grande victoire pour la Ville de Nanterre qui, pour la première fois depuis 1958, va retrouver l’entière maîtrise de l’aménagement de son territoire. Pour mesurer son importance et son ampleur, cette décision signifie que la Ville de Nanterre aura l’entière maîtrise des opérations d’aménagement Seine-Arche, Université - Coeur de quartier, et des Groues, qui va devenir un nouveau quartier de Nanterre.
Durant des décennies, Nanterre, ville populaire aux portes du quartier d’affaires, a été l’objet de toutes les convoitises et de tous les fantasmes de l’Etat aménageur, qui a longtemps pensé pouvoir y étendre La Défense et ses tours. En 2000, l’équipe municipale alors dirigée par Jacqueline Fraysse avait gagné une belle avancée en sortant Nanterre du périmètre d’action de l’EPAD et en obtenant la création de l’EPASA, cet établissement restant toutefois sous la tutelle de l’Etat. En 2009 encore, nous avons dû nous battre pour empêcher le projet du président Sarkozy d’étendre La Défense à Nanterre et de placer sous tutelle de l’Etat l’aménagement de la moitié du territoire de notre commune
Ces dernières années, à force de mobilisation et de détermination, nous sommes parvenus à freiner ces appétits, et à développer dans les secteurs aménagés par l’EPAD puis l’EPADESA des projets qui correspondent aux besoins des Nanterriens, notamment sur la ZAC Seine-Arche. Mais ne nous y trompons pas : ces projets visaient en grande partie à réparer les erreurs commises par l’Etat dans le passé. Et il nous a fallu beaucoup d’énergie pour négocier avec une tutelle tatillonne et coûteuse, ne disposant pas de capacité d’emprunts.
Nanterre retrouve sa liberté. Les opérations menées par l’Etat sur notre territoire resteront des opérations d’intérêt national, mais l’établissement qui les conduira ne sera plus sous la tutelle de l’Etat. C’est un changement majeur. La Ville aura le choix entre recourir au futur établissement public local, ou utiliser les outils d’aménagement dont elle s’est dotée. Nous souhaitons instaurer une relation partenariale nouvelle avec l’Etat : celui-ci devra se positionner en accompagnateur et en facilitateur de nos projets, notamment pour assurer les suites des opérations qu’il a engagées ces dernières années via l’EPADESA. Nous y serons bien entendu très attentifs.
Une page va également se tourner dans l’aménagement et la gestion la gestion du quartier d’affaires de La Défense. Lui aussi sera pour la première fois de son histoire piloté par les collectivités locales qui ont un lien avec La Défense et un rôle à jouer dans son avenir. Ces collectivités – les communes alentours, mais aussi le nouvel Etablissement Public Territorial Paris-Ouest-La Défense, le Département des Hauts-de-Seine, la Métropole du Grand Paris et la Région – devront, pour assurer cet avenir, parvenir à un accord sur les grandes orientations qui devront prévaloir pour que le quartier d’affaires conserve sa place dans la métropole et dans le monde de demain.
Pour développer cette ambition, elles pourront s’appuyer sur le consensus qui s’est récemment dégagé au sein de l’EPADESA et de De Facto autour du Projet Stratégique Opérationnel adopté par l’EPADESA en mars dernier, et qui consiste à fonder le développement du quartier d’affaires non plus sur son extension, mais sur son ouverture aux territoires alentours, son renouvellement, sa diversification.
C’est ce changement de modèle que je continuerai de défendre au sein du futur établissement ; pour que La Défense rayonne au sein d’un territoire équilibré, durable, respectueux de ses habitants et de ses usagers.

Patrick Jarry,
Maire de Nanterre
et Président du Conseil d’Administration de l’EPADESA
(Nanterre, le 28 mai 2016)

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Congrès



- Le PCF tient son 37e congrès du 02 au 05 juin à Aubervilliers
- eeuuhh...
- quoi?
- un congrès... c'est tout les combien?
- tous les trois ans
- j'aurais pensé tous les cinq ans
- pourquoi?
- avant l'élection présidentielle
- ...!?

Roland RICHA
Lundi, 30 mai 2016

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Le PCF va "lancer un appel" pour une "candidature commune d'alternative à gauche"


Le Parti communiste (PCF), qui tient son Congrès cette semaine à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), va "lancer un appel" pour une "candidature commune d'alternative à gauche", a indiqué lundi son secrétaire national, Pierre Laurent.
"Nous allons lancer un appel très clair au Congrès pour poursuivre nos efforts jusqu'à l'automne pour obtenir une candidature commune d'alternative à gauche, et ne pas laisser l'émiettement aller à son terme", a expliqué M. Laurent sur LCI.
Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche) a d'ores et déjà "proposé" sa candidature mais refuse de participer à une primaire. Le 2 mai, sept responsables communistes dont un membre du Conseil national, Francis Parny, ont signé une tribune de soutien à M. Mélenchon contre l'avis de la direction du parti.
Que le texte proposé par le Conseil national, dans le cadre de la préparation du Congrès, n'ait obtenu que 51% des voix parmi les militants communistes, est-ce un désaveu ? "Non. Ca a été un moment du débat. Les communistes ont voulu dire une chose (...): que dans cette primaire, ce qui n'avait d'ailleurs jamais été mon idée, il ne fallait surtout pas qu'il y ait François Hollande, Manuel Valls ou quelqu'un qui défende cette politique. Évidemment non ! Donc cette chose a été clarifiée", a expliqué Pierre Laurent.
Pour le sénateur de Paris, le "chaos provoqué par François Hollande et Manuel Valls ouvre un boulevard à la droite". "Pour conjurer ce problème, je dis qu'il faut que l'ensemble du Front de gauche, donc Jean-Luc Mélenchon, les communistes, mais aussi des socialistes, des écologistes qui ne veulent pas de ça, et beaucoup de citoyens qui sont dans l'action (contre la loi) El Khomri, aient un seul candidat. Pas trois ou quatre, parce que là nous allons à la défaite assurée et nous n'avons pas besoin de ça devant les dangers qui se profilent".
Le PCF tient son 37e congrès de jeudi à dimanche à Aubervilliers. De son côté, dimanche, Jean-Luc Mélenchon participe à un "défilé de la France insoumise" et prendra la parole Place de Stalingrad à Paris.

