vendredi 31 juillet 2015

Sociologie


"L'acceptabilité sociale"
"c'est quoi?"
"une notion sociologique formulée par Christiane Taubira"
"elle va finir par se faire virer"

"d'où?"
"...!?"

Roland RICHA
Vendredi, 31 juillet 2015



La ministre de la Justice Christiane Taubira s'est dite vendredi prête à revenir sur son projet de ne plus considérer la conduite sans permis comme un délit mais comme une simple contravention si "la société" n'y est pas favorable.
"S'il n'y a pas d'acceptabilité sociale, nous en tirerons tous les enseignements", a déclaré la garde des Sceaux sur France Inter. L'annonce de ce texte, qui doit être présenté ce vendredi en conseil des ministres dans le cadre du projet de loi sur la justice du XXIe siècle, a provoqué jeudi un tollé unanime des associations de sécurité routière.


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jeudi 30 juillet 2015

Le contrôle


"Edf va prendre le contrôle des réacteurs nucléaires d’Areva"
"eeuuhh..."
"quoi?"
"qui va prendre le contrôle d'Edf?"
"...!?"

Roland RICHA
Jeudi, 30 juillet 2015



Areva et EDF ont annoncé, jeudi 30 juillet, être parvenus à un protocole d’accord qui prévoit notamment « un contrôle majoritaire » de l’électricien sur Areva NP. Cette cession, qui valorise l’ensemble de la division à 2,7 milliards d’euros, devrait donc rapporter quelque 2 milliards d’euros au spécialiste du nucléaire en grande difficulté financière, qui confirme qu’il aura besoin parallèlement d’une augmentation de capital « significative » pour combler ses besoins de financement d’ici à 2017, qu’il évalue à « environ 7 milliards d’euros ».
EDF prévoit d’acquérir entre 51 % et 75 % du capital d’Areva NP – dont les activités incluent la construction des réacteurs nucléaires, l’assemblage des combustibles et les services à la base installée – tandis que sa maison mère actuelle conserverait 25 % de la société.

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mercredi 29 juillet 2015

Le gouvernement dévoile vendredi l'organisation des nouvelles régions françaises


Le gouvernement doit présenter vendredi en Conseil des ministres ses premières décisions sur la réorganisation des services de l'Etat et arrêter la liste provisoire des nouvelles capitales régionales, après le redécoupage des régions françaises.
Il s'agit d'un dossier sensible à quatre mois des élections régionales des 6 et 13 décembre, qui s'annoncent difficiles pour la gauche et l'exécutif, le passage de 22 à 13 régions en métropole ayant du mal à convaincre les Français.
Sept préfets de région chargés mi-avril de plancher sur le sujet ont remis leur rapport à Manuel Valls début juillet. Matignon affiche comme ambition de rendre l'organisation de l'Etat "plus efficace", en ne laissant "aucun territoire de côté".
Concrètement, le passage à 13 régions (sept nouvelles et six inchangées) sera effectif le 1er janvier 2016, mais le choix des nouveaux chefs-lieux de région, du siège des conseils régionaux ou des grands services de l'Etat, reste à trancher. Certaines métropoles -Bordeaux, Lille, Lyon, Rouen ou Toulouse- verront leur statut renforcé, mais d'autres -telles Amiens, Metz, Montpellier ou Besançon- craignent de faire les frais de la réforme. Une exception: le choix de Strasbourg comme chef-lieu de la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine est déjà entériné.
Plutôt bien acceptée dans certaines régions, la fusion provoque de vives tensions dans d'autres. Montpellier exige "un partage des pouvoirs" avec Toulouse. Et le Conseil municipal d'Amiens a adopté mi-juin une motion réclamant que la ville devienne la capitale de la future région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, alors que Lille est ultra-favorite.
"N'ayez pas peur", leur a lancé le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, lors de son périple dans les villes où il y a le plus d'inquiétude. Le choix définitif des chefs-lieux de région ne doit intervenir qu'en juillet 2016, après avis des conseils régionaux issus du scrutin de décembre. L'objectif affiché du gouvernement est "une répartition équilibrée sur les territoires de l'action de l'Etat" et une mise en place "progressive".
Outre les préfectures, sous-préfectures, les directions générales de la santé, des finances ou de la culture, ou encore des services de l'Education nationale ou de l'Institut national de la statistique (INSEE), sont concernés.
Autre sujet d'inquiétude, la réforme se traduira par le transfert de fonctionnaires vers leurs nouvelles affectations. Dans sa lettre de mission, Manuel Valls a demandé aux préfets "préfigurateurs" d'identifier "les besoins d'accompagnement des personnels concernés", mais les syndicats sont aux aguets. Et le gouvernement veut éviter de braquer les fonctionnaires territoriaux à quelques mois des régionales. Selon un conseiller ministériel, ces mouvements pourraient en fait ne concerner que "quelques centaines de personnes".
Il s'agit de clarifier les compétences et d'éviter les doublons. Car "il ne saurait y avoir création d'un niveau supplémentaire d'administration", a prévenu le chef du gouvernement. Mais aussi de limiter les allers-retours des élus et des fonctionnaires entre des villes parfois distantes (Montpellier-Toulouse, Lyon-Clermont-Ferrand...) d'une même région.
Le gouvernement doit également compter avec le scepticisme des Français sur l'efficacité de la réforme. 75% d'entre eux considèrent que le passage de 22 à 13 régions ne simplifiera pas la vie des habitants, selon une enquête de l'Ifop parue dimanche. Ils sont 60% à penser que la réforme ne réduira pas le coût de fonctionnement des régions.
Pour le secrétaire d'Etat à la réforme territoriale, André Vallini, les économies induites par la réforme "se constateront à moyen terme, d'ici cinq à dix ans", une fois le dispositif stabilisé.
Dès septembre, les préfets devront s'assurer "de l'engagement formel des phases de constitution des services", selon les consignes du Premier ministre, pour que la nouvelle organisation soit "a minima fonctionnelle dès le 1er janvier 2016".

