jeudi 31 mars 2016

Sans illusions... aucune !

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Nantes, France
31 mars 2016: mobilisation contre le projet loi El-Khomri
Photo: Stephane Mahe/Reuters

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31 mars 2016: Mobilisation en hausse contre le projet de loi El-Khomry


Rendez-vous les 05 et 09 avril 2016

Des dizaines de milliers de salariés et étudiants battaient le pavé jeudi dans toute la France pour réclamer le retrait de la loi travail, jugée trop libérale, lors d'une nouvelle mobilisation très suivie.
En milieu d'après-midi, près de 190.000 manifestants ont été recensés dans une cinquantaine de villes, sans compter Paris, selon des chiffres officiels mais partiels recueillis par les bureaux de l'AFP.
Le cortège parisien, rassemblant plusieurs milliers de personnes, s'est élancé vers 13h30, sous une grosse pluie et dans les fumigènes, pour se diriger vers la Nation, avec Philippe Martinez (CGT), Bernadette Groison (FSU), Jean-Claude Mailly (FO) et William Martinet (Unef) à sa tête. "Code du travail: retrait du projet de loi El Khomri", proclamait la banderole de tête.
Cette journée de mobilisation est également marquée par des grèves dans les transports (SNCF, Air France...), à la Tour Eiffel, chez EDF, dans la fonction publique, la presse, et des blocages de lycées et d'universités.
Et de nouvelles journées d'action sont envisagées pour réclamer le retrait de la loi, les 5 et 9 avril.
Lors de la précédente mobilisation similaire, le 9 mars, plus de 200.000 personnes avaient défilé (450.000 selon les organisateurs).
"Il y a une très forte mobilisation, il faut que le gouvernement prenne en compte ce qui se passe", a déclaré le leader de la CGT, Philippe Martinez.
Parmi les slogans: "Loi travail, t'es foutue, la jeunesse est dans la rue", "Touche pas à mon code", "Il fait moche, il fait froid, c'est la faute au patronat", ou encore "1916: chair à canon, 2016: chair à patrons".
Bernard, un retraité, est venu manifester contre "un retour en arrière". Pour Alain, "la facilité pour licencier va à l'encontre des droits des travailleurs: il y a déjà eu la loi Macron, mais là, c'est le summum."
Zacharia, lycéen à Bondy, reproche au projet de loi "les heures doublées, les chances de se faire licencier".
Des militants de la CFDT et de la CFE-CGC devaient prendre part aux défilés pour réclamer le retrait "pur et simple" du projet, à contre-courant de leurs centrales respectives. Des députés écologistes avaient prévu d'y participer, dont l'ancienne ministre Cécile Duflot, ainsi que des "frondeurs" du PS comme Christian Paul, présent dans la manifestation parisienne.
Face à la grogne, jusque dans les rangs de la majorité, le gouvernement est revenu sur certaines dispositions (plafonnement des indemnités prud'homales, décisions unilatérales de l'employeur).
Mais pour les syndicats à l'initiative de la mobilisation (CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, FIDL, UNL), le texte "reste toxique pour les salarié-es".
"La gauche au pouvoir ne peut pas porter une réforme du droit du travail qui revient sur la réduction du temps de travail, facilite les licenciements, et considère que le droit du travail est un frein à l'emploi", a commenté le président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), Benjamin Lucas.
Pour Karine Berger, députée PS et membre du Bureau national, les oppositions "sont à prendre très au sérieux" car elles "témoignent d'un vrai malaise social".
Mais le gouvernement insiste: pas question de retirer cette réforme "intelligente, audacieuse et nécessaire", selon Manuel Valls.
Vraisemblablement la dernière du quinquennat, cette réforme est également une des plus décriées, comme l'a été la loi Macron, ou la révision constitutionnelle, que François Hollande a dû abandonner.
Si un consensus se dessine entre plusieurs syndicats pour la réécriture de certains articles (licenciement économique, compte personnel d'activité, rôle de la branche) à l'Assemblée nationale, lors des débats prévus début mai, le patronat réclame, lui, un "retour à la première version".

(31-03-2016 - Avec les agences de presse)

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De la hauteur


- Valls n'est pas content du tout
- pourquoi?
- il aurait voulu que la déchéance de la nationalité soit constitutionnelle
- c'est pourtant une mesure de la droite et de son extrême
- justement
- justement quoi?
- Valls voulait, je cite, que tout le monde prenne de la hauteur
- ...!?

Roland RICHA
Jeudi, 31 mars 2016


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mercredi 30 mars 2016

Grève à la SNCF jeudi: des préavis Sud, CGT et FO


Les syndicats CGT, Sud et FO appellent les agents SNCF à faire grève et à rejoindre les manifestations jeudi contre le projet de loi travail, accusant le groupe public et le gouvernement de chercher à "abaisser les conditions de travail".
La SNCF devait communiquer mardi en fin de journée ses prévisions de trafic. L'entreprise publique s'attend "à une grève un peu moins suivie" que celle, unitaire, du 9 mars.
Coïncidant déjà avec la première mobilisation des opposants au projet de réforme du gouvernement, la précédente grève avait été suivie par 35,5% des personnels, selon la SNCF, et avait fortement perturbé le trafic national, avec en moyenne une liaison sur trois assurée.
En Ile-de-France, les usagers des lignes RATP savent déjà à quoi s'en tenir: la régie prévoit un train sur deux en moyenne sur les RER A et B, toutes deux empruntées quotidiennement par environ 900.000 personnes.
Les perturbations seront en revanche beaucoup plus limitées côté métro, avec 3 rames sur 4 assurées. Sur le réseau bus et tramway, la RATP s'attend à un trafic "quasi normal".
Les deux premiers syndicats de la RATP (CGT, Unsa) dénoncent l'absence d'augmentation générale des salaires en 2016 en dépit des larges bénéfices enregistrés en 2015 par la RATP. La CGT-RATP s'inscrit également dans la contestation du projet de loi de réforme du droit du travail.
A la SNCF, contrairement au 9 mars, l'Unsa et la CFDT n'ont pas déposé de préavis. Les deux syndicats ne souhaitaient pas voir la défense des conditions de travail des cheminots éclipsées par les critiques contre le projet El Khomri.
Seul le syndicat Sud (troisième force) a déposé un préavis national, selon la SNCF. Il court sur deux mois, du 30 mars 19h00 au 31 mai 8h00.
Mais la CGT (premier syndicat) a lancé au total "85 préavis locaux et régionaux" couvrant l'ensemble du territoire, de mardi soir à jeudi, et FO (non représentatif) des préavis dans 9 régions, a précisé à l'AFP l'entreprise.
La CGT, comme Sud, font le lien entre les négociations en cours sur de nouvelles règles d'organisation du travail pour les cheminots et le projet de réforme du code du Travail: avec les bases de la future réglementation commune aux travailleurs du rail (privé/SNCF) posées par le gouvernement, "on est dans la même logique que pour la loi El Khomri, baisse des conditions sociales, augmentation de la productivité, de la flexibilité et de la précarité", écrit Sud dans un tract.
"Le gouvernement et la direction du groupe public ferroviaire, qui n'est certainement pas neutre dans la rédaction de ce décret (devant être publié d'ici à juillet, ndlr), veulent abaisser les normes des conditions de travail des cheminots qu'ils considèrent comme une charge pour les comptes du Groupe", estime également la CGT.
Des négociations délicates sont en cours au sein de la branche ferroviaire en vue d'une convention collective commune et à la SNCF pour réaménager le temps de travail.

(29-03-2016 - Avec les agences de presse)

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A quand des conditions d’accueil enfin dignes pour les réfugiés ?


Depuis le 4 janvier, la société FACEM, située avenue Georges Clemenceau à Nanterre, assure le pré-accueil administratif des demandeurs d’asile pour le compte de la Préfecture des Hauts-de-Seine.
Dès le 9 décembre dernier, le Maire de Nanterre, Patrick JARRY, avait déjà alerté le Préfet des Hauts-de-Seine sur l’insuffisance des capacités d’accueil des réfugiés dans les Hauts-de-Seine, en premier lieu pour les réfugiés eux-mêmes mais aussi pour les riverains et les entreprises du secteur.
La ville de Nanterre n’a pu que constater la dégradation de la situation au fil des semaines, malgré l’implication des différents intervenants (Secours catholique, FACEM). Ces dernières semaines, pour espérer un rendez-vous le lundi, certains réfugiés attendaient depuis le samedi soir devant les locaux de la FACEM, contraints de dormir dehors dans des conditions climatiques difficiles.
Par un courrier du 9 mars, Patrick JARRY a ainsi tenu à saisir le Ministre de l’Intérieur, Bernard CAZENEUVE, de la situation. En effet, au vu du nombre important de réfugiés se présentant dans les Hauts-de-Seine, il est impensable que, dans tout le département, une seule structure soit mandatée pour effectuer cette mission cruciale de service public que constitue le premier accueil administratif des réfugiés.
Aujourd’hui, la FACEM se retrouve obligée de trouver d’autres locaux, le propriétaire de l’immeuble ayant engagé une procédure d’expulsion à son encontre, en raison des nuisances subies par les riverains.
La ville de Nanterre tient à rappeler que ce sont bien ces conditions d’accueil insuffisantes et inadaptées qui sont la cause de ces nuisances, et non les réfugiés eux-mêmes, qui en souffrent tout autant.
C’est pourquoi l’Etat doit prendre ses responsabilités, et mettre enfin en oeuvre les moyens nécessaires à un accueil et à un accompagnement dignes pour les réfugiés venus trouver asile dans notre pays. Dans ce cadre, la seule solution viable est l’ouverture de structures de premier accueil dans plusieurs villes du département, doublée d’un renforcement des capacités d’accueil en Préfecture.

