mercredi 16 décembre 2015

Surchauffe


"Pouvez-vous m'arrêter docteur?"
"pourquoi?"
"je sens que je suis dans un état de surchauffe"
"10 jours... suffiront-ils pour vous refroidir?"
"...!?"

Roland RICHA
Mercredi, 16 décembre 2015


Claude Bartolone, 64 ans, s'est rendu à l'hôpital américain de Neuilly, près de Paris, pour des examens, alors qu'il ressentait des douleurs, a-t-on précisé. Il est en état de « surchauffe », selon la même source. Arrêté pour une dizaine de jours sans être hospitalisé, le quatrième personnage de l'État et député socialiste de Seine-Saint-Denis a annulé tous ses rendez-vous dans les prochains jours, a-t-on ajouté.


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mardi 15 décembre 2015

Être Lucide


"Il ne reste que deux options"
"lesquelles?"
"conserver le système"
"ou?"
"le transformer"
"vu sous cet angle, il ne peut y avoir une troisième"
"quoi?"
"option"
"...!?"

Roland RICHA
Mardi, 15 décembre 2015

« Avec une droite divisée, une gauche fragilisée et un Front national en dynamique, il faut être lucide : une catastrophe politique est en marche », met en garde la coprésidente du parti écologiste à l'Assemblée dans une interview donnée au Monde. Selon elle, le chef de l'État a le choix entre deux « options », une « coalition du prétendu cercle de la raison avec l'idée de conserver le système » ou une « coalition de transformation ». « Pour la bâtir, je tends la main à François Hollande. Qu'il revienne à l'esprit de 2012 et rassemble enfin écologistes et communistes désireux de rejoindre un bloc majoritaire de transformation », explique la députée de Paris.


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lundi 14 décembre 2015

Aubervilliers : l'enseignant reconnaît avoir inventé son agression


Il avait tout inventé : un instituteur qui affirmait avoir été agressé lundi matin au cutter dans sa classe, dans la banlieue parisienne, par un homme se revendiquant du groupe djihadiste État islamique (EI), a reconnu avoir affabulé. Dans le lourd climat créé par les attentats du 13 novembre à Paris revendiqués par l'EI et ses menaces à l'encontre des enseignants français, la prétendue agression avait semé l'effroi, entraînant une prompte réaction de la ministre de l'Éducation et la saisie du parquet antiterroriste.
L'enseignant de 45 ans était entendu dans l'après-midi pour comprendre ce qui l'a mené à inventer ce récit, a indiqué le parquet de Paris. Lundi matin, il a été hospitalisé, blessé superficiellement au cou et au flanc. Il affirmait avoir été agressé au cutter dans sa classe de maternelle, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), avant l'arrivée des enfants, par un homme qui avait invoqué l'EI. L'instituteur avait assuré avoir été poignardé au flanc et à la gorge vers 7 h 10, alors qu'il préparait sa classe dans l'école Jean-Perrin. Selon lui, un agresseur, en tenue de peintre, ganté et cagoulé, chaussures militaires de type rangers aux pieds, était arrivé sans arme et s'était saisi d'un cutter qui se trouvait dans la salle de classe. L'homme avait lancé : « C'est Daech [acronyme arabe de l'EI, NDLR], c'est un avertissement », selon l'enseignant.
Finalement, l'instituteur a avoué dans l'après-midi s'être blessé tout seul, a précisé le parquet de Paris, qui va rendre le dossier au parquet de Bobigny. Même si les sources policières s'étaient montrées prudentes sur l'hypothèse islamiste, la section antiterroriste du parquet de Paris avait été saisie de l'enquête, en raison de la menace toujours très élevée en France.

