lundi 29 février 2016

Réforme du travail : Gauche(s) non gouvernementale(s) et syndicats satisfaits du report

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Le cofondateur du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon et le Parti communiste ont continué lundi de demander le « retrait » du projet de loi sur le travail, tandis que certains frondeurs socialistes réclament le retrait de certaines dispositions ou « une réécriture en profondeur ». Les syndicats ont quant à eux salué le report du projet.
« Report de la #LoiTravail : première victoire. Vive le #9mars ! Retrait total de la loi ! », a tweeté Jean-Luc Mélenchon dans les minutes qui ont suivi l'annonce par Manuel Valls du report de la présentation de ce projet de loi en conseil des ministres. Évoquant une « loi du retour du passé » dans un post de blog diffusé dimanche, Jean-Luc Mélenchon avait ironisé : « Manuel Valls ne prend pas assez en compte l'utilité du travail des enfants pour relever le défi de la compétitivité, de la flexibilité et de la modernité. »
« Valls doit aller jusqu'au bout avec le retrait pur et simple du projet de loi El Khomri », a réclamé de son côté le Parti communiste dans un communiqué, voyant dans « le recul gouvernemental » le résultat de la « cybermobilisation, des convergences sur le front syndical des organisations de la jeunesse, de l'évolution du débat à gauche pour une indispensable clarification ». Le chef du gouvernement a annoncé lundi que le projet de loi El Khomri serait présenté en conseil des ministres « une quinzaine de jours » plus tard que la date prévue (9 mars), et qu'il rencontrerait entre-temps l'ensemble des partenaires sociaux. Le texte sera finalement présenté le jeudi 24 mars en conseil des ministres, a précisé une source gouvernementale à l'Agence France-Presse.

« La question, ce n'est pas le report, c'est le retrait » (Baumel)
« La question pour au moins une partie du texte, ce n'est pas le report, c'est le retrait », a estimé de son côté le député frondeur Laurent Baumel interrogé sur BFM TV, citant les dispositions relatives aux licenciements, notamment le plafonnement des indemnités prud'homales. « Ce dont nous avons besoin aujourd'hui, c'est de le retirer pour une réécriture en profondeur. Et pas un report de quelques semaines qui pourrait être interprété comme une anesthésie des oppositions et des critiques », a par ailleurs déclaré à l'Agence France-Presse son camarade Christian Paul. Il a vu dans la décision de report « un aveu d'un manque dramatique de dialogue social ».
De son côté, Éric Coquerel, coordinateur politique du Parti de gauche, a qualifié ce report de « première reculade », rappelant la mobilisation prévue le 9 mars. « Un report de 15 jours est une 1ère reculade de #valls : poussons jusqu'au retrait de la #loielkhomri. Le 9/3 on mobilise ! #OnVautMieuxQueCa », a tweeté Éric Coquerel.

« Nous allons maintenant nous battre dans la concertation » (Berger)
Les organisations syndicales ont elles aussi salué le report du projet de loi El Khomri, estimant avoir obtenu gain de cause. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a commenté sur Twitter : « Nous avons obtenu le report du projet de loi travail, nous allons maintenant nous battre dans la concertation pour obtenir un rééquilibrage du texte. Il faut retirer le plafonnement des indemnités prud'homales, le pouvoir unilatéral de l'employeur et revoir le cadre des licenciements économiques. »
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, a également ajouté sur Twitter que « reporter n'est pas suspendre. Reporter, c'est fixer une autre date. Suspendre, c'est annuler le calendrier prévu. (...) Si le gouvernement reporte de trois semaines ou un mois, cela ne change rien, il faut accroître la pression. »

« Désormais, la donne a changé » (Bérille)
Luc Bérille, secrétaire général de l'Unsa, a salué cette décision : « Les concertations vont enfin s'ouvrir. Je me réjouis que ce soit Manuel Valls qui reçoive les partenaires sociaux, parce qu'on voit bien qu'on a besoin d'interlocuteurs en capacité de négocier avec nous et de rendre des arbitrages politiques. » « On maintient l'intersyndicale de jeudi matin. D'autant plus que, désormais, la donne a changé, on va pouvoir se faire entendre. Raison de plus pour que jeudi matin, les organisations syndicales tentent de voir ce qu'elles pourront dire ensemble » (à la presse à la sortie d'une réunion au ministère du Travail).
Caroline De Haas, initiatrice de la pétition en ligne « Loi travail, non merci ! », a enfin estimé sur Twitter que la mobilisation portait ses fruits : « Le gouvernement et la CFDT s'imaginent sans doute qu'en reculant, ils pourront mieux sauter. Ils nous prennent pour des imbéciles. Cette petite manoeuvre montre que la mobilisation porte ses fruits. Nous sommes 776 000 et nous demandons le retrait de la loi. »

Cela va « permettre de faire de la pédagogie » (patronat)
Les organisations patronales ont pour leur part estimé que le report de la présentation du projet de loi sur le travail allait permettre de « faire de la pédagogie », mais ont mis en garde le gouvernement contre tout « affadissement » du texte face à la « fronde » d'une partie de la gauche. « C'est une bonne chose que de prendre le temps de faire de la pédagogie. Expliquer les choses, cela ne nous semble pas être une perte de temps », a réagi auprès de l'AFP un porte-parole du Medef, principal syndicat patronal. Interrogé sur les éventuelles discussions qui pourraient être engagées avec les syndicats, ce porte-parole s'est toutefois dit « vigilant ». « Il ne faut pas que ça conduise à un affadissement du texte. La réforme doit rester très ambitieuse », a-t-il insisté.
Un message relayé par François Asselin, numéro un de la CGPME, organisation représentant les petites et moyennes entreprises, qui a dit craindre « un retour en arrière ». « Face à la fronde qui s'est constituée, on a l'impression qu'il va y avoir une volonté d'édulcorer pas mal d'articles. J'espère qu'on ne va pas avoir deux pas en arrière pour un pas en avant », a-t-il affirmé à l'Agence France-Presse. « À force de vouloir faire de la France un eldorado social, on va en faire un désert économique », a-t-il regretté.

(29-02-2016 - Avec les agences de presse)

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SNCF : les quatre syndicats appellent à la grève le 9 mars


Dans un préavis envoyé lundi à la direction, les quatre syndicats représentatifs de la SNCF appellent à la grève le 9 mars pour demander des recrutements, une hausse des salaires et des garanties sur les futures conditions de travail des cheminots.

"Incertitude sur le devenir des cheminots"
Le préavis commun (CGT, Unsa, SUD, CFDT) couvre la période du mardi 8 mars à 19 heures au 10 mars à 8 heures. "Le manque criant de réponses à nos demandes et l'incertitude que vous faites peser sur le devenir des cheminots nous obligent à réagir", écrivent les organisations, dont c'est la première action unitaire au niveau national depuis juin 2013.

(29-02-2016 - Avec les agences de presse)

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La riposte du monde du travail


Contre le projet de loi travail de Myriam El Khomri
le mercredi 09 mars 2016 à 14h00
Paris - place de la République.

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Des auto-écoles dans la rue contre la réforme de l'examen du code de la route


Des bouchons savamment organisés par ceux qui apprennent habituellement aux autres à conduire: les auto-écoles se mobilisaient lundi matin à Paris et dans plusieurs villes de province pour réclamer un report de la nouvelle épreuve du code de la route, prévue au printemps.
Avril, pour eux, c'est trop tôt : une délégation du premier syndicat du secteur, le Conseil national des professions de l'automobile (CNPA), à l'origine de la mobilisation, va être reçue à 14H00 par Matignon, afin de demander d'attendre septembre pour mettre en oeuvre la nouvelle épreuve.
"Les voitures ne bougeront pas tant qu'on aura pas obtenu gain de cause", a prévenu Patrice Bessone, président de la branche éducation routière au CNPA.
A 13H00, 300 à 350 véhicules d'auto écoles, drapeaux et ballons aux couleurs rouge et bleu, venant des régions Île-de-France, Bourgogne, Nord-pas-de-Calais, Normandie et Est étaient stationnés place Joffre, entre la Tour Eiffel et l'école militaire, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Nous ne contestons pas la réforme de l'épreuve du code", c'est "le timing qui est inapproprié", explique M. Bessone.
"Il faut que tout le monde, formateurs et élèves, aient le temps de se préparer", a-t-il détaillé. "Beaucoup d'écoles de conduite ne seront équipées du nouveau matériel que vers mi-mars et il faut organiser tout ça dans la précipitation ?"
Les deux autres principaux syndicats sont eux satisfaits de la date du 18 avril.
Cette épreuve du code de la route nouvelle version prévoit 1.000 nouvelles questions (contre 700 actuellement), qui porteront notamment sur les premiers secours et l'écologie, avec pour la première fois des vidéos, et s'inscrit dans la réforme du permis de conduire présentée il y a plusieurs mois par le ministère de l'Intérieur.
Objectif : réduire les délais de passage du permis à 45 jours, soit la moitié du temps moyen d'attente aujourd'hui, et jusqu'à six mois dans certaines régions.

