lundi 30 novembre 2015

«Nous manifesterons pendant l'état d'urgence»


L’interdiction de manifester met en cause la liberté d'expression, d’opinion, et fait le jeu des ennemis de la démocratie et de la liberté.
Suite à la manifestation de solidarité avec les migrantEs de dimanche 22 novembre à Paris, 58 personnes ont été identifiées par la police. Il leur est reproché « la violation de l’arrêté d’interdiction de manifester ». Moins de 48H plus tard, des forces de police ont été mobilisées pour amener à leur domicile des convocations et mener les auditions. Les poursuites sont lancées.
Notre meilleure arme face aux terroristes et aux désordres du monde c'est de nous réunir, nous parler, nous rassembler et manifester nos opinions. Voilà ce que Daesh et d'autres veulent interdire. Voilà ce que nous défendons.
Nous déclarons que nous avons manifesté ou que nous manifesterons pendant l’état d’urgence.
Nous affirmons notre solidarité avec les 58 personnes poursuivies. Nous exigeons la levée immédiate de toute poursuite à leur égard ainsi que pour toutes celles et ceux qui seraient poursuivies pour le même motif.
Nous refusons toute criminalisation des mouvements sociaux.
Nous exigeons la levée des interdictions de manifester.
Si le gouvernement cherche, au travers des 58 convoquéEs à nous intimider, nous 58 signataires appelons à être 5800 puis 58 000. Nous ne cèderons pas sur nos libertés. C'est la meilleure façon de rendre hommage aux victimes, de soutenir ceux et celles qui fuient la misère, Daesh et la guerre, de construire la paix.

Les 58 :
Jean-Claude Amara, Clémentine Autain, Sihame Assbague, Jeanne Balibar, Ludivine Bantigny, Francine Bavay, Amal Bentounsi, Olivier Besancenot, Saïd Bouamama, Rony Brauman, Serge Coronado, Annick Coupé, Léon Crémieux, Laurence de Cock, Christine Delphy, Virginie Despentes, Rokhaya Diallo, Cédric Durand, Annie Ernaux, Jean-Baptiste Eyraud, Geneviève Fraisse, Dan Franck, Yves Frémion, Bernard Friot, Jacques Gaillot, Isabelle Garo, Dominique Grange, Kaddour Hadadi (HK), Eva Joly, Nicolas Jounin, Almamy Kanouté, Razmig Keucheyan, Pierre Khalfa, Stathis Kouvelakis, Olivier Lecour Grandmaison, Gilles Lemaire, Frédéric Lordon, Henri Maler, Noël Mamère, Christiane Marty, Xavier Matthieu, Saïmir Mile, Marie-José Mondzain, Gérard Mordillat, Olivier Neveux, Ugo Palheta, Willy Pelletier, Serge Pey, Christine Poupin, Michèle Riot-Sarcey, Julien Salingue, Francesca Solleville, Michelle Sibony, Omar Slaouti, Anzoumane Sissoko, Jacques Tardi, Marcel Trillat, Marina Vlady.

Accès à la Pétition:
https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-nous-manifesterons-pendant-l-%C3%A9tat-d-urgence?recruiter=437719170&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

Communiqué de presse des enseignants du lycée Maupassant de Colombes

Cliquez pour agrandir

Notre collègue Yannick Lesne est actuellement retenu au commissariat pour sa participation pacifique à la manifestation de dimanche place de la République.
Les enseignants du lycée Guy de Maupassant de Colombes réunis en assemblée générale à 10h ont décidé d’arrêter majoritairement le travail afin de mener des actions pour lui apporter leur soutien. Ils souhaitent ainsi exprimer leur solidarité avec leur collègue Yannick Lesne et exigent sa libération immédiate et l’abandon de toutes poursuites judiciaires.
La place de notre collègue est devant nos élèves et pas au commissariat !

Les enseignants du lycée Guy de Maupassant de Colombes,
soutenus par leurs organisations syndicales CGT éduc’action – SNES-FSU -  SUD
Lundi, 30 novembre 2015

**

Dimanche 29 novembre, l’un de nos collègues, Yannick Lesne a été interpellé par les forces de l’ordre, place de la République, et placé en garde à vue, en compagnie de nombreux autres militants syndicalistes qui manifestaient sans violence pour la sauvegarde de nos libertés, qu’ils estiment menacées par l’instauration d’un Etat d’urgence prolongé.
Ces militants, parmi lesquels notre camarade, luttent depuis longtemps pour l’avènement d’une société meilleure et c’est leur droit fondamental : le débat démocratique, les combats politiques, les luttes sociales, sont une part essentielle de l’histoire de notre pays et des valeurs qu’il incarne ; ces actions n’ont rien à voir avec les actions terroristes infâmes qui ont endeuillé Paris, ni avec les violences commises en marge des manifestations.
S’il revient aux autorités de l’Etat de prendre des mesures – pas uniquement sécuritaires - pour protéger les citoyens, il revient à ces derniers d’exercer un contrôle démocratique sur ces mesures et de continuer à défendre - en les exerçant- les libertés garanties par notre Constitution. Le droit de manifester est l’une d’entre elles et le simple fait d’être présent à une manifestation « interdite » ne peut être un délit au regard des Droits fondamentaux ! D'autant plus que dans le même temps, les manifestations commerciales, drainant autant de monde, ne sont pas interdites…
Notre collègue, qui n’a donc commis aucun délit, doit être immédiatement relâché. Sa place est auprès de ses élèves, pas au commissariat. Le maintien des droits et des libertés, nullement incompatible avec la sécurité, doit être garanti !

Les enseignants du lycée Guy de Maupassant de Colombes
Dimanche, 29 novembre 2015


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Véritable état d'urgence


"Les Restos du Coeur vont distribuer au moins 128 millions de repas jusqu'en mars à près d'un million de personnes démunies"
"les enfoirés !"
"...!?"

Roland RICHA
Lundi, 30 novembre 2015




Pour subvenir aux besoins des plus démunis, les Restos s'appuient sur un réseau de 69.200 bénévoles, "la principale force sur laquelle repose notre action", souligne Olivier Berthe, le président.
"Le rempart contre la barbarie, c'est le lien humain. L'engagement associatif en fait partie", martèle-t-il.


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dimanche 29 novembre 2015

Attentats: l'interdiction des déplacements de supporteurs de football prolongée jusqu'au 14 décembre


L'interdiction des déplacements de supporteurs de football a été prolongée en France jusqu'au 14 décembre, selon un arrêté du ministère de l'Intérieur publié dimanche.
Ces déplacements avaient déjà été interdits le 19 novembre, après les attentats à Paris et à Saint-Denis, qui ont fait 130 morts le 13 novembre.
Cette prolongation vise à interdire les déplacements de supporteurs pour l'ensemble des rencontres de football disputées sur le sol français durant la Conférence de l'ONU sur le climat COP21, qui débute dimanche jusqu'au 11 décembre et mobilise un grand nombre de forces de l'ordre en période d'état d'urgence.
La date du 14 décembre permet d'englober la totalité des matchs disputés pour le compte de la 18e journée de Ligue 1 (les 11, 12 et 13 décembre) et la 18e journée de Ligue 2 (les 11, 12 et 14 décembre).

(29-11-2015 - Avec les agences de presse)

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Incompatible


"...eeuuhh..."
"quoi?"
"aujourd'hui, c'est la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien"
"et alors?"
"on aurait pu hisser le drapeau palestinien sur le fronton de la mairie"
"penses-tu que ça soit compatible avec l'état d'urgence?"
"...!?"

Roland RICHA
Dimanche, 29 novembre 2015

La Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien est célébrée tous les ans par l’Organisation des Nations Unies le 29 novembre



Vous êtes citoyen de Nanterre...
alors, vous pouvez signez cette pétition citoyenne.