(29-07-2015 - Avec les agences de presse)

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Travaux du RER A entre La Défense et Auber: Chaleur, poussière… «On s’attendait à pire»


« Un chantier sans précédent ». La phrase revient régulièrement ce mardi dans la bouche des différents responsables de la RATP. Le RER A ne circule pas cet été du 25 juillet au 23 août entre la Défense et Auber pour cause de travaux de renouvellement de l’ensemble des voies de la ligne la plus empruntée d’Europe.
« C’est un chantier en plein cœur de Paris sur une voie extrêmement fréquentée avec 1,2 million de voyageurs par jour. La décision n’a pas été évidente à prendre. Mais c’était primordial d’engager ces opérations cet été », insiste Elisabeth Borne, présidente-directrice général de la RATP.
Coût des travaux : 100 millions d’euros de travaux. Au total, 24 kilomètres de tronçon et 27 aiguillages vont être renouvelés en sept ans avec quatre fermetures estivales. Pour cette première année, l’objectif est de remettre en état 4,3 kilomètres de voies. Alors, depuis lundi, à 15 mètres de profondeur, les ouvriers sont sur le front.

Un chantier 24h/24, 7 jours sur 7
Sous la station Charles de Gaulle-Etoile, les talkies-walkies crépitent. Dans la quasi-obscurité de ce tunnel, 300 personnes sont mobilisées 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, sur un chantier qui avance au rythme quotidien de 320 mètres. Les coups de pelleteuse dans ces infrastructures veilles de 40 ans résonnent dans le souterrain.
Sur les premiers mètres, le nouveau ballast est mis en place. Entre deux avancées, des ouvriers s’accordent une pause cigarette, en débattant sur l’unification de la Normandie. Et pour cause : « La plupart sont Normands et viennent de l’agence Colas Rail Ile-de-France Normandie. Il y a des salariés et des intérimaires sur ce chantier », précise Vincent Chevalier, ingénieur travaux sur le projet. Et au milieu, Anthony, 18 ans.