Des cortèges sont aussi organisés en province.
A Lyon, environ 200 véhicules d'auto-écoles, venus du grand sud-est de la France, ont organisé des opérations escargot sur les principaux axes convergeant sur Lyon (A46, A42, A43 et A7), provoquant d'importantes perturbations, selon Bison Futé.
"On a peur que nos candidats aillent à l'échec et que ça leur fasse des frais supplémentaires", a expliqué Luc Gibert, responsable pour le Rhône de la branche auto-école du CNPA.
"On a appris, il y a trois semaines, qu'il allait y avoir une réforme de l'examen du code. Aujourd'hui, on n'a pas encore pu visionner les nouvelles diapositives, nos fournisseurs n'ont ni livre, ni support pédagogique à nous vendre pour qu'on puisse préparer nos candidats", a-t-il déploré.
Opération escargot également à Toulouse avec une centaine de véhicules sur le boulevard périphérique, selon un journaliste de l'AFP.
A Angers, 250 à 300 moniteurs d'auto-écoles, selon les organisateurs, 170 selon la préfecture, se sont rassemblés au parc des expositions de la ville. Une délégation devait être reçue en fin de matinée à la préfecture du Maine-et-Loire.

Frais supplémentaires
"On proteste aussi contre la privatisation (de certains examens) qui va coûter 30 euros de plus aux élèves", a indiqué le président régional du CNPA, Richard Zimmer.
Les candidats devront désormais s'acquitter de 30 euros lors du passage du code, un alignement sur les pays voisins. "La gratuité de l'examen était jusqu'ici une exception française en Europe", a déclaré Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, dans un entretien au Parisien.
Lundi, 43 postiers sont devenus examinateurs du permis de conduire, les premiers de leur profession à se voir confier cette tâche, une nouveauté prévue dans le cadre de la loi Macron, afin, encore, de réduire les délais de passage du permis.
En 2015, la France comptait 11.000 exploitants d'auto-écoles, employant 25.000 salariés, enseignants et personnel administratif confondus. Chaque année, environ 1,6 million de candidats tentent de passer le permis de conduire. Quelque 830.000 y parviennent, selon le ministère de l'Intérieur.

(29-02-2016 - Avec les agences de presse)

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Projet de loi sur le Travail: Valls annonce un report d'une "quinzaine de jours"


Est-ce un début de reculade ? On parlait de passage en force avec le 49.3, mais finalement la refonte du Code du travail va être légèrement repoussée dans le temps. Manuel Valls a annoncé lundi le report d'une « quinzaine de jours » de la présentation du projet de loi sur le Travail en conseil des ministres, initialement prévu le 9 mars, mais fortement contesté à gauche et par les syndicats. Selon une source, il sera présenté le jeudi 24 mars en conseil des ministres, ayant exceptionnellement lieu cette semaine-là un jeudi et non le mercredi en raison d'un déplacement à Bruxelles du Premier ministre le 23 mars.
« Il faut lever un certain nombre d'incompréhensions, il faut expliquer, répondre à toute une série de fausses informations qui sont données sur ce texte. Donc, nous allons nous donner quelques jours supplémentaires avant le passage en conseil des ministres, une quinzaine de jours sans doute, ce qui ne change pas grand-chose par rapport au calendrier parlementaire initial qui était prévu », a déclaré depuis le Salon de l'agriculture le Premier ministre, qui a nié tout recul : « Le recul, ce serait abandonner le texte. » « Je vais recevoir, dans une semaine sans doute, l'ensemble des partenaires sociaux, organisations syndicales et organisations patronales, les unes après les autres », a-t-il ajouté le Premier ministre. Il a affirmé qu'il s'agira ensuite de « pouvoir les réunir », avec les ministres Myriam El Khomri (Travail) et Emmanuel Macron (Économie), « pour restituer le débat ».

Mélenchon se félicite « d'une première victoire »
Les premières réactions ne se sont pas fait attendre. Jean-Luc Mélenchon, qui a « proposé » sa candidature à la présidentielle, se réjouit de ce report, mais continue d'en demander le « retrait total ». « Report de la #LoiTravail : première victoire. Vive le #9mars ! Retrait total de la loi ! » a tweeté l'ancien candidat à la présidentielle de 2012 dans les minutes qui ont suivi l'annonce de ce report par Manuel Valls. Évoquant une « loi du retour du passé », dans un post de blog diffusé dimanche, Jean-Luc Mélenchon avait ironisé : « Manuel Valls ne prend pas assez en compte l'utilité du travail des enfants pour relever le défi de la compétitivité, de la flexibilité et de la modernité. » Il avait estimé que « la volonté de lutte se répand comme une traînée de poudre cristallisant toutes les haines que le gouvernement suscite », jugeant qu'en l'état le texte allait « mettre la vie quotidienne des salariés en miettes » et « ne créera(it) pas un seul emploi ».
De son côté Éric Coquerel, coordinateur politique du Parti de gauche, a qualifié ce report de « première reculade », rappelant la mobilisation prévue le 9 mars. « Un report de 15 jours est une 1ère reculade de #valls : poussons jusqu'au retrait de la #loielkhomri. Le 9/3 on mobilise ! #OnVautMieuxQueCa », a-t-il tweeté.

Une motion de censure en cas de 49.3
La grogne grandit depuis quelques semaines contre ce projet de loi. Une pétition sur Internet circule et remporte un beau succès. Du côté des politiques, à gauche, on grince des dents. Le député PS Christian Paul, chef de file des « frondeurs », a déclaré que « rien (n'était) exclu » quant à une éventuelle motion de censure contre la loi travail en cas d'utilisation du 49.3, critiquant une nouvelle fois l'orientation « libérale » donnée par Manuel Valls. Christian Paul fait partie, avec Martine Aubry, des signataires de la tribune dans Le Monde reprochant à François Hollande et à Manuel Valls « l'affaiblissement de la France ». Cette tribune, a-t-il expliqué sur i>Télé, est « un coup d'arrêt face à un coup de force » : le projet de loi sur le travail.
« Ce texte ne peut pas aller en l'état devant le Parlement. D'autres ont proposé qu'on le suspende ou qu'on renvoie à plus tard, comme l'a dit Laurent Berger, de la CFDT. Franchement, on n'est pas à quelques mois près », a développé Christian Paul. « Si l'article 49.3 est utilisé sur un texte dont je considère qu'il n'est pas bon pour le pays, qu'il affaiblit les protections collectives, que la gauche s'égare sur de fausses pistes, évidemment que la question (de la motion de censure) se posera et nous l'examinerons en conscience. Mais je ne désespère pas que ce texte soit profondément réécrit, soit tout simplement retiré », a ajouté le député de la Nièvre. Sur une motion de censure, « rien n'est exclu, il n'y a pas de tabou », a-t-il insisté.

(29-02-2016 - Avec les agences de presse)

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Mélenchon veut une "désignation collective" des candidats aux législatives


Jean-Luc Mélenchon a annoncé dimanche qu'il voulait une « désignation collective » des candidats aux législatives de 2017, refusant les « répartitions de circonscriptions entre partis ». Le cofondateur du Parti de gauche a également « proposé » sa candidature à la présidentielle.
Interrogé sur i>Télé sur la primaire de la gauche, il a trouvé « étrange qu'on se mette à autant pour désigner une personne, mais qu'ensuite, quand on parle des législatives, pour trouver 577 personnes (...), on en revient aux appareils qui s'en parlent entre eux ». « Que les organisations s'accordent, fassent des propositions évidemment, (mais) je ne suis pas d'accord pour que ce soit centralement que se fassent des répartitions de circonscriptions entre les partis », a expliqué Jean-Luc Mélenchon.

« Je ne rejette l'appui d'aucun parti politique »
Il a donc souhaité que des « assemblées de base du mouvement », « la France insoumise » qu'il compte construire autour de sa candidature, procèdent à une « désignation collective ». « Des gens qui sont là, dans un secteur, qui sont d'accord pour participer à la campagne, qui souscrivent au programme (...), eh bien, ils désignent ensemble quels seront leurs candidats », a-t-il explicité.
« Cette élection législative doit être le point d'orgue qui doit permettre à une nouvelle majorité de se créer, à partir de la base et hors du cadre des partis », a-t-il insisté, assurant soutenir une « démarche ouverte à tous, mais d'abord aux citoyens ».
« Mais je ne rejette l'appui d'aucun parti politique, loin de là, puisque celui dont je suis originaire et que j'ai fondé, le Parti de gauche, me soutient, et d'autres bientôt, vous le verrez, en feront autant », a-t-il nuancé. « Je suis pour qu'on s'oblige tous à repenser notre rapport à l'action politique », a-t-il ajouté, estimant qu'« il faut bien qu'il y en ait un qui commence, qui avance, qui ouvre le chemin ». Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature le 10 février et a depuis réuni plus de 69 000 soutiens sur Internet.