"Hissons le drapeau de la Palestine sur le fronton de notre Mairie"
https://www.change.org/p/le-maire-de-nanterre-hissons-le-drapeau-de-la-palestine-sur-le-fronton-de-notre-mairie?recruiter=311161049&utm_source=share_for_starters&utm_medium=copyLink

Le parti de gauche défend les mobilisations sociales malgré l'interdiction de manifester


Eric Coquerel, coordinateur politique du Parti de gauche, a regretté samedi que le gouvernement agisse "pour faire en sorte qu'il y ait le moins de contestation possible pendant la COP21", en interdisant les manifestations au nom de la lutte contre le terrorisme.
"Le gouvernement en profite pour faire en sorte qu'il y ait le moins de contestation possible pendant la COP21", la conférence sur le climat qui se tient jusqu'au 11 décembre à Paris, a déclaré à l'AFP la tête de liste à Paris pour le Front de gauche (PCF, PG et Ensemble) aux régionales.
Selon lui, "l'état d'urgence ne prévoit pas l'interdiction de manifester, c'est la préfecture (de police de Paris) qui le fait". Et dans ce cas, poursuit-il, "il faut interdire les matches de foot et les marchés de Noël" qui, parce qu'ils rassemblent beaucoup de monde dans un espace restreint, nécessitent une forte mobilisation policière.
Il s'exprimait après l'organisation d'une réunion publique qui a rassemblé des responsables associatifs et syndicaux comme des représentants de la CGT d'Air France où un des salariés mis en cause dans les débordements du 5 octobre a été licencié.
Après les attentats, "on nous dit qu'on doit nous rassembler mais Air France licencie, c'est incroyable", a expliqué M. Coquerel.
Des représentants des syndicats du commerce parisiens Clic-P, contestant le travail du dimanche, de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris ou des associations soutenant les réfugiés ont également pris la parole.
"Ca va être un thème de campagne de dire qu'il ne faut pas prolonger au-delà du 30 novembre l'interdiction de manifester", a encore prévenu le responsable politique, en référence à la date butoir actuelle de l'arrêté de la préfecture de police qui interdit les manifestations sur la voie publique.
"On ne comprend pas comment ça pourrait être prolongé, ça voudrait dire que la cible serait de moins faire entendre le mouvement de protestation", a-t-il conclu.

(29-11-2015 - Avec les agences de presse)

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samedi 28 novembre 2015

COP21


"Vingt-quatre militants écologistes ont été assignés à résidence"
"pourquoi?"
"pour vouloir perturber l'état d'urgence"
"...!?"

Roland RICHA
Samedi, 28 novembre 2015



L'état d'urgence décrété depuis les attentats du 13 novembre offre un champ d'action élargi aux forces de police. Des associations s'inquiètent des dérives.


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Etat d'urgence : Emmanuelle Cosse s'insurge


La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts Emmanuelle Cosse estime qu'il n'est "pas acceptable que des militants de l'écologie soient pris pour cible" et fassent l'objet de perquisitions administratives ou d'assignations à résidence dans le cadre de l'état d'urgence. "Il n'est pas acceptable que des militants de l'écologie soient pris pour cible à quelques jours de la COP21", la conférence sur le climat qui s'ouvre dimanche à Paris, a déclaré Emmanuelle Cosse, au cours d'un "café politique" dans le XXe arrondissement de Paris, ce vendredi.
"Beaucoup de militants écologistes ont été pris pour cible", a affirmé la candidate aux régionales en Ile-de-France. Elle a cité le cas d'un "couple de maraîchers bio", qui a fait l'objet d'une perquisition administrative en Dordogne, parce qu'il avait manifesté il y a trois ans contre la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes. Elle a également mentionné l'assignation à résidence de "militants de la coalition Climat21", qui rassemble 130 associations, organisations non-gouvernementale et syndicats.

"Un outil de communication"
La Ligue des droits de l'Homme (LDH) avait dénoncé sur son site internet vendredi l'assignation à résidence de Joël Domenjoud, en charge de la "legal team" de la coalition "au motif qu'il ferait partie de l'ultra-gauche parisienne". Emmanuelle Cosse s'est également insurgée contre l'annulation de manifestations, par exemple à La Rochelle (Charente-Maritime), où la préfecture a interdit une manifestation mais autorisé le déroulement d'un marathon réunissant 10 000 personnes.
La secrétaire nationale a rappelé qu'une réunion se tiendrait mardi à Matignon avec les responsables parlementaires pour un premier point sur la prolongation de l'état d'urgence après les attentats du 13 novembre. "Nous avons exigé que dans le cadre du contrôle parlementaire soit examiné l'ensemble des raisons qui ont conduit à ces assignations et perquisitions", a-t-elle affirmé. La députée EELV Cécile Duflot a de son côté dénoncé des "dérives" dans la "mise en oeuvre" et "l'ampleur" de l'état d'urgence, dont elle a voté la prolongation la semaine dernière. "C'est un outil utile, mais aussi un outil de communication", a-t-elle déploré, en pointant la "pression" exercée sur les préfets pour atteindre des objectifs chiffrés. Elle a appelé à son application avec "mesure et discernement".


(28-11-2015 - Avec les agences de presse)

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Les Restos du cœur lancent lundi leur campagne d'hiver


C'est une rentrée dont ils se seraient bien passés. Pourtant, comme chaque année depuis 30 ans, les Restos du cœur entament leur nouvelle campagne d'hiver. Ce lundi, la 31e campagne est centrée sur l'encouragement du bénévolat, l'élargissement de la loi Coluche sur la défiscalisation des dons, et l'indépendance des associations.
Dans un contexte de sécurité renforcée deux semaines après les attentats, l'association avait dû suspendre pendant quatre jours la distribution de repas chauds dans les rues de Paris avec ses camions, en raison de l'interdiction de rassemblement décidée au lendemain des tueries.

128 millions de repas distribués
Lors de cette campagne, les Restos vont distribuer au moins 128 millions de repas jusqu'en mars à près d'un million de personnes démunies, au sein de leurs 2 111 centres qui ouvriront quotidiennement. Le reste de l'année, le dispositif est allégé et recentré sur les plus précaires. Atteindront-ils, comme à l'hiver 2013-2014, le record d'un million de bénéficiaires ? L'année dernière, ils avaient culminé à 950 000 personnes. Bien loin des 70 000 personnes accueillies en 1985, lors de la création des Restos par Coluche.
Pour subvenir aux besoins des plus démunis, les Restos s'appuient sur un réseau de 69 200 bénévoles, « la principale force sur laquelle repose notre action », souligne Olivier Berthe, le président. « Le rempart contre la barbarie, c'est le lien humain. L'engagement associatif en fait partie », martèle-t-il. « Mais plus on avance, moins il devient facile de s'engager, parce qu'il y a des contraintes administratives, des règlements. On peine à recruter les plus jeunes et les actifs, et à trouver des bénévoles qui acceptent de prendre des responsabilités », note-t-il, demandant aux pouvoirs publics des mesures pour encourager et faciliter le bénévolat et « simplifier la vie associative ».

Élargir la loi Coluche
Les Restos sont nés d'« une petite idée » lancée par Coluche à la radio le 26 septembre 1985. Malgré le décès de l'humoriste un an plus tard, les Français ont toujours soutenu l'association, devenue l'une des plus connues du paysage de la solidarité. Avec plus de 93 millions d'euros en 2014-2015, les dons et les legs représentent toujours près de la moitié des ressources de l'association, qui s'appuie également sur les recettes générées par les concerts des Enfoirés et les subventions. Elle recherche aussi de nouvelles ressources, notamment des dons en nature, qui permettent également de lutter contre le gaspillage alimentaire, rappelle Olivier Berthe. Après avoir obtenu que la loi Coluche sur les exonérations fiscales soit étendue aux dons des producteurs de lait (7 millions de litres de lait récoltés l'an dernier) et d'œufs, ainsi qu'aux fruits et légumes retirés du marché et transformés, les Restos réclament désormais d'« aller jusqu'au bout », en l'élargissant au secteur de la viande et des céréales.
Outre le combat pour l'aide alimentaire, les Restos ont développé depuis 30 ans leurs palettes d'actions : Restos bébés du cœur, aide à l'hébergement et au logement, cours de français, atelier d'insertion, etc. Ces actions sont souvent soutenues par les collectivités locales, qui ont conscience du rôle devenu indispensable des Restos au sein de la société. Mais « on constate que certaines d'entre elles ont un comportement méprisant ou intrusif » vis-à-vis du travail fourni par les bénévoles, déplore Olivier Berthe, citant le cas de deux départements qui ont retiré leurs subventions, alors que « sur le terrain on fait le boulot à leur place ».
Il souligne que selon une étude de septembre 2015, « lorsque la puissance publique donne 1 euro aux Restos du cœur, les Restos font six fois plus d'actions sociales sur le terrain. En clair, lorsqu'un département nous retire 14 000 euros de subvention, c'est plusieurs dizaines de milliers d'euros d'actions concrètes qu'il détruit ». Cette campagne sera portée par le concert des Enfoirés qui aura lieu à Bercy en janvier 2016.