« Une personnalité de l'école »
La ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem s'était rendue sur place dans la matinée, avec le recteur, le préfet et l'inspecteur, et avait évoqué un « acte d'une grande gravité » et « un contexte où, oui, l'école se sent menacée ». Les enfants seront accueillis mardi par un remplaçant et l'académie continuera d'assurer le soutien psychologique à l'équipe de l'école et aux élèves, a affirmé la ministre dans un communiqué publié après les révélations du parquet. La sécurité des établissements scolaires « demeure une préoccupation » du ministère, a-t-elle ajouté, précisant que de « nouvelles mesures de renforcement de la sécurité seront présentées en fin de semaine, en lien avec le ministère de l'Intérieur ».
Comme toutes les écoles d'Aubervilliers, le groupe scolaire Jean-Perrin fait partie du réseau d'éducation prioritaire. L'enseignant, qui y travaille depuis 20 ans, est « apprécié », avait indiqué le maire PCF de la commune, Pascal Beaudet. L'édile avait noté dans la matinée que le gardien de l'établissement, « à son poste », n'avait pas vu l'agresseur. L'instituteur « est très impliqué dans la vie de l'école », selon Nadia Perez, une mère de famille. « C'est une personnalité de l'école », qui, selon elle, « pouvait être assez dur avec les enfants » : « Il ne tolérait pas l'impolitesse. »
Dans son numéro de fin novembre, la revue francophone de propagande de l'EI, Dar-al-Islam, a pris pour cible les enseignants, accusés d'être « en guerre ouverte contre la famille musulmane ». Le groupe djihadiste actif en Irak et en Syrie appelle à les « combattre » et les « tuer ». En mars 2012, le tueur au scooter Mohamed Merah, après avoir tué au nom du djihad trois militaires, dont deux musulmans, avait attaqué une école juive à Toulouse, assassinant trois enfants et un enseignant. À Marseille, un professeur d'une école juive avait été agressé au couteau, quelques jours après les attentats du 13 novembre qui avaient fait 130 morts et des centaines de blessés.
En juillet 2004, une jeune femme « fragile » déclarait avoir été victime d'une agression dans le RER A, déclenchant une tempête politico-médiatique. L'enquête avait révélé qu'elle avait tout inventé et qu'elle avait elle-même dessiné une croix gammée sur son ventre.


(14-12-2015 - Avec les agences de presse)

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Mauvais scores, divisions: le Front de gauche enterré par ses responsables


Après de mauvais résultats aux régionales qui ont illustré divisions et rivalités, le Front de gauche, alliance du Parti communiste et du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, est enterré sans autre forme de procès par ses responsables.
"Le Front de gauche s'est planté", a reconnu lundi matin Olivier Dartigolles, le porte-parole du Parti communiste, encore sonné des seuls 4% obtenus par son parti aux élections régionales.
"On n'a pas fait que des sorties de route: on a participé à la désespérance parce que des gens qui nous regardaient en ayant espoir en ce qu'on pouvait engager ont été profondément déçus", a dit ce responsable politique à propos de cette alliance créée en 2009 entre le Parti communiste, le Parti de gauche et Ensemble.
Déjà donné mourant lors de la constitution des listes pour les régionales, le Front de gauche semble avoir achevé sa courte vie le 6 décembre en ne se plaçant nulle part en position de se maintenir seul au second tour.
"Un revers électoral important", a concédé dimanche Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste, admettant que "ces résultats ouvrent une nouvelle période politique".
"Je ne m'attendais pas à nous voir, cinq ans après, quasiment revenu à la case départ", avait déjà soupiré dans l'entre-deux-tours Jean-Luc Mélenchon.
Lundi, ce porte-voix du Parti de gauche qui a oeuvré pour constituer cette alliance, au nom de laquelle il avait réuni 11% des électeurs à la présidentielle de 2012, était encore plus pessimiste.
Dans un entretien aux Inrockuptibles, il a évoqué une gauche "en état de catastrophe avancée", feignant même ne pas savoir si elle était "guérissable".