Chaleur, poussière et « prime de tunnel »
« Pour le moment, ça va », souffle-t-il. Il est arrivé lundi, grâce à son grand-père qui est aussi sur le chantier. « Je vais travailler de 14h à 21h au début », indique ce jeune homme, titulaire d’un BEP électricité. A quelques mètres, Stéphane, 39 ans, s’étend davantage sur son quotidien dans le tunnel. Chaleur, poussière, humidité… « On s’attendait à pire », s’exclame-t-il. « Finalement, c’est bien ventilé », rembobine cet intérimaire habitué des chantiers ferroviaires.
Lui, travaillera principalement le jour. Et comme tous les autres, il est payé au Smic avec une « prime de tunnel », soit 11 euros par jour pour les conditions de travail. « Pour le moment hormis quelques pannes de matériel, tout roule », dit-il.

« On n’est pas à l’abri de trouver des surprises »
« Faire rentrer et sortir 1.000 tonnes de ballast du tronçon central chaque jour, c’est un défi logistique, étant donné que la ligne continue à être exploitée de part et d’autre de l’interruption », détaille Vincent Le Bihan, chef de projet renouvellement de la voie et du ballast sur la ligne A du RER.. De quoi générer du retard ? « On n’est pas à l’abri de trouver des surprises, notamment des fissures, au niveau du radier de béton qui pourrait ralentir l’avancée du chantier », confie Vincent Chevalier. Mais pour la présidente de la RATP, c’est inenvisageable.
« Finir à temps est un impératif. Le chantier s’étend sur trois semaines avec en plus une semaine d’essai pour être certain qu’on réexploite dans de bonnes conditions le RER A. Mais jusqu’ici tout va bien », assure-t-elle en se réjouissant d’ores et déjà des avantages futurs : « Une sécurité ferroviaire garantie pour les voyageurs », « une réduction de vibration pour les riverains » et l’arrivée des trains à deux niveaux. Au moins pour 40 ans.

(29-07-2015 - Avec les agences de presse)

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lundi 27 juillet 2015

Nouveaux précaires


"T'as toujours pas trouvé du travail?"
"toujours pas"
"que vas-tu faire?"
"je vais m'inscrire à la fac"
"pour faire quoi?"
"sociologie"
"...!?"

Roland RICHA
Lundi, 27 juillet 2015


Après avoir mené une enquête auprès de graphistes, guides de musées, scénaristes ou encore pigistes, le sociologue Patrick Cingolani esquisse le visage de ces nouveaux précaires, mus par un "désir d'autonomie. Ils aspirent à trouver dans le travail une place pour la créativité et l'expressivité, quitte à diminuer leurs exigences salariales, voire à travailler gratuitement, et à en payer le prix en termes d'incertitude et d'instabilité".



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Chômage: les chiffres de juin dévoilés par Pôle emploi (+1,3%)


