mercredi 27 avril 2016

Idiotie?


- Dis-moi...

- oui?
- j'ai une question qui peut paraître idiote
- pose toujours
- si l'emploi précaire augmente... est-ce que le chômage diminue?
- une chose est certaine
- laquelle?
- ta question n'est pas idiote du tout
- ...!?

Roland RICHA
Mercredi, 27 avril 2016

Sur 512 800 sorties de Pôle emploi  enregistrées lors du dernier trimestre dans les catégories A, B et C, seules 100 600 correspondent véritablement à des créations d'emploi : 225 800 personnes ont cessé, par exemple, de s'inscrire alors que 43 700 autres ont été radiées. (Pôle-emploi)


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mardi 26 avril 2016

Aménagement des Groues : le maire de Nanterre s’offusque des propos du Directeur général de l’Epadesa relayés aujourd’hui dans la presse


Dans un article publié aujourd’hui dans l’édition Hauts-de-Seine du journal Le Parisien concernant le lancement de l’aménagement du quartier des Groues à Nanterre, le Directeur général de l’Epadesa affirme que « cela marque la fin d’une étape, celle du dialogue avec la Mairie de Nanterre ».
Je ne sais pas de quelle déclaration à la presse cette phrase du Directeur général de l’EPADESA a été extraite, en tous cas elle est inappropriée, et étrange, car le directeur de l’EPADESA a oublié que, d’une part, la procédure de ZAC qui donnera effectivement le feu vert à l’opération des Groues n’est pas terminée, et que, d’autre part, la procédure même d’appel à manifestation d’intérêt est une procédure de dialogue entre ceux qui soumissionnent et l’aménageur. La ville de Nanterre compte bien être extrêmement active dans cette phase avec les habitants et tous les acteurs de la ville.
Enfin, s’entêter à ne parler que du problème de La Défense quand on parle des Groues, témoigne d’une ignorance persistante de l’Histoire et de la compréhension des mouvements urbains. Les Groues seront tout à la fois le 11ème quartier de Nanterre et en même temps un élément de dialogue et de diversification de La Défense.
Décidément la proposition du 1er Ministre de changer la gouvernance de La Défense est d’une urgente nécessité. Un établissement public d’aménagement de l’Etat est devenu anachronique et hors du temps.

Déclaration de Patrick Jarry,
Maire de Nanterre et conseiller départemental des Hauts-de-Seine
Président de l’Epadesa
26 avril 2016

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Grève SNCF: fortes perturbations, RER C et D les plus touchés


La grève des cheminots perturbait fortement le trafic SNCF mardi matin, les lignes les plus touchées étant les RER C et D en région parisienne.
Sur l'ensemble du territoire, un TGV sur deux, quatre TER sur dix et un intercité sur trois roulaient, a indiqué un porte-parole de la SNCF à l'AFP, précisant que le trafic était conforme aux prévisions.
En Ile-de-France, seul un train sur trois circulait en moyenne sur les RER C et D, un sur deux sur les autres lignes gérées par la SNCF (B et E).
Le trafic du RER A, exploité en majorité par la RATP, était en revanche normal. Un Transilien sur deux circulait en moyenne.
Le trafic est "quasi-normal" sur les grandes lignes internationales.
"Il y a peu de monde dans les grandes gares, d'une part à cause des vacances scolaires, d'autre part parce que nous avons envoyé 500.000 mails et SMS aux clients TGV et TER qui ont pu anticiper", a expliqué le porte-parole.
Pourtant, gare du Nord à Paris, les voyageurs patientaient sur les quais bondés vers 07H30 pour attendre leur RER, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Un rail cassé à Orry (Oise) et un TGV évacué en raison d'un colis suspect", a expliqué à l'AFP le porte-parole de la SNCF.
"Il vaut mieux habiter à la campagne", plaisante un usager, mi-agacé, mi-résigné, comme Solange "partie une heure plus tôt" et "déjà en retard".
Des touristes déboussolés, gigantesques sacs au dos, suivaient les instructions des "gilets rouges" de la SNCF.
Gare Saint-Lazare, les usagers se pressent sous les panneaux d'affichage pour se renseigner sur les trains en circulation.
"Je ne savais pas qu'il y avait une grève (...). Je soutiens les cheminots car ils défendent leurs droits", dit Christine Volia, une intérimaire de 42 ans, se rendant à Poissy.
Gérard, 54 ans, employé dans une université, venu du Val d'Oise sans encombres regrette que ce soit "toujours les mêmes en grève, alors que d'autres travailleurs qui ont des conditions de travail plus difficiles perdent leurs droits".
Sur France Inter, Gilbert Garrel, secrétaire général de la CGT cheminots a justifié la grève par des questions touchant l'aménagement du temps de travail des cheminots et la remise en cause d'un accord signé en 1999.
"En 2014 quand il y a eu la réforme du système ferroviaire, le gouvernement nous avait promis que rien n'allait changer, qu'on allait harmoniser les règles de travail pour tous les cheminots publics et privés. On se rend compte aujourd'hui que tant côté gouvernemental, que côté patronal que direction de la SNCF, il y a une volonté de dégrader considérablement nos conditions de travail", a-t-il dit, parlant d'un "blocage" du patronat, qui veut "réduire le temps de repos et allonger les horaires de travail".
Avec ce mouvement, le troisième en huit semaines, CGT, Unsa, SUD, CFDT ainsi que FO et First (non représentatifs) entendent peser sur les négociations en cours concernant leurs conditions de travail.

(26-04-2016 - Avec les agences de presse)

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"Hé oh..."


- Hé oh, c'est moi !
- c'est qui, toi?
- moi... j'ai été élu en 2012
- pour faire quoi?
- une politique de gauche
- et t'as fait quoi?
- ...!?

Roland RICHA
Mardi, 26 avril 2016


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lundi 25 avril 2016

Le bilan


- Une vingtaine de ministres sont attendus ce lundi à la faculté de médecine pour défendre le bilan de Hollande
- eeuuhh...
- quoi?
- pourquoi à la faculté de médecine?

- où veux-tu qu'ils aillent?
- à Matignon
- tous les ministres risquent de ne pas venir
- ...!?

Roland RICHA
Lundi, 25 avril 2016



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dimanche 24 avril 2016

Brouiller la vue


- À mes yeux, le vrai clivage dans notre pays est entre progressistes et conservateurs
- fort bien... mais alors...
- alors quoi?
- où se situent le Capital et le Travail?
- ...!?

Roland RICHA
Dimanche, 24 avril 2016

Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron a expliqué avoir lancé son propre mouvement politique En Marche !, car « la gauche aujourd'hui » ne le « satisfa(isait) pas », lors d'une interview qui sera diffusée dimanche sur Arte. « Moi, je ne mens pas aux gens, je dis ce que je pense, je le dis depuis le début. Je suis de gauche, c'est mon histoire. Mais la gauche aujourd'hui ne me satisfait pas », a déclaré Emmanuel Macron lors de cet entretien réalisé deux jours avant le lancement de son mouvement, le 13 avril, et dont des extraits sont publiés sur Internet. « À mes yeux, le vrai clivage dans notre pays (...) est entre progressistes et conservateurs, c'est ce clivage que je veux rebâtir maintenant et je ne veux pas attendre 2017 » pour cela, a-t-il ajouté. (Afp)

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vendredi 22 avril 2016

Pratique


- Philippe Martinez vient d'être réélu secrétaire général de la Cgt
- c'est ce que je trouve pratique avec la Cgt
- quoi?
- c'est sans surprise
- ...!?