(30-05-2016 - Avec les agences de presse)

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dimanche 29 mai 2016

Rassemblement de solidarité avec Ben Oumar devant le lycée Jean Monnet à Montrouge

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Vendredi 27 mai à 10 heures, une centaine d’élèves, des personnels et enseignants du lycée Jean Monnet à Montrouge se sont rassemblés autour de Ben Oumar, élève de l’établissement menacé d’expulsion. Arrivé en juin 2015 de Côte d’Ivoire après un long et dangereux voyage  --4 jours en Méditerranée sur un Zodiac avant d’être secourus--, pris en charge par l’ASE, il s’est inscrit pratiquement tout seul en CAP à Jean Monnet
Des enseignants, des personnels, des élèves du lycée Jean Monnet à Montrouge soutenus par des élus (Yasmine Boudjenah, maire adjointe de Bagneux, Jean-Marc Germain député, Catherine Picard et Joaquim Timoteo, Conseillers départementaux (Montrouge-Malakoff) se sont rassemblés devant l’établissement au moment de la récréation de 10 heures autour de Ben Oumar pour le placer symboliquement sous leur protection. Il est le plus immédiatement menacé mais d’autres élèves de l’établissement le sont aussi et ils bénéficieront, eux aussi, de cette protection. Prises de parole RESF, le député, l’élue de Bagneux, le proviseur, l’infirmière. Des photos ont été prises, qui seront envoyées au sous-préfet d’Antony.
Ils demandent au sous-préfet d’Antony de retirer l’Obligation de quitter le territoire français (OQTF) délivrée à cet élève de CAP Maintenance des Bâtiments Collectifs (MBC).
Ne pouvant plus être pris en charge par ce qui reste de sa famille en Côte d’Ivoire, déscolarisé, Ben Oumar a choisi une autre vie.  Burkina Faso, Niger, Lybie, 4 jours en Méditerranée, Italie, il est arrivé en France en juin 2015. Pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance des Hauts de Seine (ASE), il réussit à se scolariser. Alors qu’il devait être mis à la rue à son 18e anniversaire en mars 2016, ses bons résultats scolaires et son comportement convainquent l’ASE de lui accorder un Contrat Jeune majeur.
Malgré cela, la sous préfecture d’Antony lui a délivré une OQTF.
Une pétition demandant un titre de séjour pour Ben Oumar Diomande a déjà recueilli 250 signatures de personnels, d’enseignants et d’élèves dans l’établissement et 250 sur Internet: http://resf.info/P3075
Douze adultes (proviseur, profs, CPE, infirmière) ont rédigé une lettre personnelle au sous-préfet pour lui dire le bien qu’ils pensent de ce garçon et lui demander qu’il le laisse vivre en France.

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vendredi 27 mai 2016

Nanterre: Hôpital (toujours) debout le 24 juin prochain

« Hôpital debout ! » le 10 mai dernier.
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Fort du succès de sa première nuit « hôpital debout ! » le 10 mai dernier, le Comité de défense et de modernisation de l’hôpital de Nanterre a décidé de reconduire une telle mobilisation le vendredi 24 juin dès 19h dans la cour d’honneur du CASH. Dans le même temps, les recours- notamment auprès de la ministre de la santé- se multiplient contre la décision arbitraire et autoritaire de l’Agence régionale de santé (ARS) de fermer la chirurgie conventionnelle dès cet été et la chirurgie ambulatoire dès septembre prochain.
La légitime colère des usagers, des personnels et des élus ne cesse de croître tant ces dispositions sont injustes et irresponsables : les populations du territoire, déjà particulièrement défavorisées en termes d’accès à la prévention et aux soins, vont être privées de pans entiers du service public qu’il s’agisse par exemple de l’orthopédie ou de l’odontologie sous anesthésie pour les enfants handicapés. Force est de constater que le gouvernement via l’ARS organise le dépeçage progressif du CASH dans le plus grand mépris des besoins en santé public des populations mais également des règles de démocratie sanitaire et sociale comme le montre le refus du Préfet de police de Paris, président du conseil d’administration du CASH, d’effectuer un recours contre ces décisions comme l’ont pourtant exigé de lui, à l’unanimité les membres du conseil, le 8 avril dernier.
Tous ensemble, restons déterminés à ne pas laisser faire ça !

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Loi travail: l'intersyndicale appelle à "amplifier les mobilisations" en ligne de mire la date du 14 juin pour sa 9e journée de mobilisation

Des manifestants défilent contre la loi travail le 26 mai 2016 à Toulouse (Afp)

Les opposants au projet de loi travail ont appelé à "amplifier les mobilisations", en particulier dans les secteurs qui restent engagés dans des mouvements de grèves, dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi.
"Les organisations appellent à poursuivre et amplifier les mobilisations", notamment "en multipliant et en soutenant les actions décidées par les salarié-es en assemblées générales, y compris reconductibles", a écrit l'intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, Fidl, UNL.
Près de 300.000 personnes selon la CGT, 153.000 selon les autorités, ont défilé dans le pays jeudi, 8e journée d'action depuis début mars.
Si elle souhaite "des temps forts de convergences de luttes interprofessionnelles (...) dans les prochains jours", l'intersyndicale garde en ligne de mire la date du 14 juin pour sa 9e journée de mobilisation, avec "une puissante manifestation nationale" à Paris. Une date choisie pour coincider avec le début des débats sur le texte controversé au Sénat.
Les organisations annoncent qu'elles "déploieront dès le début de la semaine prochaine" leur "votation citoyenne", une grande consultation sur le projet de loi travail qui doit être menée jusqu'au 14 juin dans "les entreprises, les administrations et lieux d'études".
Ces syndicats déplorent aussi le silence de l'exécutif alors qu'ils ont demandé à être reçus dans un courrier à Francois Hollande la semaine dernière: "Alors que celui-ci dit faire du dialogue social sa méthode de gouvernement, les organisations attendent toujours la réponse à leur courrier".
"La violence des propos tenus par le gouvernement, le mépris à l'égard du mouvement social et son entêtement à ne pas retirer le projet de loi renforcent la détermination" des opposants au texte, estiment-ils aussi.
La contestation est restée forte jeudi avec une multiplication des blocages, des arrêts de travail et des manifestations parfois émaillées de violences.
Le Premier ministre, Manuel Valls, a jugé "inacceptable" de "bloquer un pays". S'il a évoqué des "améliorations" possibles du projet de loi, il a affirmé qu'il était hors de question de "toucher à l'article 2", le plus contesté, qui consacre la primauté de l'accord d'entreprise en matière d'aménagement du temps de travail.
Dans la soirée, la ministre du Travail Myriam El Khomri a à son tour exclu de "dénaturer" le projet de loi, en revenant sur l'article 2.