- "Urnes funéraires" -
Encore plus féroce, le président socialiste de la commission des Lois Jean-Jacques Urvoas s'est interrogé lundi: "Pourquoi ces élus ne voient-ils pas que chaque échéance ressemble pour la +gauche de la gauche+ à une station de plus sur un chemin de croix ? Pourquoi n'admettent-ils pas que pour les Verts, le PC ou le Parti de Gauche, les urnes sont funéraires ?".
Chaque composante du Front de gauche partage en gros la même analyse de sa décomposition.
Pour Jean-Luc Mélenchon, "tous les pires pronostics se sont réalisés au premier tour: une bataille de chiens entre communistes et Verts pour avoir les têtes de liste de l'opposition de gauche", décrit-il, ajoutant: "Résultat, il n'y a plus d'opposition de gauche du tout."
Il faut dire que le Front de gauche est parti dans quatre configurations différentes sur 13 régions et parfois les communistes sont partis tous seuls.
"J'étais personnellement pour une campagne nationale, avec un état-major national, une répartition des têtes de liste, des mots d'ordre communs, etc.", a plaidé celui qui s'est mis en retrait de l'appareil du PG pour "prendre du recul" dans la perspective de 2017.
"Mais on m'a fait prévaloir je ne sais quelle réalité des territoires qui est une vue fumeuse et complètement idéologique", regrette-t-il.
Ces querelles sur le terrain sont décrites par Olivier Dartigolles comme "des chicaillades, des divisions, parce qu'on a fait de la politique comme les gens ne veulent plus la voir et la regarder".
"C'est un constat d'échec, il va falloir tout revoir du sol au plafond", poursuit-il.
Lui-même verrait bien un rassemblement de toute la gauche, y compris les frondeurs du Parti socialiste, enfermée dans une salle, portables coupés, pour se mettre d'accord sur "trois-quatre propositions" sans qu'aucun n'annonce sa candidature pour 2017.
Jean-Luc Mélenchon souhaite de son côté la constitution d'un "véritable front populaire" et appelle à se tourner vers une présidentielle "à l'heure du peuple contre l'oligarchie".
Quant à Clémentine Autain, porte-parole d'Ensemble, la troisième composante du Front de gauche, elle a appelé à une très large rassemblement à gauche qui "dépasse les querelles de personnes, les intérêts de boutique".


(14-12-2015 - Avec les agences de presse)

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Pas de "coup de pouce" pour le smic


Pas de « coup de pouce » au smic malgré l'avertissement des régionales : le gouvernement a annoncé lundi une hausse de 0,6 % du salaire minimum au 1er janvier. En 2016, un salarié au smic ne touchera que 6 euros net de plus par mois. À partir de janvier, le salaire minimum s'élèvera à 1 466,62 euros brut mensuel, mais après déduction des cotisations sociales, un « smicard » ne touchera que 1 143 euros net.
« Dans le contexte actuel, nous considérons qu'un coup de pouce n'est pas la meilleure solution pour augmenter le pouvoir d'achat compte tenu de ses effets sur le coût du travail et donc l'emploi », a déclaré Myriam El Khomri aux partenaires sociaux, selon le texte de son discours lors d'une réunion de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC) sur le smic.
Le gouvernement n'a toutefois pas appliqué à la lettre le calcul de la hausse automatique du smic, qui aurait mené à une revalorisation de 0,5 %. « Nous avons décidé de ne pas tenir compte de la baisse de l'indice des prix » pour les 20 % de ménages les plus modestes (- 0,1 %), l'un des critères pour calculer la hausse du smic, a indiqué Myriam El Khomri.
Cette décision intervient au lendemain du deuxième tour des élections régionales, marquées par un recul de la majorité et par un score record du Front national, même s'il n'a pas gagné de région. « Le gouvernement continue comme s'il ne s'était rien passé », a fustigé Jean-Claude Mailly, numéro un de Force ouvrière, dans un tweet.
Le ministère a suivi les recommandations du groupe d'experts sur le smic, une instance consultative composée d'économistes. Cette année encore, le groupe avait conseillé de « s'en tenir à l'indexation légale du smic », pour ne pas « ajouter à l'incertitude » en ces temps de faible reprise économique.