Roland RICHA
Vendredi, 22 avril 2016


Un millier de délégués CGT sont réunis depuis lundi à Marseille pour discuter de la feuille de route du syndicat, mais aussi élire la direction, le bureau et le secrétaire général. 

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Philippe Martinez réélu secrétaire général de la Cgt


Philippe Martinez a été réélu vendredi secrétaire général de la CGT lors du Congrès de la confédération à Marseille, a annoncé l'organisation syndicale sur son compte Twitter. Philippe Martinez, un métallo de 55 ans, avait été élu numéro un de la CGT en février 2015, après la démission contrainte de Thierry Lepaon, poussé à la porte après des révélations sur son train de vie. Son élection était intervenue en dehors du Congrès, contrairement à la tradition.
Dans la matinée sera communiquée la garde rapprochée de Monsieur Martinez, le Bureau confédéral, composé de dix membres, dont lui-même. Jeudi, c'est la direction élargie, la commission exécutive confédérale, composée de 50 membres, qui avait été élue par le Congrès : 25 femmes et autant d'hommes, dont le secrétaire général Philippe Martinez. Au sein de cette commission exécutive, 27 personnes proviennent du secteur public et 23 du privé, selon une source proche de la direction, sous le couvert de l'anonymat. Et pour la première fois, un chômeur en fait partie, comptabilisé dans le secteur privé. Un millier de délégués CGT sont réunis depuis lundi à Marseille pour discuter de la feuille de route du syndicat, mais aussi élire la direction, le bureau et le secrétaire général. 


(22-04-2016 - Avec les agences de presse)

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L'autre 8 Mai 1945...


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jeudi 21 avril 2016

A la soupe...


- "Moi, mon choix, c'est simple, c'est le président de la République, François Hollande."
a annoncé Jean-Vincent Placé
- logique
- comment ça?
- il ne crache pas dans la soupe
- ...!?

Roland RICHA
Jeudi, 21 avril 2016


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Les militants CGT actent leur divorce avec Hollande


Rien ne va plus entre la CGT et François Hollande. Au congrès de Marseille, les militants ont critiqué avec véhémence le chef de l'État, à la « solde de la finance », évoquant une « rupture » avec le président de la République pour lequel le premier syndicat français avait appelé à voter en 2012. « Trahison » : sur la tribune du palais des Congrès de Marseille mais aussi dans les couloirs, le mot est répété à l'envi par les militants dès qu'on évoque le chef de l'État.
« Il est sur des régressions sociales permanentes en direction de ceux qui lui ont fait confiance. La CGT a appelé à voter pour le candidat Hollande et c'est d'autant plus dérangeant, car elle a ainsi contribué à son élection. Et maintenant, on est trahi », résume David Gistou, secrétaire général de l'union départementale de l'Aveyron, interrogé par l'Agence France-Presse. « Il y a eu le discours du Bourget (du candidat Hollande, NDLR), les gens y ont cru. On s'aperçoit que c'est encore pire que la politique libérale de Sarkozy. C'est d'autant plus douloureux que ça vient d'un gouvernement dit de gauche », relève de son côté Lina Desanti (Tarn-et-Garonne). « Le candidat ennemi de la finance se montre au service du Medef. »
Lois Macron, Rebsamen, sur la sécurisation de l'emploi, les cégétistes égrainent les réformes du quinquennat qui « ont impacté les droits des salariés ». Mais la loi travail cristallise leur « colère » : « c'est le bol qui a fait déborder le vase », estime David Gistou, une « arme de guerre offerte au patronat » (Amar Benjamin, éducation et recherche). « Il y a un mécontentement de l'ensemble des salariés sur la politique de Hollande, une rupture totale avec le PS. On ne l'a pas élu pour avoir la loi El Khomri », relève Jacques Bugon (La Réunion).
La CGT réclame le retrait de ce texte, qui offrirait « un code de travail » dans chaque entreprise au détriment des salariés, selon elle. Ce texte est « une honte de la part d'un gouvernement qui se proclame du socialisme. C'est une nouvelle charge qui nous ramène vers le passé, remet en cause le droit du salarié de disposer d'un cadre juridique », a lancé en tribune Hidri Rim, une ex-Fralib. Lors de l'ouverture du congrès lundi, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a aussi eu la dent dure contre la politique de « Hollande et Valls ». « La finance, elle rigole, elle sabre le champagne et (Pierre) Gattaz (patron du Medef) se frotte les mains. Jamais les inégalités n'ont été aussi importantes en France, en Europe et dans le monde », a-t-il regretté.
Fait marquant, lors de l'ouverture, la délégation du PS a été copieusement huée et sifflée par des délégués. Le mécontentement n'est pas que social. « Je comptais beaucoup sur le vote des étrangers, c'est dégueulasse de nous avoir fait miroiter ça », relève Laib Delila (Toulouse). Autre rupture, les promesses environnementales faites lors de la COP 21 à Paris. La CGT a annoncé mercredi qu'elle boycotterait la conférence sociale environnementale organisée par François Hollande lundi et mardi prochains, qu'elle a qualifiée d'« opération d'affichage et communication » d'un gouvernement « au plus mal ».
La confédération avait aussi boycotté les deux dernières conférences sociales organisées par le président, en 2014 et 2015. « Les conférences sociales, on en a eu plusieurs et à chaque fois, on en sort avec des reculs pour le monde salarié », commente Dominique Launay, responsable CGT (transport). Au PS, on analyse ce ton « radical » par les difficultés de la confédération dans son leadership : « On dit que la CFDT va passer devant », a commenté mardi sur i>Télé le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis, dénonçant en outre « une gauchisation » de la confédération. « Ce qu'ils sont en train de faire peut leur permettre peut-être de conserver des bastions », de son côté indiqué à l'Agence France-Presse un haut responsable gouvernemental.

(21-04-2016 - Avec les agences de presse)

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CGT: Bernard Thibault nie toute perte "d'influence" de la centrale


L'ancien leader de la CGT Bernard Thibault a nié jeudi toute perte "d'influence" de la centrale, qui reste "omniprésente" dans l'actualité, malgré les risques de perdre son statut de premier syndicat français en 2017.
"Je ne crois pas que la CGT soit plus fragile", a estimé M. Thibault sur France Inter.
Interrogé sur le risque, pour le syndicat, de perdre sa première place aux élections professionnelles en 2017, l'ancien numéro un a répondu que "l'influence" syndicale "ne se mesure pas qu'au regard des élections professionnelles".
"L'influence, c'est la capacité d'un syndicat à influencer le débat d'idées", a-t-il poursuivi.
Selon lui, "le fait que la CGT soit au coeur de l'actualité, qu'on soit d'accord avec elle ou qu'on ne soit pas d'accord, montre quand même, quelque part, qu'elle est omniprésente".
Il a toutefois admis qu'il y avait aussi "un défi en influence électorale". "C'est un sujet qui est aussi présent au congrès de la CGT", qui se tient à Marseille jusqu'à vendredi.
Bernard Thibault, qui se définit désormais comme un "observateur pas tout à fait neutre" de la CGT, a aussi réagi à la polémique entourant une affiche sur les violences policières publiée sur le site du syndicat CGT des salariés de l'information et de la communication.
"Ce n'est pas un message que la CGT a volontairement mis en avant", a-t-il assuré, jugeant que les dirigeants de la centrale n'étaient pas forcément au courant de cette publication.
"La confédération CGT, c'est une réunion d'organisations qui ont une libre administration, a-t-il développé. Si vous cherchiez sur l'ensemble des sites d'organisations de la CGT, vous allez trouver 10, 12, 15, 20 exemples de ce type."
"Je me demande si la même expression venant d'un dessinateur ou d'un caricaturiste aurait provoqué la même réaction, (la même) hostilité", s'est-il interrogé.
Interrogé sur la menace du président du Medef Pierre Gattaz de quitter la négociation sur l'assurance chômage s'il n'obtenait pas des modifications du projet de loi Travail, Bernard Thibault a observé que M. Gattaz était réputé pour demander "toujours plus".