(29-02-2016 - Avec les agences de presse)

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Laurent Berger (CFDT) demande un "report" du projet de loi El Khomri


Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a appelé dimanche le gouvernement à "reporter" le projet de loi El Khomri sur le droit du travail pour "repartir sur une concertation", agitant la menace d'une "mobilisation" si le texte restait en l'état.
"Ce texte, il ne faut pas le présenter en conseil des ministres (le 9 mars, ndlr), il faut repartir sur une concertation, il faut un report", a déclaré le numéro un de la CFDT sur France 5, dénonçant un projet qui laisse selon lui trop de place à "la flexibilité" et aux décisions "unilatérales de l'employeur" au détriment des salariés.
"Il faut que le gouvernement accepte de repartir à la discussion avec les organisations syndicales et patronales, en tête-à-tête sans doute, mais aussi de façon multilatérale avec tous les acteurs pour qu'on revienne à un équilibre", a-t-il ajouté.
"Si ce texte devait rester en l'état, la CFDT se mobiliserait contre un certain nombre de ses mesures", poursuit M. Berger, dont le syndicat a jusqu'à présent accompagné la plupart des réformes du quinquennat.
Il se dit d'ailleurs favorable à un texte qui donnerait "de la souplesse lorsqu'il est possible d'en avoir" mais aussi de la "sécurité".
Compte tenu de l'importance de la réforme, "on n'est pas à 15 jours, trois semaines, un mois près", a-t-il estimé, soulignant que le gouvernement "n'a(vait) aucun intérêt à créer du désordre social dans ce pays".
Une intersyndicale s'est constituée cette semaine contre le projet de loi de la ministre du Travail Myriam El Khomri, également la cible d'une pétition en ligne qui avait récolté près de 753.000 signatures dimanche soir.
Des organisations étudiantes et de jeunes ont également appelé à une journée d'actions le 9 mars.
La ministre, qui a repris les consultations jeudi avec la CFDT et la CFE-CGC, s'est déjà dite ouverte à des "amendements".
Elle recevra l'Unsa lundi matin, FO et l'UPA (patronat) mardi, avant la CGT et la CFTC jeudi et, côté patronat, le Medef et la CGPME.
De son côté, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a assuré dimanche que le gouvernement était "à l'écoute" des syndicats et d'une partie de la majorité opposés au texte, qui n'est pas "intangible".
Il faut "mener un vrai débat démocratique, de manière calme et dépassionnée", a-t-il plaidé.
Le projet de loi prévoit, entre autres, des référendums d'entreprise pour valider des accords minoritaires, une clarification des critères de licenciement économique, un plafonnement des indemnités prud'homales et la primauté des accords d'entreprise en matière de temps de travail.
Favorable à certains points, comme la création du compte personnel d'activité, la CFDT a trois lignes rouges: le fait de restreindre au territoire national l'appréciation des difficultés économiques d'un grand groupe en cas de licenciement; la liberté offerte aux PME de moduler unilatéralement le temps de travail de leurs salariés; et le plafonnement des indemnités en cas de licenciement abusif.
"Quand on a subi un préjudice, il est normal d'avoir une réparation", a défendu M. Berger.

(29-02-2016 - Avec les agences de presse)

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Au salon (suite)


"Vous êtes les pantins de l'Europe"
"Vas te cacher"
"T'as rien compris petit zizi"
- qu'est-ce que c'est?
- rien... c'est l’accueil réservé à Valls en visite ce matin au salon de l'agriculture
- quelle a été sa réaction?
- qu'il constatait, je cite, une prise de conscience de la gravité de la crise
- ...!?

Roland RICHA
Lundi, 29 mars 2016

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dimanche 28 février 2016

Martine Aubry va quitter la direction du PS


C'est officiel, la rupture est bel et bien entamée. Après sa tribune au vitriol contre le projet de loi El Khomri, Martine Aubry annonce qu'elle va quitter la direction du PS, tout comme certains de ses proches. « Nous allons sortir de la direction du PS, nous souhaitons en discuter avec Jean-Christophe Cambadélis », explique ainsi la maire de Lille dans les colonnes du Journal du dimanche. François Lamy et Jean-Marc Germain, deux élus très proches de Martine Aubry, devraient également partir de la Rue de Solférino.
Une décision qui vient officialiser un divorce, qui traîne déjà depuis quelque temps. Car la réforme du travail n'est pas le seul point de discorde entre l'ancienne première secrétaire du PS et le gouvernement en place. La déchéance de nationalité avait déjà suscité l'indignation de l'édile, qui n'avait pas manqué de rappeler qu'il s'agissait d'une idée « portée depuis longtemps par le Front national ».

« Urgent de prendre parti »
Le discours critique tenu par Manuel Valls en Allemagne sur la politique d'Angela Merkel vis-à-vis des réfugiés n'a pas arrangé les choses. « Qu'un Premier ministre socialiste ne se mette pas du côté de ceux qui agissent, qui accueillent des réfugiés, je ne l'accepterai jamais », soutient la maire de Lille, dans le JDD.
Quant à sa tribune contre la réforme du travail, elle persiste et signe : selon elle, il était « urgent de prendre parti ». « On n'est pas écouté quand on parle en privé ou à l'Assemblée », regrette-t-elle, tout en assurant « ne rien demander ». Mais, si Martine Aubry abandonne ses fonctions au sein du Parti socialiste, elle entend bien rester à la tête de la mairie de Lille. Participera-t-elle à une éventuelle primaire de la gauche ? Non, assure l'édile dans les colonnes de l'hebdomadaire.

(28-02-2016 - Avec les agences de presse)

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samedi 27 février 2016

Mamère "souhaite" une candidature Hulot en 2017


L'ancien candidat des Verts à la présidentielle Noël Mamère a déclaré samedi « souhaiter » une candidature de Nicolas Hulot à la présidentielle de 2017 et s'est dit prêt à se mettre à son service. « Je souhaite que Nicolas Hulot se décide à être le candidat de l'écologie », a déclaré Noël Mamère sur France 3 Aquitaine, ajoutant : « Si Nicolas Hulot me le demande, je serai à ses côtés et je ferai tout ce qu'il faut pour qu'il fasse un bon score et qu'il dépasse le mien, de 5,25 %, en 2002. »
Le député-maire de Bègles, qui a quitté le parti EELV en 2013, a réaffirmé que l'écologie politique était « un champ de ruines » qu'il « faut refonder ». Il avait déjà estimé, ces dernières semaines, que Nicolas Hulot était « sans doute le mieux placé », en vue de la présidentielle, pour « faire passer le message de l'écologie ».

Le meilleur score d'un candidat écologiste
« L'écologie aujourd'hui dans ce gouvernement, cela ne veut rien dire », a jugé Noël Mamère, pour qui François Hollande s'attache à « diviser les écologistes pour les tuer et pour faire en sorte qu'il n'y ait pas de candidat écologiste à la prochaine présidentielle ». « Je les préviens qu'il y aura un candidat écologiste », a-t-il assuré, ajoutant à propos des écologistes entrés récemment au gouvernement Valls, des « débauchages », que « tout le monde les aura oubliés dans quelques mois ».
Noël Mamère, 67 ans, avait obtenu 5,25 % des voix au premier tour en 2002, meilleur score réalisé par un candidat écologiste à une élection présidentielle. Ce scrutin avait vu l'élimination au premier tour du candidat socialiste, le Premier ministre sortant Lionel Jospin.

(27-02-2016 - Avec les agences de presse)

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Heurts au Salon de l'Agriculture, le stand du ministère démonté


Après les huées, la visite de François Hollande, ce samedi matin au Salon de l'agriculture, a été marquée par une altercation durant laquelle un homme a été blessé. Des dizaines de manifestants de la FNSEA ont démonté le stand du ministère de l'Agriculture et ont protesté bruyamment à grands coups de sifflet, poussant les CRS à intervenir pour les mettre à l'écart.
"Je suis aux côtés des agriculteurs d'Ile-de-France qui sont venus dire haut et fort devant le stand (...) que les producteurs agricoles de ce pays ne se sentaient pas des citoyens. Voilà l'exaspération, voilà où on en est !" a expliqué le secrétaire général du syndicat agricole, Dominique Barreau. Deux agriculteurs ont été interpellés, selon Damien Greffin, un autre représentant du syndicat. Le président François Hollande n'était pas présent lors des heurts.