Salariés en souffrance
Le gouvernement n'a pas accédé aux revendications de quatre syndicats - la CGT, FO, la CFE-CGC et la CFTC - qui réclamaient un geste pour soutenir le pouvoir d'achat. La CFDT, elle, n'avait pas demandé de « coup de pouce ». C'est « affligeant », a réagi Pascal Debay, représentant de la CGT à la CNNC. Son syndicat réclamait un « appel d'air salarial » en portant le smic à 1 700 euros brut minimum. De son côté, Marie-Alice Médeuf-Andrieu (FO) a dénoncé une « posture » de l'exécutif, qui « ne satisfait que la partie patronale », alors que « les salariés sont en souffrance ». « Leur pouvoir d'achat n'est pas la priorité du gouvernement », a-t-elle conclu.
La ministre leur a répondu que « pour favoriser le pouvoir d'achat », « l'outil le plus juste reste l'impôt ». Elle a mis en avant les « allègements d'impôt sur le revenu des ménages les plus modestes », une baisse qui « sera amplifiée en 2016 avec deux milliards d'euros d'allègement supplémentaires », et l'instauration de la prime d'activité au 1er janvier 2016.
Mais « le problème des mesures fiscales, c'est que leur effet est différé », a commenté Yannick L'Horty, professeur à l'université Paris-Est, interrogé par l'AFP. « Si on veut être efficace, il faut être rapide, et l'avantage de l'augmentation du salaire minimum, c'est qu'elle produit sans délai un effet sur les revenus, donc sur la consommation, donc sur la hausse de l'activité. » « Le curseur du gouvernement n'a pas été modifié par les résultats des élections régionales », a-t-il poursuivi : « On n'est pas dans une stratégie de relance de la demande », mais dans « une stratégie de maintien de la compétitivité par une maîtrise du coût du travail ».
Un coup de pouce au smic aurait été à contre-courant du pacte de responsabilité, qui permettra, une fois atteint son régime de croisière en 2017, de redistribuer 40 milliards d'euros par an aux entreprises. L'exécutif n'a plus accordé de « coup de pouce » au smic depuis le 1er juillet 2012. Au lendemain de l'élection de François Hollande, le salaire minimum avait été revalorisé de 2 %, au lieu de 1,4 %. Manuel Valls a assuré toutefois que son gouvernement prépare « un ensemble de mesures nouvelles pour l'emploi » qui seraient mises en place « rapidement ».




(14-12-2015 - Avec les agences de presse)

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La SNCF supprimera 1.400 postes en 2016


La SNCF prévoit de supprimer 1.400 postes nets en 2016, soit 1% de ses effectifs, en ne remplaçant pas tous les départs à la retraite, a indiqué lundi à l'AFP un porte-parole du groupe, confirmant des informations obtenues de sources syndicales.
Le projet de budget pour 2016 du nouveau groupe public ferroviaire français, qui sera présenté mardi en comité central d'entreprise (CCE), inscrit un effectif budgétaire moyen de 148.057 postes, soit 1.400 de moins qu'en 2015, selon une expertise réalisée pour le CCE par le cabinet Secafi, consultée par l'AFP.
Depuis 2003, plus de 25.000 départs n'ont pas été remplacés à la SNCF. L'an dernier, le projet de budget 2015 avait inscrit 1.100 suppressions de postes (-0,7%). Autant avaient été enregistrées en 2014.
La SNCF, qui s'attend à environ 7.000 départs naturels l'année prochaine, programme 5.400 recrutements en 2016 à l'échelle du groupe public ferroviaire (hors filiales), ce qui revient à compenser 75% des départs, a précisé à l'AFP le porte-parole du groupe.
En équivalents temps plein moyens sur l'année, cela correspond à 1.400 suppressions nettes de postes au sein du groupe.
Le groupe public ferroviaire cherche à faire plusieurs centaines de millions d'euros d'économies par an jusqu'en 2017.
En 2015, les 1.500 salariés de Réseau ferré de France (RFF), l'ex-gestionnaire du réseau séparé en 1997 de la SNCF, ont rejoint le groupe, portant les effectifs moyens sur l'année à 149.500 équivalents temps plein (évaluation provisoire), selon l'estimation de Secafi.
Les effectifs ne resteront pas à ce niveau en 2016. Les coupes à venir seront encore essentiellement supportées par SNCF Mobilités, l'opérateur ferroviaire (-1.700), la branche SNCF Réseau, en charge de l'infrastructure, gagnant au contraire des postes (+350), comme en 2015.
L'établissement public de tête chapeautant ces deux branches perdra lui une cinquantaine de postes.
L'ensemble des organisations syndicales refuseront de rendre un avis mardi en CCE sur le projet de budget, ont indiqué à l'AFP plusieurs sources syndicales. Elles invoquent une "communication tardive" des documents et l'impossibilité d'apprécier ce budget en l'absence de vision de moyen terme sur les engagements de l'Etat.