(21-04-2016 - Avec les agences de presse)

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mardi 19 avril 2016

Le choc


- En ce moment, beaucoup de choses à la Cgt choquent Cambadélis
- eeuuhh...
- quoi?
- que se passe-t-il en ce moment?
- où ça?
- en France
- ...!?

Roland RICHA
Mardi, 19 avril 2016

"Il y a beaucoup de choses qui me choquent en ce moment à la CGT." Le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis n'a pas tourné autour du pot. Interrogé à propos d'une affiche qui dénonce les violences policières et qui a semé l'émoi chez les policiers et au ministère de l'Intérieur, il a dénoncé mardi "une gauchisation" du syndicat, l'affiche faisant, selon ses termes, "partie" de cette orientation. (Afp, 19 avril 2016)


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lundi 18 avril 2016

Philippe Martinez: "La CGT compte bien rester le premier syndicat français"


"On nous traite de dinosaures, de derniers des Soviets. Si elles sont insupportables, ces insultes nous montrent au moins une chose, nous sommes bien présents et vivants, car on ne tire pas sur les morts", a déclaré Philippe Martinez. Le secrétaire général de la CGT avait affirmé la semaine dernière craindre que l'organisation ne perde la première place lors des élections professionnelles nationales en 2017, au profit de la CFDT. Il a déclaré lundi que son syndicat comptait bien rester le premier syndicat français, et a vivement dénoncé la politique économique et financière de "Hollande et Valls".
"La CGT est bien présente dans le paysage français. C'est la première organisation syndicale de notre pays et elle compte bien le rester", a-t-il assuré lors d'un discours d'ouverture du 51e Congrès de la CGT à Marseille, devant un millier de délégués. La CGT "est incontournable dans sa capacité à s'opposer, à rassembler et à mobiliser. Certains ont voulu nous enterrer en fin d'année 2014, suite aux problèmes que nous avons traversés", a-t-il ajouté, faisant référence à l'affaire Lepaon. Thierry Lepaon, ex-numéro un de la CGT, a été obligé de démissionner début 2015 après avoir été épinglé sur son train de vie par des révélations dans la presse publiées à partir de fin 2014.
"Si cette période a été difficile, nous avons tous ensemble réussi à la surmonter, pour mieux préparer notre avenir. Nous n'avons jamais nié les problèmes. Nous avons d'ailleurs commencé à les régler par des mesures internes que nous avons tout de suite mises en oeuvre", a ajouté Philippe Martinez, dans ce discours retransmis en live sur le site du Congrès.
Thierry Lepaon n'a plus aucune responsabilité à la CGT, mais est toujours rémunéré par cette dernière tant qu'il n'a pas trouvé d'emploi. Présent au Congrès lors du discours de Philippe Martinez, il a été sifflé et hué par les délégués. Lors de la précédente audience réalisée en 2013, la CGT avait recueilli 26,77 % des voix et la CFDT, 26 %.
5,4 millions de salariés avaient alors voté, soit une participation de 42 %. Crédit impôt compétitivité emploi (CICE), pacte de responsabilité et maintenant la loi travail : Philippe Martinez s'est également montré très critique vis-à-vis de la politique "Hollande et Valls". "Fini le temps des promesses du candidat Hollande, qui voulait s'attaquer au monde de la finance, aux inégalités, qui voulait que son quinquennat soit celui de la lutte contre le chômage et placé sous le signe de la jeunesse", a-t-il regretté.
"La finance, elle rigole, elle sabre le champagne et (Pierre) Gattaz (patron du Medef) se frotte les mains. Jamais les inégalités n'ont été aussi importantes en France, en Europe et dans le monde", a-t-il ajouté. La loi travail est "un retour au XIXe siècle", selon lui. Mais elle est "applaudie" par le Medef : Nicolas "Sarkozy en rêvait, Hollande veut le faire", a-t-il ajouté. Cette réforme aboutirait selon lui à la création d'"un code du travail par entreprise" au détriment du salarié. La CGT réclame son retrait.

(18-04-2016 - Avec les agences de presse)

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Tous les syndicats de la SNCF appellent à une grève de 24h le 26 avril


Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT, Unsa, SUD, CFDT) appellent à une grève de 24 heures le 26 avril pour peser sur les négociations en cours sur les conditions de travail des cheminots, ont indiqué lundi à l'AFP des représentants CGT et SUD.
SUD-rail, qui menaçait d'un mouvement reconductible, s'est finalement rallié lundi à une grève à compter du 25 avril 19h00 jusqu'au 27 avril 8H00.
Le syndicat (troisième force) a toutefois décidé de ne pas s'associer au même préavis de grève que les trois autres organisations, ont précisé ces sources. Il avait déjà déposé en mars un préavis couvrant toute initiative jusqu'à fin mai.
Le préavis commun CGT-Unsa-CFDT devait être déposé dans la soirée, selon la CGT.
Il s'agit de la deuxième grève unitaire à la SNCF depuis 2013. Celle du 9 mars, lancée pour les mêmes raisons, avait fortement perturbé le trafic. Elle avait été suivie par 35,5% des personnels selon la direction et, de source syndicale, par plus de 60% des conducteurs et contrôleurs.
"Le 26 avril sera une nouvelle étape de mobilisation. Une manifestation nationale, sans grève, est aussi proposée le 10 mai", a expliqué à l'AFP Thierry Nier, porte-parole de la CGT-cheminots.
Mais "un mouvement plus ferme pourrait être envisagé si après ces séquences il n'y a pas de réponse concrète à notre demande d'ouverture de réelles négociations prenant en compte les propositions alternatives des organisations syndicales", prévient-il.
Ces négociations engagées au niveau de la branche et du groupe public sur la base d'un décret socle dévoilé en février par le gouvernement pour harmoniser les règles de travail (fret/voyageurs, SNCF/privé) doivent aboutir avant mi-2016. Elles ont démarré difficilement.
SUD-rail "ne sera pas dans le préavis commun" car "les autres organisations ne partagent pas notre revendication d'un décret socle à la hauteur" des règles actuellement en vigueur à la SNCF, a expliqué à l'AFP Eric Meyer.
Les autres syndicats visent le même objectif mais considèrent qu'il doit être rempli au regard des "trois niveaux" de règles (décret, convention collective et accord d'entreprise).

(18-04-2016 - Avec les agences de presse)

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Où brancher les neurones?


- A force d'avoir les neurones connectés sur le Capital, Cambadélis ne sait plus où donner de la tête
- eeuuhh...
- quoi?
- c'est pourtant simple... il suffit qu'il les branche sur le Travail
- ...!?