(28-11-2015 - Avec les agences de presse)

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vendredi 27 novembre 2015

Les moutons

"Dis papy..."
"oui fiston?"
"c'est quand on va voir les moutons?"
"le préfet ne veut pas"
"pourquoi?"
"il préfère qu'on regarde la télé"

"oui mais tu dis toujours que la télé c'est pour les moutons"
"...!?"

Roland RICHA
Vendredi, 27 novembre 2015


Le Préfet des Hauts-de-Seine a pris la décision d’interdire l’organisation de la Ferme Géante qui devait se dérouler à Nanterre les 27 et 28 novembre.

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jeudi 26 novembre 2015

Communiqué du Maire de Nanterre suite à la décision du Préfet des Hauts-de-Seine d’interdire la Ferme Géante


Ce jeudi 26 novembre, le Préfet des Hauts-de-Seine a pris la décision d’interdire l’organisation de la Ferme Géante qui devait se dérouler à Nanterre les 27 et 28 novembre.
Cette décision intervient la veille de l’évènement. Elle s’inscrit dans le cadre de l’application de l’état d’urgence et de l’interdiction d’organiser des rassemblements sur la voie publique en Ile-de-France. Elle est motivée, selon le préfet, par l’impossibilité de mobiliser des moyens de police suffisants pour assurer la sécurité de cette manifestation.
Nous ne pouvons que prendre acte de cette décision, qui va certainement provoquer une très grande déception dans la population et chez les commerçants de Nanterre.
Nous tenons à préciser que compte tenu du contexte actuel, une série de mesures exceptionnelles avaient été prises pour rassurer visiteurs, commerçants et exposants.
Nous notons également que l’arrêté du préfet de police de Paris interdisant les rassemblements sur la voie publique en Ile-de-France ne s’applique pas de la même manière sur l’ensemble de ce territoire.
Nous constatons enfin, non sans une certaine amertume, que d’autres évènements du même type que la Ferme Géante sont maintenus, à Paris ou dans les Hauts-de-Seine.

(26-11-2015 - Ville de Nanterre)

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Impasse


"Régionales en Île de France: FN et PS à égalité, LR en tête, selon un récent sondage"
"en tête de quoi?"
"de l'égalité"
"...!?"

Roland RICHA
Jeudi, 26 novembre 2015




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mercredi 25 novembre 2015

Le Parti de gauche dénonce la "répression" d'une manifestation de soutien aux réfugiés


Le Parti de gauche a dénoncé mercredi la "répression" et la "criminalisation" dont sont selon lui victimes 58 personnes convoquées au tribunal pour avoir, bravant l'interdiction résultant de l'état d'urgence, manifesté en soutien aux réfugiés à Paris dimanche.
"Nous dénonçons la répression et la criminalisation du mouvement politique et social alors que, dans le même temps, des mouvements d'extrême droite jouent la carte de la division entre les Français en agressant des citoyens ou en dégradant des lieux de culte", a déclaré le Parti de gauche dans un communiqué.
La préfecture de police de Paris avait transmis lundi au procureur de la République les identités de 58 personnes qui avaient participé à un rassemblement de soutien aux migrants à la Bastille.
Le lendemain, selon le PG, "des fonctionnaires de police en arme se sont rendus chez les militants concernés pour leur remettre une convocation devant le tribunal". L'identification des 58 participants s'est faite de même source "sur la base d'identifications tirées de vidéos croisées aux fichiers des renseignements généraux".
Le Parti de Gauche a exigé que "cessent les poursuites judiciaires contre les militants politiques, syndicaux et associatifs".
Il a également protesté contre "tous les abus" liés à l'instauration de l'état d'urgence depuis les attentats meurtriers à Paris et Saint-Denis le 13 novembre, dont il a estimé qu'il servait "aussi la répression des mouvements sociaux et politiques".


(25-11-2015 - Avec les agences de presse)

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L'épidémie de bronchiolite démarre précocement cette année


L'épidémie de bronchiolite, infection respiratoire affectant des nourrissons de moins de deux ans, démarre précocement, indique mercredi l'Institut de veille sanitaire (InVS) et elle pourrait s'avérer plus importante que les deux années précédentes.
L'InVS a observé la semaine dernière une augmentation du nombre de passages aux urgences et de visites de SOS Médecins pour bronchiolite et "une activité plus intense (...) comparée à celle des deux saisons précédentes à la même semaine".
Elle souligne, dans son bulletin hebdomadaire épidémiologique diffusé mercredi, que l'augmentation est constatée sur l'ensemble du territoire métropolitain mais qu'elle est "particulièrement marquée en Ile-de-France, dans le Nord, dans l'Ouest et le Sud-Ouest".
"On n'est pas dans une situation d'alerte", a commenté le docteur Daniel Lévy-Bruhl, responsable de l'Unité infections respiratoires et vaccinations de l'InVS, mais "l'épidémie est plus précoce que les deux années précédentes".
"Elle est d'ampleur au moins aussi importante que celle des deux années précédentes et il se pourrait bien qu'elle soit même plus importante", a-t-il ajouté.
Dans le détail, "dans 550 services représentant environ 89% des passages aux urgences en France métropolitaine, le nombre de passages pour bronchiolite est de 3.394, dont 1.151 hospitalisations (39% des hospitalisations de nourrissons de moins de deux ans toutes causes), soit 48% de plus que la semaine précédente", précise l'institut.
"Pour 60 associations représentant 97% des associations SOS Médecins, le nombre de consultations est de 546 visites en France métropolitaine (10% des consultations), soit 22% de plus que la semaine précédente", ajoute-t-elle.
Dans un communiqué séparé et sur la base de données de l'Institut de Recherche pour la valorisation des données de santé (Irsan), SOS Médecins estime que "le dépassement du seuil épidémique de bronchiolite a été franchi le 28 octobre".
"Depuis cette date, l'épidémie de bronchiolite s'intensifie fortement", ajoute l'association.
La bronchiolite aigüe est une infection virale respiratoire épidémique saisonnière du nourrisson de moins de deux ans.
"Dans de rares cas, généralement chez les nourrissons de moins de 3 mois, la bronchiolite impose l'hospitalisation", rappelle SOS Médecins.
Dans plus de sept cas sur 10, la bronchiolite de l'enfant est due au virus respiratoire syncitial (VRS). Le virus se transmet par la salive, les éternuements, la toux, et par les mains d'où l'importance des mesures de prévention et des mesures d'hygiène (lavage des mains, aération quotidienne de la chambre, nettoyage des tétines, jeux et autres doudous).

(25-11-2015 - Avec les agences de presse)

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mardi 24 novembre 2015

Le père, la fille et la petite fille

"Marine Le Pen serait en tête au 1er tour dans le Nord"
"hier, elle l'était en Paca"
"pas elle... sa nièce"
"et le père... il se présente où?"
"nulle part, mais il est partout"
"...!?"