(Ville de Nanterre, 30 mars 2016)

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Loi travail : La CGT attend "énormément de monde" dans les rues


Philippe Martinez, dirigeant de la CGT, se dit persuadé qu'il y aura "énormément de monde" ce jeudi dans la rue pour réclamer le retrait du projet de loi travail, dans une interview publiée ce mercredi à L'Humanité. "Plus de 200 manifestations connues, défilés et rassemblements sont organisés dans le pays", a ajouté dans un communiqué la CGT, contre 144 prévues le 9 mars. "Il y aura énormément de monde demain dans les rues, j'en suis persuadé. Tous les salariés se sentent et sont directement concernés par la loi travail", assure Philippe Martinez, qui va défiler à Paris de la place d'Italie à Nation.

"Contre la régression sociale"
"Mais cette journée cristallise aussi un certain nombre de mécontentements et de revendications. Comme l'amertume chez les fonctionnaires, les questions d'organisation du temps de travail avec la journée d'action de l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris, NDLR), mais aussi les questions salariales dans les entreprises, qui sont insupportables au vu des scandaleuses rémunérations des frères Carlos", Ghosn et Tavares, PDG respectifs de Renault et PSA. "Nous continuons de recevoir beaucoup d'appels de salariés de petites entreprises non organisés pour savoir comment faire grève et où se trouvent les manifestations", ajoute le secrétaire général. Le gouvernement "doit désormais revoir l'ensemble de sa copie", a-t-il redit, assurant que le texte n'était "pas amendable puisqu'il change complètement les règles de la loi".
La CGT, FO, Solidaires, FSU et les organisations de jeunesse Unef, Fidl et UNL ont appelé à faire grève jeudi contre "la régression sociale". Lors de la précédente mobilisation similaire, le 9 mars, plus de 200 000 personnes avaient défilé dans l'Hexagone (450 000 selon les organisateurs). Les sept syndicats menacent d'en organiser d'autres, afin de peser sur le débat parlementaire. "Je reste persuadé que dès demain, il y aura des AG dans les entreprises où les salariés décideront des suites du mouvement", prédit Philippe Martinez.

(30-03-2016 - Avec les agences de presse)

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Effet d'entrainement


- Le projet de loi El-Khomri est abandonné... les syndicats sont satisfaits
- eeuuhh...
- quoi?
- tu t'es trompé
- comment ça?
- c'est la réforme de la Constitution qui a été abandonnée et ce sont les associations qui sont satisfaits
- en tout cas, faut pas baisser les bras... une victoire peut entraîner une autre
- ...!?

Roland RICHA
Mercredi, 30 mars 2016

Effet d'entrainement
Phénomène social caractérisé par l’imitation du comportement de personnes de son entourage par un individu, afin de respecter certaines normes non écrites. S’il tend à faire disparaître sa propre personnalité, ce processus d’imitation doit lui permettre de paraître en parfaite conformité avec l’environnement dans lequel il souhaite s’insérer.


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Réforme constitutionnelle abandonnée : soulagement des associations


Plusieurs associations de défense des droits de l'homme ont indiqué être « soulagées » par le « recul » du président de la République, qui a abandonné mercredi la révision constitutionnelle initiée après les attentats de novembre et qui s'est abîmée sur la déchéance de nationalité. « C'est toujours ça de pris pour la démocratie que François Hollande ait renoncé à ses funestes projets », dont la déchéance de nationalité, à « l'inefficacité pratique reconnue », a commenté Augustin Grosdoy, vice-président du Mrap, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples. « Bien évidemment, il faut prendre des mesures de police pour lutter contre le terrorisme, a-t-il jugé, mais notre société a aussi besoin de davantage de vivre-ensemble », que permettrait notamment le droit de vote pour les étrangers, « une promesse de François Mitterrand en 1980 et une proposition du candidat Hollande » en 2012.

Une menace des droits fondamentaux
La réforme constitutionnelle menaçait les « libertés » et « droits fondamentaux » des Français, a estimé Dominique Curis, d'Amnesty International, faisant part de son « soulagement » après l'annonce présidentielle. « Au nom de la défense des libertés, on renonce petit à petit à l'État de droit », a observé Dominique Curis, en référence à la loi contre le terrorisme, en cours d'examen au Parlement, qui menace, selon elle, « la proportionnalité de la peine », « la liberté d'expression » ou encore « la présomption d'innocence ». Le gouvernement, « contraint de reculer, et c'est heureux », sur la réforme constitutionnelle, poursuit « malheureusement » ses « efforts » pour « introduire des mesures de l'état d'urgence dans la réforme du Code de procédure pénale », a regretté Michel Tubiana, le président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme (LDH). La « perpétuité incompressible » pour les auteurs de crimes terroristes, en discussion au Parlement, relève d'un « renversement idéologique total » et d'une « éthique dévoyée » à même de faire « se retourner dans leurs tombes » Jean Jaurès et Victor Hugo, a-t-il ironisé.
Dominique Sopo, le président de SOS Racisme, a également dit sa « satisfaction » après le « recul » du président sur la déchéance, « une idée d'extrême droite qui n'avait certainement pas sa place dans le droit français ». Et de rappeler que François Hollande et son Premier ministre Manuel Valls s'étaient prononcés en 2010 contre cette même déchéance. « Or des gens qui disent blanc à un moment et noir quelques années plus tard, paraissant tout aussi convaincus, font peu pour restaurer la crédibilité des hommes politiques, déjà fortement entamée », a-t-il déploré.

(30-03-2016 - Avec les agences de presse)

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Hollande renonce à la révision constitutionnelle


Après quatre mois de controverses, le président a décidé d'abandonner le texte, qui était dans l'impasse depuis plusieurs semaines. (Afp)

(30-03-2016)
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Un dossier en cours d'instruction

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05 décembre 2015 ... 30 mars 2016

- En face de chez moi, il y a un trou
- t'habites où?
- aux Damades... au 2 rue Gustave Courbet
- c'est quoi ce trou?
- le 05 décembre 2015, sous le poids du Bibliobus municipal, le sol s'est effondré formant un trou géant
- ouao... nous sommes le 30 mars 2016... ça fait donc quatre mois qu'il est là !
- oui, l'OPHLM instruit le dossier
- ...!?

Roland RICHA
Mercredi, 30 mars 2016

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Allez donc au cinéma !


LES LUMIÈRES
49 rue Maurice-Thorez 92000 Nanterre

Médecin de campagne
Comédie dramatique (1h42min) de Thomas Lilti

VF
Accessible aux pers. malvoyantes :
Mercredi vendredi dimanche lundi mardi 14h, 16h15, 21h; jeudi 16h15, 18h30;
samedi 16h15, 21h ;
Accessible aux pers. malvoyantes, malentendantes :
Jeudi 14h; samedi 18h30.
Jusqu'au 05 avril 2016

Tout est dans le titre : ici, le héros, c'est le métier. Exigeant, dévorant, essentiel. Il prend toute la place, définit toute la vie de Jean-Pierre, le seul généraliste à la ronde, dans ce coin de France rural et isolé. Jour et nuit, dimanches compris, dans la boue des cours de ferme ou dans le brouhaha d'une salle d'attente perpétuellement bondée, le docteur est le fil rouge de son tissu social. Le film décrit parfaitement ce rapport particulier à une communauté, mélange de servitude, de compassion et d'autorité. François Cluzet apporte au rôle une humanité bourrue qui renforce encore l'effet de réalité.
Thomas Lilti (Hippocrate) aurait pu se contenter de ces scènes de consultations, cocasses ou poignantes, vivante et modeste galerie de portraits en milieu paysan : une version plus légère, moins mélancolique de La Maladie de Sachs, le superbe film de Michel Deville avec Albert Dupontel. Mais c'est au tour du médecin d'être malade : Jean-Pierre a une tumeur au cerveau, il a besoin d'aide. C'est dramatique, mais sans grande incidence sur le personnage qui continue, vaille que vaille, à exercer. Un prétexte, un artifice de scénario en somme pour développer une belle histoire d'apprentissage et de transmission : Marianne Denicourt, alias Nathalie, entre en scène, tout juste diplômée de la fac de médecine. Coriace, déterminée, résistante à tous les bizutages que lui impose son nouvel entourage. Et à l'ambiguïté de son collègue, qui a bien du mal à accepter de déléguer un peu de ses devoirs et de son pouvoir. Ce qui progresse, entre eux, de la rivalité à la confiance, est suffisamment bien écrit, et bien joué, pour préserver le mystère : quelque chose de délicat, d'indéterminé, qui suggère autant la fraternité que le désir. Un lien qui soigne. — Cécile Mu.

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mardi 29 mars 2016

La fin de l'intellectuel français?