Roland RICHA
Lundi, 18 avril 2016

Jean-Christophe Cambadélis estime que « l'oligarchie a choisi : elle veut Juppé sur un programme radical, libéral », mais il ajoute que « le programme ultralibéral de la droite ne passera pas dans le pays. Est-ce qu'il faut être pour autant sur l'immobilisme, c'est-à-dire qu'on ne fait rien, on reste dans les années 70 avec les neurones constitués dans les années 60 ?» (LCI, 18 avril 2016)


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dimanche 17 avril 2016

L'alternance


- Anne Hidalgo affirme ce qu'elle pense inéluctable
- et que pense-t-elle?
- que, je cite, "Sauf miracle, il y aura une alternance en 2017"
- et c'est quoi une alternance?
- après la fausse gauche, la droite
- eeuuhh...
- quoi?
- ça pourrait être, après la fausse gauche, la vraie
- ...!?

Roland RICHA
Dimanche, 17 avril 2016

Des sondages en berne. Une contestation accrue. Une prestation télévisée qui ne fait pas le plein : l'horizon présidentiel de François Hollande s'assombrit alors que l'échéance de 2017 approche. Anne Hidalgo, la maire de Paris, ne dit pas autre chose. Et affirme ce qu'elle pense inéluctable : « Sauf miracle, il y aura une alternance. » Dans l'hebdomadaire VSD, la socialiste explique que sa famille politique va connaître de grandes difficultés. « On ne peut pas dire qu'on a démontré une grande efficacité dans les réalisations et on a un peu tourné le dos aux engagements. » Le gouvernement s'est montré, selon elle, « conservateur sur les questions de société et ultralibéral sur les questions économiques ». Le président de la République et son Premier ministre devraient apprécier. « Je ne donne pas de leçon, j'essaie juste de dire que là, on se plante. La sanction sera terrible. »

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"Nuit debout" : Alain Finkielkraut expulsé de la place de la République


Il voulait rencontrer les participants du mouvement Nuit debout afin "d'écouter" leurs revendications, pourtant sa visite n'a pas été bien accueillie et Alain Finkielkraut n'est pas resté longtemps place de la République. À son arrivée, il a été insulté aux cris de "facho" et "casse-toi", lancés par les manifestants.
Pourtant le philosophe a refusé de partir dans un premier temps et a continué d'essayer de se frayer un chemin parmi la foule hostile. Excédé par les insultes qui continuaient de pleuvoir, Alain Finkielkraut a fini lui aussi par s'emporter et a lancé : "saloperies" et a accusé les manifestants d'être des "fascistes" à plusieurs reprises avant de quitter les lieux, toujours sous les insultes.
Il n'a d'ailleurs pas hésité à répondre aux insultes en traitant une femme de "pauvre conne" alors qu'il traversait la rue place de la République. "Je me fais insulter, je peux répondre aussi, oui ! Je suis quand même un être humain", a-t-il justifié alors qu'une personne lui faisait remarquer de "ne pas en rajouter".
Interrogé par des journalistes du "Cercle des volontaires", le philosophe a expliqué qu'il était venu "par curiosité, pour savoir à quoi m'en tenir sans passer par le filtre des médias". "J'ai été expulsé d'une place où doivent régner la démocratie et le pluralisme, donc cette démocratie, c'est du bobard, ce pluralisme, c'est un mensonge", conclut-il.
"D'autant que je ne venais pour écouter et non pour intervenir", a insisté le philosophe. "On a voulu purifier la place de la République. J'ai subi cette purification, avec mon épouse", a-t-il également déploré, ajoutant que s'il n'y avait pas eu un service d'ordre, il se serait "fait lyncher".
Quelques heures plus tôt, l'ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis avait en revanche était très bien accueilli par les manifestants. Après avoir accusé François Hollande de "dévaloriser le travail", il a promis qu'il reviendrait place de la République "dès dimanche soir".

(17-04-2016 - Avec les agences de presse)

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samedi 16 avril 2016

Primaire de la gauche : le PCF refuse de soutenir Hollande


Le Parti communiste a rappelé vendredi qu'il était "disponible" pour participer à une primaire des gauches, tout en soulignant qu'il ne pourrait "en aucun cas" soutenir le président de la République, selon une motion approuvée à une large majorité par son conseil national. "La candidature de gauche à laquelle nous voulons travailler ne peut évidemment en aucun cas être celle de François Hollande qui s'acharne, malgré le rejet populaire, à vouloir repartir, ni celle d'un autre représentant de la même politique, soutenue, depuis 2012, par la direction du parti", affirme la motion.
Le PCF se dit néanmoins "disponible pour (...) une primaire citoyenne à gauche", à condition qu'elle ait pour ambition de "construire une candidature en phase avec les attentes citoyennes de changement et s'appuyant sur un contrat populaire et citoyen le plus large possible". La place du Colonel-Fabien renouvelle son souhait de voir s'organiser d'ici l'été des débats qui permettent l'émergence d'une "plateforme politique" dont devrait tenir compte le gagnant de la primaire. Au terme des débats "on pourrait imaginer une votation citoyenne pour valider la plateforme politique (...) et désigner le ou la candidate qui en serait porteur", écrit le PCF.
Alors que le processus de la primaire semble piétiner depuis le lancement de l'idée dans Libération en janvier, les communistes proposent aux "forces politiques et sociales" de "passer aux actes". Ils préconisent ainsi "à tous ceux qui veulent avancer de se rencontrer très vite pour organiser une première vague de débats citoyens avant l'été dans les départements". Ils proposent également qu'aient lieu en juin "quatre grandes rencontres de dimension nationale" autour de thèmes d'actualité (emploi et travail, lutte contre l'évasion fiscale, démocratisation des institutions, Europe).
"D'abord les débats, ensuite les candidats", a commenté le secrétaire national du PCF Pierre Laurent au cours d'une conférence de presse. Le PCF participera pour sa part à l'émergence d'un projet citoyen en lançant dès ce week-end une "grande consultation citoyenne" avec l'objectif de parler à 500 000 citoyens. Les "40 000 à 50 000" adhérents du parti seront mobilisés pour soumettre aux citoyens un questionnaire en quatre feuillets qui fera l'objet d'une "grande restitution nationale" à la fête de l'Humanité.

(16-04-2016 - Avec les agences de presse)

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vendredi 15 avril 2016

Évasion

Gabriel Fauré, né à Pamiers le 12 mai 1845, et mort à Paris le 4 novembre 1924, est un pianiste, organiste et compositeur français.

- Et alors?
- et alors quoi?
- comment l'as-tu trouvé?
- de qui parles-tu?
- de François Hollande
- ma femme a regardé Falco
- et toi?
- j'ai écouté du Gabriel Fauré sur France-Musique
- ah, c'est vrai... y a aussi la radio pour s'évader

- s'évader de quoi?
- ...!?

Roland RICHA
Vendredi, 15 avril 2016

Sicilienne, Op. 78
(Gabriel Fauré)




jeudi 14 avril 2016

Les jours heureux


- Qu'est-ce qui t'a pris?
- de faire quoi?
- de publier le programme du Conseil national de la Résistance
- c'est pour alimenter les débats et dire aux jeunes qu'ils ne partent de zéro
- quels jeunes?
- ceux des Nuits debout
- tu trouves qu'ils veulent faire table rase du passé
- non... mais à chaque fois que j'y vais et que je les écoute... on dirait qu'ils réinventent la poudre... c'est dommage
- comment ça?
- le temps est précieux... faut pas le gaspiller
- leur as-tu dit?
- oui... ils ne veulent entendre parler d'aucun programme
- même pas des Jours heureux?
- ...!?