Après un record de 3,55 millions de chômeurs en mai, Pôle emploi dévoile lundi l'état des lieux établi fin juin. De son côté le gouvernement n'attend pas de baisse durable avant la fin d'année.
Malgré le rebond de croissance enregistré au premier trimestre ("0,6%), le chômage a continué d'augmenter ces quatre derniers mois et l'ampleur de la hausse de mai n'incite pas à l'optimisme: "16.200 ("0,5%) chômeurs en métropole et surtout "72.900 (+1,3%) en incluant l'Outre-mer et les demandeurs d'emploi exerçant une activité.
En tout, Pôle emploi recensait fin mai 3,55 millions de chômeurs en métropole et 5,72 millions Outre-mer et activité comprises, deux records.
Mais pour le gouvernement, les chiffres de mai ne sont pas "interprétables" car ils sont entachés d'un "événement inhabituel", l'envoi de deux messages de relance supplémentaires aux chômeurs, par SMS et message vocal, afin de leur rappeler de penser à "actualiser" leur situation auprès de Pôle emploi.
Cet anomalie aurait abouti à doubler l'ampleur de la hausse, selon le ministère du Travail.
François Rebsamen, qui juge que les listes de Pôle emploi ne sont "pas l'outil statistique le plus fiable", a repéré une autre anomalie: la hausse "atypique, presque incompréhensible," des demandeurs d'emploi exerçant une activité. Depuis le début d'année, les inscrits en catégorie C, qui travaillent plus de 78 heures dans le mois, a augmenté de 11,9%, alors que les autres catégories n'ont augmenté que de 1,8%.
"Plus notable encore, la proportion de personnes positionnées en catégorie C travaillant à temps plein atteint 35% sur les 12 derniers mois", note le ministre, qui a demandé à l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas) d'enquêter.
Selon les économistes, la regain d'activité s'accompagne souvent, dans un premier temps, d'une recrudescence de contrats temporaires et/ou à temps partiel.
Et pour l'heure, la croissance est "trop faible", de l'aveu même de François Hollande, pour faire reculer le chômage.
Le Produit intérieur brut (PIB) devrait augmenter de 1,2% en 2015, selon l'Insee. C'est nettement plus que les trois années précédentes, mais encore en-deçà du seuil de 1,5% nécessaire, selon les économistes, pour faire baisser le chômage.
Le temps presse pour le président. D'ici à 2017, "s'il n'y a pas de baisse du chômage, je l'ai dit plusieurs fois, je ne serai pas candidat" à un second mandat, a-t-il assuré lors de son interview du 14 juillet.
Cette urgence de relancer l'emploi s'est ressentie, ces derniers mois, dans le rythme des réformes.
La loi Macron pour la croissance et l'activité et la loi Rebsamen sur le dialogue social, censées déverrouiller l'économie et les embauches, ont alimenté en juillet la session extraordinaire du Parlement.
Pour s'éviter de mauvaises surprises, le gouvernement a même utilisé à trois reprises l'article 49-3 de la Constitution pour faire adopter la loi Macron sans vote. Et les décrets de ses 308 articles seront "pris pour l'été", a promis le président.
Selon François Rebsamen, ces efforts devraient payer dans les prochains mois. "A la fin de cette année, il y aura une baisse effective du nombre des demandeurs d'emploi", a-t-il récemment prédit.
Une prévision confortée par l'Unédic, qui anticipait, avant les chiffres de mai, une baisse de 23.000 chômeurs d'ici à la fin de l'année, et par l'OCDE, qui voyait le chômage baisser légèrement à partir du deuxième semestre.
Pour l'Insee, en revanche, le taux de chômage devrait augmenter de 0,1 point au deuxième trimestre pour atteindre 10,1% en métropole, avant de se stabiliser jusqu'à la fin de l'année.
Depuis son élection en 2012, François Hollande n'a connu que quatre mois de baisse du chômage. En trois ans, 629.000 chômeurs supplémentaires se sont inscrits à Pôle emploi.

(27-07-2015 - Avec les agences de presse)

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Le chômage endémique crée un nouveau profil de précaire, selon un sociologue