Roland RICHA
Mardi, 21 novembre 2015



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lundi 23 novembre 2015

Près de 300 perquisitions administratives en région parisienne


Près de 300 perquisitions administratives ont été réalisées en région parisienne depuis les attentats du 13 novembre, a indiqué lundi le préfet de police Michel Cadot, ajoutant que "l'état de la menace reste élevé".
Au total 298 perquisitions administratives, dont 26 à Paris, ont été réalisées en région parisienne et 71 assignations à résidence, dont 14 à Paris, ont été prononcées, a annoncé M. Cadot, lors d'un point sur les mesures de sécurité post-attentats lundi devant le Conseil de Paris.
Concernant les effectifs déployés, il y a actuellement sur le terrain 16.600 forces de police, forces armées ou forces mobiles mobilisées en région parisienne, dont 6.500 sur Paris, selon le préfet.
Les forces de l'ordre représentent 10.200 agents sur le terrain, dont 3.500 sur Paris, ce qui permet une présence de "3.900 (effectifs) à l'instant T en continu".
Les forces militaires représentent 6.400 personnes, dont 4.800 "à l'instant T", et 2.900 sur Paris.
Toutes ces forces, réquisitionnées jusqu'à la fin 2015, ont pour missions prioritaires les gares, aéroports, lieux de grande fréquentation, bâtiments officiels, lieux culturels et sièges de médias ainsi que certains hôpitaux.
"L'état de la menace reste élevé", a poursuivi M. Cadot, "nous voyons arriver un certain nombre de messages de Daech (acronyme arabe de l'organisation Etat islamique, ndlr) qui sont diffusés sur des réseaux internet et qui ciblent très clairement la France".
Sur le bilan des victimes, 130 personnes ont été tuées dont 24 étrangers ou binationaux, et la quasi-totalité des permis d'inhumer a été délivrée, un seul restant en attente concernant un Chilien, a précisé le préfet.
Les autorités ont également constaté un "petit nombre" d'actes racistes et antimusulmans en France, a ajouté M. Cadot, saluant l'attitude "responsable et républicaine" de la population.
Concernant les établissement scolaires, il a indiqué que la suppression des voyages scolaires était maintenue jusqu'au 29 novembre.
Il a ajouté que les établissements scolaires ne participeraient pas aux visites du Bourget pour la conférence sur le climat COP21, qui démarre le 30 novembre.
Enfin, il a indiqué que la cellule d'aide interministérielle mise en place pour aider les victimes avait reçu 10.371 appels.

(23-11-2015 - Avec les agences de presse)

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Déclaration commune des organisations syndicales et associations de Retraités des Hauts de Seine CGT, FSU, FGR, Solidaires, LSR, ENSEMBLE et SOLIDAIRES


Dans la continuité des mobilisations unitaires depuis le 3 juin 2014 jusqu’au 1er octobre 2015, nos organisations étaient engagées dans la préparation d’une journée nationale d’action décentralisée pour la défense du pouvoir d’achat et aussi sur les questions de santé des retraité-e-s le 24 novembre.
Nos organisations de retraité-e-s ont été choquées par les attentats meurtriers qui viennent d’endeuiller notre pays.
En assurant les victimes et leurs proches de notre totale solidarité, nos organisations tiennent d’abord à réaffirmer leur détermination à lutter contre toutes les atteintes à la démocratie, à la paix et aux libertés.
Nos organisations réfléchissent déjà au prolongement de ces actions. Elles appellent les retraités à rester mobiliser et agir pour faire aboutir les revendications.

Car la baisse du niveau de vie des retraités n’est ni acceptable, ni inéluctable Elles revendiquent :

• l’arrêt du gel des pensions et l’abrogation des mesures fiscales régressives contre les retraités ;
• l’augmentation des pensions directes et de réversion pour les femmes et les hommes ; l’amélioration du pouvoir d’achat des retraités, et aucune pension inférieure au SMIC pour une carrière complète ;
• le retour à une revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier de l’année prenant en compte l’évolution des salaires ;
• la mise en oeuvre au 1er janvier 2016 d’une loi sur l’adaptation de la société au vieillissement avec la prise en charge de la perte d’autonomie par la Sécurité Sociale ;
• le développement et le renforcement des services publics indispensables à une vie digne, en particulier dans le domaine de la santé.

(23-11-2015)

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Régis Debray démissionne de l'Académie Goncourt


L'écrivain Régis Debray, 75 ans, a démissionné de l'Académie Goncourt invoquant son âge et ses "obligations de travail", a-t-on appris lundi auprès de l'Académie.
"L'âge vient, avec la nécessité de compter au plus près le temps qui reste, pour resserrer les boulons, relire tout à loisir Musil, Garcia Marquez et Maurice Leblanc, et se replier sur sa propre +librairie+", a écrit Régis Debray dans une lettre datée du 12 novembre et adressée à Bernard Pivot, le président de l'Académie Goncourt.
"Je n'ai plus la disponibilité, ni peut-être, je l'avoue, la générosité que requière, avec nos cinq prix annuels dans divers genres, l'appréciation pondérée des nouveautés qui défilent. C'est en prenant acte de ce regrettable handicap lié à mes obligations de travail, et dans la crainte d'occuper un poste en manquant aux devoirs d'attention qu'il exige, que je me résous, tristement, à te présenter ma démission", a ajouté l'auteur de "La neige brûle", prix Femina en 1977.
Régis Debray était membre de l'Académie Goncourt depuis 2011 où il avait remplacé Michel Tournier.
Rappelant son travail parmi les Goncourt, l'écrivain a évoqué "de bien belles années et de joyeux débats". Il a salué "l'indépendance, les scrupules et la compétence" du jury Goncourt. "Il en faut pour faire honneur, parfois contre l'air du temps, à ce qu'il y a de plus vitaminé, de plus authentique dans l'aire d'expression francophone", a souligné Régis Debray.
Le prix Goncourt est le plus prestigieux prix littéraire du monde francophone. Il a été attribué cette année à Mathias Enard pour "Boussole" (Actes Sud).

(23-11-2015 - Avec les agences de presse)

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Métèque


"Dimanche, j'ai vaincu ma douleur, j'ai pris le métro et je suis allé me recueillir au Carillon, dans le 10ème de Paris où un ami est tombé"
"et alors?"
"j'ai été contrôlé trois fois"
"pourquoi?"
"sans doute l'état d'urgence et... ma gueule de métèque"
"...!?"

Roland RICHA
Lundi, 23 novembre 2015

Un métèque est dans la Grèce antique un statut intermédiaire entre celui de citoyen et d'étranger, réservé à des ressortissants grecs d'autres cités.
Aristote, né en Macédoine, est le plus célèbre des métèques athéniens.
Aujourd'hui, le terme a pris en Français une connotation péjorative et désigne un étranger à l'aspect exotique qui n'inspire pas confiance et qui change de religion.

(La forêt, Guemp):



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dimanche 22 novembre 2015

Jean-Luc Mélenchon pense qu'il n'aurait pas voté l'état d'urgence


Jean-Luc Mélenchon pense qu'il n'aurait pas voté la prolongation de l'état d'urgence, adoptée à la quasi-unanimité des parlementaires cette semaine, car cette restriction des libertés permet selon lui à l'adversaire, Daesh, de "marquer un point", a-t-il expliqué dimanche sur France 3.
"Je crois que non. Je pense que non", a répondu le responsable du Front de gauche, à qui il était demandé s'il aurait lui aussi approuvé la prolongation pour trois mois de l'état d'urgence.
L'ensemble des députés Front de gauche a voté en faveur de cette mesure. Les sénateurs se sont partagés entre vote pour et abstention.
"Sans doute le gouvernement pense-t-il que de cette manière il rassure la population qui a besoin de l'être. (...) Je ne me moque pas de ceux qui ont voté l'état d'urgence, je comprends que cela est fait pour apaiser. Mais (...) le contenu de l'état d'urgence n'apporte quasiment rien aux lois dont nous disposons déjà pour pourchasser les terroristes", a expliqué M. Mélenchon, soucieux de ne pas adopter un ton polémique.
"Je voudrais que l'on comprenne bien que l'adversaire marque un point, puisqu'il est contre nos libertés, contre notre manière de vivre, chaque fois que nous-mêmes nous sacrifions un peu de notre manière de vivre, avec l'espoir d'avoir davantage de sécurité. Aucun pays au monde n'a jamais tiré bénéfice en matière de sécurité de la réduction de ses libertés", a-t-il ajouté.
M. Mélenchon aurait préféré que la prolongation de l'état d'urgence soit soumise au vote "tous les 15 jours par exemple comme l'ont proposé (s)es camarades".
Il a également déploré que le président de la République ait annoncé lundi une révision de la Constitution "en plein deuil national" et "en oubliant une fois de plus le peuple français qui doit être appelé au processus constituant".
Le député européen a enfin défendu son choix de ne pas voter en faveur du fichier PNR des passagers aériens au Parlement européen.
"Ce que nous craignons, c'est que petit à petit tout le monde soit mis en fiches, tout le monde soit mis en carte, tout le monde soit surveillé dans tous les actes de sa vie (...) Ce qui conduit à des pratiques totalitaires, c'est cette inquisition permanente dans la vie des gens", a-t-il justifié, en jugeant illusoire la promesse d'avoir "une frontière absolument fermée".
Manuel Valls avait déclaré vendredi au Sénat ne pas comprendre que des eurodéputés, dont des Français, s'opposent à ce fichier.