Roland RICHA
Jeudi, 14 avril 2016

Accès au programmes: "Les jours heureux"
http://nanterrereseau.blogspot.fr/2016/04/programme-du-conseil-national-de-la.html


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Programme du Conseil national de la Résistance

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Programme du Conseil national de la Résistance
Conseil national de la Résistance
15 mars 1944

Les Jours Heureux
C.N.R.
15 mars 1944
Titre de la 1ère édition
( Comme en témoigne une copie conservée par le Musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne. )


LE CONTENU DU PROGRAMME DU CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.
Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.
Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.

I - PLAN D’ACTION IMMÉDIATE

Les représentants des organisations de résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.
Expriment leur angoisse devant la destruction physique de la Nation que l’oppresseur hitlérien poursuit avec l’aide des hommes de Vichy, par le pillage, par la suppression de toute production utile aux Français, par la famine organisée, par le maintien dans les camps d’un million de prisonniers, par la déportation d’ouvriers au nombre de plusieurs centaines de milliers, par l’emprisonnement de 300.000 Français et par l’exécution des patriotes les plus valeureux, dont déjà plus de 50.000 sont tombés pour la France.
Ils proclament leur volonté de délivrer la patrie en collaborant étroitement aux opérations militaires que l’armée française et les armées alliées entreprendront sur le continent, mais aussi de hâter cette libération, d’abréger les souffrances de notre peuple, de sauver l’avenir de la France en intensifiant sans cesse et par tous les moyens la lutte contre l’envahisseur et ses agents, commencée dès 1940.
Ils adjurent les gouvernements anglais et américain de ne pas décevoir plus longtemps l’espoir et la confiance que la France, comme tous les peuples opprimés de l’Europe, a placés dans leur volonté d’abattre l’Allemagne nazie, par le déclenchement d’opérations militaires de grande envergure qui assureront, aussi vite que possible, la libération des territoires envahis et permettront ainsi aux Français qui sont sur notre sol de se joindre aux armées alliées pour l’épreuve décisive.
Ils insistent auprès du Comité Français de la Libération Nationale pour qu’il mette tout en œuvre afin d’obtenir les armes nécessaires et de les mettre à la disposition des patriotes. Ils constatent que les Français qui ont su organiser la résistance ne veulent pas et d’ailleurs ne peuvent pas se contenter d’une attitude passive dans l’attente d’une aide extérieure, mais qu’ils veulent faire la guerre, qu’ils veulent et qu’ils doivent développer leur résistance armée contre l’envahisseur et contre l’oppresseur.
Ils constatent, en outre, que la Résistance Française doit ou se battre ou disparaître ; qu’après avoir agi de façon défensive, elle a pris maintenant un caractère offensif et que seuls le développement et la généralisation de l’offensive des Français contre l’ennemi lui permettront de subsister et de vaincre.
Ils constatent enfin que la multiplication des grèves, l’ampleur des arrêts de travail le 11 Novembre qui, dans beaucoup de cas, ont été réalisés dans l’union des patrons et des ouvriers, l’échec infligé au plan de déportation des jeunes français en Allemagne, le magnifique combat que mènent tous les jours, avec l’appui des populations, dans les Alpes, dans le Massif Central, dans les Pyrénées et dans les Cévennes, les jeunes Français des maquis, avant garde de l’armée de la Libération, démontrent avec éclat que notre peuple est tout entier engagé dans la lutte et qu’il doit poursuivre et accroître cette lutte.
En conséquence, les représentants des organisations de résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.
Déclarent que c’est seulement par l’organisation, l’intensification de la lutte menée par les forces armées, par les organisations constituées, par les masses, que pourra être réalisée l’union véritable de toutes les forces patriotiques pour la réalisation de la libération nationale inséparable, comme l’a dit le Général De Gaulle, de l’insurrection nationale qui, ainsi préparée, sera dirigée par le C.N.R, sous l’autorité du C.F.L.N, dès que les circonstances politiques et militaires permettront d’assurer, même au prix de lourds sacrifices, son succès.
Ils ont l’espoir que les opérations de la Libération du pays, prévues par le plan de l’état major interallié, pourront ainsi être, le cas échéant, avancées grâce à l’aide apportée par les Français dans la lutte engagée contre l’ennemi commun, ainsi que l’a démontré l’exemple glorieux des patriotes corses.
Ils affirment solennellement que la France qui, malgré l’armistice, a poursuivi sans trêve la guerre, entend plus que jamais développer la lutte pour participer à la libération et à la victoire.
Pour mobiliser les ressources immenses d’énergie du peuple français, pour les diriger vers l’action salvatrice dans l’union de toutes les volontés, le C.N.R décide :
D’inviter les responsables des organisations déjà existantes à former des comités de villes et de villages, d’entreprises, par la coordination des formations qui existent actuellement, par la formation de comités là où rien n’existe encore et à enrôler les patriotes non organisés.
Tous ces comités seront placés sous la direction des comités départementaux de la libération (C.D.L). Ils seront soumis à l’autorité des C.D.L qui leur transmettront, comme directives, la plate-forme d’action et la ligne politique déterminée par le C.N.R.
Le but des ces comités sera, à l’échelon communal, local et d’entreprise, de faire participer de façon effective tous les Français à la lutte contre l’ennemi et contre ses agents de Vichy, aussi bien par la solidarité et l’assistance active à l’égard des patriotes sous l’impulsion et le soutien donnés aux revendications vitales de notre peuple. Par dessus tout, leur tâche essentielle sera de mobiliser et d’entraîner les Français qu’ils auront su grouper à l’action armée pour la Libération.
Ces comités devront, selon les circonstances et en se conformant aux instructions données par les C.D.L, appuyer et guider toutes les actions menées par les Français contre toutes les formes d’oppression et d’exploitation imposées par l’ennemi, de l’extérieur et de l’intérieur.

Ces comités devront :

1) Développer la lutte contre la déportation et aider les réfractaires à se cacher, à se nourrir, à se vêtir et à se défendre, enlevant ainsi des forces à l’ennemi et augmentant le potentiel humain de la résistance ;

2) Traquer et punir les agents de la Gestapo et de la Milice de DARNAND ainsi que les mouchards et les traîtres ;

3) Développer l’esprit de lutte effective en vue de la répression des nazis et des fascistes français ;

4) Développer, d’une part, la solidarité envers les emprisonnés et déportés ; d’autre part, la solidarité envers les familles de toutes les victimes de la terreur hitlérienne et vichyssoise ;

5) En accord avec les organisations syndicales résistantes, combattre pour la vie et la santé des Français pour une lutte quotidienne et incessante, par des pétitions, des manifestations et des grèves, afin d’obtenir l’augmentation des salaires et traitements, bloqués par Vichy et les Allemands, et des rations alimentaires et attributions de produits de première qualité, réduites par la réglementation de Vichy et les réquisitions de l’ennemi, de façon à rendre à la population un minimum de vital en matière d’alimentation, de chauffage et d’habillement ;

6) Défendre les conditions de vie des anciens combattants, des prisonniers, des femmes de prisonniers, en organisant la lutte pour toutes les revendications particulières ;

7) Mener la lutte contre les réquisitions de produits agricoles, de matières premières et d’installations industrielles pour le compte de l’ennemi ; saboter et paralyser la production destinée à l’ennemi et ses transports par routes, par fer et par eau ;

8) Défendre à l’intérieur de la corporation agricole les producteurs contre les prélèvements excessifs, contre les taxes insuffisantes, et lutter pour le remplacement des syndicats à la solde de Vichy et de l’Allemagne par des paysans dévoués à la cause de la paysannerie française.