La fin de l'intellectuel français?
De Zola à Houellebecq,

Shlomo Sand
Paris, La Découverte, 2016, 276 p.,
Traduit de l'hébreu par Michel Bilis,
ISBN : 978-2-7071-8939-4.


Historien israélien de renommée internationale, Shlomo Sand a fait irruption dans le débat intellectuel français avec ses ouvrages Comment le peuple juif fut inventé et Comment la terre d’Israël fut inventée. Renouant avec ses premières amours, il se consacre dans ce nouveau livre à la figure de l’intellectuel français.
Au cours de ses études à Paris, puis tout au long de sa vie, Shlomo Sand s’est frotté aux « grands penseurs français ». Il connaît intimement le monde intellectuel parisien et ses petits secrets. Fort de cette expérience, il bouscule certains des mythes attachés à la fi gure de l’« intellectuel », que la France s’enorgueillit d’avoir inventée. Mêlant souvenirs et analyses, il revisite une histoire qui, depuis l’affaire Dreyfus jusqu’à l’après-Charlie, lui apparaît comme celle d’une longue déchéance. Shlomo Sand, qui fut dans sa jeunesse un admirateur de Zola, Sartre et Camus, est aujourd’hui sidéré de voir ce que l’intellectuel parisien est devenu quand il s’incarne sous les traits de Michel Houellebecq, Éric Zemmour ou Alain Finkielkraut… Au terme d’un ouvrage sans concession, où il s’interroge en particulier sur la judéophobie et l’islamophobie de nos « élites », il jette sur la scène intellectuelle française un regard à la fois désabusé et sarcastique.

Shlomo Sand est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Tel-Aviv. Auteur d’un essai sur Georges Sorel (L’Illusion du politique, La Découverte, 1984), il a publié ces dernières années plusieurs ouvrages sur l’histoire des juifs et celle d’Israël (Comment le peuple juif fut inventé, Fayard, 2008 ; et Comment la terre d’Israël fut inventée, Flammarion, 2012) tout en poursuivant sa réflexion sur son métier d’historien (Crépuscule de l’histoire, Flammarion, 2015).


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Ne pas baisser les bras


- Le jeudi 7 avril c'est journée ville-hôpital
- pourquoi?
- pour dénoncer la fermeture de toute la chirurgie annoncée à l’hôpital de Nanterre par l’Agence régionale de santé d’Île-de-France
- eeuuhh...
- quoi?
- peut-être veulent-ils que Nanterre ressemble un jour à Molenbeek
- ...!?

Roland RICHA
Mardi, 29 mars 2016

Temps fort...
Le 7 avril, dans le cadre de la journée ville-hôpital, le comité de défense et de modernisation de l’hôpital de Nanterre organise une mobilisation, entre 12h et 14h, dans la cour d’honneur du CASH pour dénoncer la fermeture de toute la chirurgie annoncée par l’Agence régionale de santé d’Île-de-France.
Une conférence de presse aura lieu à 13h.

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lundi 28 mars 2016

Le système


- Molenbeek, c'est quoi?
- un système avec une concentration énorme de pauvreté et de chômage, un système ultra-communautariste, un système mafieux avec une économie souterraine, un système où les services publics ont disparu ou quasiment disparu, un système où les élus ont baissé les bras
- eeuuhh...
- quoi?
- y a-t-il un Molenbeek à Nanterre?
- non... la population et ses élus n'ont jamais baissé les bras
- c'est quoi ce système?
- ...!?

Roland RICHA
Lundi, 28 mars 2016

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dimanche 27 mars 2016

à Hollande, Valls, Macron et El-Khomri


- Dis-moi...
- oui?
- qu'y a-t-il d'important à Pâques?
- son lundi
- ...!?

Roland RICHA
Dimanche, 27 mars 2016




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samedi 26 mars 2016

Manger à l'heure


- Dis-papy...
- oui fiston?
- quand t'as faim, tu regardes l'heure qu'il est?
- non...je mange
- même si c'est l'heure d'été?
- ...!?

Roland RICHA
Samedi, 26 mars 2016


Le passage à l'heure d'été se déroulera dimanche 27 mars 2016 à 2 heures du matin. Il faudra ajouter 60 minutes à l'heure légale. Il sera alors 3 heures.


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La réalité des chiffres


- Les chiffres du chômage nous rappelle la dure réalité du pays selon Gattaz
- eeuuhh...
- quoi?
- il en a de la chance le patron des patrons
- pourquoi?
- il ne connaît pas la dure réalité du chômage
- ...!?

Roland RICHA
Samedi, 26 mars 2016


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vendredi 25 mars 2016

Et l’humain dans tout ça ?


La forte mobilisation contre le projet de loi El khomri a obligé le gouvernement a faire quelques minces concessions ayant vocation à «calmer le jeu» mais qui -personne ne s’y trompe- ne changent rien à la philosophie du texte : « travailler plus, gagner moins, être viré plus vite » pour reprendre un slogan entendu dans la rue.
« A chaque fois que l’on a instauré ce genre de politique de flexibilité, les résultats ont été catastrophiques. En aucun cas, cela ne renforce la compétitivité de nos économies (...) sinon le Bangladesh aurait la meilleure économie du monde. Cette logique a été imposée en Grèce (...) et cela a ramené au Moyen-Age les relations du travail. »
Voilà ce qu’a déclaré le 1er ministre grec, Alexis Tsipras de passage à Paris, la semaine dernière, un désastre social dont il peut hélas témoigner.
La bataille contre ce projet de loi et le gouvernement qui le porte, trahissant toutes ses promesses de mise en oeuvre d’une politique de gauche, sociale, progressiste et écologiste, doit être menée avec détermination. Elle doit l’être aussi contre une Europe que F.Hollande ne conteste plus et qui a perdu tout repère d’humanité, comme l’a tristement montré le marchandage de réfugiés opéré le week end dernier, entre les 28 états membres de l’UE et la Turquie.
«Un migrant contre un réfugié » : tel aura été le seul enjeu de l’accord conclu le 17 mars au mépris de toutes les conventions internationales protégeant les réfugiés. Un accord lâche et inefficace, d’ailleurs unanimement dénoncé par les organisations humanitaires.
C’est la seule lamentable réponse qu’a pu apporter, face à cette terrible détresse humaine, une Europe uniquement préoccupée par « la santé et l’épanouissement » des marchés.
C’est la même démarche qui conduit au démantèlement du code du travail savamment orchestré depuis la loi macron: « un travailleur en CDI contre un précaire en CDD » (mal payé et facilement jetable).
Dans tous les cas, qu’il s’agisse de ces milliers de femmes, d’hommes et d’enfants qui risquent quotidiennement leur vie pour fuir leur pays dévasté ou de ceux qui ne cherchent qu’à travailler pour vivre dignement, les uns et les autres ne sont pour l’Europe comme pour la France, que des « affaires » à gérer.
Il y a pourtant urgence à repenser avec eux le sens et l’avenir de nos sociétés.
Cette approche purement économique semble avoir définitivement supplanté l’exercice intelligent de la pensée et le dépassement des intérêts particuliers.
Cette défaite intellectuelle et politique est celle qui nourrit à la fois, la progression des idées et partis d’extrême droite partout en Europe -y compris aux États Unis avec l’ascension de Trump- et la violence contre la population comme on a pu la voir à l’oeuvre récemment en Allemagne ou à Calais.
Gageons que les mobilisations populaires à venir, notamment le 31 mars, sauront imposer leur voix humaniste, porteuse d’espoir et de progrès.

Jacqueline Fraysse
Lien 2013 - Mars, 2016

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Couscous


- Je vais me porter candidat
- fais gaffe... ça coûte cher
- j'ai une idée
- laquelle?
- j'organise des couscous avec souscriptions
- eeuuhh... t'es candidat à quoi?
- ...!?

Roland RICHA
Vendredi, 25 mars 2016


Être en campagne, cela coûte cher, très cher. Bruno Le Maire est en train de s'en rendre compte. Du coup, le candidat à la primaire de la droite a apparemment trouvé une idée simple pour obtenir des fonds : donner de sa personne, en tout bien tout honneur. Ainsi, pour bénéficier de sa compagnie lors d'un petit dîner « entre amis », il faut prévoir 7 500 euros... si l'on est seul ! Pour un couple, parité oblige, comptez le double, soit 15 000 euros. Un budget dîner digne d'un repas d'anthologie dans un 3 étoiles et qui n'est certainement pas à la portée de toutes les bourses, mais qui correspond à l'euro près au maximum autorisé par les impôts en termes de don individuel à un parti ou à un groupement politique.