(27-05-2016 - Avec les agences de presse)

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Islamophobie: Construction d'un ennemi intérieur?

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mercredi 25 mai 2016

Allez donc au cinéma !

L'Instinct de résistance
Documentaire (1h27min) de Jorge Amat
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Les Lumières
49 rue Maurice-Thorez 92000 Nanterre

Vendredi 27 mai à 20h30 (suivi d'un débat). Avec "Court Métrage".

Bande annonce sur:
http://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01692309/src/xpfmxl/zone/1/showtitle/1/
   



mardi 17 mai 2016

Décapitalisme

Lors d'une manifestation contre la Loi travail à Nantes
(Photo: Stephane Mahe/Reuters)
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Prestidigitateur


- "Ça va mieux, c'est une réalité, pas un propos de campagne"
, a déclaré mardi 17 mai le président de la République, François Hollande, sur Europe 1
- Monsieur... Monsieur...
- oui?
- comment distingue-t-on la campagne de le réalité?
- ...!?

Roland RICHA
Mardi, 17 mai 2016

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Stopper cette spirale infernale



Dès le début du quinquennat, nous avons alerté sur les engagements non tenus et les choix politiques ultra-libéraux de François Hollande.
Au fil du temps, la dérive en faveur de la finance et du grand patronat contre les salariés et l’intérêt général du pays, n’a fait que s’accentuer.
Outre les milliards d’argent public versés aux entreprises du CAC 40 sans aucun contrôle de leur utilisation (et sans aucun résultat), les textes portant atteinte aux droits des salariés se sont multipliés: de la loi Sapin sur l’Accord National Interprofessionnel (ANI) en 2013, en passant par les lois Rebsamen sur le dialogue social et Macron l’an dernier, généralisant notamment le travail du dimanche et de nuit, la loi El Khomri aujourd’hui va encore plus loin contre le monde du travail.
Si l’on ajoute la dérive sécuritaire avec l’état d’urgence permanent et la tentative de déchéance de nationalité...
Il n’est pas étonnant que le «peuple de gauche» et plus encore, le peuple de France, ne s’y retrouve pas tant ses valeurs fondamentales sont bafouées.
Évidemment, dans une telle situation, le rejet de cette politique est de plus en plus massif de la part des citoyens. Évidemment les députés de la majorité sont de plus en plus réticents à la soutenir ouvertement. Ainsi, au-delà d’un noyau de fidèles prêts à tout au nom de la défense de la maison PS et par-delà les quelques «frondeurs» dont le niveau de détermination est variable, un nombre grandissant de députés socialistes fuit le débat et le vote de dispositions qu’ils redoutent de devoir assumer sur le terrain.
Évidemment, le gouvernement qui refuse de modifier ses choix de plus en plus contestés, est amené à les imposer par des gestes de plus en plus autoritaires, aussi bien dans la criminalisation et la répression violente des mouvements sociaux, qu’au parlement avec l’application du 49-3.
Après avoir usé de cet instrument anti démocratique à la fin de l’examen de la loi Macron pour finir de la faire adopter, il utilise aujourd’hui le même outil, mais se voit contraint de l’appliquer dès le début du texte, muselant ainsi complètement le parlement et accentuant encore un peu plus son insupportable autoritarisme.
C’est un engrenage : de plus en plus coupé du peuple et de sa représentation parlementaire allant jusqu’à n’avoir plus de majorité pour voter, le gouvernement multiplie les actes de plus en plus autoritaires accentuant encore un peu plus la fracture populaire et réduisant encore plus sa base parlementaire...
Il y a urgence à arrêter cette fuite en avant qui nous mène au pire.
C’est ce que j’ai tenté de faire, avec les autres députés du Front de Gauche, en rassemblant nos collègues socialistes, écologistes, radicaux et non-inscrits sur une motion de censure « de gauche » qui , pour la première fois, à bien failli aboutir puisqu’il n’a manqué que deux signatures.
C’est la preuve qu’il faut persévérer ! dans les entreprises, les villes et les quartiers, dans les rues et sur les places... et au parlement.
Pour l’heure, ayant la volonté de tout faire pour arrêter cette loi extrêmement grave - refusée par 70% de la population - et exiger un changement de gouvernement afin de mettre en oeuvre une autre politique, j’ai voté la motion de censure déposée par la droite puisque la constitution actuelle - qu’il faut modifier - ne me permet pas de l’exprimer autrement.
La question urgente et grave posée aujourd’hui avec force, n’est pas de savoir s’il faut ou non mêler ses voix à celles de la droite, mais de faire le maximum pour arrêter cette spirale infernale qui conduit le pays et son peuple au désastre.

Jacqueline Fraysse,
députée de Nanterre-Suresnes
Mai 2016

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vendredi 13 mai 2016

Une nuit «hôpital debout!»