(22-11-2015 - Avec les agences de presse)

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Le boulanger


"J'espère que notre boulanger ne va pas avoir peur et s'en aller"
"pourquoi aurait-il peur?"
"parce qu'il est musulman"
"pour aller où... ici, c'est chez lui"
"...!?"

Roland RICHA
Dimanche, 22 novembre 2015



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COP21 : pourquoi 2 °C ?


La communauté internationale s'est accordée dès 2009 pour limiter à 2 °C la hausse de la température mondiale, afin de prévenir des impacts dévastateurs. Mais pour de nombreux pays, un tel réchauffement est déjà trop élevé. Quarante-trois États vulnérables ont, mi-novembre à Manille, appelé la Conférence climat de l'ONU à s'entendre sur un seuil de + 1,5 °C par rapport aux niveaux d'avant la Révolution industrielle. Un sujet de débat supplémentaire pour la COP21, qui s'ouvre à Paris le 30 novembre.

Pourquoi 2 °C ?
Ce seuil résulte d'un compromis politique trouvé en 2009 à Copenhague. L'Union européenne avait été la première, en 2007, à fixer ses objectifs d'émission de gaz à effet de serre en fonction de cet horizon + 2 °C, à la suite d'un rapport des scientifiques du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).
Au-delà de cette limite, la science redoute un emballement aux effets irréversibles : événements extrêmes - cyclones, sécheresses... - répétés, chute des rendements agricoles, extinction d'espèces... À + 2 °C, la mer montera de 40 cm d'ici à 2100 ; mais, à + 4-5 °C, de 80 cm et continuera sur sa lancée. L'idée est que, jusqu'à 2 °C, le monde peut s'adapter.

Mais est-ce trop ?
Un rapport d'experts de l'ONU l'a discrètement rappelé en juin, en pleines négociations climatiques à Bonn : le monde ne doit pas se penser à l'abri parce qu'il se limite à + 2 °C. La « rambarde de sécurité » serait plutôt « un seuil à 1,5 °C », relevait ce document, pour qui les 2 °C « devraient être vus comme une ligne de défense, une limite maximale à protéger à tout prix ». En effet, à près de + 1 °C aujourd'hui, le réchauffement se ressent déjà : sécheresses, inondations, perte de récifs coralliens...
À + 2 °C, il affectera particulièrement le niveau des océans, et leur acidification. Pour des îles comme Tuvalu ou Kiribati, c'est une question de survie. Mais pas seulement pour elles. À long terme, Shanghai, Bombay ou New York seront en partie submergées, largement si le mercure gagne 4 °C (des territoires de 600 millions d'habitants aujourd'hui seraient concernés), moins si c'est 2 °C (280 millions), moins encore à 1,5 (137 millions), selon une étude américaine. « Pour éviter la fonte du Groenland (soit 7 mètres de hauteur de mer supplémentaire), il vaut mieux rester dans la zone des 1,5 °C-1,9 °C », souligne le climatologue Jean Jouzel.

Pour 1,5 °C, est-il trop tard ?
À ce stade, le monde est sans doute parti pour un réchauffement d'au moins 1,5 °C (près de 1 °C déjà enregistré plus 0,6 °C lié aux gaz déjà émis, très persistants), selon le GIEC. Les engagements actuels des pays, s'ils sont tenus, devraient conduire à + 3 °C. D'où l'idée d'inclure dans l'accord de Paris une clause de révision des ambitions pour garantir 2 °C.
« Contenir le réchauffement sous 2 °C reste faisable, mais pose de grands défis, technologiques, économiques et institutionnels », admet l'ONU. « Un effort qui nécessite une transition radicale » (énergies renouvelables, une agriculture moins émettrice de gaz, constructions peu gourmandes en énergie, etc.). Pour rester sous les 2 °C, il faudra aussi des technologies de capture du CO2, estime le GIEC.

Bataille en vue à la COP21 ?
Les promoteurs du 1,5 °C, assurant représenter 108 pays, veulent se battre pour que cette limite soit mentionnée dans l'accord. « Il faut avoir le 1,5 °C à l'esprit, pour que les petits États gardent confiance » dans le processus, dit le ministre Tony de Brum, des îles Marshall, pour qui de gros pays émetteurs feront sans doute de la résistance. À deux semaines de la COP21, au sommet du G20, des pays comme l'Inde et l'Arabie saoudite ont même contesté les 2 °C, inclus dans la déclaration finale après de longues tractations.
Parmi les promoteurs de l'accord, certains craignent qu'un nouveau débat sur l'objectif de températures soit contre-productif. « Vouloir revenir à 1,5 serait un énorme risque, on mettrait les pays devant un mur trop haut. Car aujourd'hui pour faire 1,5 il faudrait pratiquement arrêter de respirer ! » analyse Michel Colombier, chercheur à l'Institut des relations internationales (Iddri). En outre, « le 2 °C est utile car il est devenu un emblème politique, qui oblige les pays à se situer dans des scénarios d'émissions. 2 °C est déjà une grosse avancée ».

(22-11-2015 - Avec les agences de presse)

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Les Français désertent les magasins des centres-villes


Les magasins de vêtement de centre-ville ont enregistré une baisse de fréquentation de 20 à 30 % en France depuis les attentats du 13 novembre, a indiqué dimanche Bernard Morvan, président de la Fédération nationale de l'habillement. « On constate une baisse sur les villes partout en France, du Nord au Sud de l'Est à l'Ouest, de 20 à 30 % de fréquentation dans les centres-villes », a-t-il déclaré sur RTL.
Cette fédération représente 50 000 boutiques indépendantes, dont 6 000 en Ile-de-France. « Certains magasins peuvent comptabiliser les passages à l'entrée des magasins, on sait donc dire précisément qu'il y a une chute de fréquentation depuis samedi dernier », a-t-il précisé. « Notre besoin, c'est que la ville soit sécurisée, que les rues commerçantes soient sécurisées avec plus de présence policière dans les villes », selon lui.

Les grands magasins touchés
Bernard Morvan a rappelé que sa fédération a été reçue vendredi à Bercy, l'occasion d'aborder les questions de sécurité et de demander dans le même temps à ce que le secteur bancaire soit « vigilant et indulgent ». « On a peur que les commerçants ne puissent pas honorer les échéances auprès de leurs fournisseurs », a-t-il indiqué, notant que le ministre de l'Économie Emmanuel Macron tient lundi matin une réunion sur les délais de paiement.
Bernard Morvan a par ailleurs adressé une lettre ouverte à la secrétaire d'État à la Consommation, Martine Pinville, pour demander notamment une « grande campagne publicitaire pour soutenir le commerce indépendant de centre-ville et plus généralement tout le commerce ». Les grands magasins parisiens avaient déjà indiqué jeudi subir une chute de leur fréquentation, de l'ordre de 30 % pour le Printemps et de 50 % pour les Galeries Lafayette.

(22-11-2015 - Avec les agences de presse)

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samedi 21 novembre 2015

Ile-de-France : l'interdiction de manifester prolongée jusqu'à fin novembre


Cette interdiction avait été décidée à la suite des attentats de Paris. Elle avait déjà été prolongée une première fois jusqu'à la fin de ce week-end.
La loi de prolongation pour trois mois de l'état d'urgence, élargissant les possibilités d'assignation à résidence et permettant la dissolution de groupes et associations extrémistes, a été publiée samedi et entre officiellement en vigueur, jusqu'au 26 février. Depuis son instauration au soir des attentats, près de 800 perquisitions administratives ont été menées, 90 personnes placées en garde à vue, 164 assignées à résidence et 174 armes saisies.
Les contrôles aux frontières, rétablis il y a une semaine en vue de la conférence de Paris sur le climat (COP21, 30 novembre-11 décembre), seront maintenus « aussi longtemps que la menace terroriste le nécessitera ».


(21-11-2015 - Avec les agences de presse)

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Tripolisation?