Tout en luttant de cette façon et grâce à l’appui de solidarité et de combativité que développe cette lutte, les comités de villes, de villages et d’entreprises devront en outre :

a) Renforcer les organisations armées des Forces Françaises de l’Intérieur par l’accroissement des groupes de patriotes : groupes francs, francs-tireurs et partisans, recrutés en particulier parmi les réfractaires ;

b) En accord avec les états majors nationaux, régionaux et départementaux des F.F.I, organiser des milices patriotiques dans les villes, les campagnes et les entreprises, dont l’encadrement sera facilité par des ingénieurs, techniciens, instituteurs, fonctionnaires et cadres de réserve, et qui sont destinés à défendre l’ordre public, la vie et les biens des Français contre la terreur et la provocation, assurer et maintenir l’établissement effectif de l’autorité des Comités départementaux de la Libération sur tout ce qui aura été ou sera créé dans ce domaine pour le strict rattachement aux F.F.I dont l’autorité et la discipline doivent être respectées par tous.

Pour assurer la pleine efficacité des mesures énoncées ci-dessus, le C.N.R prescrit de l’état major national des Forces Françaises de l’Intérieur, tout en préparant minutieusement la coopération avec les Alliés en cas de débarquement, doit :

1) Donner ordre à toutes les formations des F.F.I de combattre dès maintenant l’ennemi en harcelant ses troupes, en paralysant ses transports, ses communications et ses productions de guerre, en capturant ses dépôts d’armes et de munitions afin d’en pourvoir les patriotes encore désarmés ;

2) Faire distribuer les dépôts d’armes encore inutilisés aux formations jugées par lui les plus aptes à se battre utilement dès à présent et dans l’avenir immédiat ;

3) Organiser de façon rationnelle la lutte suivant un plan établi avec les autorités compétentes à l’échelon régional, départemental ou local, pour obtenir le maximum d’efficacité ;

4) Coordonner l’action militaire avec l’action de résistance de la masse de la nation en proposant pour but aux organisations régionales paramilitaires d’appuyer et de protéger les manifestations patriotiques, les mouvements revendicatifs des femmes de prisonniers, des paysans et des ouvriers contre la police hitlérienne, d’empêcher les réquisitions de vivres et d’installations industrielles, les rafles organisées contre les réfractaires et les ouvriers en grève et défendre la vie et la liberté de tous les Français contre la barbare oppression de l’occupant provisoire.

Ainsi, par l’application des décisions du présent programme d’action commune, se fera, dans l’action, l’union étroite de tous les patriotes, sans distinction d’opinions politiques, philosophiques ou religieuses. Ainsi se constituera dans la lutte une armée expérimentée, rompue au combat, dirigée par des cadres éprouvés devant le danger, une armée capable de jouer son rôle lorsque les conditions de l’insurrection nationale seront réalisées, armée qui élargira progressivement ses objectifs et son armement.
Ainsi, par l’effort et les sacrifices de tous, sera avancée l’heure de la libération du territoire national ; ainsi la vie de milliers de Français pourra être sauvée et d’immenses richesses pourront être préservées.
Ainsi dans le combat se forgera une France plus pure et plus forte capable d’entreprendre au lendemain de la libération la plus grande œuvre de reconstruction et de rénovation de la patrie.

II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :

1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par les gouvernements de l’axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;

4) Afin d’assurer :

l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;
la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;
la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;
la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;
l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;
le respect de la personne humaine ;
l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;
une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;
l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;
le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;
le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;
le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

b) Sur le plan social :

le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;
un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;
la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;
la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;
un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;
la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;
l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance contre les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;
une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;
le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation.
Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.
L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.
En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !
En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !

LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE


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mardi 12 avril 2016

L'invitée de M6


- C'est clair
- quoi?
- selon Najat Vallaud-Belkacem, François Hollande sera candidat en 2017
- sauf qu'elle n'a pas précisé comment il allait s'y prendre
- c'est-à-dire?
- passera-t-il par une primaire?
- eeuuhh... faudra que M6 réinvite Najat Vallaud-Belkacem
- ...!?

Roland RICHA
Mardi, 12 avril 2016

Invitée sur M6, la ministre de l'Éducation nationale a annoncé que le président se représenterait en 2017. L'Élysée n'a pas encore réagi.


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Nuit debout : après l'évacuation matinale, le mouvement reprend à Paris


Le mouvement ne semble pas près de s'arrêter. Malgré le démantèlement du campement de Nuit debout, situé place de la République à Paris lundi matin, le mouvement entend bien poursuivre sa mobilisation et il rassemblait plusieurs centaines de personnes dans la soirée. « Ils ont voulu nous enterrer, mais ils ont oublié que nous étions des graines et que nous allons repousser ! » a lancé à la foule Fanny, de la commission écologie lors d'une assemblée générale. Des centaines de personnes avaient convergé en fin d'après-midi sur la place de la République, où étaient aussi présents de nombreux policiers.
Depuis onze jours, cette esplanade du cœur de la capitale est devenue l'épicentre d'un mouvement citoyen inédit, lancé au soir du 31 mars contre le projet de loi de réforme du Code du travail « et le monde qui va avec », qui a essaimé dans plus d'une cinquantaine de villes. Les manifestants se sont retrouvés chaque soir, souvent par milliers, dans une ambiance de kermesse et de forum altermondialiste.
Mais leur autorisation de se réunir a expiré dimanche soir. L'évacuation de lundi matin, qui s'est déroulée sans heurts, a vidé la place de ses stands, tentes et matelas. La préfecture de police de Paris expliquait toutefois dans la journée qu'« une nouvelle déclaration de manifestation a été déposée, signifiant que le mouvement pourra reprendre lundi soir ». « Ils veulent nous casser, on veut juste continuer », commente Seven, 28 ans. Désignant une tente rouge en train d'être montée, il explique que « cette tente, c'est un acte de résistance ». « On n'expulse pas une idée, de retour pour l'AG à 18 heures ! » a tweeté en fin d'après-midi @nuitdebout tandis que, sur la place, des centaines de personnes commençaient à se réunir. En province aussi, pas question de baisser les bras.
À Lille, les organisateurs se disent « motivés comme jamais » et appellent sur leur page Facebook à venir « nombreux » place de la République. À Lyon, plusieurs centaines de personnes s'étaient retrouvées samedi soir place Guichard. « Le désir de tout le monde est de prendre plus de pouvoir sur nos sociétés et nos vies », résumait Cyril, l'un des organisateurs. Sur Facebook, les organisateurs du mouvement toulousain demandaient de rapporter bâches, cordes, palettes et lampes frontales, se préparant pour un véritable campement lundi soir, rebaptisé « 42 mars ».
« La lutte continue, on n'est pas fatigués », résumait un slogan lancé par les manifestants parisiens place de la République. Parmi eux, Françoise, retraitée, est venue tous les soirs depuis le début du mouvement : « Ça me plaît beaucoup de voir un mouvement en pleine construction et qui redonne la parole à tous sans exception. » L'évacuation n'a pas coupé son envie de revenir : « Stop aux interdictions, ça suffit de nous couper la parole. » Après l'assemblée générale, une réunion entre les référents des différentes « commissions » qui composent le mouvement était prévue vers 21 heures pour « discuter de comment organiser la suite », a précisé l'une des initiatrices du mouvement, qui se fait appeler Camille.
Partir ? Rester ? Occuper un autre lieu ? De nombreuses questions ont été soulevées par les incidents dans la nuit de samedi à dimanche, lorsque quelques centaines de personnes ont voulu se rendre au domicile du Premier ministre Manuel Valls. Huit personnes ont été interpellées et des dégradations déplorées par les autorités. « On ne veut pas que le mouvement soit montré pour ce qu'il n'est pas, ce n'est pas un mouvement violent », affirme Camille.
La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (Les Républicains) avait jugé dimanche « souhaitable qu'on évacue la place de la République ou alors, si on ne l'évacue pas, que les manifestants eux-mêmes la sécurisent et empêchent la casse, l'agression des policiers, les dérapages ». Les maires de Paris et des 3e, 10e et 11e arrondissements ont promis de rester « intransigeants face aux débordements et aux violences » : « S'il est légitime de rêver d'un autre monde, il ne l'est pas de dégrader celui-ci. »