«l’humain est la boussole »
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Nombreux sont ceux qui ont répondu à l’appel du Comité de défense et de modernisation de l’hôpital de Nanterre le 10 mai : habitants, patients, soignants, personnalités culturelles, organisations syndicales et élus se sont massivement rassemblés dans la cour d’honneur du CASH pour une nuit «hôpital debout!».
Très rapidement, la soirée - qui débutait à 18h30- s’est organisée autour de prises de paroles très diverses mais convergeant toutes pour dire leur attachement à cet hôpital public «pas comme les autres» où «l’humain est la boussole ».
Le président du Comité a, pour sa part, souligné à quel point la mobilisation de tous depuis près de quatre ans a permis jusqu’alors d’éviter le pire et que, plus que jamais, alors que l’ARS a annoncé sa décision de fermer la chirurgie, il faut poursuivre la lutte sous toutes les formes qui s’offrent à nous.
Des personnalités locales ont dit de nouveau avec émotion l’histoire du CASH, les liens tissés avec la population.
Le maire a, quant à lui, réaffirmé sa volonté de défendre l’hôpital. Des personnels du secteur social- qui accueille quotidiennement près d’un millier de personnes en grande précarité- et des usagers qui y sont soignés et accompagnés, ont témoigné de la nécessité qu’existe un tel lieu, unique en France, alliant prise en charge sociale et médicale.
Des soignants ont exprimé leurs difficultés à travailler avec ce «couperet au-dessus de la tête que leur impose l’ARS depuis quatre ans», mais leur détermination aussi à ne «pas baisser les bras pour les patients».
La députée, arrivée directement du parlement où le recours au 49-3 venait d’être annoncé par le gouvernement en cours d’après-midi, a fait écho aux propos d’autres intervenants (organisations syndicales, chercheurs et militants de gauche notamment) : l’arbitraire et la brutalité des décisions de l’ARS sont à l’image de ce gouvernement qui censure le débat démocratique et demeure obstinément sourd aux cris du peuple et aveugle à la réalité d’extrême précarité qui s’accroît dans notre pays, et qui exige de toute urgence un véritable changement de politique.
C’est en musique que les échanges se sont poursuivis jusque très tard dans la nuit...

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Éthique


- "Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne"
- eeuuhh...
- quoi?
- et quand c'est un député?
- s'il est socialiste, alors c'est la Haute Autorité éthique
- ...!?

Roland RICHA
Vendredi, 13 mai 2016

Cambadélis saisit la Haute Autorité éthique du PS sur les 24 députés frondeurs.

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jeudi 12 mai 2016

Cambadélis saisit la Haute Autorité éthique du PS sur les 24 députés frondeurs


La tentative de renversement du gouvernement va laisser des traces à gauche. Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a annoncé jeudi  avoir saisi la Haute Autorité éthique du parti au sujet des 24 députés socialistes signataires de la motion de censure de gauche, qui a échoué de peu, contre le gouvernement.
"Jean-Christophe Cambadélis a décidé de saisir la Haute Autorité éthique" du Parti socialiste "sur le cas des 24 députés socialistes qui ont proposé de renverser leur gouvernement via une motion de censure", indique la déclaration transmise par Corinne Narassiguin, porte-parole du PS.
Il s'agira pour la Haute Autorité de "statuer" sur ce cas de figure sans précédent, en clair sur la "possibilité de sanctions et jusqu'où elles peuvent aller", a expliqué un responsable PS. Ce responsable n'a pas précisé quand pourrait se réunir la Haute Autorité éthique, mais elle le fera "assez rapidement", a-t-il indiqué toutefois, rappelant que le prochain Bureau national du PS, son instance dirigeante, se tiendra le 23 mai. Cette même source n'a pas précisé non plus le type de sanctions qui pourraient être prises.
Des députés socialistes "frondeurs" ont échoué de peu mercredi à bâtir une motion de censure contre le gouvernement avec des élus écologistes et Front de gauche, opposés au projet de loi travail. Le projet de motion de censure "des gauches et des écologistes" a recueilli 56 signatures sur les 58 requises. Parmi les signataires socialistes de cette motion figurent notamment Aurélie Filippetti et Benoît Hamon, respectivement anciens ministres socialistes de la Culture et de l'Éducation. Figurent également les députés socialistes Laurent Baumel et Christian Paul, deux porte-voix des "frondeurs" du PS qui n'ont pas ménagé leurs critiques du projet de loi travail ces derniers jours. Ce jeudi, la motion de censure de la droite a échoué.

(12-05-2016 - Avec les agences de presse)

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Loi travail : la motion de censure est rejetée


Comme on s'y attendait, la motion de censure de la droite a été rejetée au Parlement, la loi travail a donc été adoptée en première lecture par l'Assemblée nationale. La motion LR-UDI a recueilli 246 voix, en dessous des 288 voix - majorité absolue actuelle des députés - qui auraient été nécessaires pour renverser le gouvernement de Manuel Valls, selon les résultats annoncés au perchoir par le président de l'Assemblée, Claude Bartolone (PS).
Le Premier ministre, Manuel Valls, les a entendus dans l'hémicycle avec le sourire. Il a ensuite quitté un Palais-Bourbon placé sous très haute sécurité, étant donné la proximité de la manifestation contre le projet de loi, parfois émaillée de violences.
Le soutien à la censure est cependant plus élevé que lors des précédents engagements de responsabilité pour la loi Macron (234 voix en première lecture en février 2015, 198 voix en deuxième lecture en juin 2015). Comme attendu, tous les élus LR (196), quasiment tous les UDI (27 sur 30) et, pour des raisons opposées, les dix députés Front de gauche (plus un ultra-marin siégeant dans leur groupe) ont voté en faveur de la censure du gouvernement, lors du scrutin dans les salons attenants à l'hémicycle. S'y sont ajoutés deux écologistes, Isabelle Attard et Sergio Coronado, ainsi que deux ex-PS, Pouria Amirshahi et Philippe Noguès.
Parmi les autres parlementaires ayant approuvé la motion figurent les deux élus FN Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan et Jean Lassalle, en retrait du MoDem. Le texte poursuivra son parcours au Sénat à partir du 13 juin.