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jeudi 24 mars 2016

Le chômage connaît une forte hausse en février


Alors que la ministre du Travail a présenté jeudi matin en conseil des ministres son projet de réforme du Code du travail, le gouvernement publiait jeudi après-midi les statistiques de Pôle emploi à la fin février. Le chômage est reparti à la hausse en février pour atteindre 3,59 millions de demandeurs d'emploi sans aucune activité, soit une augmentation de 1,1 % en un mois : une douche froide pour le gouvernement après la nette baisse enregistrée le mois précédent. Ironie du calendrier, ces chiffres tombent le jour de la présentation en conseil des ministres du projet de loi travail, une réforme que l'exécutif présente comme une réponse au chômage de masse.
Le mois dernier, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a fortement augmenté, avec 38 400 nouveaux inscrits en métropole. Cette hausse brutale efface largement une baisse importante d'inscrits enregistrée en janvier par Pôle emploi : 27 900 personnes de moins que fin décembre 2015. Mais les services statistiques avaient alors évoqué des événements "inhabituels et inexpliqués" qui rendaient l'interprétation de la baisse difficile. Le bond enregistré en février, le plus fort depuis septembre 2013, s'explique "en grande partie" par l'entrée en catégorie A (sans aucune activité) de personnes "déjà inscrites à Pôle emploi mais qui exerçaient une activité (catégories B et C) les mois précédents", analyse la ministre du Travail Myriam El Khomri dans un communiqué.
Avec les demandeurs d'emploi ayant exercé une petite activité, Pôle emploi recensait fin février 5,46 millions d'inscrits (+ 3 100) en métropole, et 5,77 millions en incluant l'outre-mer, soit une hausse sur trois mois de 0,3 %. La hausse est plus spectaculaire sur un an : 3,7 % en métropole et 3,6 % en France entière. Par rapport à janvier, les chiffres sont mauvais aussi bien en ce qui concerne les jeunes de moins de 25 ans (+ 0,5 % en catégorie A) que les seniors (+ 0,9 %). Pour les chômeurs de longue durée, la hausse, petite activité comprise, est de + 0,3 % sur un mois mais surtout + 8,5 % sur un an.
Pour la ministre Myriam El Khomri, ces mauvais chiffres obéissent à un "mouvement de hausses et de baisses observé depuis neuf mois, traduisant une reprise timide de l'activité économique". Depuis juin 2012, le nombre de chômeurs de catégorie A a augmenté de 647 400 en métropole. Mais l'année 2015 avait donné des signes d'amélioration : le chômage a connu sa plus faible hausse depuis 2010, et l'économie a créé plus de 82 000 emplois marchands, après en avoir détruit pendant trois ans.
Et malgré un climat mondial morose, la croissance française devrait retrouver du tonus en 2016, selon l'Insee, grâce à un rebond de la consommation, des investissements soutenus et des exportations dynamiques. L'institut de la statistique table sur un taux de croissance de 0,4 % au premier et au deuxième trimestre 2016, ce qui permettrait au chômage de passer sous la barre symbolique des 10 % en métropole. François Hollande l'a répété : l'inversion de la courbe du chômage, qu'il promettait avant fin 2013, déterminera sa candidature à un second mandat en 2017.
Le chef de l'État a décrété en début d'année "l'état d'urgence" contre le chômage en annonçant un vaste plan de formation pour 500 000 chômeurs supplémentaires et une nouvelle prime à l'embauche pour les TPE-PME. L'exécutif s'est également lancé dans une ultime réforme du droit du travail, avec un impact espéré sur l'emploi mais à plus long terme. Objectif : permettre aux entreprises de mieux s'adapter aux aléas de l'activité économique via des assouplissements accrus du temps de travail, et encourager l'embauche en CDI plutôt qu'en CDD.
Le projet est contesté par une partie des syndicats et des organisations de jeunes, qui le jugent trop favorable au patronat : ils étaient encore des milliers dans les rues jeudi à réclamer son retrait, avant une journée d'action à l'appel de la CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl prévue le 31 mars. Mais il est aussi critiqué par le patronat lui-même, qui dénonce le retrait des mesures en faveur de l'emploi dans TPE-PME, comme le plafonnement des indemnités prud'homales. Et dans la perspective du débat parlementaire prévu en avril et mai, certains syndicats craignent que le Medef ne se serve des négociations en cours sur l'assurance chômage comme "monnaie d'échange dans la loi travail".

(24-03-2016 - Avec les agences de presse)

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« Maison commune »


- Dis-moi...
- oui?
- c'est quoi une maison commune?
- une maison où tu peux loger avec les autres
- est-ce que ça empêche d'avoir une maison à soi?
- pas du tout... c'est même fortement recommandé
- ...!?

Roland RICHA
Jeudi, 24 mars 2016


Mercredi soir, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), un meeting unitaire contre la loi travail, a réuni syndicats, associations et représentants du Front de gauche, du PS et du NPA avec la volonté de poser les bases d'une « maison commune » de la gauche de la gauche.


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Rassemblement contre la loi travail


Mercredi soir, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), un meeting unitaire contre la loi travail, a réuni syndicats, associations et représentants du Front de gauche, du PS et du NPA avec la volonté de poser les bases d'une « maison commune » de la gauche de la gauche. « Il est en train de se passer quelque chose. (...) Il faut prendre la mesure de tout ce qui nous rassemble. Dans tous ces refus, il y a une alternative et, quand nous aurons fait reculer la loi El Khomri, nous pourrons construire une maison commune », a affirmé Clémentine Autain, porte-parole d'Ensemble!, l'une des composantes du Front de gauche avec le PCF et le PG.
« On prépare un mouvement d'ensemble pour infliger une défaite au gouvernement, mais aussi enfin gagner, enfin obtenir une victoire qui en annoncera d'autres », s'est aussi enthousiasmée la porte-parole du NPA Christine Poupin. Membre de l'exécutif national du PCF, Jacques Chabalier a appelé à « travailler ensemble, forces politiques de gauche, syndicats, associations », pour faire barrage à « la plus grave attaque contre les droits des travailleurs depuis la Seconde Guerre mondiale ». Deux nouvelles journées de manifestations sont prévues contre la loi travail, les 24 et 31 mars.

Les candidats de la « France insoumise »
Coordinateur du Parti de gauche, Éric Coquerel a souligné auprès de l'Agence France-Presse que « le mouvement social (pouvait) accélérer les choses, mais qu'il subsist(ait) un problème : le PCF est parti sur les primaires avec le PS », alors que le PG en refuse catégoriquement le principe, et soutient la candidature pour l'instant solitaire de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2017.
Environ 200 personnes ont participé à ce meeting qui se tenait à la mairie de Montreuil. Étaient également présents le socialiste Gérard Filoche et des représentants des syndicats contestataires. Mardi soir, une réunion publique contre la loi travail avait déjà réuni à Paris (20e) Cécile Duflot (EELV), Pierre Laurent (PCF) et la députée PS frondeuse Fanélie Carrey-Conte. La semaine dernière, le Parti de gauche a proposé la création d'un comité de liaison de la gauche de la gauche, en soutien à Jean-Luc Mélenchon et aux candidats aux législatives qui se réclameront de la « France insoumise ».

(24-03-2016 - Avec les agences de presse)

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mercredi 23 mars 2016

"Contre-réforme pour l'avenir du travail"


Des parlementaires de l'aile gauche du Parti socialiste ont publié mercredi, à la veille de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi sur le Travail, une "contre-réforme" pour "l'avenir du travail".
Dans ce document de 12 pages, dont l'AFP a eu copie, ces 9 députés et sénateurs d'"A gauche pour gagner" exposent leur réforme, voulue "ambitieuse pour tous", salariés comme entreprises, de celle du gouvernement qui "repose de façon assumée sur une philosophie libérale et régressive".
Leur chef de file, le député Christian Paul, a précisé qu'il réclamait toujours une "étape de retrait" du projet gouvernemental même remanié, pour "écrire une loi plus ambitieuse".
Il a, avec ses collègues, auditionné il y a une semaine les syndicats CGT, FO, Unef et UNL, dont des idées sont reprises, et il a mobilisé "une task force de parlementaires et d'experts en droit du travail" pour élaborer cette plateforme. M. Paul a aussi assuré reprendre "beaucoup des propositions socialistes de 2012".
Au rang de priorité numéro un, ces parlementaires, parmi lesquels Laurent Baumel, Marie-Noëlle Lienemann et Barbara Romagnan, veulent "gagner la bataille de l'emploi par la dynamisation de l'activité économique" grâce à un soutien au pouvoir d'achat des classes populaires et moyennes, et à l'investissement des collectivités. Des "mesures ciblées" accompagneraient ce plan, tels un soutien à l'emploi associatif ou l'amélioration des conditions du chômage partiel.
Ils entendent aussi "construire un marché du travail plus efficace et un Code du travail plus protecteur", notamment via une "sur-cotisation" des contrats de travail courts et précaires, et en "relançant une dynamique de partage du temps de travail". Selon ces élus, "les 35 heures doivent être renforcées en fixant un plancher de majoration des heures supplémentaires de 25%, et 50% à partir de la 7e heure", alors que le projet de loi prévoit davantage de souplesse sur cette rémunération.
En outre, ils souhaitent "une véritable sécurité sociale professionnelle, dans le cadre d'une protection sociale refondée", et "redynamiser le syndicalisme".
Dans le texte que doit présenter officiellement le gouvernement jeudi, "A gauche pour gagner" pointe comme "principaux dangers et régressions" l'inversion de la hiérarchie des normes qui "remet en cause les protections des salariés", "les licenciements économiques facilités" et "le retour des accords compétitivité-emploi de Nicolas Sarkozy".
"Désarmer le droit du travail n'a rien de moderne" mais relève "plutôt d'un fatalisme déjà dépassé, sans principes, ni ambition face au chômage de masse", selon ces parlementaires, qui dénoncent l'influence des "lobbys patronaux".
Selon eux, la loi Travail "s'est même évadée des règles élémentaires de la démocratie sociale que le président de la République avait désignée comme l'une des marques de ce quinquennat".
"La brutalité sous-jacente et la menace toujours présente de l'usage de l'article 49-3 sont inacceptables pour le Parlement et le Parti socialiste", accusent-ils, laissant augurer le dépôt de nombreux amendements.