(14-12-2015 - Avec les agences de presse)

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Jean-Luc Mélenchon : la gauche est "dos au mur"


Le député européen du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a estimé lundi que les électeurs du Front national voulaient « tout faire sauter » et n'avaient pas agi « par erreur ». « Certains prétendent que c'est la petite France aigre qui vote FN. Non ! Les gens ont voté FN pour tout faire sauter », a déclaré le porte-voix du PG, dans un entretien aux Inrockuptibles, au lendemain du second tour des élections régionales.
« Ils n'ont pas fait ça par erreur, ils ne se sont pas trompés et parfois même ils n'ont rien contre les Arabes et les musulmans. Ils votent FN juste pour tout faire sauter, parce que la bonne société leur a dit : Ce dont nous avons le plus peur que tout, c'est de Mme Le Pen », a-t-il expliqué.

« Le peuple contre l'oligarchie »
Parlant d'une gauche « dos au mur » après les élections régionales, qui l'ont vue remporter cinq régions contre sept gagnées par la droite, et des incertitudes pesant sur l'avenir du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon a critiqué la stratégie du gouvernement. Celui-ci place, selon lui, la présidente du parti d'extrême droite Marine Le Pen au centre de l'attention. « Le cynisme du pouvoir, c'est qu'il joue avec ça. Il se vante d'avoir obtenu le retrait de ses candidats dans deux régions et d'avoir fait pression en vain dans une troisième. Eux-mêmes reconstruisent un paysage qui est entièrement centré autour de Mme Le Pen », a jugé le député européen.
Évoquant le Premier ministre Manuel Valls et sa mise en avant du « thème de la lutte commune contre l'extrême droite et le djihadisme », Jean-Luc Mélenchon a indiqué vouloir « re-latéraliser le champ politique ». « Mme Le Pen a donné une latéralisation : les mondialistes contre les patriotes. Moi, j'ai dit : le peuple contre l'oligarchie », a-t-il dit, assurant que c'était « ainsi » qu'il allait « aborder les prochaines batailles démocratiques ».

(14-12-2015 - Avec les agences de presse)

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Impasse démocratique

"Dis-moi..."
"oui?"
"au lendemain du 2d tour des élections régionales t'as écrit que nous sommes dans une impasse démocratique?"
"oui"
"que veux-tu dire par là?"
"le mieux est de te donner un exemple"
"je veux bien"
"quand t'es au chômage... tu l'es durablement"
"pour combien d'années?"
"...!?"

Roland RICHA
Lundi, 14 décembre 2015

Manuel Valls et son gouvernement planchent sur « un ensemble de mesures nouvelles pour l'emploi » qui seraient mises en place « rapidement », a-t-on appris lundi de source gouvernementale, au lendemain d'élections régionales marquées par un score record du Front national. « Le gouvernement, autour de Matignon, travaille sur un ensemble de mesures nouvelles pour l'emploi, pour mise en œuvre rapidement », a indiqué cette source haut placée à l'Agence France-Presse. Sollicité, Matignon n'a pas souhaité faire de commentaires.