(12-05-2016 - Avec les agences de presse)

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Manifestations partout en France contre la loi travail et le 49-3

Les secrétaires généraux de la CGT, Philippe Martinez (G) et FO, Jean-Claude Mailly (D) se serrent la main en tête de cortège contre la loi Travail, le 12 mai 2016 à Paris (Afp)

Des manifestations avaient lieu jeudi dans toute la France à l'appel des syndicats opposés à la loi travail, à quelques heures du débat sur la motion de censure à l'Assemblée nationale.
Il s'agit de la cinquième journée de mobilisation nationale et unitaire en deux mois à l'appel de la CGT, FO, FSU, Solidaires, l'Unef, l'UNL et Fidl.
A Paris, le cortège de plusieurs milliers de manifestants, très encadré par les forces de l'ordre, se dirigeait depuis la place Denfert-Rochereau vers l'Assemblée nationale où à 16H00 sera discutée une motion de censure de la droite contre le gouvernement, qui n'a presque aucune chance de passer.
"Le gouvernement n'arrivera pas à faire taire les jeunes", a affirmé le président de l'Unef, William Martinet, en tête de manifestation, tandis que Jean-Claude Mailly a voulu se montrer "optimiste" en rappelant qu'il y a dix ans le contrat première embauche (CPE) avait été "adopté, voté, et retiré".
"Il y a besoin de passer à la vitesse supérieure", a déclaré Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, dans une interview à l'Humanité. Pour lui, "les salariés semblent décidés à s'engager dans un mouvement dur".
Les syndicats avaient renforcé aussi leurs propres services d'ordre provoquant des réactions hostiles. "SO (service d'ordre ndlr) salaud, le peuple aura ta peau" ou "flics, SO, même combat", ont crié des manifestants.
A Toulouse, 12.000 personnes selon les syndicats, 3.000 selon la préfecture manifestaient dans le centre-ville. "Avec cette loi, on nous crache à la figure", s'indignait Nathalie, infirmière de 44 ans, se disant "un peu écoeurée" par la "façon de faire" du gouvernement.
A Grenoble, un millier de personnes selon la police, 4.000 selon la CGT, a manifesté dans la calme aux cris de "49-3 on n'en veut pas, Grenoble soulève-toi" ou "P comme pourris, S comme salauds, à bas le parti socialiste".
A Rennes, selon la préfecture, la manifestation a rassemblé 1.500 personnes, dont 500 jeunes, qui ont commencé à se disperser vers 13H30 sans incidents majeurs.
Plusieurs centaines de personnes étaient aussi rassemblées à Nantes ou encore Marseille, entre 1.000 et 1.500 à Bordeaux, a constaté l'AFP. Ils étaient 750 à Lyon selon la préfecture, entre 600 (police) et 1.200 (organisateurs) à Montpellier. Dans la matinée, environ 1.200 manifestants avaient défilé à Pau, autant à Bayonne selon la police.
Dans le défilé montpelliérain, le secrétaire de l'union départementale CGT de l'Hérault Serge Ragazzacci a dénoncé "un attentat contre la démocratie et le peuple" de la part du gouvernement.
Côté lycéens, Pierre Monquet, vice-président du SGL, a évoqué "une faible mobilisation" à un mois du Bac, avec des blocages filtrants dans une trentaine de lycées en France. C'était notamment le cas du lycée Sophie Germain à Paris, où Juliette, 17 ans, élève de Terminale, dit avoir fait "toutes les manifs depuis le 9 mars".
Le lycée Henri IV était également bloqué, la porte d'entrée barrée d'un drap: "Le Medef ordonne, le gouvernement obéit, la jeunesse résiste".
Des manifestations ont aussi gêné la circulation dans la matinée autour de Nantes, Rennes et au pont de Tancarville (Seine-Maritime).
Deux autres journées de mobilisation ont été fixées aux 17 et 19 mai, à l'appel des sept syndicats, et des grèves reconductibles sont prévues dans certains secteurs, notamment chez les dockers et les marins, ou à la SNCF à l'appel de SUD-Rail et la CGT-cheminots. "Les salariés d'Aéroports de Paris, d'Air France, mais aussi ceux de l'énergie et de la pétrochimie discutent d'une possible grève reconductible", a souligné M. Martinez.
La mobilisation la plus importante contre le projet de loi remonte au 31 mars, avec 390.000 personnes selon la police, 1,2 million selon les organisateurs dans l'ensemble du pays.

(12-05-2016 - Avec les agences de presse)

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mercredi 11 mai 2016

Loi travail/Nuit debout: plusieurs milliers de personnes en France contre le 49-3

Environ 500 personnes, selon la police, ont manifesté devant l'Assemblée aux cris de "Tout le monde emmerde le 49-3", "la vraie démocratie, elle est ici" (Afp)