(27-02-2016 - Avec les agences de presse)

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Au salon



- "Démission"
- "C'est l'état d'urgence pour l'élevage!"
- "Bon à rien"
- "On n'est pas des migrants"
- "Connard"
- "Fumier"

- qu'est-ce que c'est?
- rien... c'est l’accueil réservé à Hollande en visite ce matin au salon de l'agriculture
- eeuuhh...
- quoi?
- est-ce une bonne idée d'emmener les enfants?
- faut bien qu'ils voient, en vrai, à quoi ressemble un âne
- ...!?

Roland RICHA
Samedi, 27 février 2016

Avec l'effondrement généralisé des cours agricoles qui frappe en particulier les éleveurs, plus de 40.000 exploitations sont en situation d'extrême urgence, selon Stéphane Le Foll, ministre du l'Agriculture.

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Salon de l'Agriculture: Hollande hué et insulté dans un climat de crise


François Hollande a été hué et insulté par des éleveurs peu après son arrivée samedi au Salon de l'Agriculture, qui s'ouvre dans un climat de crise profonde.
"Si je suis là aujourd'hui c'est pour montrer qu il y a une solidarité nationale", et "on va tout faire" pour aider l'agriculture, car "en défendant l'agriculture je défends toute la nation", a déclaré le président, accueilli à 06H46 par le président de la FNSEA Xavier Beulin.
"Vous arrivez dans un contexte difficile. Un contexte de crise profonde. Elle dure", et "il y a beaucoup de désespérance, beaucoup de colère", lui a confié M. Beulin, entouré de membres du syndicat drapeaux à la main.
Mais le calme n'a pas duré: une heure après le début de sa visite, des éleveurs, revêtus pour certains de t-shirts noirs, ont hué le président en scandant "Démission", a constaté l'AFP.
"C'est l'état d'urgence pour l'élevage!", lance l'un d'eux. "Bon à rien", "on n'est pas des migrants", "connard", "fumier" et autres insultes ont fusé tandis que le président progressait au milieu d'une haie hostile d'éleveurs.
"Il s'en fout complètement de nous", clame un autre. "Ca fait un an qu'on mène des actions en France, personne ne nous écoute", renchérit un troisième.
Le président, accompagné du ministre du l'Agriculture Stéphane Le Foll, n'a pas interrompu pour autant sa visite. Il a rappelé les mesures gouvernementales pour aider les éleveurs en difficulté et redemandé aux groupes de distribution, dont les négociations tarifaires annuelles avec leurs fournisseurs s'achèvent dans deux jours, de "faire un effort de solidarité".
Avec l'effondrement généralisé des cours agricoles qui frappe en particulier les éleveurs, plus de 40.000 exploitations sont en situation d'extrême urgence, selon Stéphane Le Foll. Plus de 60.000 (sur 490.000) ont réclamé de l'aide alors qu'un éleveur de porcs, en Bretagne, perd jusqu'à 6.000 euros par semaine.

- "Le coeur n'y est pas" -
Stéphane Le Foll, accablé par des sondages défavorables (73% des Français jugent qu'il a un bilan négatif, selon OpinionWay pour le Figaro, et 53% disent qu'il est "plutôt un mauvais ministre" selon Odoxa pour Le Parisien et France Info), et le Premier ministre Manuel Valls n'ont rien ménagé ces derniers jours pour calmer les esprits à l'approche de ce rendez-vous annuel.
Même le commissaire européen, l'Irlandais Phil Hogan, est venu jeudi à la rescousse, pour assurer les agriculteurs français de sa détermination à trouver des solutions.
Malgré le désespoir ambiant, les professionnels n'ont pas boycotté ce salon, foire-exposition de l'excellence des terroirs français et d'un modèle qui s'interroge sur son avenir.
On y va même si le coeur n'y est pas. C'est souvent la seule semaine de vacances des agriculteurs, mais ils sont à fleur de peau" confie Florent Dornier, Secrétaire général de Jeunes agriculteurs (JA). "C'est peut-être un des salons les plus compliqués depuis 20 ou 30 ans".
"Les politiques, il va falloir qu'ils fassent très attention à ce qu'ils nous disent. Il y a un risque de douche froide", a-t-il prévenu.
Par ailleurs le contexte sécuritaire et l'état d'urgence ont réduit les festivités: outre les contrôles renforcés aux entrées, les nocturnes et la soirée des professionnels, le jeudi, ont été annulés.
Pourtant, à l'approche du compte-à-rebours électoral de 2017 et en vue des primaires à droite, plus que jamais le rendez-vous du Salon sera aussi celui des politiques - surtout de l'opposition - qui vont fouler en rangs serrés les allées parmi les près de 700.000 visiteurs attendus jusqu'au 6 mars.
Entre taureaux de compétition et bêtes à concours, se glisseront ainsi Manuel Valls lundi matin, et dans l'opposition Marine Le Pen (mardi), Nicolas Sarkozy et François Fillon (mercredi), Alain Juppé (jeudi) et Bruno Le Maire, ancien ministre de l'Agriculture qui a prévu un triplé minuté - lundi, mardi, mercredi.
A tous, la FNSEA a adressé un questionnaire en 13 points sur les problématiques agricoles. "Ceux qui n'auront pas répondu feront mieux de ne pas s'arrêter à notre stand" prévient Xavier Beulin. "Le cul des vaches, le petit verre qui va bien et le sourire sur photo... aujourd'hui on est sur autre chose" avertit-il carrément.

(27-02-2016 - Avec les agences de presse)

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La nouvelle vie, sans patron ni dividende, des anciens Fralib


Le chiffre d'affaires grimpe et on réembauche peu à peu les "copains": six mois après l'arrivée de leur thé en rayon, les ex-Fralib, dont le combat contre Unilever est devenu un symbole des luttes sociales, redécouvrent la vie d'entreprise. Sans patron, ni dividende.
"On n'est pas des charlots, on est des pros", martèle Gérard Cazorla, figure emblématique de ces ouvriers qui ont fondé une coopérative, Scop-Ti, et repris leur usine. L'ancien leader CGT, 58 ans, tient à faire visiter le site de Géménos (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, depuis les stocks où le thé en vrac est entreposé en sacs de 500 kilos, jusqu'au laboratoire où l'on goûte le produit fini.
La marque 1336, allusion aux 1.336 jours "de lutte", "a bien démarré", ajoute le responsable, agréablement surpris de l'accueil qui lui est réservé depuis son lancement fin septembre, notamment par la grande distribution. On trouve les boîtes aux couleurs pastel de Scop-Ti chez Intermarché, dans plusieurs dizaines d'Auchan, dans les Carrefour du Sud-Est de la France, ou encore en ligne...
L'usine devrait produire 100 à 120 tonnes de thé en sachets cette année: "On est dans les clous, ça se passe plutôt bien", souligne Gérard Cazorla. Sur les trois derniers mois de 2015, Scop-Ti a dégagé un chiffre d'affaires de 460.000 euros et la coopérative a pu réembaucher 30 salariés en CDI.
Ces jours-ci, les chaînes sont à l'arrêt, mais pour la bonne cause: il faut régler les machines car Scop-Ti a remporté deux contrats avec des marques de distributeur, pour le compte desquelles elle va emballer du thé.

- Che Guevara et Elephant -
Avec ça, "une dizaine de copains qui sont à Pôle emploi vont pouvoir être réintégrés d'ici mai-juin", se réjouit Gérard Cazorla. L'objectif reste de réembaucher l'ensemble des 57 ex-Fralib qui ont investi leurs indemnités dans la coopérative.
Pendant quatre ans, après la décision du groupe anglo-néerlandais Unilever de délocaliser la production de Gémenos en Pologne, ces ouvriers qui produisaient des thés Lipton et des infusions Éléphant, sont devenus le symbole du combat contre les délocalisations, veillant jour et nuit sur leurs machines et multipliant les actions d'éclat.
En mai 2014, après avoir fait annuler en justice plusieurs plans sociaux, ils ont réussi à arracher à Unilever 19,26 millions d'euros pour pouvoir monter leur projet, y investissant toutes leurs indemnités de licenciement.
L'usine, dans une zone industrielle sans âme, garde quelques traces discrètes de cette lutte. Un tag de Che Guevara sur un mur; sous une bâche, l'énorme éléphant, clin d'oeil à la marque produite jadis, que les Scop-Ti promenaient de manifestation en rassemblement... "On a du mal à s'en débarrasser, mais on ne savait pas où le mettre", sourit M. Cazorla.
Le conflit social est gravé dans les têtes: plus que des collègues, Scop-Ti, "c'est une famille", s'enthousiasme Rim Hidri, qui a commencé en 2002 sa carrière chez Fralib par quatre années de galère comme intérimaire. "Vous venez tous les jours avec la patate au boulot, vous savez pourquoi vous le faites".
Pour autant, "le boulot c'est le boulot. Si quelque chose ne va pas, on saura se le dire", affirme-t-elle. "Mais on fera plus attention à l'humain".