A côté des millions de "travailleurs précaires", peu qualifiés et souvent condamnés au temps partiel, le chômage endémique a créé une nouvelle précarité, revendiquée au nom de l'autonomie. Elle se rencontre dans les classes moyennes, les métiers intellectuels en particulier, selon le sociologue Patrick Cingolani.
Le nombre de demandeurs d'emploi qui exercent une "activité réduite" - CDI à temps partiel, CDD, intérim...- est en explosion. Au mois de mai, 700.000 d'entre eux ont travaillé moins de 78 heures.
Pour certains, un CDI à temps plein temps reste un Graal inatteignable. Pour d'autres, il s'agit de trouver des arrangements avec un marché du travail instable. "Le précariat se réfère souvent aux milieux les moins qualifiés. Mais il ne se borne plus aux seules classes populaires, et concerne désormais de plus en plus les classes moyennes", explique Patrick Cingolani, auteur de "Révolutions précaires" (Editions de la Découverte).
Le sociologue, enseignant à l'université Paris 7-Denis Diderot, a analysé une nouvelle forme de rapport au travail, repérée notamment chez les travailleurs des "industries culturelles" (5,5% des salariés en Ile-de-France).
Après avoir mené une enquête auprès de graphistes, guides de musées, scénaristes ou encore pigistes, Patrick Cingolani esquisse le visage de ces nouveaux précaires, mus par un "désir d'autonomie". Ils "aspirent à trouver dans le travail une place pour la créativité et l'expressivité", "quitte à diminuer leurs exigences salariales, voire à travailler gratuitement, et à en payer le prix en termes d'incertitude et d'instabilité".
Le sociologue évoque un "sous-salariat chronique", qui se développe en France mais aussi aux Etats-Unis ou en Amérique latine, en réaction à "un mode de vie standardisé".
Il voit en ces nouveaux travailleurs, qui cumulent souvent de faibles revenus avec des allocations chômage ou le RSA, les héritiers des premiers "précaires", qui vivaient dans des squats au milieu des années 1980 et "cherchaient à échapper au monde ouvrier".
Patrick Cingolani note au passage que les dispositifs de protection sociale se sont adaptés pour devenir des compléments de revenus salariaux.
Loin d?apparaître comme un stigmate, "le mot "précaire" devient porteur d'alternative et de différence". On peut désormais se revendiquer "précaire", "une revendication d'indépendance face au caractère délétère d'une forme de travail", selon le sociologue.
Mais, pour pouvoir faire, au moins une partie de leur temps, "quelque chose qu'ils aiment, qui a du sens et de la valeur", ces travailleurs jonglent souvent in fine entre les petits boulots alimentaires. Et ne comptent plus le temps passé au travail.
Parmi les particularités de ce nouveau rapport à l'emploi, "une mutualisation des lieux de travail et des réseaux professionnels": en témoigne le développement des espaces de coworking, où ces travailleurs indépendants partagent bureaux, matériel et plans boulot.
Mais ce désir d'autonomie a son revers: "une disparition des frontières entre vie privée et vie professionnelle, et une nouvelle forme d?assujettissement au travail favorisée par les nouvelles technologies, qui mène parfois à l'épuisement", relève Patrick Cingolani.
Pour le chercheur, il existe "désormais plusieurs précariats". A ses yeux, "il n'y a rien à voir entre les classes moyennes confrontées à la précarité, et les classes populaires qui subissent des conditions de travail dégradées", notamment de temps partiel subi dans les métiers peu qualifiés.
Il observe une "nouvelle forme d'inégalité parmi ces précaires, entre ceux issus de la classe moyenne qui bénéficient de solidarités familiales (appartement achetés, aides financières ou en nature) et les autres, venus des classes populaires, qui sont de plus en plus exposés à des conditions de pauvreté".

(27-07-2015 - Avec les agences de presse)

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samedi 25 juillet 2015

La plage

"De premières grosses difficultés étaient relevées samedi en matinée sur les routes des vacances"
"moi, je n'ai aucune difficulté"
"quelle autoroute prends-tu?"
"aucune... je ne pars nulle part"
"même pas à la plage de Nanterre?"
"j'y vais à pieds"
"...!?"

Roland RICHA
Samedi, 25 juillet 2015


Jusqu’au 14 août, le stade Gabriel-Péri, situé à côté du Palais des sports, se transforme en plage. Avec des animations pour tous pendant tout l'été.
Du mardi au dimanche, de 12h à 20h, la plage est ouverte. Au programme des animations, des transats, des jeux de sable, des concours, des jeux d’eau…
Les enfants de moins de 12 ans doivent être accompagnés par un adulte.
Pour accéder à la plage, il y a a deux entrées : 136, avenue Joliot-Curie ou 52, avenue de la Liberté. Pour les personnes à mobilité réduite, l’accès et le stationnement réservé sont situés du côté du 52, avenue de la Liberté (suivre la signalétique). Sur place, des WC adaptés sont installés.

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vendredi 24 juillet 2015

Copropriété : ce que change le nouveau contrat de syndic

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Copropriété des Damades - Nanterre, juillet 2015
(Photo: Roland RICHA)

Depuis le 1er juillet, les syndics doivent proposer aux copropriétaires un nouveau contrat-type. Mis en place dans le cadre de la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR), il a pour objectif de faire cesser les abus de facturation des syndics et de faciliter la lisibilité des contrats pour les copropriétaires. En France, près de 8,4 millions de logements sont actuellement en copropriété.