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées mardi en France à l'appel de Nuit debout afin de protester contre le recours à l'article 49-3 pour faire passer la loi travail, une "insulte au peuple" selon ce mouvement citoyen, ont constaté des journalistes de l'AFP.
A Paris, ils étaient 500, selon la police, à manifester devant l'Assemblée aux cris de "Tout le monde emmerde le 49-3", "la vraie démocratie, elle est ici", ou encore "Assemblée nationale assemblée du capital". Des slogans tels que "libérez le Parlement" ou "Hollande démission" ont été entendus.
Les manifestants, qui ont envahi la chaussée, bloquaient à 20H30 la circulation sur le pont de la Concorde. Des dizaines de véhicules de police les encadraient, leur interdisant l'accès au Palais Bourbon.
Le Premier ministre Manuel Valls a engagé mardi après-midi la responsabilité de son gouvernement via l'alinéa 3 de l'article 49 de la Constitution afin de faire adopter sans vote le projet de loi travail.
Un tel procédé relève d'un "recul sans précédent des droits des travailleuses et des travailleurs en France, un retour au XIXe siècle", affirmait mardi matin Nuit debout, promettant une réponse "par tous les moyens légitimes en proportion au mépris affiché".
L'appel a été entendu dans plusieurs villes, notamment à Toulouse, où un cortège de 1.000 personnes selon la police, 2.000 selon la CGT, s'est d'abord réuni place du Capitole, avant de sillonner la ville aux cris de "Toulouse, soulève-toi", "cette société-là, on n'en veut pas".
Jeunes, salariés, étudiants et lycéens, réunis spontanément à l'appel d'une intersyndicale CGT, FSU, Solidaires et Nuit debout, se sont ensuite dirigés vers le siège du PS de Haute-Garonne où ils ont été bloqués par un cordon de police.
Des incidents sont alors survenus. Deux jeunes manifestants ont été blessés à la tête ainsi qu'un policier, selon les pompiers et la police.
Dans l'Ouest, plusieurs manifestations tendues ont eu lieu simultanément, les manifestants ciblant particulièrement le Parti socialiste. A Caen, un groupe d'une quarantaine de personnes a "saccagé" le local de la fédération départementale du PS, a indiqué un policier à l'AFP.
A Nantes, un premier défilé s'est déroulé en fin de journée avec quelques 400 personnes, qui ont défilé peu après 19h30 aux cris de "Tout le monde déteste le PS", a constaté une journaliste de l'AFP.
Les premiers heurts sont intervenus vers 21h30: passant devant la mairie de Nantes, à majorité socialiste, les manifestants ont tagué sa façade et essayé de casser les vitres. Après des jets de bouteilles dirigés vers les forces de l'ordre, ces dernières ont répliqué avec des gaz lacrymogènes.
Les manifestants ont aussi jeté des poubelles sur les grilles du conseil départemental de Loire-Atlantique, également à majorité socialiste et tagué "49-3, provoc", sur un mur.
Après une nouvelle pause sur le site de Nuit debout, un peu plus d'une centaine des opposants à la loi Travail restant, qui avaient commencé la construction d'une barricade et dont certains cherchaient à forcer l'entrée d'un supermarché, se sont violemment affrontés pendant plus d'une demi-heure vers minuit avec les forces de l'ordre place du Bouffay, a constaté un photographe de l'AFP.
A Rennes plus de 300 manifestants ont défilé dans les rues du centre historique en s'accompagnant de bruits de casseroles et de bidons et en scandant: "C'est pas le 49-3 qui fera la loi, la vraie démocratie, elle est ici!". Après un long jeu de chat et de souris avec les forces de l'ordre, sans véritable affrontement, ils ont cessé de manifester vers 23h30, et sont retournés à la "Maison du Peuple".
A Lyon, ils étaient 500 sur la place des Terreaux, face à l'Hôtel de ville, dont certains scandaient "P comme pourris et S comme salauds, à bas le parti socialo" ou "Ça Va(lls) cinq minutes, maintenant dégage". Une partie des manifestants est ensuite allée à la Croix-Rousse dégrader un local de police municipale et saccager un local du PS.
A Grenoble, 500 personnes ont manifesté dans le centre-ville, selon la police, qui fait état de "nombreux incidents", notamment des vitrines de commerces brisées et six policiers blessés par des jets de projectiles. La police a tiré des gaz lacrymogènes et procédé à une interpellation. La rédaction du Dauphiné Libéré a également été la cible de jets de projectiles, indique le journal sur son site internet. La manifestation était terminée vers minuit.
D'autres manifestions ont réuni entre plusieurs dizaines et une centaine de personnes à Lille, Tours et Marseille.
Né le 31 mars au soir d'une manifestation contre le projet de loi travail, Nuit debout occupe chaque soir la place de la République à Paris et a tenté d'essaimer dans plusieurs autres villes sans toutefois jamais parvenir à attirer plus de quelques centaines ou quelques milliers de personnes.

(11-05-2016 - Avec les agences de presse)

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Projet Loi travail : la gauche se prépare à contre-attaquer


Des députés Front de gauche, des socialistes « frondeurs » ou des écologistes ont participé mardi à une première réunion en vue d'une éventuelle motion de censure « de gauche » contre le gouvernement qui a engagé sa responsabilité sur le projet de loi travail avec le 49.3.
Outre le chef de file des députés FG André Chassaigne et plusieurs élus de son groupe, la discussion de plus d'une heure dans une salle de l'Assemblée nationale a rassemblé des députés PS, dont Benoît Hamon, Pascal Cherki, Barbara Romagnan ou Fanélie Carrey-Conte, des écologistes, tels Noël Mamère, Éva Sas, Isabelle Attard, ou d'ex-socialistes désormais non inscrits, Pouria Amirshahi et Philippe Nogues, selon le groupe de la Gauche démocrate et républicaine.
Coïncidence en ce jour marquant le 35e anniversaire de la victoire de François Mitterrand à la présidentielle, l'un de ses petits-neveux, Jérôme Lambert (membre du groupe à dominante PRG), était aussi présent, a-t-on précisé de même source.
Dans cette séquence « inédite depuis 2012 », où le projet de loi travail a ouvert une « possibilité de faire se lever des députés de gauche face à la politique du gouvernement », les élus présents ont abordé la trame d'une motion de censure « de gauche » critique des atteintes aux droits des salariés ainsi que des méthodes du gouvernement, a déclaré André Chassaigne à l'Agence France-Presse. « Il y a la volonté d'essayer au moins » de bâtir cette motion, a ajouté cet élu communiste du Puy-de-Dôme alors que les « frondeurs » socialistes doivent discuter mercredi entre eux de leur attitude.
Mais, pour atteindre le minimum requis de 58 députés pour déposer une motion de censure contre le gouvernement, « il faudrait 38 socialos » environ, calculait plus tôt dans la journée un fin connaisseur du groupe, ne voyant notamment « pas Benoît Hamon le faire ».
Quant à voter la motion de droite, l'un des socialistes contestataires, Laurent Baumel, a répondu mardi soir sur Europe 1: « C'est sûr que c'est une solution compliquée. Le choix le plus évident, c'est plutôt d'essayer de déposer une motion de censure pour présenter un texte avec lequel on soit d'accord. À ce stade, la question est ouverte. »

(11-05-2016 - Avec les agences de presse)

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mardi 10 mai 2016

49-3

Manuel Valls a engagé la responsabilité de son gouvernement avec le recours au 49.3 pour l'adoption sans vote du projet de loi travail ce mardi 10 mai 2016. (Afp)


- Dis papy...
- oui fiston?
- c'est quoi le 49-3?
- c'est le chef du gouvernement qui se met au-dessus de la loi
- avec qui en dessous?
- ...!?