- Patron? "Un gros mot!" -
Dans cette coopérative où les grandes décisions sont mises aux voix des salariés réunis en assemblée générale, personne n'aurait l'idée d'appeler M. Cazorla "patron". "Sauf pour m'embêter", s'amuse-t-il: "Pour nous, c'est un gros mot!".
"Président" de la coopérative parce qu'il en fallait bien un, il préfère une simple polaire grise au costume-cravate et empile les exemplaires de l'Humanité sur son bureau. "Il n'y aura jamais de dividendes, jamais de rémunération du capital. On a déjà donné !".
Si les Scop-Ti rêvent tout haut de s'émanciper du capitalisme, en bout de chaîne, les centaines de palettes qui attendent d'être chargées dans des camions, finiront, comme celles des multinationales, dans les rayons de la grande distribution.
Impossible en effet à l'heure actuelle de se passer de ces acteurs. "Il faut des volumes pour amortir les coûts de l'outil", explique M. Cazorla, alors que l'usine ne tourne qu'à 10% de ses capacités. Ils n'ont toutefois pas renoncé au coeur de leur projet: travailler avec des agriculteurs bio de la région.
En mars, la production d'une nouvelle marque de tisanes destinés aux magasins bio va débuter. En commençant par du tilleul bio, une culture qui a eu ses beaux jours en Provence avant d'être sacrifiée, assure le "patron", au profit de la cerise sur l'autel de la rentabilité.

(27-02-2016 - Avec les agences de presse)

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vendredi 26 février 2016

Valls propose aux départements la prise en charge du RSA par l'Etat


Manuel Valls a proposé aux départements le principe d'une prise en charge par l'Etat du financement du RSA, le Revenu de solidarité active, tout en maintenant les ressources fiscales dynamiques des départements, à indiqué jeudi soir l'Hôtel Matignon.
Au cours d'une rencontre avec les responsables de l'Assemblée des départements de France (ADF), le Premier ministre a proposé "une prise en charge par l'Etat du financement du RSA, à condition que les départements s'engagent à renforcer l'accompagnement de ses bénéficiaires vers l'insertion et l'emploi", écrit Matignon dans un communiqué.
La rencontre avait pour but de trouver des solutions pour faire face aux difficultés des départements à financer les allocations sociales, principalement le RSA, qui pèsent lourdement sur leurs budgets.
Des "discussions approfondies" vont être engagée prochainement entre l'ADF et les ministres concernés, Jean-Michel Baylet (aménagement du territoire), Christian Eckert (budget) et Estelle Grelier (collectivités territoriales).
Ces discussions doivent se tenir "autour des principes proposés par le Premier ministre", précise Matignon : Une prise en charge de l'Etat "sur la base des dépenses de l'année N-1", c'est à dire 2016. "Le maintien de ressources dynamiques aux départements, notamment la CVAE et les DMTO". Enfin, la mise en oeuvre "de mécanismes d'incitation financière des départements à renforcer leurs dispositifs d'insertion..."
Selon Matignon, la proposition porte sur une recentralisation du RSA "au 1er janvier 2017".
Manuel Valls a souhaité qu'"un accord équilibré" puisse être trouvé avec les départements "d'ici fin mars 2016", pour permettre notamment de garantir aux bénéficiaires du RSA leur allocation.
"Le Premier ministre a fait la proposition que nous bâtissions un chemin pour une recentralisation du RAS", a indiqué pour sa part le président de l'ADF, Dominique Bussereau, à l'issue de la rencontre.
"Nous avons expliqué qu'il y avait un problème 2016", avec, selon l'ADF, une quarantaine de départements qui ne devraient pas être en mesure de financer cette année le RSA, a-t-il déclaré. Le Premier ministre s'est "engagé" à faire un effort supplémentaire en 2016, a souligné M. Bussereau, qui a évalué cet effort à "plusieurs centaines de millions d'euros".
Le gouvernement avait débloqué un fonds d'urgence de 50 millions d'euros fin 2015 pour venir en aide à une dizaine de départements. Selon le président de l'ADF, "le chiffre de 200 millions" d'euros, correspondant à l'aide à apporter à 40 départements en difficultés en 2016, a été évoqué lors de la discussion.
Matignon a souligné pour sa part que le Premier ministre "reste ouvert à la discussion", sans plus de précision.
L'ADF doit soumettre les propositions du gouvernement à ses adhérents lors d'une assemblée générale extraordinaire mardi.
Depuis 2004, les départements versent les allocations sociales et l'Etat doit compenser le montant des prestations. Mais le mécanisme s'est détérioré avec la hausse des dépenses du RSA, que l'ADF estime en moyenne de 9% à 10% par an.
En 2015, les dépenses du RSA ont avoisiné 10 milliards d'euros, avec un montant de près de 4 mds restant à la charge des départements.

(26-02-2016 - Avec les agences de presse)

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jeudi 25 février 2016

Le décalage


- François Hollande n'a pas encore réagi aux critiques de Martine Aubry
- il est en Amérique du sud
- et alors?
- c'est sans doute en raison du décalage horaire
- ...!?

Roland RICHA
Jeudi, 25 février 2016



« La gauche progressiste, la gauche moderne, c'est nous ! Qu'on ne me dise pas que la déchéance de nationalité, qu'on ne me dise pas que la loi El Khomri, c'est de gauche, ce n'est pas vrai », a-t-elle lancé devant la presse en marge d'un déplacement.


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mercredi 24 février 2016

Allez donc au cinéma...


Les Lumières
49 rue Maurice-Thorez 92000 Nanterre

Chocolat
Divers (1h50min) de Roschdy Zem

VF
Mercredi jeudi vendredi mardi 16h; samedi dimanche lundi 13h45.
Jusqu'au mardi 1er mars.

Il n'est plus au top. Son numéro de clown fait de moins en moins rire. Footit se sent un vrai has been. Mais un jour, dans un petit cirque tenu par des Thénardier, il aperçoit un grand Black, ex-esclave venu de Cuba. Footit, qui aime les mecs (on l'apprendra plus tard, lors d'une scène inutilement explicite), le regarde avec envie, même si son intérêt est, avant tout, professionnel. Il pressent immédiatement que ce solide gaillard sera un faire-valoir idéal. Bien vu : en quelques mois, Rafael Padilla, surnommé Chocolat, devient l'idole du Paris de la fin du 19e siècle. En 1896, Toulouse-Lautrec le croque dans une de ses célèbres toiles. Un peu plus tard, les frères Lumière (interprétés par Denis et Bruno Podalydès) le filment avec son alter ego pour leur « cinématographe ». Et dans Portraits souvenirs, Jean Cocteau écrit : « Il y avait Footit et Chocolat : Footit était comme une duchesse folle et Chocolat recevait des claques »...
Ce que montre Roschdy Zem, précisément, c'est l'ambiguïté des rires que Chocolat suscite. Le public de l'époque l'adore, c'est lui qu'il vient voir, d'autant plus ravi qu'à la fin de chaque sketch Chocolat accepte de se laisser malmener par son partenaire. Quelle que soit l'histoire, il est le dindon de la farce. Il reste « chocolat » -- l'expression a, d'ailleurs, traversé le temps. Comment imaginer l'inverse : Footit le Blanc rossé par Chocolat le Noir ? Impossible. On éprouve, dès lors, un malaise certain devant ces foules hurlantes et hystériques, manifestant un racisme aussi bruyant qu'inconscient. Le réalisateur en joue avec habileté.
Tout se gâte, pour Chocolat, lorsqu'il prend conscience du rôle qu'on lui a fait jouer et qu'il a accepté. Invincible, croit-il, protégé par sa ­popularité, il se rêve, soudain, en être humain, en vrai comédien. Le voilà qui, sous la direction d'un grand metteur en scène, répète Othello. Funeste ­erreur. La foule le voulait fantoche, pas tragédien. Bye bye, la star, que l'opinion publique métamorphose, en un rien de temps, en exilé, en sans-­papiers. On emprisonne Chocolat, on le passe à tabac : il ne s'en relèvera pas. Pour décrire sa déchéance, Roschdy Zem réussit de beaux instants mélo, à l'émotion palpable. Le reste du temps, sa fresque, honnête, sensible, reste un brin sage : du cinéma comme on en faisait jadis, comme on en fera toujours. Mais Omar Sy séduit. Et James Thierrée émerveille. -- Pierre Murat


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« Trop, c’est trop ! » : la charge de Martine Aubry contre François Hollande et Manuel Valls


« Sortir de l’impasse » : c’est le titre de la tribune au vitriol publiée dans Le Monde daté du 25 février, par plusieurs intellectuels ou responsables socialistes et écologistes, au premier rang desquels Martine Aubry et Daniel Cohn-Bendit.
Dans ce long texte, l’ancienne candidate à la primaire de 2011 et l’ancien député européen, avec leurs proches, prennent à partie François Hollande et Manuel Valls, et livrent un très sévère réquisitoire contre la politique menée par l’exécutif depuis deux ans. « Trop, c’est trop ! », estiment-ils.
A quatorze mois de l’élection présidentielle, cet appel, destiné à devenir une pétition populaire, réclame un changement radical de ligne, sous peine d’une défaite programmée en 2017, à la fois morale et politique selon eux.
« Ce n’est plus simplement l’échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France qui se prépare, et bien évidemment de la gauche, s’il n’est pas mis un coup d’arrêt à la chute dans laquelle nous sommes entraînés », écrivent ses auteurs dont certains, tels l’écologiste Yannick Jadot ou le sociologue Michel Wieviorka, ont récemment appelé à l’organisation d’une primaire de la gauche en vue de l’élection présidentielle de 2017.