(23-03-2016 - Avec les agences de presse)

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Allez donc au cinéma !


LES LUMIÈRES
49 rue Maurice-Thorez 92000 Nanterre

Merci patron !
Documentaire (1h24min) de François Ruffin

VF
Mercredi samedi lundi 19h;
jeudi mardi 16h15, 19h;
vendredi 16h15;
dimanche 11h, 19h.

jusqu'au mardi 29 mars

François Ruffin, fondateur de Fakir, canard picard se présentant comme un journal d'enquête sociale « fâché avec tout le monde ou presque », aime vivre dangereusement. Au volant de son van siglé « J'aime Bernard », il parcourt le nord de la France. Bernard, c'est Bernard Arnault, pdg du groupe de luxe LVMH et bête noire des chtis. Ils n'ont pas oublié ce « prédateur industriel » qui, dans les années 1980, a démantelé le groupe textile Boussac-Saint-Frères. Après avoir vainement tenté de réconcilier le milliardaire et ses victimes lors de l'AG ­annuelle de LVMH, François Ruffin ­décide que la revanche du lumpenprolétariat passera par celle des époux Klur, chômeurs, surendettés et menacés d'expulsion par la faute de Bernard, responsable de la délocalisation de leur usine en Pologne. Objectif ? Sortir les Klur de la mouise en faisant cracher le crack du CAC 40.
Version picarde de Michael Moore, le journaliste activiste élabore un traquenard de haut vol avec suspense, changement d'identité et caméra cachée. La réalité s'en mêle avec ce personnage de barbouze, un ancien des RG devenu intermédiaire rocambolesque entre deux mondes... Jubilatoire, ce pastiche de thriller sur fond de lutte des classes réussit la gageure de ­réenchanter l'action dans une époque aquoiboniste. Moqueur sans condescendance, joyeusement combatif, le film est un parfait dosage d'humour et de constat social. La preuve que l'engagement peut être payant... — Mathilde Blottière

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Rencontre-débat : Les méfaits du tabac

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mardi 22 mars 2016

« Stains s’engage pour la paix. Libérez Marwan Barghouti, le Mandela palestinien »


Liberté d'expression !

M. Le Juge,
M. Le Préfet,
Nous ne retirerons pas la banderole !


Le Maire et la ville ont été convoqués au Tribunal Administratif, lundi 21 mars, parce que le Préfet demande à retirer la banderolle du fronton de l'Hôtel de Ville. Pour le Préfet, afficher les valeurs de Paix et des droits du peuple palestiniens et de tous les peuples à disposer d'eux-mêmes, constituerait un trouble à l'ordre public et ne serait pas d'intérêt local. Les stanoises et les stanois peuvent témoigner combien l’identité de notre ville populaire est construite de ces milliers d’histoires et de parcours de coopération entre les peuples et de solidarité internationale.
Oui, plus que jamais, nous affichons fièrement sur la façade de notre Hôtel de ville les valeurs de paix et de solidarité avec le peuple palestinien et de tous les peuples. Nous ce céderons pas à cette atteinte grave à la liberté d'expression !

Communiqué de presse de la ville de Stains, suite à l'audience devant le Tribunal Administratif de Montreuil le 21 mars 2016.

Le Maire et la ville de Stains étaient aujourd’hui entendus par le juge du Tribunal Administratif de Montreuil suite au référé du Préfet. Ce dernier demande que soit retiré du fronton de l’Hôtel de Ville la banderole « Stains s’engage pour la paix. Libérez Marwan Barghouti, le Mandela palestinien ».
Le juge rendra son verdict dans les prochains jours et pourrait ordonner le retrait provisoire de la banderole dans l’attente du jugement sur le fond qui interviendra dans plusieurs mois. Lors de l’audience, environ 150 stanois, représentants d’associations et élus étaient venus soutenir la ville de Stains et son Maire. D’autres témoignages de soutiens sont parvenus au Maire de Stains. Parmi eux, les Maires de Gennevilliers, de Montreuil, d’Aubervilliers, La Courneuve… Des associations comme l’Union Juive pour la Paix, l’association des camps de réfugiés palestiniens jumelés avec des villes françaises, l’association France Solidarité Palestine, mais aussi des personnalités comme Fadwa Barghouti la femme de Marwan, Michel Warchawski, journaliste Israélien, et de nombreuses associations locales, comme le collectif solidarité Palestine, le secours populaire de Stains, le Studio Théâtre de Stains, l’association des habitants du quartier du Maroc ; de nombreux citoyens de tous les quartiers, notamment Michel Beaumale, Maire honoraire.
A la sortie du Tribunal, Azzédine Taïbi confiait : « Nous ne retirerons pas la banderole. Nous défendons une cause juste, celle du respect du droit international, la promotion des valeurs de Paix, le droit du peuple palestinien comme de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes.
Nous sommes fiers d’afficher ces valeurs, et je ne comprends pas pourquoi le Préfet poursuit maintenant la ville pour cette banderole présente depuis 2009 sur notre Mairie. Au quotidien, avec mon équipe municipale nous avons tant de dossiers à traiter pour défendre la dignité et le respect des Stanois. Sur les questions du droit au travail, au logement, à la sécurité, à l’éducation, nous avons besoin que l’Etat joue son rôle pleinement, et pas qu’il nous empêche d’exprimer librement dans notre ville populaire, les valeurs dont nous sommes fiers.
Administrer une ville, c’est aussi prendre position pour défendre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, dans notre pays et dans le monde. Heureusement que par le passé de nombreux maires, dont celui de Stains, et de nombreux citoyens à travers le monde ont agi pour la libération de Nelson Mandela, considéré longtemps par une partie de la classe politique française comme un terroriste. En tant que Maire et citoyen, il est également de mon devoir de défendre les causes internationales justes, et notamment de dénoncer l’apartheid dont est victime le peuple palestinien depuis plus d’un demie siècle. Comme nous exprimons notre soutien avec le peuple Kurde, les réfugiés Syrien, et tous les peuples opprimés dans le monde ».
Les stanois venus nombreux, et dont beaucoup ont participé à des projets de coopérations avec notamment le camp de réfugiés d’Al Amari en Palestine, jumelé avec Stains, étaient venus témoigner combien ils et elles sont attachés à la solidarité internationale, et à la cause juste de la libération de Marwan Barghouti.
Rappelons que ce Député palestinien comparé à Nelson Mandela, est considéré comme le leader capable de créer au proche Orient les conditions d’un dialogue de Paix entre Israël et Palestine. Seulement, il est incarcéré depuis 14 ans dans les geôles de l’Etat d’Israël, après avoir été enlevé et jugé à une peine d’emprisonnement à perpétuité par un Tribunal Militaire illégal au regard du droit international.
Le référé du Préfet intervient 6 ans après que la banderole ait été posée sur le fronton de l’hôtel de ville sous prétexte d’une absence d’intérêt local et de possibles troubles à l’ordre public. Six années pourtant sans qu’aucun trouble aient pu être constaté, six années au contraire de projets de coopération avec les camps de réfugiés palestiniens, six années d’échanges et d’initiatives pour promouvoir les valeurs de paix et de coopération entre les peuples.




Vous êtes citoyen de Nanterre...
alors, vous pouvez signez cette pétition citoyenne.

"Hissons le drapeau de la Palestine sur le fronton de notre Mairie"
https://www.change.org/p/le-maire-de-nanterre-hissons-le-drapeau-de-la-palestine-sur-le-fronton-de-notre-mairie?recruiter=311161049&utm_source=share_for_starters&utm_medium=copyLink

Le maire de Stains (93) refuse de retirer une banderole de soutien à Marwan Barghouthi

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La justice française a ordonné lundi 21 mars le retrait d’une banderole de soutien à Marwan Barghouthi, déployée au fronton de la mairie de Stains dans la région parisienne, au nom de la « neutralité des services publics », mais le maire communiste n’entend pas obtempérer.
« Stains s’engage pour la paix. Libérez Marwan Barghouthi, le Mandela palestinien », proclame la banderole contestée, qui représente cet ancien secrétaire général de l’organisation palestinienne Fatah menotté, faisant le V de la victoire.
Derrière les barreaux depuis son arrestation en 2002, condamné par Israël à la prison à vie, Marwan Barghouthi, l’un des leaders de la deuxième Intifada (2000-2005), est devenu pour les Palestiniens l’un « des symboles de la résistance à l’occupation israélienne ».
M. Barghouthi a été fait citoyen d’honneur de Stains, comme dans plusieurs autres villes communistes de la région parisienne.
Pour les autorités françaises, la décision d’apposer une telle banderole, « non justifiée par un intérêt local », constitue une intervention dans un conflit international « contraire au principe de neutralité des services publics » et « susceptible de porter atteinte à l’ordre public ».
Dans sa décision, la justice a suivi ces arguments.
« La banderole ne sera pas retirée », a répondu Azzedine Taïbi, maire communiste de Stains, en soulignant qu’elle est déployée depuis six ans sans « aucun trouble public ».
« C’est un combat pour la justice et l’égalité des peuples, un peu comme il y a plus de 25 ans le combat pour la libération de Nelson Mandela, traité alors par une partie de la classe politique française comme un terroriste », affirme le maire.