Roland RICHA
Mardi, 10 mai 2016

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Projet de loi Travail: le recours au 49.3 est une "véritable honte", s'insurge la CGT

Des dirigeants syndicaux dont celui de la CGT Philippe Martinez (c) lors d'une manifestation pour le retrait du projet de loi Travail, le 28 avril 2016 à Paris (Afp)

Manuel Valls a engagé la responsabilité de son gouvernement avec le recours au 49.3 pour l'adoption sans vote de la loi travail ce mardi. « Le conseil des ministres m'a autorisé à engager la responsabilité du gouvernement », avait-il annoncé juste avant devant l'Assemblée nationale, à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire qui l'y avait autorisé à Matignon.
Le recours par le gouvernement à l'article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi Travail est "inadmissible" et est une "véritable honte", s'insurge mardi la CGT dans un communiqué.
"L'utilisation du 49.3 pour faire adopter une loi rejetée par plus de 70% de la population est inadmissible, une véritable honte !", réagit la CGT.
"Cette décision ne vient que s'ajouter à un processus anti-démocratique depuis le début. Faut-il rappeler la non-consultation des organisations syndicales avant l'écriture du texte, les rencontres éclair avec la ministre du Travail, le blocage des votes à l'Assemblée nationale ?", poursuit la première organisation syndicale française.
"Les salariés sont méprisés, les citoyens bafoués et leurs représentants ignorés", dit-elle, condamnant "ce déni de démocratie et la brutalité affichée par le gouvernement".

Mobilisation le jeudi 12 mai
La CGT, FO, la FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse Unef, UNL et FIDL ont appelé à une nouvelle mobilisation nationale jeudi 12 mai pour réclamer le retrait du texte. Une intersyndicale doit se tenir dans la soirée mardi pour décider de la suite de la mobilisation contre la loi travail.

(10-05-2016 - Avec les agences de presse)

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lundi 9 mai 2016

Le maire de Nanterre vent debout pour sauvegarder le CASH


Mardi 10 mai, je serai à « Hôpital debout ! », pour sauvegarder le CASH de Nanterre aux côtés des Nanterriens, des personnels, des usagers et de toutes les personnes qui se sentent touchées par la disparition progressive de la santé publique dans les Hauts-de-Seine et en France.
Jeudi 29 avril, nous avons appris la décision de l’ARS de supprimer la chirurgie au CASH. Si rien ne se passe d’ici le 30 juin, la chirurgie sera fermée. Cette décision est une catastrophe : elle entraînera à terme la fin de l’ensemble de l’activité médicale, de l’ophtalmologie, de l’ORL, de l’urologie, de l’orthopédie, de l’odontologie, des urgences et de la maternité.
Quant au secteur médico-social qui prend en charge près d’un millier de personnes en grande précarité de Paris et pour partie des Hauts-de-Seine (sans domicile fixe, personnes désargentées, réfugiés, etc), ses missions de santé publique seront également remises en cause.
La fin de la chirurgie, c’est fermer l’hôpital et faire du CASH un établissement de relégation qui n’accueillerait plus qu’un pôle psychiatrique, un pôle de gériatrie aigue et de longue durée, et un pôle social au rabais.
Le conseil d’administration, début avril, par les voix des médecins présidents de la commission médicale d’établissement et de la commission sociale, de la représentante des personnels, des usagers et de la CAF, de Jacqueline Fraysse, députée des Hauts-de-Seine, des élus de Paris et du maire de Nanterre, a unanimement mandaté son président- le Préfet de police de Paris- pour déposer un recours contre cette décision auprès du Comité national d'organisation sanitaire et sociale (CNOSS).
Je demande que le préfet de Police de Paris dépose ce recours.
Il n’est pas pensable que le gouvernement laisse faire et entraîne le CASH dans une marche arrière.
Ce n’est pas digne.
Le conseil d’administration avait mis au point un plan, voté en 2013. Un plan négocié collectivement pour trouver un nouvel équilibre et un nouvel élan à l’établissement.
Le gouvernement doit maintenant s’engager à la mise en oeuvre du projet voté en 2013, il ne peut pas trahir les médecins, les personnels, les usagers, les élus de Paris et Nanterre. C’est trop grave !
Le CASH a besoin de croiser les soins d’excellence pour tous et l’accueil des sans domicile fixe pour être utile au XXIème siècle, pour participer à faire une République pour tous.

Patrick Jarry,
maire de Nanterre
et conseiller départemental des Hauts-de-Seine

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Tous mobilisés pour la nuit « Hôpital debout ! »

Photo archives
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Mardi 10 mai, à partir de 18h30, tous mobilisés pour la nuit « Hôpital debout ! » dans la cour d’honneur du CASH, 403 avenue de la république à Nanterre.

20h00 : Djam Orkestar

21h30 : scène ouverte avec le groupe de musique
Adrian Chaillou quartet

Une longue bataille a abouti en juin 2013 à un compromis entre la communauté médicale, l’ensemble des personnels, les élus et les tutelles à un projet d’établissement voté par le conseil d’administration du Centre d’accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre.