(12-04-2016 - Avec les agences de presse)

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lundi 11 avril 2016

"Nuit debout": la place de la République évacuée, le mouvement veut continuer

La place de la République après l'évacuation des militants de "Nuit debout" le 11 avril 2016 à Paris

Malgré le démantèlement de son campement emblématique de la place de la République lundi matin, le mouvement "Nuit debout" entend poursuivre sa mobilisation, et suscite l'embarras des autorités et de la classe politique.
Depuis onze jours, l'esplanade du coeur de Paris était devenue l'épicentre d'un mouvement citoyen inédit, lancé au soir du 31 mars contre le projet de loi travail "et le monde qui va avec", qui a essaimé dans plus d'une cinquantaine de villes de France.
Des manifestants s'y retrouvaient chaque soir, souvent par milliers, dans une ambiance de kermesse et de forum altermondialiste entre stands, réunions de commissions et "assemblées générales" quotidiennes.
Mais leur autorisation de se réunir expirait dimanche soir. L'évacuation de lundi matin, qui s'est déroulée sans heurt, "visait prioritairement à enlever les structures fixes, conformément aux déclarations de manifestation déposées qui prévoyaient un démontage dimanche en fin de soirée", a expliqué à l'AFP la préfecture du police de Paris.
Selon cette source, "une nouvelle déclaration de manifestation a été déposée, signifiant que le mouvement pourra reprendre lundi soir". Ses organisateurs ont annoncé leur intention de "ne pas arrêter".
Les installations -stands, tentes, banderoles- auront toutefois disparu.
Lundi matin, une pelleteuse soulevait les structures les plus imposantes, et des employés de la Propreté de Paris remplissaient des bennes avec les matelas, tapis et bâches accumulés depuis dix jours et balayaient les débris. Une poignée de sympathisants du mouvement essayaient de sauver ce qui pouvait l'être: quelques palettes, des chaises, des fleurs de leur "jardin debout"...
"Ça fait mal de voir ça. Mais on va reconstruire, le mouvement ne peut pas se terminer comme ça", glisse Leo Joudi, étudiant de 20 ans et "travailleur dans la restauration", présent lors de l'évacuation qui a débuté vers 05H30.
"Ce qui est certain, c'est qu'on ne va pas s'arrêter. Je pense qu'il va y avoir du monde qui va revenir à République", a affirmé à l'AFP l'une des initiatrices du mouvement, qui se fait appeler Camille.
Une réunion entre les personnes référentes des différentes "commissions" qui composent le mouvement est également prévue vers 21H00 pour "discuter de comment organiser la suite", a-t-elle précisé
Faire une pause ? Rester place de la République ? Occuper un autre lieu ?
De nombreuses questions ont été soulevées par les incidents qui ont émaillé pour la première fois la "Nuit debout" de Paris dans la nuit de samedi à dimanche, lorsque quelques centaines de personnes ont voulu se rendre au domicile du Premier ministre Manuel Valls. Huit personnes ont été interpellées et des dégradations déplorées par les autorités.
"On ne veut pas que le mouvement soit montré pour ce qu'il n'est pas, ce n'est pas un mouvement violent", affirme Camille.
La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (Les Républicains) avait jugé dimanche "souhaitable qu'on évacue la place de la République ou alors, si on ne l'évacue pas, que les manifestants eux-mêmes la sécurisent et empêchent la casse, l'agression des policiers, les dérapages".
La mairie de Paris avait indiqué à l'AFP qu'elle demanderait un simple "constat d'huissier" concernant les dégradations sur la place.
Lundi, un candidat à la primaire à droite, Geoffroy Didier, évoquant l'état d'urgence en vigueur depuis les attentats de novembre, a estimé qu'il était "temps d'évacuer": "Il y a un temps pour tout. Qu'il y ait eu le temps de la manifestation, c'est légitime, (...) mais aujourd'hui il faut et il est temps d'évacuer parce que il y a eu des débordements".
Le secrétaire national du PCF s'est dit "choqué parce que c'était un rassemblement pacifique". "Si la police et la ville veulent s'organiser avec ceux qui maintiennent ces rassemblements pour que ça se passe bien, (...) il suffit qu'il y ait une discussion assez tranquille entre les autorités et les organisateurs de +Nuit debout+", a-t-il estimé.


(11-04-2016 - Avec les agences de presse)

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Séminaire "Salariat"


Séminaire "Salariat"
2 mai 2016 14h-17h
Le coût des politiques de l’emploi
Michaël Zemmour (Université de Lille 1, Clersé  et LIEPP)
Bruno Palier (ScPo Paris, Centre d’Etudes Européennes, LIEPP)
Discutant : Yann Lelann (Université de Lille 3, CERIES)

Il se déroule à l’Université Paris Ouest Nanterre dans l'amphithéâtre
du bâtiment "Max Weber" (RDC bât.W)

Dans le discours politique, l’emploi est devenu un impératif catégorique. Si les moyens pour parvenir au plein-emploi peuvent diverger, l’objectif de plein-emploi, lui, fait figure de bien commun dépassant tous les clivages politiques et sociaux. Pourtant, la France n’a jamais été aussi loin du plein-emploi de tous et de chacun. D’un côté, le plein-emploi apparaît comme un objectif inconditionnel auquel on déclare s’attacher « à tout prix ». De l’autre, la promesse d’un emploi à part entière – stable et à plein-temps – pour les 6 millions de chômeurs apparaît comme un horizon inatteignable. On peut dès lors s’interroger sur le prix de l’emploi « à tout prix ». Comment historiquement le plein-emploi est devenu l’impératif qu’il est aujourd’hui. Quel est le prix de cet objectif d’emploi ? Quels en sont les effets sur la condition de salarié en terme de qualité de l’emploi et de protection sociale ? Quels en sont les effets en termes économiques ? En matière de finances publiques ? Peut-on par ailleurs parler d’une industrie de l’emploi avec l’émergence de secteurs entiers voués à « vendre » de l’emploi ? Enfin, des alternatives au plein-emploi émergent-elles du débat public avec les revendications de réduction du temps de travail, de flexi-sécurité ou de déconnexion plus ou moins radicale du salaire, du travail et de l’emploi ?

Le séminaire est ouvert à tous.

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samedi 9 avril 2016

Projet "loi travail": Rendez-vous est pris pour une "nouvelle journée de grève et de manifestations" le 28 avril.