"Harris a réalisé une enquête en ligne du 17 au 19 novembre auprès de 1 011 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas"
"à quel sujet?"
"les intentions de vote aux élections régionales"
"et alors?"
"en gros, un tiers des sondés voteraient pour le FN, un autre pour le PS et un autre pour les LR"
"et le quatrième tiers voteraient pour qui?"
"...!?"

Roland RICHA
Samedi, 21 novembre 2015

Le FN, avec 27 % des intentions de vote, est donné légèrement en tête au premier tour des élections régionales, où le PS (26 %) passe devant la droite (Les Républicains-UDI-MoDem, 25 %), selon un sondage Harris Interactive pour 20 Minutes diffusé vendredi. Premier sondage à donner le PS devant la droite, cette enquête est également la première publiée après les attentats du 13 novembre. Elle intervient à trois jours du lancement officiel de la campagne des élections régionales.
Enquête réalisée en ligne du 17 au 19 novembre auprès de 1 011 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.


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vendredi 20 novembre 2015

État d'urgence: Valls veut "aller vite"


Manuel Valls a fait valoir vendredi au Sénat qu'il voulait "aller vite" sur la promulgation de la loi prolongeant de trois mois l'état d'urgence, qui pourrait intervenir dès samedi, se montrant très réticent à saisir le Conseil constitutionnel face à la "fragilité constitutionnelle" de certaines mesures.
"Je suis extrêmement dubitatif sur l'idée de saisir le Conseil constitutionnel. Parce que je souhaite que nous allions vite sur la mise en oeuvre des dispositifs que vous allez voter (...) Il y a toujours un risque à saisir le Conseil constitutionnel", a lancé le Premier ministre, lors de la discussion au Sénat du projet de loi sur l'état d'urgence, déjà approuvé par l'Assemblée.
"Si le Conseil répondait que la loi révisée n'est pas constitutionnelle sur un certain nombre de points, de garanties apportées, cela peut faire tomber 786 perquisitions et 150 assignations à résidence déjà faites", a-t-il argumenté.
Certaines mesures votées jeudi à l'Assemblée nationale, notamment celle "concernant le bracelet électronique", ont "une fragilité constitutionnelle", a concédé le Premier ministre.
"Je sais bien qu'il peut y avoir une QPC (question prioritaire de constitutionnalité, ndlr) mais je souhaite que nous allions vite parce que (...) nous souhaitons donner aux forces de l'ordre, aux forces de sécurité, à la justice, tous les moyens de poursuivre ce qui représente un danger pour la Nation, pour la République et pour les Français", a-t-il conclu.
Le Sénat s'apprêtait à voter vendredi après-midi le texte proposé par le gouvernement, dans les mêmes termes que l'Assemblée la veille. La loi annoncée lundi par François Hollande sera promulguée "avant la fin de la semaine", avait annoncé jeudi Manuel Valls. Elle entrera aussitôt en application, en métropole et en outre-mer.


(20-11-2015 - Avec les agences de presse)

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Attentats : la SNCF a remis ses propositions pour sécuriser les trains et les gares


La SNCF a remis jeudi au gouvernement un ensemble de propositions pour améliorer la sécurité des trains et des gares, a annoncé vendredi le président de l'opérateur ferroviaire, Guillaume Pepy, au micro des radios BFM TV et RMC. Une semaine après les attentats meurtriers en région parisienne, Guillaume Pepy a toutefois prévenu que l'installation systématique de portiques de sécurité dans les gares, sur laquelle le gouvernement aura le dernier mot, constituerait une opération de longue haleine. Mercredi, la ministre de tutelle des Transports, Ségolène Royal, avait assuré qu'une gare allait être choisie "très rapidement" pour expérimenter l'installation de portiques sur les lignes TGV nationales, et que les commandes de travaux pour les Thalys sont prévues "dans les jours qui viennent".
"Le gouvernement m'a demandé un rapport, un rapport complet. (...) On l'a remis hier soir aux différents ministres concernés", a indiqué M. Pepy vendredi. "Tout le monde est favorable à ce que le Thalys devienne, comme l'Eurostar, un train dans lequel systématiquement il y a la fouille des bagages, et des portiques. Mais ce n'est pas gagné parce qu'il faut que nos collègues belges, hollandais et allemands donnent leur accord", selon le dirigeant de l'entreprise publique.
Concernant l'extension de tels dispositifs à d'autres trains et gares, Guillaume Pepy s'est interrogé sur le fait de savoir si "pour aller plus loin, on prend par exemple une ou deux ou trois grandes gares pour expérimenter le système, ou bien est-ce qu'on essaie de le faire de façon aléatoire, c'est-à-dire tout le monde n'est pas fouillé, mais à certains moments, à certaines heures, sur certains trains". Il a aussi évoqué la possibilité que des membres du personnel de la sécurité de la SNCF en civil, mais armés soient déployés dans certains trains, sur le modèle des "Air Marshals" aux États-Unis. Mais "si les gares se transforment comme les aéroports, ça veut dire qu'il faudra arriver non pas cinq ou dix minutes, mais une heure avant le départ du train", a-t-il prévenu. "C'est un vrai changement de société. Là, vraiment il faut que les politiques y réfléchissent." "Il faut aussi être conscient d'une chose : il y a presque sept millions de Français qui passent dans leurs gares, 2 000 gares, tous les jours. On ne peut pas juste en claquant des doigts dire : on va fermer tout ça", a prévenu Guillaume Pepy.

(20-11-2015 - Avec les agences de presse)

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Hommage national aux victimes vendredi 27 aux Invalides


Un hommage national aux victimes des attentats du 13 novembre aura lieu à Paris dans la cour de l'Hôtel national des Invalides vendredi 27 novembre à 10H30, a annoncé l'Elysée à l'AFP.
François Hollande présidera cette cérémonie, qui sera organisée deux semaines après les attaques de Paris et de Saint-Denis ayant fait 129 morts et 352 blessés.
Cet hommage national se tiendra au terme d'une intense semaine diplomatique pour le président français, qui doit rencontrer Barack Obama mardi à Washington, puis son homologue russe Vladimir Poutine jeudi à Moscou, afin d'édifier une coalition unie pour lutter contre l'organisation Etat islamique.
Après l'hommage, vendredi prochain, le chef de l'Etat doit par ailleurs se rendre à la rencontre des chefs d'Etat du Commonwealth qui se tiendra à Malte.
La présidence de la République avait indiqué mercredi, à l'issue du Conseil des ministres, que les 129 victimes de ces attentats à Paris et à Saint-Denis avaient toutes été identifiées. L'organisateur présumé de ces attaques terroristes, les plus meurtrières sur le sol français, Abdelhamid Abaaoud, est mort dans l'assaut policier mené mercredi à Saint-Denis.

(20-11-2015 - Avec les agences de presse)

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Vite !


La maîtresse: "que dire d'une loi rédigée et votée en 72 heures ?"
Une élève: "moi m'dame..."
Un autre élève: "moi, moi m'dame..."
La maîtresse: "on t'écoute ma petite Chantal"
Chantal: "c'est une loi votée sous l'état d'urgence"
La maîtresse: "et c'est quoi l'état d'urgence"
Chantal: "c'est quand on a peur... m'dame"
"...!?"



Roland RICHA
Vendredi, 20 novembre 2015


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Pourquoi ils ont dit non à la prolongation de l'état d'urgence


Seuls six députés, trois socialistes et trois écologistes ont voté jeudi contre la prolongation pour trois mois de l'état d'urgence et le renforcement de ce régime d'exception, et une socialiste s'est abstenue sur l'ensemble de ce texte, qui a recueilli 551 voix pour. Voici leurs explications :

Les socialistes


- Pouria Amirshahi : le député des Français de l'étranger a appelé sur Twitter à "ne pas perdre son sang-froid" pour la démocratie. Dans une tribune publiée dans Le Monde, il a dénoncé une délibération "dans la précipitation" sur "une restriction sévère de nos libertés publiques". Autre "obstacle majeur": "l'empressement d'une modification constitutionnelle" dans la foulée de ce vote. "Dans quelle démocratie on modifie la Constitution en plein état d'urgence ?" s'est-il interrogé dans les couloirs de l'Assemblée.