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Un enseignant attaqué à Aubervilliers, l'agresseur invoque l'EI


Il y a quelques jours, l'appel du groupe État islamique à attaquer l'école française avait inquiété. Doit-on voir dans l'agression d'un enseignant la mise en pratique des indications de l'organisation terroriste ? TF1 a annoncé qu'un enseignant a été agressé à l'arme blanche dans une école maternelle publique à Aubervilliers. Les faits ont été confirmés par la police.
Selon TF1, l'enseignant était dans sa classe quand, aux alentours de 7 heures, il a été attaqué alors qu'il préparait sa journée. Il a été poignardé à coups de couteau puis agressé à coups de cutter. L'agresseur, en tenue de peintre, ganté et cagoulé, chaussures militaires de type rangers aux pieds, serait arrivé sans armes et se serait saisi d'un objet coupant de type cutter qui se trouvait dans la salle de classe, a indiqué une source policière.
Quant à l'agresseur, toujours en fuite, il aurait invoqué, selon le parquet de Bobigny, l'État islamique. Il aurait dit : « C'est Daech (acronyme arabe du groupe EI, NDLR), c'est un avertissement. » Selon une source policière, cet échange très bref a été rapporté par un témoin travaillant à l'intérieur de l'école. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, a-t-on appris de sources judiciaires. L'enquête est ouverte pour tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, ont précisé les sources.
La ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, s'est rendue sur place. « Nous allons continuer, avec le ministère de l'Intérieur, à renforcer les mesures de sécurité, dans un contexte où, oui, l'école se sent menacée », a affirmé la ministre, voyant dans l'agression « un acte d'une grande gravité ».
Cette agression survient un mois après les attentats, revendiqués par l'organisation État islamique qui ont fait 130 morts et au moins 350 blessés à Paris.


(14-12-2015 - Avec les agences de presse)

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Régionales 2015: Résultats du 2d tour en France


France Entière

Résultats au 2d tour

Nuances de ListesVoix% Inscrits% Exprimés
Liste du Parti Socialiste72 7210,160,29
Liste Union de la Gauche7 263 56716,0428,86
Liste Divers gauche746 2941,652,97
Liste Régionaliste136 3800,300,54
Liste Union de la Droite10 127 19622,3640,24
Liste Front National6 820 14715,0627,10




Nombre% Inscrits% Votants
Inscrits45 293 603

Abstentions18 838 04041,59
Votants26 455 56358,41
Blancs736 8001,632,79
Nuls552 4581,222,09
Exprimés25 166 30555,5695,13

Régionales 2015: Résultats du 2d tour en Ile de France


Île-de-France

Nouveau Conseil Régional

Résultats de la région au 2d tour

Liste conduite parNuancesVoix% Inscrits% ExprimésNb Sieges
Mme Valérie PECRESSELUD1 629 24922,9943,80121
M. Claude BARTOLONELUG1 569 09322,1442,1866
M. Wallerand DE SAINT JUSTLFN521 3837,3614,0222




Nombre% Inscrits% Votants
Inscrits7 086 189

Abstentions3 227 09745,54
Votants3 859 09254,46
Blancs90 2781,272,34
Nuls49 0890,691,27
Exprimés3 719 72552,4996,39

Régionales 2015: Résultats du 2d tour dans le 92



Hauts-de-Seine

Résultats de la section au 2d tour

Liste conduite parNuancesVoix% Inscrits% Exprimés
Mme Valérie PECRESSELUD279 24128,6952,17
M. Claude BARTOLONELUG210 10721,5939,25
M. Wallerand DE SAINT JUSTLFN45 9124,728,58




Nombre% Inscrits% Votants
Inscrits973 344

Abstentions418 77443,02
Votants554 57056,98
Blancs15 0401,552,71
Nuls4 2700,440,77
Exprimés535 26054,9996,52

dimanche 13 décembre 2015

Régionales 2015 : Résultats du 2d tour à Nanterre


Hauts-de-Seine - commune de Nanterre

Résultats de la commune au 2d tour

Liste conduite parNuancesVoix% Inscrits% Exprimés
M. Claude BARTOLONELUG12 22226,5757,40
Mme Valérie PECRESSELUD6 35713,8229,85
M. Wallerand DE SAINT JUSTLFN2 7145,9012,75