Plusieurs dizaines de milliers d'opposants au projet de la loi travail ont de nouveau manifesté samedi.
L'intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL, Fidl) avait appelé à plus de 200 manifestations et rassemblements partout en France contre ce projet qu'elle juge trop libéral. Il s'agissait de la sixième journée d'action depuis le 9 mars, la troisième réunissant jeunes et travailleurs, mais aussi des retraités et des familles.
À Paris, plusieurs milliers de personnes ont défilé l'après-midi de la place de la République à celle de la Nation, sous un ciel menaçant et dans une ambiance bon enfant.
"On entame le deuxième mois" de mobilisation, "on est optimiste et déterminé", a souligné le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, en tête du cortège parisien. À son côté, Philippe Martinez (CGT) a appelé à "remettre les compteurs à zéro pour un vrai code du travail qui permette de protéger les salariés".
Les cortèges ont réuni également quelques milliers de manifestants à Lyon (4.000), Marseille (3.800), Nantes et Grenoble (environ 2.500), Lille et Rennes (1.700), selon les chiffres des autorités.
"On n'a pas peur que ça s'essouffle", a assuré M. Mailly, rappelant qu'en 2006, pour le retrait du contrat première embauche (CPE), la mobilisation avait duré trois mois, y compris pendant les vacances scolaires.
"Ce qu'a réveillé la loi, c'est le refus de la précarisation et du bizutage social", "je ne pense pas que ça va disparaître en quelques jours de vacances", a assuré le président de l'Unef, William Martinet.
À Paris, parmi les slogans, au milieu d'une foule de tous âges, on pouvait lire "Game over - le peuple se réveille". Certains portaient des écriteaux avec simplement écrit "non" et des jeunes, nombreux, scandaient "on lâche rien".
"Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère. De cette société, on n'en veut pas!" criait une jeune femme au haut-parleur dans la manifestation lyonnaise. "Il y en a marre de l'exploitation capitaliste qui ne fait que s'aggraver", expliquait à Lille Gérard, retraité de l'enseignement.
Dans le cortège toulousain, des salariés de Continental en grève étaient là, mais aussi des agents hospitaliers, territoriaux, de la CAF, La Poste, des télécoms, de l'Éducation nationale, des cheminots, chômeurs et intermittents.
En soirée, des rassemblements citoyens "Nuit Debout" devaient prendre le relais dans près de 60 villes, notamment pour la première fois à Lille et Nancy, et pour la quatrième nuit consécutive à Toulouse.
Ce mouvement citoyen lancé le 31 mars place de la République à Paris dépasse largement les opposants à la loi travail, (réfugiés, mal-logement, précarité, exercice de la démocratie...).
L'Unef et les autres organisations étudiantes et lycéennes seront reçues lundi matin par Manuel Valls, après l'avoir été déjà mercredi par plusieurs ministres.
D'ici à l'ouverture des débats parlementaires le 3 mai, l'intersyndicale compte maintenir la pression avec une "nouvelle journée de grève et de manifestations" le 28 avril.

(09-04-2016 - Avec les agences de presse)

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Tnt-Hd


- Je trouve de plus en plus choquant
- quoi donc?
- le décalage entre la réalité vécue par la grande majorité des gens et les programmes télé... surtout les bulletins d'information
- t'as raison... je trouve aussi
- je me demande à quoi c'est dû
- peut-être le voit-on plus clairement avec la tnt-hd
- ...!?

Roland RICHA
Samedi, 09 avril 2016

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Projet "Loi travail": les opposants maintiennent la pression et battent à nouveau le pavé


Les opposants au projet de la loi travail maintiennent la pression sur le gouvernement: salariés, étudiants et lycéens s'apprêtent à battre le pavé samedi, avec l'espoir d'amplifier encore leur mobilisation malgré les vacances scolaires.
Plus de 200 manifestations et rassemblements sont prévus partout en France, à l'appel de l'intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL, Fidl), qui s'attend à une "mobilisation importante".
A Paris, les jeunes ont rendez-vous à 11H00 place de la Nation. Ils se joindront ensuite à leurs aînés dans un cortège qui partira à 14H00 de la place de la République en direction de la Nation, derrière Philippe Martinez (CGT), Jean-Claude Mailly (FO) et William Martinet (Unef) notamment.
En soirée, ce sont les rassemblements citoyens "Nuit Debout", prévus dans près de 60 villes françaises, qui prendront le relais. Depuis le 31 mars, le mouvement s'est réuni tous les soirs sur la place de la République, à Paris, et a essaimé en province. Il dépasse largement les seuls opposants à la loi travail: réfugiés, mal-logement, précarité, exercice de la démocratie, tout y est débattu.

(09-04-2016 - Avec les agences de presse)

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vendredi 8 avril 2016

Il y a ceux...

La "Nuit debout" Place de la République - Paris.
(Photo: CITIZENSIDE/Yann KORBI)
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Il y a ceux
le jour
debout
crèvent

Il y a ceux
la nuit
debout
rêvent

Moi
mon job, c'est la nuit
et c'est l'inverse !

Roland RICHA
Vendredi, 08 avril 2016


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Les promesses de l’aube

La Nuit debout le 2 avril, place de la République à Paris. Le mouvement n'a d'autre mot d'ordre que de durer et s'étendre.
(Photo: AFP/ DOMINIQUE FAGET)
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Et si, avec son projet de loi travail dont l’examen en commission a débuté cette semaine, le gouvernement avait ouvert une boite de Pandore – ou une boite à claque – en initiant, bien malgré lui, un formidable mouvement de contestation ? Et si cet ultime reniement d’un Président élu par le peuple de gauche, mais qui depuis applique avec constance une politique de droite, était le reniement de trop ?
C’est la réflexion que je me suis faite jeudi soir en revenant de la place de la République, où j’étais allée écouter les centaines de citoyens, majoritairement jeunes, qui se réunissent toutes les nuits depuis la pluvieuse manifestation du 31 mars dernier. Car il est possible, comme le disait Frédéric Lordon, économiste et directeur de recherche au CNRS, que ce mouvement de la Nuit debout soit « en train de faire quelque chose ».
La première bonne nouvelle, c’est… qu’on ne sait pas au juste à quoi va ressembler ce « quelque chose ». Ce qui signifie que l’on est face à un mouvement inédit en France, qui s’invente en marchant et qui invente de nouvelles formes de mobilisations.
Ceux qui, comme moi, déplorent que l’affiche pour les prochaines présidentielles ressemble à s’y méprendre à la précédente, ne pourront que s’en réjouir.
La deuxième bonne nouvelle, c’est que ce sont les jeunes qui en sont à l’origine, ceux-là même dont on dit qu’ils sont individualistes et dépolitisés. Ceux-là même qui, en 2012, avaient très majoritairement voté pour François Hollande, mais qui, depuis, ont eu bien des raisons de déchanter. « Je veux redonner espoir aux nouvelles générations », affirmait le candidat socialiste, « en permettant à chaque génération de vivre mieux que la précédente ».
Mais en lieu et place, les jeunes ont eu droit à l’aggravation du chômage et de la précarité. Et comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement leur promet, avec le projet de loi travail, la menace constante du licenciement, soit la fin de facto du CDI. Et en prime, quelques coups de matraque pour mieux faire passer le message.
Mais la Nuit debout, qui essaime partout en France malgré les violences policières, n’est pas que la révolte d’une jeunesse poussée à bout : j’y vois également les prémices d’une refondation du paysage politique. Mouvement citoyen parti de la base, questionnant radicalement les «partis», à l’image de ce que l’on tente de faire à Nanterre et à Suresnes avec Gauche citoyenne.
Je veux croire que Nuit debout connaitra le même succès que les Indignés en Espagne. C’est tout le mal que je lui souhaite, et je ferai tout pour y contribuer.

Jacqueline Fraysse
Avril - 2016

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