(22-03-2016 - Avec les agences de presse)



Pétition
à Monsieur le Maire de Nanterre

Vous êtes citoyen de Nanterre...
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"Hissons le drapeau de la Palestine sur le fronton de notre Mairie"
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"Cherche pas à comprendre"


- Comment comprendre les attentas de Bruxelles?
- faut surtout pas chercher à l'expliquer
- pourquoi?
- tu risques d'être soupçonné de complicité
- par qui?
- ...!?

Roland RICHA
Mardi, 22 mars 2016




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lundi 21 mars 2016

Philippe Poutou


- Le Nouveau parti anticapitaliste a choisi son candidat à la prochaine élection présidentielle
- eeuuhh...
- quoi?
- il ne participera donc pas à la primaire à gauche
- non... pour lui, c'est dans la clarté et sans illusion
- et quel est le programme?
- anticapitaliste
- tu penses que les électeurs vont comprendre?
- ce sera l'objet de la campagne
- ...!?

Roland RICHA
Lundi, 21 mars 2016

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dimanche 20 mars 2016

Présidentielle 2017 : Philippe Poutou désigné candidat du NPA


Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a choisi Philippe Poutou, 49 ans, comme candidat à la prochaine élection présidentielle, a-t-on appris dimanche auprès du parti, confirmant une information du Lab d'Europe 1. Philippe Poutou avait déjà été candidat en 2012 pour le même parti. Le NPA, réuni à l'Université de Nanterre pour sa Conférence Nationale samedi et dimanche, a désigné Philippe Poutou dans une déclaration votée "à plus de 95%", a indiqué Jean-Marc Bourquin, responsable communication du mouvement. "Le mouvement contre le gouvernement et la loi travail nous a redonné la pêche. On a une colère à faire entendre", a indiqué Philippe Poutou à Europe 1. "On est obligé de prendre de l'avance et d'avoir un calendrier précoce pour obtenir les 500 signatures. On est donc obligé de partir plus tôt que d'autres pour passer ce tour préliminaire. Pourquoi moi ? Le fait que je sois un peu connu, ça a aidé, même si ce n'est pas quelque chose de naturel pour moi d'être candidat", a-t-il ajouté.

1,15% des voix
En 2012, Philippe Poutou avait obtenu 1,15% des voix au premier tour. Il se voulait alors le "porte-parole de ceux qui trinquent". Né le 14 mars 1967 à Villemomble (Seine-Saint-Denis), de père facteur et de mère sans emploi, ce réparateur de machines-outils de l'usine automobile Ford de Blanquefort (Gironde) s'était fait connaître à travers son combat à la CGT pour la sauvegarde des emplois au sein de son usine. Autre candidate trotskiste de 2012, Nathalie Arthaud a elle aussi été désignée la semaine dernière comme candidate pour 2017 pour Lutte Ouvrière.

(20-03-2016 - Avec les agences de presse)

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samedi 19 mars 2016

Les "événements"



- Dis papy...
- oui fiston?
- que s'est-il passé le 19 mars 1962?
- en France ou en Algérie?
- ...!?

Roland RICHA
Samedi, 19 mars 2016



Olivier Le Cour Grandmaison, professeur de sciences politiques à l'université d'Évry-Val-d'Essonne : « Cinquante-quatre ans après la fin de cette guerre longtemps sans nom, sans autre nom du moins que celui d'événements, comme l'ont dit pendant des décennies de bonnes âmes politiques soucieuses de défendre ce qu'elles prétendaient être le prestige et l'honneur de la France, les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre perpétrés alors doivent être enfin reconnus par le chef de l'État. »


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vendredi 18 mars 2016

"Migrations, Réfugiés en Europe et en France"


Conférences-Débat avec Marie-Christine Vergiat  sur le thème "Migrations, Réfugiés en Europe et en France"
Mercredi 23 mars à 18h30

Marie-Christine Vergiat députée européenne (Gauche unitaire européenne/Gauche verte Nordique), responsable de la commission Libertés civiles et de la sous-commission des Droits de l'homme au Parlement Européen , membre de la LDH s'attachera à Déconstruire les représentations et les discours médiatiques sur la "crise migratoire"
Le débat sera animé par Abdessalam Kleiche Co-responsable EELV Commission Transnationale
Cette Conférence-débat est Co-organisée par PC Courbevoie, Attac Courbevoie, Eu-Sudan Center for peace studies in Horn of Africa

Lieu : 6 rue Adam Ledoux à Courbevoie (92),
Bus 275 à partir de la Défense Grande Arche descendre Place Charras, de la gare Saint Lazare par le train descendre à Courbevoie.


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Transmettre le savoir


- Les profs sont mécontents
- pourquoi?
- à cause du 1% d'augmentation pour les fonctionnaires
- parce qu'en plus... ils sont fonctionnaires
- ...!?

Roland RICHA
Vendredi, 18 mars 2016

Comment une société au XXIe siècle peut-elle confier la transmission du savoir à des enseignants en se moquant de leur fiche de paie ? Six ans d'études, dix ans de pratique et un petit 2 000 euros à la fin du mois.

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Salaires des fonctionnaires : une proposition "inacceptable" pour les syndicats


Annick Girardin, ministre de la Fonction publique, a proposé ce jeudi aux organisations syndicales une hausse de 1 %, en deux fois, du point d'indice, gelé depuis près de six années et qui sert à calculer les rémunérations des fonctionnaires, a-t-on appris de plusieurs syndicats. Proposée dans le cadre d'une réunion de négociations qui se poursuivait en fin de matinée, cette revalorisation de 1 % se ferait en deux temps, 0,5 % le 1er novembre et la même chose au 1er mars 2017, a-t-on appris auprès des syndicats, qui l'ont déjà jugée « inacceptable ».
La réunion a été suspendue aux environs de 11 h 30 par la ministre, selon les mêmes sources. Avant ce rendez-vous salarial, prévu depuis septembre et retardé pour cause de remaniement, les syndicats avaient annoncé qu'ils ne se contenteraient pas d'une hausse « symbolique ». CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU, Solidaires, CFTC, CGC, FA-FP y participent.

« De l'électoralisme aux frais des Français »
Le Premier ministre avait promis « un geste significatif », un geste politique aussi dans le contexte social actuel et à un an de la présidentielle. Une hausse de 1 % de la valeur du point aura un coût de 1,85 milliard d'euros pour les trois fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière), selon la Cour des comptes. D'où l'avertissement de Bercy : « Il ne s'agit pas (que cette hausse) atteigne des niveaux déraisonnables », a insisté mercredi Emmanuel Macron.
Quelle que soit la hausse annoncée, elle fait déjà grincer des dents chez Les Républicains. « De l'électoralisme aux frais des Français », a estimé Éric Woerth, leur secrétaire général, parlant d'une revendication « infinançable ». Nicolas Sarkozy s'est déjà fixé « comme premier objectif » de supprimer « entre 300 000 et 350 000 postes » de fonctionnaire en un quinquennat. Pour François Bayrou, président du MoDem, une revalorisation est « légitime », mais il craint « de grandes difficultés puisqu'on va devoir financer encore par des impasses ». Le FN aussi y est « favorable », mais veut que les « grandes collectivités territoriales » cessent de « recruter des agents publics surnuméraires ». En 2014, la masse salariale publique - c'est-à-dire les dépenses de personnel des 5,4 millions de fonctionnaires, auxquels s'ajoutent les agents des organismes publics, soit 5,64 millions de personnes au total - a atteint 278 milliards d'euros, près du quart de la dépense publique, selon la Cour des comptes.

Reconnaissance
Pour les syndicats, il est hors de question de se contenter de mesures symboliques après six années de gel et une participation des fonctionnaires à hauteur de sept milliards d'euros à l'effort de redressement des finances publiques, souligné par la ministre Annick Girardin et, avant elle, Marylise Lebranchu. Le tout, dans un contexte où le gouvernement n'a cessé de faire l'éloge des policiers et du personnel hospitalier, largement mis à contribution au moment des attentats. « L'heure est au rapport de force », a prévenu Jean-Marc Canon, de la CGT (première force syndicale), qui a « mis à disposition un préavis de grève couvrant la période du 17 au 31 mars » afin que les agents puissent se mobiliser, autant pour leur pouvoir d'achat que contre le projet de loi travail.
Après une mobilisation le 26 janvier à l'appel de la CGT, FO (troisième force syndicale) et Solidaires (sixième), les fonctionnaires menacent d'une nouvelle grève le 22 mars. Le point d'indice, gelé à 4,63 euros depuis 2010, « a décroché de 7 à 8 % par rapport à l'inflation », souligne la CGT, tandis que FO parle de « 8 % de perte de pouvoir d'achat ». La CFDT (deuxième force syndicale) non plus ne se contentera pas de « mesurettes », estimant qu'« il y a urgence à traduire dans la rémunération la reconnaissance de l'action quotidienne des fonctionnaires ». Quant à la FSU, premier syndicat d'enseignants, elle a également prévenu que les fonctionnaires « n'accepteraient pas de mesures symboliques ». « Je ne sais pas où le Premier ministre met la barre. (...) Nous ne laisserons pas passer ce rendez-vous salarial sans dire ce que nous avons à dire », a déclaré Bernadette Groison, sa secrétaire générale. « Il faut laisser à la négociation la possibilité d'être utile », estime de son côté l'Unsa (quatrième force syndicale). Ce rendez-vous salarial, prévu par le protocole sur les parcours, les carrières et les rémunérations des agents (PPCR), devait initialement se tenir en février. Il a pris du retard pour cause de remaniement. 