Nombre% Inscrits% Votants
Inscrits45 994

Abstentions23 67151,47
Votants22 32348,53
Blancs6511,422,92
Nuls3790,821,70
Exprimés21 29346,3095,39

Claude Bartolone remet en jeu son poste de président de l'Assemblée
"Les Franciliens ont choisi la liste de la droite. (…) Félicitations à Mme Pécresse, que j'ai appelée. Je souhaite bonne chance à l'Ile-de-France. (...) Une nouvelle majorité va s'installer au conseil régional. En républicain, je lui souhaite bonne chance parce qu'il s'agit avant tout de la réussite de tous les Français. (...) Demain matin, je remettrai mon mandat de président de l'Assemblée nationale à Bruno Le Roux, il déterminera si les députés, dont ma légitimité est issue, souhaitent ou non que je continue la fonction dont on m'avait chargé."

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D'une impasse à l'autre


"Et alors?"
"alors quoi?"
"à l'issue du premier tour t'avais dit, je rappelle, c'est l'impasse électorale..."
"et alors?"
"que dis-tu à l'issue du second tour?"
"c'est l'impasse démocratique"
"...!?"



Roland RICHA
Dimanche, 13 décembre 2015


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samedi 12 décembre 2015

Cop21 : un "accord historique" adopté à Paris


Les mines des représentants des 195 pays sont réjouies. A 19h30, ils ont adopté un accord sans précédent pour lutter contre le réchauffement climatique de la planète, source de dérèglements et de menaces croissantes pour l'homme et la nature."L'accord de Paris pour le climat est adopté", a dit le président de la COP21, Laurent Fabius, suscitant une longue salve d'applaudissements dans toute la salle. "C'est un petit marteau mais il peut faire de grandes choses", a-t-il déclaré, en l'abaissant sur le pupitre. Quelques heures plus tard, François Hollande, a défié le protocole pour s'exprimer à la fin de la COP21. Il a notamment indiqué qu'il proposerait "pays qui veulent aller plus vite" de réactualiser avant 2020 leurs engagements. Le Premier ministre français a quant à lui salué sur Twitter, "un accord historique" et "une victoire pour la planète". Depuis l'annonce, l'ensemble de la classe politique, de gauche comme de droite salue le travail de la diplomatie française.
L'accord, juridiquement contraignant, entérine l'objectif de limiter le réchauffement à 1,5 degré. Un objectif qui « permettrait de réduire significativement les risques et les impacts liés au changement climatique », avait déclaré le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius, très applaudi par les délégués réunis au Bourget. « Personne ici ne veut la répétition de Copenhague. Il y avait eu des insuffisances et sans doute des erreurs. » « Les 100 milliards de dollars visés pour 2020 devraient être un plancher pour 2020 et un autre plancher devra être défini d'ici à 2025 », avait également ajouté Laurent Fabius, évoquant les milliards de dollars par an promis par les pays du Nord à ceux du Sud pour leurs politiques climatiques.
L'accord a bel et bien été adopté par les 195 pays. Quelques minutes auparavant, un porte-parole, le groupe du G77, qui regroupe 134 pays en développement et émergents, dont la Chine, s’était dit « satisfait » du projet d'accord sur le climat proposé samedi par la présidence française de la conférence de l'ONU. « Nous sommes unis, tous ensemble. Nous sommes heureux de rentrer à la maison avec ce texte », a déclaré à l'Agence France-Presse Nozipho Mxakato-Diseko, ambassadrice sud-africaine et porte-parole du G77, le groupe de pays le plus important des négociations climatiques.
« Cette COP21 est un véritable tournant aussi bien pour les ONG que pour la mise en place d'un accord juridique universel », a déclaré Laurent Fabius, président de cette COP. Et d'ajouter, d'une voix étranglée et au bord des larmes : « Nous sommes presque au bout du chemin et sans doute au début d'un autre. » « Ce texte que nous avons construit ensemble constitue le meilleur équilibre possible, un équilibre à la fois puissant et délicat qui permettra à chaque délégation, à chaque pays de rentrer chez soi la tête haute et avec des acquis importants », a-t-il encore dit. « Le succès est à portée de toutes nos mains réunies, vous allez dans cette salle décider d'un accord historique, le monde retient son souffle et il compte sur nous tous », a-t-il encore lancé. Un appel repris à la tribune par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui a exhorté les pays à « finir le travail » en adoptant l'accord présenté.