« Pas ça, pas nous, pas la gauche ! »
Dans cette tribune sont ainsi directement visés le pacte de responsabilité de janvier 2014, « pacte avec le Medef qui se révéla un marché de dupes », le « désolant débat sur la déchéance de nationalité », « la meurtrissure de l’indécent discours de Munich » de Manuel Valls sur l’accueil des réfugiés en Europe, et, bien sûr, le projet de réforme du code du travail.
« C’est toute la construction des relations sociales de notre pays qui est mise à bas en renversant la hiérarchie des normes (…). Pas ça, pas nous, pas la gauche ! », tonnent les signataires.
« Que restera-t-il des idéaux du socialisme lorsque l’on aura, jour après jour, sapé ses principes et ses fondements ? », concluent-ils dans une formule assassine contre le chef de l’Etat et son premier ministre.
Outre Martine Aubry et Daniel Cohn-Bendit, figurent notamment parmi les signataires de cet appel l’ancien ministre de l’éducation nationale, Benoît Hamon, le leader de l’aile gauche du PS, Christian Paul, plusieurs élus proches de la maire de Lille, comme Jean-Marc Germain, Laurence Dumont ou François Lamy, le premier adjoint à la maire de Paris, Bruno Julliard. Côté écologiste, on trouve le député européen EELV Yannick Jadot, alors que pour les chercheurs, on peut citer le sociologue Michel Wieviorka, le généticien Axel Kahn et l’économiste Daniel Cohen.

(24-02-2016 - Avec les agences de presse)

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Barémisation



- Neuf syndicats, dont la CFDT, la CGT et l'Unsa, ont demandé ce mardi le retrait de la barémisation des indemnités prud'homales pour licenciement abusif, prévue dans le projet de loi El Khomri
- eeuuhh...
- quoi?
- ça ne fonctionne pas comme ça
- ça fonctionne comment?
- ce ne sont pas les travailleurs qui font les lois
- je vois
- tu vois quoi?
- elles sont donc faites par ceux qui les exploitent
- ...!?

Roland RICHA
Mercredi, 24 février 2016


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Loi travail : 9 syndicats réclament le "retrait" du plafonnement des indemnités prud'homales


Neuf syndicats, dont la CFDT, la CGT et l'Unsa, ont demandé ce mardi le retrait de la "barémisation" des indemnités prud'homales pour licenciement abusif, prévue dans le projet de loi El Khomri, selon un communiqué. Le texte est signé par les syndicats CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires-Sud, Unsa, Unef, UNL et Fidl (lycéens). FO, présente à la réunion, n'a pas signé. Toutes les organisations, dont FO, ont décidé de se retrouver le 3 mars pour « approfondir » leurs analyses concernant la réforme du droit du travail.

« Des risques pour les salariés »
L'intersyndicale réunie ce mardi, une première depuis 2013, avait pour objectif de discuter de la loi El Khomri, un texte salué par le patronat et la droite mais décrié par les syndicats et la majorité, car jugé trop favorable aux entreprises. Il précise, entre autres, les conditions du licenciement économique, plafonne les indemnités prud'homales et prévoit la primauté des accords d'entreprise sur la branche en matière de temps de travail. Mardi, ces organisations, « ensemble et à des degrés divers », ont constaté que « ce projet, élaboré sans réelle concertation, va profondément changer la législation du travail et comporte des risques pour les salariés et les jeunes qui aspirent à accéder à un emploi », lit-on dans le communiqué.
Les organisations signataires, dont la réunion a duré environ trois heures au siège de la CGT, « ne sont pas satisfaites de ce projet et demandent le retrait de la barémisation des indemnités prud'homales dues en cas de licenciement abusif et des mesures qui accroissent le pouvoir unilatéral des employeurs ». Parallèlement, elles « conviennent de travailler ensemble sur la construction de droits nouveaux, et sur les autres articles du projet, notamment sur les licenciements économiques, le forfait jours, l'organisation du travail et la santé au travail, l'apprentissage ».

(24-02-2016 - Avec les agences de presse)

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mardi 23 février 2016

Pierre Laurent (PCF) n'exclut pas de "forcer" sa nature pour être candidat à une primaire


Le secrétaire national du parti communiste Pierre Laurent n'a pas exclu mardi de "forcer sa nature" et d'être candidat à une primaire de la gauche, regrettant néanmoins une vie politique qui selon lui "personnalise tout".
"Quand vous êtes obligé de vous mettre en scène et que vous êtes présent, vous vous faites conseiller, c'est normal, moi aussi, je prends des conseil de ce type, parce qu'il faut apprendre à parler en public, pouvoir passer dans les médias", a expliqué le responsable communiste sur le plateau de l'émission Preuve par trois AFP/Public Sénat.
"Il faut faire des choses comme ça et je n'ai pas du tout honte de ça", a-t-il poursuivi.
Mais, a-t-il nuancé "nous vivons dans une vie politique et médiatique qui personnalise tout et, de ce point de vue, je dis oui: +je force ma nature+".
"Je ne suis déjà plus le même que ce que j'étais quand je suis devenu secrétaire national du parti communiste et je ne vais cesser de m'améliorer, je vous rassure sur ce point-là", a ironisé M. Laurent.
"Mais en même temps que je fais ça, j'alerte les citoyens et je leur dis: +ne vous laissez pas abuser par toutes ces mise-en-scène (...), croyez davantage en votre force collective et croyez davantage en la sincérité et la proximité de travail des hommes politiques qu'en leur mise en scène médiatique+", a-t-il insisté, estimant ainsi "rendre service à la démocratie".
Interrogé sur une éventuelle candidature lors d'une primaire de gauche, il n'a rien exclu. "Si jamais un processus collectif se met en place, les communistes - pas Pierre Laurent, ce ne sera pas une décision personnelle -, les communistes auront à se poser cette question" de présenter ou non un candidat, a-t-il expliqué.
Plus généralement, il a estimé que "s'il y a un parti sur lequel la gauche peut compter aujourd'hui, c'est le parti communiste", en invitant à "regarder dans quel état" sont le parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts.

(23-02-2016 - Avec les agences de presse)

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Baisse des tarifs du gaz en mars


La Commission de régulation de l'énergie a annoncé que les tarifs réglementés du gaz, appliqués par Engie (ex-GDF Suez) à 6,4 millions de consommateurs, baisseront en moyenne de 3,22 % hors taxes en mars.
Il s'agit du sixième mois consécutif de baisse de ces tarifs, qui ont diminué en moyenne de 15,4 % depuis le 1er janvier 2015, a précisé le gendarme français de l'énergie dans un communiqué. Le 1er mars, ils se replieront de 3,3 % pour les foyers se chauffant au gaz, de 1,1 % pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson et de 2 % pour ceux qui en ont un double usage cuisson et eau chaude.

10,6 millions de consommateurs français
Les tarifs réglementés du gaz consistent en un prix de détail, qui n'inclut pas encore les diverses taxes, mais comprend les coûts d'approvisionnement d'Engie. Ils sont révisés mensuellement. Selon le régulateur, cette nouvelle baisse répercute l'évolution à la baisse de ces coûts d'approvisionnement dans un contexte de faiblesse des prix du gaz sur le marché de gros, dans le sillage du pétrole.
"Elle s'explique par la forte baisse des indices mensuels du prix à terme du gaz sur le marché de gros des Pays-Bas (principal indice de la formule tarifaire) et sur celui du marché français PEG Nord (Point d'échange de gaz Nord), pour le mois de mars 2016 par rapport au mois de février 2016", a-t-il détaillé.
Depuis l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l'ancien monopole et les prix de marché, proposés tant par Engie que par ses concurrents. S'ils subsistent pour les particuliers, ces tarifs ont été totalement supprimés au 1er janvier pour les clients professionnels du gaz naturel et de l'électricité, qui ont dû souscrire une offre à prix libre.