(18-03-2016 - Avec les agences de presse)

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jeudi 17 mars 2016

Ile-de-France: la Région supprime le financement des logements "très sociaux"


La région Ile-de-France, présidée par Valérie Pécresse (Les Républicain), a adopté jeudi la suppression du financement de logements "très sociaux" dans les communes qui en ont déjà beaucoup, une mesure contre laquelle a voté l'opposition de la gauche.
La mesure dite "dispositif anti-ghettos", a été adoptée par 134 voix pour (la majorité LR-UDI-MoDem et le FN), et 63 contre (PS, EELV, FG, Radicaux de gauche).
Avec cette délibération, le Conseil régional va mettre fin au financement des logements sociaux pour les ménages plus modestes (PLAI, dit logements "très sociaux") dans les communes qui ont déjà 30% de logements PLAI et PLUS (logements sociaux pour les classes moyennes modestes).
Sur 1.300 communes franciliennes, 90 d'entre elles concentrent aujourd'hui 66% du parc social, a souligné Geoffroy Didier, vice-président chargé du logement, estimant "urgent de ne pas empiler de la pauvreté sur la pauvreté", et assumant "de vouloir briser la logique infernale des ghettos".
"La région pérennisera le financement de l'aide au logement social et très social", a-t-il assuré, mais "nous voulons procéder à un rééquilibrage territorial".
"Dispositif anti-pauvre", "politique ségrégationniste", "position idéologique et anti-sociale": l'opposition de gauche a dénoncé vigoureusement ce dispositif, en réclamant notamment une contrepartie pour obliger les communes en retard en matière de construction de logements sociaux. La majorité a évoqué une mesure "courageuse" et "attendue par les Franciliens". Le FN a salué "une intention louable", proposant même un bulletin d'adhésion à la présidente de région.

(17-03-2016 - Avec les agences de presse)

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Rêver


- A propos du projet loi Travail, ils ont écrit sur une banderole, je cite, "Ils nous empêchent de rêver, on va les empêcher de dormir"
- ça doit être des jeunes qui ont écrit ça
- comment t'as deviné?
- ça fait bien longtemps que la grande majorité des adultes ne rêve plus
- ...!?

Roland RICHA
Jeudi, 17 mars 2016



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« La jeunesse emmerde la loi travail »

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Amas de poubelles devant l'entrée, barrières métalliques et banderoles : ce jeudi, plusieurs lycées parisiens étaient bloqués, jour de la manifestation organisée par des syndicats étudiants et lycéens opposés à la loi El Khomri. Dans le 20e arrondissement, à l'est de la capitale, les lycées voisins Hélène-Boucher et Maurice-Ravel étaient, comme souvent, en pointe de la contestation. Devant l'établissement Hélène-Boucher, des lycéens filtraient les entrées, ne laissant passer que les collégiens et les élèves de classes préparatoires. « Ils nous empêchent de rêver, on va les empêcher de dormir », affirme une banderole. « On se bat pour notre futur, pour notre avenir. Les heures supplémentaires qui ne seront plus majorées, ou seulement à 10 %, ce n'est pas possible. On va travailler plus et gagner moins », déclare Yovann Pigenet, 16 ans, élève de seconde.
Des enceintes diffusent de la musique et des jeunes chantent à tue-tête « Commandante Che Gevara » et des chants de Bob Marley. « La jeunesse emmerde la loi travail », affirme une pancarte brandie par deux lycéens portant des masques à l'effigie du Premier ministre Manuel Valls et de la ministre du Travail Myriam El Khomri. Devant Ravel, Axel, 17 ans, en terminale économique et sociale, estime que le « vrai problème de cette loi, c'est le fond ». Elle instaurera, selon lui, « un climat de peur permanent ». La semaine dernière, lors de la première journée de mobilisation des lycéens et étudiants, une centaine de lycées avaient été bloqués sur tout le territoire, selon les organisations de la jeunesse, un chiffre proche de l'estimation du ministère de l'Éducation (90). Autres lycées de la capitale touchés par la mobilisation : Lavoisier, dans le 5e arrondissement, et Jules-Ferry, dans le 9e.

(17-03-2016 - Avec les agences de presse)

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L'école de la réussite pour tous les enfants

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mercredi 16 mars 2016

Alain Mabanckou : l'Afrique des lettres entre au Collège de France

L'écrivain "binational" (congolais et français) va occuper la chaire de création artistique : dès sa leçon inaugurale, ce 17 mars, lumière sur les lettres noires. 

À cinquante ans, le natif de Pointe-Noire, République du Congo, prix Renaudot pour Mémoires de Porc-Épic, prononce ce jeudi 17 mars sa leçon inaugurale au Collège de France : Lettres noires : des ténèbres à la lumière (à paraître chez Fayard en avril). L'auteur de Verre cassé (2005, prix Ouest France Étonnants Voyageurs), romancier, essayiste, occupe la chaire annuelle de création artistique, avec un programme d'enseignements que le site de l'institution mettra en ligne au fur et à mesure en français et en anglais. L'auteur de Petit Piment (Seuil), débarqué de Californie où il enseigne (UCLA), et déjà sur la scène de la Maison de la poésie lundi dernier, sera présent au salon Livre Paris qui s'ouvre à la porte de Versailles (du 17 au 20 mars, pays à l'honneur : la Corée du Sud). Le Point Afrique vous donne rendez-vous avec Alain Mabanckou sur le pavillon Brazzaville et Pointe-Noire, villes invitées de cette 36e édition, le samedi 19 mars à 16 h 30. Entre-temps, l'écrivain revient sur ce moment fort de l'histoire de la République mondiale des lettres telle que Pascale Casanova l'avait remarquablement décrite dans son essai éponyme (Seuil, 2009).  
(Propos recueillis Par Valérie Marin la Meslée)

Comment avez-vous réagi à la proposition du Collège de France d'occuper la chaire de création artistique ?
Alain Mabanckou : Quand j'ai reçu l'e-mail d'Antoine Compagnon m'informant que mon nom revenait dans l'assemblée des professeurs pour cette chaire, j'ai cru que c'était un spam ! Puis prenant la missive au sérieux, j'ai donné mon accord trois jours plus tard. Curieusement, j'étais alors en train de lire un petit livre de Chantal Thomas Pour Roland Barthes, où elle parle justement de l'amphithéâtre Marguerite de Navarre… Le Collège de France représentait, pour moi qui n'y suis jamais entré, cette réunion de grandes figures intellectuelles qui ont révolutionné la pensée française, cet endroit où s'expose la somme des recherches et des connaissances qui deviendront mondiales. C'est par ces lieux de réputation plutôt classique que s'établiront les fondements de la société multiculturelle. Parler au Collège de France de littérature africaine, c'est intégrer cette multiplicité dans la vie quotidienne, affirmer que le monde a besoin de nos différences, apporter au débat intellectuel la présence de l'imaginaire du continent noir.

Le lieu lui-même se trouve non loin de Présence africaine, la maison d'édition qui publia votre premier roman en 1998 Bleu Blanc Rouge. Que représentait ce quartier Latin pour le natif de Pointe-Noire arrivant pour ses études de droit à Paris en 1988 ?
En le traversant, je ne pouvais pas ne pas penser au congrès des écrivains et artistes noirs qui se déroula à La Sorbonne en 1956. J'ai toujours vu ces rues « habitées » par la silhouette d'Alioune Diop, qui l'organisa, fondateur de la revue puis des éditions Présence africaine, rue des Écoles, et entendu les murmures des grandes figures de la négritude, Senghor, Césaire… Le quartier Latin, c'est l'Afrique intellectuelle à Paris, le témoignage de la pensée noire, et son expression entre les murs du Collège ne peut que me combler, parce qu'elle départementalise cette pensée.