« Une date pour l'humanité »
Son intervention était suivie de celle de François Hollande qui a évoqué un accord « universel » et « contraignant ». « Le texte est à la fois ambitieux et réaliste. Il concilie la responsabilité et en même temps la différenciation : il accorde aux pays vulnérables et en développement les moyens qui ont été promis. » Le chef d'État français se montre optimiste : « Après tant de mois de travail, un espoir considérable s'est levé. Le monde s'est mis en marche, pas seulement dans cette salle, mais au-delà. »
Le président a également appelé les délégués à faire de ce « 12 décembre un jour non seulement historique mais une date pour l'humanité ». « La France vous demande, la France vous conjure d'adopter le premier accord universel de notre histoire », a-t-il ajouté. « De petites choses peuvent arriver, mais nous pensons que c'est sur les rails », a lâché John Kerry, le secrétaire d'État américain, présent dans la salle. Sur le même ton, l'ambassadrice Laurence Tubiana, bras droit de Laurent Fabius, s'est dite « confiante ».


(12-12-2015 - Avec les agences de presse)

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État d'urgence : le Conseil constitutionnel va trancher


Près d'un mois après l'instauration de l'état d'urgence, le Conseil constitutionnel va devoir se prononcer sur la validité de cette loi. Les sages devront donc dire si l'article de la loi de 1955 qui fonde le pouvoir d'assignation à résidence du ministre de l'Intérieur est conforme à la Constitution. En attendant que cette « question prioritaire de constitutionnalité » soit examinée, le Conseil d'État a aussi demandé aux tribunaux administratifs d'exercer un contrôle plus étroit, via les procédures de référé, c'est-à-dire d'urgence.
Sept militants avaient contesté devant la plus haute juridiction administrative l'assignation à résidence dont ils ont fait l'objet durant la conférence climat. Si le Conseil d'État a validé avec quelques réserves ces assignations, il demande désormais aux sages de se prononcer sur le régime des assignations à résidence.

Les assignations prennent fin samedi
Six des sept personnes ayant saisi le Conseil d'État avaient vu leurs demandes de levée des assignations à résidence rejetées sans même une audience publique par les tribunaux administratifs, qui ne les avaient justement pas jugées assez urgentes. Pour le reste, la plus haute juridiction administrative a relevé que les sept militants concernés « avaient déjà participé à des actions revendicatives violentes et qu'ils avaient préparé des actions de contestation » et des « actions violentes » en marge de la conférence de Paris sur le climat (COP21).
Cela justifie selon elle l'assignation à résidence, dans un contexte de mobilisation exceptionnelle des forces de l'ordre face à la menace terroriste depuis les attentats du 13 novembre. Les sept personnes restent donc assignées à résidence dans leur commune (cinq à Rennes, deux au sud de Paris), avec obligation de demeurer à domicile tous les jours entre 20 heures et 6 heures et de se présenter trois fois par jour au commissariat de police. Ces assignations prennent toutefois fin samedi.
« On a certes des militants, potentiellement des activistes, mais ce ne sont pas des terroristes », et « ils n'ont en aucune façon présenté un quelconque danger », a protesté Patrice Spinosi, avocat de la Ligue des droits de l'homme (LDH) qui soutient la démarche des sept militants, en réaction à la décision. Il a ajouté qu'il était « malgré tout heureux » que l'affaire soit portée au niveau constitutionnel, et précisé que la LDH sollicitait de son côté l'avis du juge constitutionnel sur d'autres mesures de l'état d'urgence, notamment le durcissement du régime des perquisitions.


(12-12-2015 - Avec les agences de presse)

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