- Gérard Sebaoun : sur Twitter, le député du Val-d'Oise a estimé que le président de la commission des lois de l'Assemblée nationale, Jean-Jacques Urvoas (PS), avait fait un "beau discours", déplorant par la suite des amendements "qui dérivent". Il a expliqué être "pour l'état d'urgence de trois mois et contre le projet de loi parce qu'il élargit le pouvoir" de l'administration.


- Barbara Romagnan : sur son blog, la députée du Doubs a noté que "l'état d'urgence, c'est la mise entre parenthèses de certaines garanties de l'État de droit, cet État de droit même qui a été attaqué et que l'on veut défendre". "Dans un contexte où les terroristes cherchent précisément à réduire nos libertés, n'est-il pas paradoxal que nous les restreignions nous-mêmes ?"

Les écologistes


- Sergio Coronado : "L'état d'urgence n'offre aucune supériorité opérationnelle dans la lutte contre le terrorisme" et "sert surtout à montrer que l'on agit", a dit cet élu des Français de l'étranger dans une tribune au Huffington Post. Cela "représente tout au contraire une suspension de notre état de droit, et donc des risques pour nos libertés".


- Isabelle Attard : "Que dire d'une loi rédigée et votée en 72 heures ?" s'est interrogée cette députée du Calvados sur son site, dénonçant une "gesticulation guerrière et médiatique". "Très triste journée à l'Assemblée", a-t-elle ajouté sur Twitter, dénonçant un sacrifice des libertés fondamentales "sans ajout de sécurité pour les citoyens".


- Noël Mamère : dans l'hémicycle, le député de Gironde a dénoncé jeudi une "Porte ouverte à l'arbitraire". "Nous disposons aujourd'hui de beaucoup d'outils qui permettent de lutter contre le terrorisme, et la réponse ne peut être que sécuritaire face à un problème complexe et multiforme", avait-il auparavant justifié.

Par ailleurs, la députée PS de Paris, Fanélie Carrey-Conte, a voté l'article prolongeant l'état d'urgence de trois mois, mais s'est abstenue sur le texte global, expliquant sur Twitter refuser les "mesures de restriction des libertés" prévues par cette révision de la loi de 1955 sur l'état d'urgence.


(20-11-2015 - Avec les agences de presse)

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jeudi 19 novembre 2015

Attentats : ce que prévoit le projet de loi sur l'état d'urgence


L'Assemblée nationale a adopté jeudi à la quasi-unanimité, par 551 voix contre 6, le projet de loi prolongeant pour trois mois l'état d'urgence post-attentats et renforçant ce régime d'exception.

Le député socialiste Pouria Amirshahi et trois députés écologistes, Noël Mamère, Isabelle Attard et Sergio Coronado, avaient annoncé qu'ils se prononceraient contre un texte faisant peser un « risque pour les libertés fondatrices ». Les élus PS Gérard Sebaoun et Barbara Romagnan ont également voté contre. Fanélie Carrey-Conte (PS) s'est pour sa part abstenue.

Comme l'a annoncé le président François Hollande lundi, ce projet de loi, qui a été soumis au vote jeudi à l'Assemblée nationale et le sera vendredi au Sénat en vue d'une adoption définitive, prévoit la prolongation, pour trois mois à compter du 26 novembre (soit jusqu'à fin février), de l'état d'urgence.
« L'état d'urgence, c'est vrai, justifie certaines restrictions temporaires aux libertés. Mais y recourir, c'est nous donner tous les moyens de rétablir ces libertés pleinement », a plaidé le chef de l'État, défendant un texte qui « clarifiera » et « précisera » cette procédure « exceptionnelle » datant d'une loi de 1955. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a insisté en commission sur « les résultats importants » permis par l'état d'urgence actuel depuis dimanche : 63 interpellations, 413 perquisitions, 72 armes saisies, 118 assignations à résidence.

Assignation à résidence élargie
Première mesure principale : le régime des assignations à résidence de personnes dangereuses est élargi à toute personne à l'égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre public. Il n'est pas exclu que soit ajouté jeudi le port d'un bracelet électronique ou allongée la durée de l'assignation au domicile, changements souhaités par Les Républicains. Jusqu'à présent, la loi prévoyait, pendant l'état d'urgence, la possibilité d'assigner à résidence une personne « dont l'activité s'avère dangereuse » pour l'ordre public.

Sur les groupes et associations extrémistes
Le texte intègre dans l'état d'urgence la dissolution de groupes et associations extrémistes participant à des actes portant une atteinte grave à l'ordre public, les facilitant ou y incitant. François Hollande a promis d'agir vite, alors que se multiplient les appels à fermer mosquées et lieux de prière radicalisés, ainsi qu'à expulser les imams étrangers extrémistes. Le Parlement sera informé sans délai des mesures prises par le gouvernement pendant l'état d'urgence, précise un amendement voté à l'initiative du rapporteur, Jean-Jacques Urvoas (PS).

Des garde-fous
S'il durcit globalement l'état d'urgence, le texte introduit aussi quelques garde-fous. Aucune perquisition ne pourra viser les locaux « affectés à l'exercice d'un mandat parlementaire » ou les bureaux des avocats, magistrats et journalistes. Le procureur de la République devra être informé de toute perquisition. La découverte d'une infraction lors de la perquisition administrative donnera lieu à l'ouverture immédiate d'une procédure judiciaire. Et un juge, et non plus une commission administrative, pourra être saisi par une personne contestant son placement en résidence surveillée.

Sur les médias
Le projet de loi supprime la possibilité de mesures pour contrôler la presse et les publications de toute nature, ainsi que les émissions radiophoniques, les projections cinématographiques et les représentations théâtrales. Ce choix a provoqué un long débat en commission à l'Assemblée. Au motif notamment que « la pulsion du direct » peut conduire à diffuser des informations néfastes pour les Français et forces de l'ordre, certains députés PS auraient souhaité rétablir cette possibilité, des PRG et LR désirant permettre un contrôle de médias. Mais d'autres socialistes et les écologistes refusaient le maintien d'un tel outil de « censure ». L'amendement PS a été retiré, les autres rejetés.

Vers un « régime civil d'état de crise »
Ce texte préparé en moins de 72 heures se veut la première étape de la réponse pénale de l'exécutif, avant une révision de la Constitution pour y inscrire un « régime civil d'état de crise » qui « modernise » l'état d'urgence. Cette révision est aussi nécessaire, selon Matignon, pour permettre deux mesures qui risqueraient sinon d'être censurées : la déchéance de nationalité de binationaux nés Français et la mise en place d'un système de « visas de retour » pour les djihadistes français revenant de Syrie ou d'Irak.
Le gouvernement veut que cette réforme constitutionnelle soit finalisée avant le terme prévu de l'état d'urgence fin février. Une telle révision passe par un vote favorable à la majorité des trois cinquièmes du Congrès, nécessitant l'appui d'au moins une partie de l'opposition. « C'est à la fois possible juridiquement et politiquement », assure un ministre. Suivra de toute façon un important travail législatif pour toutes les mesures dans la Constitution, prévient-on au gouvernement.