Comment expliquez-vous que l'université américaine, qui vous a recruté, s'ouvre depuis longtemps à l'enseignement des littératures francophones, dont africaines, et pas la France ?
Entre Africains, nous nous disions que la France ne donne jamais place à ceux qui ont étudié sa culture, ni dans le débat ni dans l'enseignement. Je n'ai jamais pensé pour ma part que cela relève d'une sorte de complot. Chaque chose arrive en son temps et il faut peu à peu forcer les portes… 14 ans d'enseignement aux États-Unis, où je suis titulaire de mon poste, à UCLA, c'est une expérience. Je ne dirais pas que l'Afrique n'existe pas dans le système éducatif français, mais plutôt qu'il y a une certaine frilosité à intégrer les questions liées à l'histoire de la colonisation française : on ne sait pas dans quel chapitre du livre de l'Histoire de France les placer. Les études postcoloniales, africaines, sont des domaines encore considérés en France comme suspects. Le postcolonial dit que la culture de l'autre doit être réintégrée dans le tout de la culture mondiale. L'enseignement de la littérature est aussi une question de pouvoir, intellectuel, culturel. L'Occident n'a pas le monopole de la pensée, ceux qui n'ont jamais parlé, ceux qui n'ont pas dit qui ils étaient peuvent aussi apporter une autre vérité au monde.
Quand vous regardez votre continent d'origine à la date de la fondation du Collège de France, en 1530, qu'y voyez-vous ?
À l'époque, l'Afrique n'était pas une zone perdue et de désordre ! Quand on lit les livres écrits un siècle plus tard par l'explorateur Olfert Dapper (1639-1689), sa description du royaume Kongo en Afrique centrale en montre la hiérarchisation politique, le prestige intellectuel, et si l'on va du côté de Tombouctou en Afrique de l'Ouest, l'on sait, par Léon l'Africain, parmi d'autres témoignages, que la connaissance y était présente. Le continent avait aussi le sens des conquêtes. Mais ce XVIe siècle est aussi le moment où petit à petit se concrétiseraient des préjugés qui allaient faire de nous des exclus : en 1530, pour le monde occidental, je ne suis pas fait pour penser, c'est pourquoi je rappelle que jusqu'à l'époque de la littérature coloniale, l'Africain ne parle pas, on parle pour lui. Il ne pense pas. On pense pour lui. C'est une grande erreur d'avoir négligé que l'Afrique ancienne avait sa culture, sa littérature traditionnelle orale. Quant à l'histoire de la littérature africaine écrite, elle vient plus tard mais il existe déjà cette philosophie, cet imaginaire, ce goût du savoir que vous avez d'ailleurs très bien illustré dans les hors-série du Point sur ces thèmes (sourire) !

Pour la première fois, la chaire de création artistique s'ouvre à la littérature. Un premier doublé puisque c'est aussi une première invitation à l'Afrique et encore au monde noir que vous incarnez : quel Alain Mabanckou a été invité ?
Pour moi, c'est l'écrivain. Si j'avais senti que c'était pour le quota de la négritude, cela m'aurait davantage froissé que fait plaisir. Le Collège reçoit pour la première fois un écrivain dans la chaire de création artistique, jusque-là tenue par des peintres, musiciens. On m'invite en tant qu'écrivain, mais venu aussi du continent noir. Je ne viens pas enseigner Baudelaire ou Victor Hugo, mais retracer le parcours des littératures africaines pour que puissent résonner les noms de Cheikh Hamidou Kane, l'auteur de L'Aventure ambiguë, Camara Laye, qui a écrit L'Enfant noir, Sony Labou Tansi, La Vie et demie, Mongo Beti, Ville cruelle, Aminata Sow Fall auteure de La Grève des Battu, ou encore Bernard Dadié, notre doyen ivorien, qui a 100 ans cette année, auteur d'Un nègre à Paris. Nous avons aussi des classiques d'Afrique noire ! Et je proposerai de temps en temps des bifurcations afro-américaines, Claude McKay et son Banjo, ou caribéennes, avec l'incontournable Césaire. Que l'on ne dise pas, ou plus, qu'on ne savait pas ! La littérature d'expression française n'a pas forcément qu'un seul centre de gravité, c'est une littérature tentaculaire. Et je suis persuadé que beaucoup de Français verraient l'autre visage de la France s'ils lisaient la littérature africaine.

La leçon inaugurale est un exercice littéraire : dans quelle mesure y mettez-vous votre biographie en jeu (je) ?
Une première leçon obéit à certaines formes, elle doit exposer le sujet, et s'ouvrir aux questions qui vont être traitées tout au long de l'année dans un enseignement différent de celui de l'université, sans notation, avec des cours, des séminaires, un colloque aussi, « Penser et écrire l'Afrique noire », qui aura lieu le 2 mai. De ce voyage, la leçon est la feuille de route. Je la considère comme le prolongement de ma carte d'identité. Je suis d'abord un créateur, un écrivain qui se pose des questions et utilise son imaginaire pour faire passer quelque chose : ma leçon prend ancrage sur des connaissances de l'histoire littéraire mais ma préoccupation est d'y montrer mon regard sur le monde, comment je conçois la littérature. Le je est là, il y a même des envolées lyriques… J'y fais une remise en place de certaines idéologies sur la question de la race, sur l'idée que l'Occident avait de l'Afrique et comment, partant des préjugés et des conceptions les plus surranées, la littérature africaine a pu éclore et ouvrir les portes pour donner naissance à ce que nous avons aujourd'hui : la conception de notre univers par nous-mêmes, les Africains. Mais je ne suis pas un écrivain enfermé dans son africanisme grégaire ! Mon héritage est aussi éclaté sur les imaginaires venus d'autres lieux qui m'ont permis de m'ouvrir au monde. Si nous avons hérité d'une pensée occidentale dans laquelle nous n'existions pas en tant qu'Africains, nous autres, descendants de ceux qui ont subi les préjugés, avons hérité de la fracture coloniale. Or dans cet héritage il y a les autres qui en ont hérité avec nous ! Voyez dans la littérature française aujourd'hui, ce retour dans l'époque des colonies chez les Hédi Kaddour, ou chez Alexis Jenni avec son Art français de la guerre. Ce questionnement vient de l'intérieur de la littérature d'expression française contemporaine, par une génération d'écrivains français qui s'intéressent à l'ailleurs, à l'aventure sur le continent. Voyez encore Marie Darrieussecq dans Il faut beaucoup aimer les hommes, et dans les générations antérieures un Michel Le Bris avec La Beauté du monde. Il existe un vide dans la littérature française, où longtemps l'Afrique a été évitée, mais de temps en temps elle revient en arrière-plan de la littérature française.

Quels seront les grands axes de votre enseignement ?
En dehors de la création littéraire, j'ai souhaité faire valoir la philosophie africaine en associant des historiens, des penseurs, Achille Mbembé, Souleymane Bachir Diagne, Pap Ndiaye. On regarde aujourd'hui le visage de l'Afrique contemporaine traversée par des conflits, et même des génocides, mais il existe aussi une Afrique qui se questionne sur le thème de la mondialisation : la pensée africaine apporte aussi sa soif d'exister à la table des négociations de l'imaginaire mondial.

Vous êtes lié par une longue et profonde amitié à Dany Laferrière, récemment élu à l'Académie française. La notabilité n'est pas un vain mot dans l'histoire des lettres africaines et votre leçon aborde ce thème : qu'en est-il de ce besoin d'être adoubé, reconnu, intégré dans l'institution française ? Pour un « binational »,  tel que vous vous présentez !
Oui, pour coller à l'air du temps, puisque je suis en effet « congaulois », selon l'écrivain Tchicaya U Tam'si, avec mes deux passeports. Et oui, en effet, la notion de notabilité avait même créé une scission au sein du mouvement de la négritude : on pensait que ses principaux initiateurs étaient des notables qui travaillaient avec les colons, avec « la puissance dominante », Senghor président du Sénégal par bénédiction de la France, Césaire parlementaire pour la Martinique, et même Damas un temps pour la Guyane. En réalité, la notabilité relève surtout du politique, elle peut alors corrompre ou éroder le discours. Mais notre attitude, à Dany Laferrière et à moi, est la suivante : se dire que si vous ne forcez pas la fenêtre pour entrer voir ce qu'il a dans le système, vous ne pouvez pas le critiquer avec une certaine précision. Alors oui à une notabilité dans laquelle on n'oublie pas le motif essentiel qui nous anime : poser les fondements d'une relecture de notre histoire pour que cette histoire soit incorporée dans la grande aventure de l'imaginaire en français.

Le salon Livre Paris honore cette année deux villes de votre pays natal : Brazzaville, sa capitale, et Pointe-Noire, où vous avez vu le jour il y a cinquante ans. Qu'en est-il de la reconnaissance de l'écrivain africain par son pays, voire son continent ?
J'ai beaucoup parlé de Pointe-Noire dans mes livres et bien sûr cela me fait plaisir de la savoir à l'honneur, mais la ville de Brazzaville dépasse largement le nom d'un pavillon dans un salon du livre : c'est la capitale de la France libre, un des lieux qui ont permis à la France d'exister et où l'on trouve toujours la Case de Gaulle. Sous l'Occupation, l'ancienne capitale de l'Afrique équatoriale française, c'était Paris, avec une vie intellectuelle intense, les premières revues littéraires comme Liaisons sont nées au Congo-Brazzaville de ces années cinquante. Mais en matière culturelle, le Congo est un pays paradoxal, sans conscience culturelle : d'un côté, il compte les plus grands écrivains : Sony Labou Tansi, Tchicaya U'Tamsi, Henri Lopès, Emmanuel Dongala ; mais de l'autre, et comme partout ailleurs sur le continent (mis à part celle de Senghor au Sénégal), la politique culturelle y est désastreuse et c'est bien dommage. Car si sur le plan économique on essaye d'expliquer que nous sommes à quinze mille lieues de l'arrivée, sur le plan culturel, nous avons tous les éléments pour montrer la vitalité de l'Afrique.


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