Que change ce nouveau contrat ?
Il instaure le principe du « tout sauf » en incluant la majeure partie des prestations des syndics dans le forfait de gestion courante. Il prend notamment en compte l’organisation de l’assemblée générale annuelle, la tenue de la comptabilité de la copropriété, les formalités de déclaration de sinistres concernant les parties communes ou encore l’ouverture d’un compte bancaire séparé, obligatoire depuis le 24 mars 2015 pour les copropriétés de plus de quinze lots. Auparavant, certaines prestations liées à la gestion courante pouvaient être facturées très chers par les syndics comme un service de permanence ou même la frappe de courrier.
Autre avancée : les frais des photocopies disparaissent pour être intégrés dans le forfait. « Ils étaient facturés en moyenne 0,24 euro la page, ce qui alourdissait le coût payé pour la tenue d’une assemblée générale alors même qu’il s’agit d’un acte de base », précisent l’Association des responsables de copropriété (ARC) et l’UFC-Que Choisir.
Les syndics doivent aussi préciser le nombre de visite de l’immeuble prévu dans le forfait ou encore la fourchette horaire durant laquelle se déroule l’assemblée générale. « Les copropriétaires doivent donc bien connaître leurs besoins avant de souscrire un contrat type », ajoutent les associations.

Quelles prestations peuvent être facturées en dehors du forfait ?
Le nouveau contrat laisse la possibilité aux syndics de facturer certaines tâches. Néanmoins, leur liste est limitée par un décret. Elle concerne, par exemple, les assemblées générales extraordinaires, les visites d’immeuble non prévues dans le forfait, la modification du règlement de copropriété ou encore le suivi de litiges ou des contentieux. Les tarifs facturés pour ces actes ne sont pas plafonnés par la loi, il convient donc de les étudier de près. « Certaines prestations peuvent encore donner lieu à une tarification extravagante. Par exemple, des mises en demeure envoyées en recommandé facturées 200 euros alors que 30 euros devraient être un maximum », confirme Rachid Laaraj, fondateur de Syneval, courtier en syndic.

Quelles copropriétés sont concernées ?
Le nouveau contrat concerne toutes les copropriétés, qu’elles soient gérées par des syndics professionnels ou non (bénévoles ou coopératifs). Tous les mandats signés ou renouvelés après le 1er juillet doivent donc respecter les nouvelles règles. Reste que nombreuses assemblées générales de copropriétés ont eu lieu en mai et juin. Pour ces dernières, le contrat ne s’appliquera qu’à partir de l’année suivante.

Les tarifs des syndics risquent-ils d’augmenter ?
« Une hausse du forfait de base n’est pas exclue car il contient davantage de prestations mais parallèlement les prestations complémentaires devraient s’ajuster », estime Géraud Delvolvé, délégué général de l’Union des syndicats de l’immobilier (UNIS).
Un avis que ne partage pas Emile Hagège, directeur général de l’ARC : « À la lecture des premiers contrats de syndics, nous avons déjà relevé certaines dérives. Par exemple, le cabinet Giep a intégré dans son contrat la possibilité de facturer des photocopies alors que cela doit désormais être inclus dans le forfait. Nous redoutons aussi une hausse de leurs honoraires. » Des syndics justifient, en effet, des hausses de tarifs par la réalisation de certaines tâches imposées par la loi comme, par exemple, la création d’une fiche synthétique de chaque immeuble qui n’est cependant pas obligatoire avant 2017. « Dans les mois qui viennent, les copropriétaires devront rester vigilants et négocier les prestations des syndics », recommande l’ARC.

(Pauline Janicot, Le Monde du 24 juillet 2015)

Pour plus d’informations
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030405166&dateTexte=20150724


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mardi 21 juillet 2015

Et les pigeons?


"La Ville de Nanterre organise une campagne de dératisation sur l’ensemble de son territoire du 21 juillet au 3 août"
"eeuuhh..."
"quoi?"
"et les pigeons... c'est pour quand?"
"que font-ils?"
"ils nous chient dessus"
"faut pas leur donner à manger"
"...!?"

Roland RICHA
Mardi, 21 juillet 2015

Au cours des dernières semaines, des habitants de plusieurs quartiers de Nanterre ont signalé l’apparition de rats. Ce phénomène est le plus souvent lié aux nombreux chantiers en cours dans la ville, qui perturbent les rongeurs et les font sortir de leurs tanières.
Face à ce problème, la ville de Nanterre a mis en place des actions régulières de dératisation.