(23-02-2016 - Avec les agences de presse)

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Le verrou




- Cambadélis a posé quatre conditions pour une primaire à gauche
- lesquelles?
- la première, elle doit rassembler toutes les composantes de la gauche, de Macron à Mélenchon. Deuxième condition, dans ce cadre large, le PS ne désignera qu'un seul candidat pour affronter le candidat des autres formations, écologiste, communiste, etc. Troisième condition, dans ce cas, le candidat du PS sera élu par le conseil national. Quatrième condition, tous les candidats à la primaire doivent se plier au verdict des urnes et soutenir le vainqueur, même s'ils ne partagent aucune de ses options politiques
- eeuuhh...
- quoi... tu veux que je répète?
- ...!?

Roland RICHA
Mardi, 23 février 2016

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lundi 22 février 2016

La riposte syndicale à la loi El Khomri s'organise: intersyndicale mardi 23 février


La riposte syndicale semble s'organiser contre le projet de réforme du droit du travail, les principaux syndicats ayant décidé de se réunir mardi en intersyndicale pour discuter d'un texte jugé trop favorable au patronat.
La CGT a invité la FSU, FO, Solidaires, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, l'Unsa, l'Unef et l'UNL (lycéens) mardi à 18H00 dans ses locaux, à Montreuil, près de Paris, "afin d'échanger sur l'analyse de la situation sociale, économique et politique" de la France.
Il s'agira "d'évaluer les champs d'éventuelles actions et initiatives communes", est-il indiqué dans l'invitation, envoyée aux numéros un des neuf organisations et dont l'AFP a obtenu copie.
Seule la CFTC, pourtant inquiète de l'impact du projet sur l'emploi, ne viendra pas à la rencontre. Cependant, elle "n'exclut pas de s'associer à d'autres organisations syndicales afin d'appuyer ses revendications", indique-t-elle dans un communiqué.
La CGT avait annoncé dès vendredi son intention de mettre en place "une réaction forte et unitaire du monde du travail" après la divulgation du projet de loi de Myriam El Khomri. Les autres syndicats ont aussi protesté contre un texte qui fait la part trop belle, selon eux, aux revendications du patronat.
Transmis au Conseil d'État, le projet de loi prévoit notamment la primauté des accords d'entreprise en matière de temps de travail, la possibilité de référendum pour valider des accords minoritaires, une "sécurisation" juridique du licenciement économique pour les entreprises, des indemnités prud'homales plafonnées et un recours facilité au forfait-jour dans les petites entreprises.
"Les organisations syndicales se trouvent fragilisées par une loi qui leur a été imposée. Elle est en train de nous prendre deux bras-deux jambes. Il y a un changement de paradigme fondamental", explique à l'AFP Marie-Françoise Leflon, numéro deux de la CFE-CGC, qui assistera à l'intersyndicale.
"Elle touche notre coeur de vie: le dialogue social, le tissu conventionnel, la convention collective, l'accord de branche... C'est notre vie, on ne peut pas rester insensibles", insiste-t-elle.

- D'autres réunions attendues -
La CFDT, qui a accompagné toutes les réformes du quinquennat (retraites, formation, sécurisation de l'emploi...), se montre très critique cette fois, en particulier concernant deux dispositifs prévus dans la loi: le barème prud'homal et le licenciement économique. Deux points qui mobilisent contre elle syndicats et politiques. Lundi, la CFDT a tout simplement réclamé leur retrait du texte, "exige(ant) que le gouvernement reprenne les concertations".
Vendredi soir, François Hollande avait pourtant tenté de rassurer en affirmant que "les salariés français ne verront aucun de leurs droits remis en cause" et qu'il "donn(ait) à la négociation collective la place qu'elle n'a jamais eue dans notre pays".
FO s'attend avec cette rencontre à un "tour d'horizon de ce que pense chaque organisation syndicale". Mais "c'est un texte que nous rejetons globalement", a estimé sur France Info le secrétaire général de l'organisation, Jean-Claude Mailly, ajoutant que le projet de loi n'est "pas amendable" et "vaut une grève" dans le public comme le privé.
Aucun communiqué commun ne devrait être publié à l'issue de la rencontre de mardi, mais d'autres réunions pourraient suivre. "Il ne faut pas s'attendre à une grande décision dès mardi soir", prévient-on à la CGT.
Les intersyndicales se sont faites rares ces dernières années. La dernière, contre le poujadisme et la montée du Front National, remonte à fin 2013.
Plus récemment, début 2015, FO avait fait une tentative, pour décider d'une action commune, voire d'une grève, contre la politique d'"austérité".
Mais Jean-Claude Mailly, n'avait réussi à réunir que les syndicats contestataires (CGT, Solidaires et FSU). Les réformistes (CFDT, CFTC, CFE-CGC et Unsa) avaient refusé.
Le projet de loi doit être présenté le 9 mars en Conseil des ministres et discuté en avril à l'Assemblée nationale. Il a le soutien du patronat et de la droite.
Myriam El Khomri, qui avait créé la polémique en laissant entrevoir la possibilité d'un recours au 49.3 (adoption d'un texte sans vote) le 17 février, a jugé lundi à Mulhouse qu'il n'était "ni souhaitable ni nécessaire" d'y recourir.
Une pétition en ligne, lancée vendredi à l'appel de militants associatifs et de syndicalistes, affichait lundi plus de 200.000 signatures de soutien.

(22-02-2016 - Avec les agences de presse)

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Plus de 200 000 signatures contre le projet de loi El Khomri


Une pétition en ligne contre le projet de loi El Khomri sur la réforme du droit du travail, lancée vendredi par la militante syndicale et associative Caroline de Haas, affiche déjà plus de 200 000 signatures de soutien, ce lundi 22 février. Le site "loi Travail : non merci !" recense les commentaires à propos des différentes mesures du projet de loi qui doit être présenté en conseil des ministres le 9 mars. Ses signataires entendent ainsi "interpeller le président de la République, le Premier ministre ou la ministre du Travail sur les réseaux sociaux".
De nombreux militants associatifs et syndicalistes (CGT, CFE-CGC, Unsa, Jeunesse ouvrière chrétienne...) soutiennent cette initiative. "Le projet de réforme de droit du travail présenté par Myriam El Khomri propose de revenir des années en arrière. Mobilisons-nous !" écrivent-ils sur la page d'accueil du site. Le projet de loi, transmis la semaine dernière au Conseil d'État, prévoit notamment la primauté des accords d'entreprise en matière de temps de travail, la possibilité de référendums pour valider des accords minoritaires, une "sécurisation" juridique du licenciement économique pour les entreprises, des indemnités prud'homales plafonnées et un recours facilité au forfait jour dans les petites entreprises.

La CGT appelle à une intersyndicale
En parallèle de la pétition, la CGT a convié, ce lundi, neuf autres syndicats à une intersyndicale mardi 23 février, afin d'échanger sur "l'analyse de la situation sociale, économique et politique" de la France. La FSU, FO, Solidaires, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, l'Unsa, l'Unef et l'UNL (lycéens) sont conviées mardi à 18 heures, dans les locaux de la CGT, à Montreuil. "Afin d'échanger sur l'analyse de la situation sociale, économique et politique, puis d'évaluer les champs d'éventuelles actions et initiatives communes, nous vous proposons une rencontre intersyndicale", est-il indiqué dans l'invitation, envoyée aux numéros un des neuf syndicats.
FO, l'Unsa et la CFE-CGC ont d'ores et déjà indiqué qu'elles s'y rendraient. La CFTC doit décider dans l'après-midi et la CFDT n'a pas encore réagi. Les intersyndicales se sont faites rares ces dernières années. FO avait fait une tentative début 2015, pour décider d'une action commune, voire d'une grève, contre la politique d'"austérité", mais son numéro un, Jean-Claude Mailly, n'avait réussi à réunir que les syndicats contestataires (CGT, Solidaires et FSU). Les réformistes (CFDT, CFTC, CFE-CGC et Unsa) avaient refusé.