(19-11-2015 - Avec les agences de presse)

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Déclaration du Comité confédéral national de la CGT


Le Comité confédéral national de la CGT réuni les 17 et 18 novembre 2015, tient à témoigner son soutien et sa solidarité à l’ensemble des familles touchées par la tragédie du vendredi 13 novembre. Elle salue à nouveau la mobilisation extraordinaire de l’ensemble des agents des services et entreprises publics.
Ces attentats, perpétrés sur des lieux de culture et de vie, frappent et concernent chacune et chacun d’entre nous, toutes les populations de toutes religions, origines ou nationalités et particulièrement la jeunesse. Des salariés, des adhérents d’organisations syndicales, sont au nombre des victimes, dont plusieurs de la CGT.
Les attentats qui ont touché la France, frappent les populations partout dans le monde, comme à Beyrouth et en Turquie dernièrement, ou lors de l’explosion de l’avion Russe.
Notre solidarité s’adresse à toutes les victimes de ces assassinats. Derrière ces atrocités, des discours trop souvent entendus reviennent à grands pas. La guerre ne règle rien, au contraire. Les lieux de tensions et conflits se multiplient avec leurs cortèges de morts, de destruction, de désolation et de haine. Les multiples interventions militaires (en Irak, en Lybie, en Syrie, etc.), loin d’instaurer la démocratie ont généré un appauvrissement des populations avec des centaines de milliers de victimes et une impasse économique et sociale. C’est le terreau sur lequel le terrorisme se développe, poussant des populations entières sur le chemin de l’exil.
Avant la fin de la 2ème guerre mondiale, lors de la déclaration de l’OIT en 1944, l’ensemble des pays de la planète avait affirmé que seule la justice sociale serait facteur de paix.
Bon nombre de gouvernements l’ont oublié et font le contraire.
La CGT réaffirme ses valeurs de paix et de fraternité dans son combat pour le progrès social, la démocratie, la liberté, la laïcité, nécessaires au bien vivre ensemble. Elle s’insurge contre l’invitation du front national à l’Elysée. Elle refuse toute stigmatisation des étrangers et amalgame entre immigration et terrorisme.
Aujourd’hui, la CGT prend note que le Président annonce dans son discours, ne plus considérer le pacte de stabilité comme un horizon indépassable. Elle exige donc un pacte de progrès, de démocratie sociale, d’éducation, de sécurité et de paix pour toutes les populations.
Nous sommes favorables à un renforcement de la sécurité et des libertés des citoyens. Il ne faut pas confondre des moyens et des effectifs de police et gendarmerie supplémentaires avec une restriction des libertés individuelles et collectives. De même, combattre, écarter les formes de radicalisation passe avant tout par le respect des droits fondamentaux d’accès à l’éducation, à la culture, à la santé et à l’emploi.
Ce n’est pas une quelconque modification de la constitution qui permettra de tarir les sources de financement et d’armement des terroristes. Il faut d’ailleurs souligner que l’Etat français est le 2ème pays vendeur d’armes au monde, devant la Russie et la Chine. La CGT exige l’arrêt de tout commerce d’armes avec les Etats qui entretiennent des liens avec les terroristes. Elle demande que la priorité soit donnée à la recherche de solutions multilatérales dans le cadre de l’ONU.
Elle refuse que les salariés et la population française, à travers des modifications de la constitution, soient placés de fait dans un état d’urgence permanent.
Elle refuse que l’expression revendicative et le mouvement social soient muselés.
Cette situation douloureuse touche la conscience de chacun des citoyens, mais c’est bien le combat pour la justice sociale qui fera reculer les guerres, le terrorisme, le fondamentalisme, la xénophobie, le racisme, l’obscurantisme et la régression.
Plus que jamais, la CGT appelle les salariés à refuser les reculs sociaux et se mobiliser pour les salaires, l’emploi, la réduction du temps de travail et l’amélioration des conditions de travail, la protection sociale, les libertés syndicales.
La CGT engage une large consultation des salariés, afin d’être à l’écoute et de partager avec eux ses propositions pour sortir de cette crise. Elle débattra de la nécessaire mobilisation à mettre en œuvre pour y parvenir.
Pour cela, le Comité confédéral national, appelle à poursuivre et amplifier la rencontre de ses syndiqués dans leurs syndicats, sur leurs lieux de travail.
Après le temps du recueillement, les rendez-vous revendicatifs et mobilisations programmés doivent avoir lieu en travaillant des modalités permettant d’assurer la sécurité des salariés. Pas plus qu’il n’y a de trêve dans les attaques contre le monde du travail, il n’y aura de trêve dans l’action syndicale pour le progrès social.
Notamment, le 2 décembre où la CGT appelle à une journée nationale d’action organisée en territoire, ayant pour thème « NON à la violence sociale, OUI à l’efficacité économique, sociale et environnementale ».
La CGT œuvre pour préserver les droits et la citoyenneté de tous. C’est en ce sens, qu’elle a sollicité une rencontre avec le Gouvernement, sur le contenu des futures modifications constitutionnelles envisagées et pour les mesures à prendre allant dans le sens des attentes des salariés, dans le cadre de l’état d’urgence.

La Cgt
Montreuil, le mercredi 18 novembre 2015

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Vu à la télé


"Je te préviens... je ne veux pas d'armes à la maison"
"mais chérie..."
"y a pas de -mais chérie-"
"c'est pour ma sécurité"
"jusqu'ici, personne dans le quartier ne t'a menacé, ni tiré dessus, ni fait exploser sa ceinture d'explosif à ton passage"
"ça va arriver"
"tu regardes trop la télé"
"...!?"

Roland RICHA
Jeudi, 19 novembre 2015

Les policiers pourront porter et utiliser si besoin leurs armes de service. La démarche sera basée sur le volontariat, il faudra alors porter un brassard "police" afin d'éviter "toute confusion" en cas d'intervention.
Il faudra également avoir effectué un minimum de séances de tir réglementaire organisées dans la police. Et aviser sa hiérarchie de la démarche de prendre son arme en rentrant chez soi par exemple.


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L'interdiction de manifester en Ile-de-France prolongée jusqu'à dimanche


L'interdiction de manifester sur la voie publique en Ile-de-France a été prolongée jusqu'à dimanche, a annoncé jeudi la préfecture de police, précisant que cela n'empêche pas toutefois "les rassemblements de fait sur les lieux des attentats à des fins commémoratives".
L'interdiction de manifester avait été décidée au lendemain des attentats du 13 novembre à Paris. Par ailleurs, les spectacles dans des salles de "grande capacité" ne sont pas interdits "par principe" mais l'organisateur "devra prévoir un dispositif de sécurité renforcé, notamment en matière de contrôle d'accès et de filtrage, ainsi qu'un dispositif d'attente adapté du public en extérieur", selon la préfecture de police.

Les policiers pourront être armés en permanence
Les policiers pourront être armés en permanence, y compris hors service, sur la base du volontariat et en prévenant leur hiérarchie, selon une note provisoire de leur direction publiée jeudi à la suite des attentats survenus vendredi.
La direction générale de la police nationale (DGPN) va adresser "rapidement" à cet égard une note détaillée, selon des sources policières.
Une synthèse de cette note, que l'AFP s'est procurée jeudi, et qui précise les grandes lignes a déjà été rédigée. Les syndicats de police avaient demandé samedi que les policiers soient armés de manière plus systématique et règlementaire notamment lors de leurs jours de repos, en réaction aux attentats commis la veille à Paris.
Selon cette synthèse, les policiers pourront porter et utiliser si besoin, en cas de danger terroriste par exemple, leurs armes de service. La démarche sera basée sur le volontariat, il faudra alors porter un brassard "police" afin d'éviter "toute confusion" en cas d'intervention.
Il faudra également avoir effectué un minimum de séances de tir réglementaire organisées dans la police. Et aviser sa hiérarchie de la démarche de prendre son arme en rentrant chez soi par exemple.
Pour appuyer leur demande, les syndicats de police se sont appuyés sur le cas d'un commissaire de police de l'Eure, qui se trouvait au Bataclan vendredi soir au moment de l'attentat, et a été gravement blessé par les tirs des assaillants en intervenant sans arme. Ils ont par ailleurs cité le cas d'un gardien de la paix parisien hors service, tué alors qu'il était à la terrasse d'un café ciblé par une attaque.
"Faut-il en effet armer nos policiers en dehors de leurs horaires de service? La réponse est incontestablement oui", a confirmé jeudi matin le DGPN, Jean-Marc Falcone, sur RTL. "C'est la réponse qu'a apportée (le ministre de l'Intérieur) Bernard Cazeneuve hier (mercredi) matin."
"Il fallait permettre aux policiers qui le souhaitent de pouvoir leur permettre d'être réarmés en dehors de leurs heures de services et en dehors de leurs repos de cycle", a-t-il ajouté.
"Ils pourront utiliser" l'arme "à tout moment à condition de respecter le droit pénal et les règles de légitime défense" a précisé le DGPN, précisant que c'était une "forte demande" des policiers.
Les policiers en repos doivent en théorie laisser leur arme dans leur service ou chez eux, mais cette pratique fluctue en fonction des spécialités.
L'armement des policiers était revenu dans le débat à la suite des attentats de janvier et du risque terroriste. Tout comme celui de la légitime défense, un autre sujet sensible, sur lequel le ministre de l'Intérieur a promis récemment d'évoluer.


(19-11-2015 - Avec les agences de presse)

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