Ce projet prévoit :
• la préservation d’un secteur hospitalier avec le développement de l’ambulatoire et de la maternité
• l’amélioration des conditions d’accueil et d’insertion du pôle médico-social prenant en charge
quotidiennement près d’un millier de personnes en grande précarité (personnes sans domicile fixe,
désargentées et réfugiées) issues de Paris et des Hauts-de-Seine.
• la restructuration urbaine et architecturale de l’ensemble du site pour l’ouvrir sur la ville

Dans le même temps, conformément à la demande de l’Agence régionale de santé (ARS), le CASH a réduit de moitié son déficit tout en maintenant son activité habituelle, faisant peser un lourd tribu sur ses personnels par une suppression massive d’emplois.
Nous exigeons que ce projet d’établissement tourné vers les véritables besoins en santé publique des populations de Nanterre et des environs soit enfin mis en oeuvre.

A l’heure où nous écrivons ce texte, au lieu de moderniser le CASH, l’ARS décide autoritairement, sans concertation, de fermer la chirurgie conventionnelle (avec hospitalisation) et prépare la fin de la chirurgie ambulatoire (sans hospitalisation) !
Ce passage en force de l’ARS signifie le démantèlement programmé de l’ensemble de l’activité médicale : fin de l’ophtalmologie, de l’ORL, de l’urologie, de l’orthopédie, de l’odontologie, des urgences et de la maternité.

Le conseil d’administration, par les voix des médecins présidents de la commission médicale d’établissement et de la commission sociale, de la représentante des personnels, des usagers et de la CAF, de la députée des Hauts-de-Seine, du maire de Nanterre et des élus de Paris, a unanimement mandaté son président- le Préfet de police de Paris- pour déposer un recours contre cette décision auprès du Comité national d’organisation sanitaire et sociale (CNOSS).
L’ARS doit s’engager à la mise en oeuvre du projet voté en 2013, dont les Nanterriens et les populations environnantes ont besoin. Si ce n’était pas le cas, la part belle serait laissée aux cliniques privées auxquelles n’ont accès que ceux qui peuvent payer pour se soigner. C’est une honte!

On se retrouverait avec :
• un pôle psychiatrique
• un pôle de gériatrie aigue et de longue durée
• un pôle médico-social dont les missions de santé publique seraient remises en cause et régresserait à l’état d’infirmerie pour pauvres comme au 19ème siècle !

Refusons la fermeture de notre hôpital public et de ses structures d’accueil médico-social !
Mobilisons-nous pour dénoncer la politique d’austérité imposée contre tout bon sens par l’ARS !
Ensemble revendiquons une politique de santé publique soucieuse de l’humain !

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vendredi 6 mai 2016

Allez donc au cinéma...

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Les Lumières
49 rue Maurice-Thorez 92000 Nanterre

Les Hommes libres
Drame (1h39min) de Ismaël Ferroukhi

VF
Dimanche, 08 mai 2016 à 20h30 (suivi d'un débat).

La Résistance française ne fut pas que française : cette face cachée de l'histoire de l'Occupation, Robert Guédiguian l'a revisitée dans L'Armée du crime (2009), sur le groupe Manouchian. Ismaël Ferroukhi (repéré en 2004 pour Le Grand Voyage) met en lumière, dans le Paris de 1942, une autre « armée des ombres », celle des Maghrébins.
On découvre leur combat à travers les yeux de Younes, un jeune immigré algérien qui vit du marché noir et se fait coincer par la police. Le voilà obligé, pour rester libre, d'aller jouer l'espion et le traître à la mosquée de Paris. Ce lieu saint, qui collabore avec les Allemands et les sbires de Pétain, est soupçonné d'être passé en douce du côté des résistants. Il ne faudra pas longtemps à Younes pour entrer dans la lutte clandestine.
Le récit se construit au fil de l'initiation de cet apprenti héros, et cela se révèle une assez mauvaise idée : on voudrait aller plus vite au coeur de l'action secrète, des engagements de chacun. Mais la jeunesse de Younes et celle de son interprète, Tahar Rahim (révélé par Un prophète), disent toute la ferveur d'une conscience qui s'éveille. C'est là une belle main tendue vers les jeunes d'aujourd'hui, à qui semble destiné Les Hommes libres.

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lundi 2 mai 2016

Hôpital debout !

"Hôpital debout "
le
mardi 10 mai dès 18h30 dans la cour d'honneur du CASH.

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Chers amis,

comme vous le savez, notre comité se mobilise depuis bientôt quatre ans pour moderniser le CASH de Nanterre.
Le projet d'établissement, validé par le Conseil d'administration en juin 2013, et qui prévoit notamment :

- le développement de l'ambulatoire et de la maternité
- l’amélioration des conditions d'accueil et d'insertion du pôle médico-social
- la restructuration urbaine et architecturale de l’ensemble du site pour l’ouvrir sur la ville est entièrement remis en cause par l'Agence régionale de santé (ARS) qui, sans aucune concertation et en-dehors de toutes les procédures en vigueur, décide de fermer la chirurgie conventionnelle et ambulatoire !

Si nous n’empêchons pas ce passage en force de l’ARS, cela conduira au démantèlement programmé de l'ensemble de l’activité médicale : fin de l’ophtalmologie, de l’ORL, de l’urologie, de l’orthopédie, de l’odontologie, des urgences et de la maternité.
Dans un bassin de vie où nous manquons déjà cruellement de médecins de ville et où les besoins en prévention et en soins ne cessent de croître, la fermeture de cet hôpital public ainsi que de son pôle médico-social qui accueille et soigne quotidiennement près d'un millier de personnes en grande précarité entraînera un véritable désastre sanitaire.

C'est dans ce contexte que je vous invite à participer la mobilisation
"hôpital debout "
le
mardi 10 mai dès 18h30 dans la cour d'honneur du CASH.

Une réunion d'organisation technique est prévue le vendredi 6 mai à 11h30 en salle 014, niveau -1, à l'Hôtel de ville.

J'espère pouvoir compter une nouvelle fois sur votre participation active.

Amicalement,
Marc Guérin
Président du Comité de défense et de modernisation de l'hôpital de Nanterre

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