Accès à la pétition:
https://www.change.org/p/loi-travail-non-merci-myriamelkhomri-loitravailnonmerci

(22-02-2016 - Avec les agences de presse)

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dimanche 21 février 2016

Pierre Laurent (PCF): le projet de loi El Khomri doit être "mis en échec"


Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a souhaité dimanche sur France Inter que le projet de loi réformant le Code du travail ne soit pas "amélioré" mais "mis en échec purement et simplement".
"Améliorer, vu le point de départ, ça ne va pas suffire. Parce que le projet de loi El Khomri c'est une catastrophe quasiment de la première à la dernière ligne", a estimé M. Laurent, à qui il était demandé s'il souhaitait comme son homologue du PS Jean-Christophe Cambadélis que le texte évolue.
"On est effaré devant un tel projet, et je pense qu'il ne sera pas amélioré, j'espère qu'il sera mis en échec purement et simplement", a-t-il affirmé.
Pour le sénateur communiste, le projet de loi porté par la ministre du Travail, Myriam El Khomri, est un "dynamitage du code du travail".
"Si ce projet passe, il ne reste plus de durée légale du temps de travail, je ne parle même pas des 35 heures", a déclaré M. Laurent, rappelant que le projet prévoit que la durée de travail hebdomadaire puisse "aller jusqu'à 46 heures pendant 16 semaines consécutives, et même dans d'autres cas qui sont définis de manière très vague jusqu'à 60 heures".
Le texte comporte également "des définitions tellement larges du recours possible au licenciement économique qu'il peut être utilisé à tout bout de champ", et il "essaye de remettre en selle une proposition qui a été déclarée inconstitutionnelle, à propos de la limitation des indemnités prud?homales".
Ce plafonnement, proposé dans le cadre de la loi Macron votée à l'été 2015, avait été censuré par le Conseil constitutionnel. Les Sages avaient alors invalidé la modulation proposée en fonction de la taille de l'entreprise, considérant que ce critère n'avait aucun lien avec le préjudice subi, ce qui a rendu caduc tout le dispositif.

(21-02-2016 - Avec les agences de presse)

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samedi 20 février 2016

Loi Travail: EELV dénonce de "nombreuses atteintes" aux "droits" et à la "santé" des salariés


Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a dénoncé samedi dans un communiqué les "nombreuses atteintes" aux "droits" mais aussi à la "santé" des salariés contenus selon lui dans le projet de loi sur le travail préparé par Myriam El Khomri.
"Les atteintes aux droits des salariés sont nombreuses dans ce texte" pour le parti écologiste, qui cite le "plafond d'indemnités de licenciement en cas de licenciement illégal" ou "l'impossibilité pour le salarié de contester une modification de son contrat de travail sous peine de licenciement".
"Mais cette loi comprend aussi des mesures, notamment sur le temps de travail, qui sont des atteintes non seulement aux droits des salariés mais surtout à leur santé. Ainsi en va-t-il de la durée maximale du travail, de la banalisation des heures supplémentaires, du calcul des horaires de nuit, de repos et d'habillement. (...) Las, les salariés doivent désormais se soumettre à la variation des rythmes, à l'intensification et au travail de nuit sans possibilité de recours et même sous peine de licenciements", poursuit EELV.
"L'atteinte la plus insidieuse aux droits des salariés est sans doute l'inversion de la hiérarchie des normes et l'importance incroyable donnée à l'accord d'entreprise. En effet les accords de branche qui s'imposaient aux entreprises étaient négociés au niveau national entre syndicats de salariés et syndicats de patrons. Les syndicats de salariés, aguerris aux négociations et fins connaisseurs du droit, étaient à même de contrebalancer les volontés parfois excessives de flexibilité des chefs d'entreprises. Aujourd'hui alors que l'accord d'entreprise s'impose, ce sont le plus souvent des syndicats maison, probablement peu expérimentés mais très sensibles à ne pas perdre leur emploi qui vont signer ces accords", estime EELV.
"Enfin, loin de miser sur le dialogue social comme il le prétend, le projet de réforme du Code du travail permettrait de court-circuiter les organisations syndicales majoritaires avec l'arme du référendum à la main de l'employeur et des organisations minoritaires", dénonce le parti écologiste.
"Après le CICE, le Pacte de Responsabilité, les lois Macron, voici un cadeau supplémentaire accordé aux entreprises sans contrepartie et sans assurance de création d'emplois ou sans garantie et protection supplémentaires pour les nouveaux statuts précaires", conclut-il.
Le projet de loi sera présenté le 9 mars en Conseil des ministres.

(20-02-2016 - Avec les agences de presse)

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vendredi 19 février 2016

Ratp, ligne 1 du métro


- A la Défense, je prends la ligne 1 du métro
- et alors?
- aux stations Argentine et Georges V, j'entends deux fois la même annonce publique
- laquelle?
- attention aux pickpockets
- ensuite
- elle est répétée en anglais, allemand, espagnole, japonais et en chinois
- et alors?
- je fais remarquer à ma femme que l'annonce n'est pas diffusée en arabe
- à Paris, les Qataris ne se déplacent pas en métro, me rétorque-t-elle
- elle a très probablement raison
- ou que la Ratp considère que les voyageurs Arabes comprennent au moins une des six langues utilisées
- ...!?

Roland RICHA
Vendredi, 19 février 2016


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Droit des étrangers: ce qui va changer


Le Parlement a définitivement adopté jeudi soir le projet de loi sur le "droit des étrangers". Un texte vivement contesté par la droite et qui instaure notamment un titre de séjour pluriannuel pour éviter aux immigrés en règle des passages répétés à la préfecture. Le texte a été approuvé lors d'un ultime vote à l'Assemblée par les socialistes et radicaux de gauche, la droite votant contre alors que le Front de gauche s'abstenait.
"Le premier objectif de ce texte est de mieux accueillir les étrangers qui viennent légalement sur notre sol", a plaidé le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. La mesure-phare est en effet la création d'un nouveau titre de séjour de deux à quatre ans (qui serait délivré après un premier titre d'un an) pour éviter "aux personnes concernées des allers-retours inutiles et pénalisants en préfecture", selon le ministre.

"Passeport-talents"
Le texte crée aussi le titre "passeport-talents", de quatre ans, qui remplacera la multitude de titres existants pour les étrangers qualifiés ou ayant une compétence particulière (artistes, scientifiques, sportifs...). La version finale est à 95 % celle adoptée par les députés en première lecture dès juillet. Le Sénat, à majorité de droite, et l'Assemblée avaient en effet échoué en novembre à trouver une version de compromis sur ce projet de loi que le Sénat avait symboliquement rebaptisé "maîtrise de l'immigration".
"Le parcours législatif a mis en évidence une approche très différente entre les deux chambres sur l'accueil et le séjour des étrangers", a résumé le rapporteur Erwann Binet (PS) en rappelant que le Sénat voulait imposer des quotas triennaux d'immigrés ou restreindre la délivrance d'une carte de séjour temporaire aux étrangers malades. "Le Sénat aurait permis l'adoption d'un texte d'équilibre entre droits et devoirs des étrangers mais vous avez fait la sourde oreille", a répondu le député LR Guy Geoffroy. "Est-ce bien utile de renforcer l'attractivité de notre pays par les temps qui courent ?" s'est-il interrogé.

Centres de rétention
Par ailleurs, le projet de loi prévoit une procédure plus rapide d'éloignement des déboutés du droit d'asile, en complément de la réforme de l'asile adoptée en juillet et visant à raccourcir les délais d'examen des demandes. Le texte réforme également le droit pour les étrangers placés en centre de rétention avant leur reconduite à la frontière. Il établit l'intervention du juge des libertés et de la détention au bout de 48 heures, au lieu de cinq jours comme depuis 2011. Cette disposition était une revendication des associations, selon lesquelles la moitié des étrangers sont expulsés dans les premiers jours de rétention sans contrôle du juge sur leur interpellation. Le texte donne d'ailleurs priorité à l'assignation à résidence sur la rétention, sauf en cas de risque de fuite.
Le Front de gauche a relayé les craintes des associations (Gisti, Cimade, Syndicat de la magistrature...) pour qui le projet de loi "ne rompt pas avec la logique suspicieuse des étrangers qui vivent en France". Si le député FG Gaby Charroux a salué "plusieurs avancées importantes" dans cette réforme, il a regretté notamment que le texte ne prévoit "aucune interdiction formelle de placement en rétention ou en zone d'attente des mineurs".
Alors que la France accueille environ 200 000 nouveaux immigrants réguliers chaque année, soit 0,3 % de sa population, un des chiffres les plus faibles de l'OCDE, la droite avait dénoncé tout au long des débats en termes souvent virulents "une politique d'augmentation de l'immigration" et promis d'abroger cette loi si elle revenait au pouvoir en 2017.
"Je suis très préoccupé par l'instrumentalisation des questions migratoires", leur a répondu jeudi Bernard Cazeneuve, regrettant que Calais soit devenu ainsi un lieu de passage "presque obligé où chaque jour des responsables politiques se rendent sans réaliser la complexité du sujet", a-t-il dit.

(19-02-2016 - Avec les agences de presse)

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