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lundi 20 juillet 2015

La Ville de Nanterre organise une campagne de dératisation sur l’ensemble de son territoire du 21 juillet au 3 août


Au cours des dernières semaines, des habitants de plusieurs quartiers de Nanterre ont signalé l’apparition de rats. Ce phénomène est le plus souvent lié aux nombreux chantiers en cours dans la ville, qui perturbent les rongeurs et les font sortir de leurs tanières.
Face à ce problème, la ville de Nanterre a mis en place des actions régulières de dératisation. Chaque fois que cela est nécessaire, une société spécialisée intervient pour dératiser le réseau d’assainissement, les bâtiments communaux et l’espace public.
De manière plus ponctuelle compte tenu de la situation actuelle, la ville de Nanterre mènera une campagne de dératisation du réseau communal d’égouts du 21 juillet au 3 août 2015 sur l’ensemble du territoire communal. Pour plus d’efficacité, cette intervention d’envergure sera suivie d’une seconde campagne en octobre 2015.
C’est ainsi que l’ensemble du territoire sera traité et que les lieux qui ont été signalés à la mairie par les riverains feront l’objet d’une attention toute particulière.
Pour une plus grande efficacité des actions entreprises en la matière, il a également été demandé aux différents bailleurs de doubler l’action municipale en menant une campagne de dératisation au sein de leur patrimoine.
Il est enfin rappelé à la population que la présence de détritus, et notamment de déchets alimentaires, encourage la présence des rats, c’est pourquoi il convient de veiller à les consigner dans les conteneurs prévus à cet effet.

(Ville de Nanterre, le 20 juillet 2015)

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samedi 18 juillet 2015

Entre réalité et perception


"Est-ce grave docteur?"
"il faut renoncer à vouloir changer la réalité, vous ne pouvez pas la changer... par contre, vous pouvez intervenir sur votre façon de la percevoir et la réorganiser afin de voir les choses autrement(*)"
"merci docteur... ça confirme ce que je pense"
"et que pensez-vous?"
"je suis gravement malade"
"...!?"


Roland RICHA
Samedi, 18 juillet 2015

(*) Cette observation est au cœur du dernier livre du psychothérapeute Christophe Carré [Bienveillant avec soi-même] publié aux éditions Eyrolles, et que je vous -déconseille fortement- de lire. Sauf si, dans la réalité, vous avez de l'argent à gaspiller et du temps à perdre.

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vendredi 17 juillet 2015

Francexit


"La commission des Affaires sociales du Sénat a proposé de relever l'âge légal de départ en retraite au-delà de 62 ans pour arriver progressivement à 64 ans en 2024"
"eeuuhh..."
"c'est pas fini"
"quoi d'autre?"
"parallèlement, le montant des pensions retraite par rapport aux revenus des actifs va baisser dans les années à venir en raison de l'indexation des pensions sur les prix et non plus sur les salaires"
"tonnerre de Zeus !"
"il ne s'agit pas de la Grèce mais de la France"
"...!?"

Roland RICHA
Vendredi, 17 juillet 2015

En opposition à cette vision unique du libéralisme, les sénateurs du groupe Communiste Républicain et Citoyen (CRC) ont aussitôt dénoncé une "nouvelle attaque contre le système de protection sociale et son régime de retraites".
"Les élus de la majorité se sont fait les porte-paroles du MEDEF en criant à la perte de compétitivité et en faisant du chantage sur l'emploi lorsque notre groupe a proposé d'augmenter le taux des cotisations vieillesse des entreprises", écrivent-ils dans un communiqué.
"Des solutions alternatives existent comme la taxation des revenus financiers des entreprises et la modulation des cotisations patronales en fonction de la part des salaires dans la valeur ajoutée", ajoutent-ils.

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jeudi 16 juillet 2015

Jacqueline Fraysse, députée Front de Gauche des Hauts-de-Seine, vote contre l'accord conclu entre la Grèce et Bruxelles


L'accord exigé par Bruxelles le 13 juillet dernier est un véritable coup d'Etat politique et financier contre le peuple grec et son gouvernement élu démocratiquement.
Depuis 6 mois, le premier ministre Alexis Tsipras et son ministre des finances ont multiplié les propositions réalistes permettant à la fois de tenir les engagements pris et d'accepter des assouplissements pour aboutir à un compromis acceptable par tous.
Mais pour Jean-Claude Juncker, Angela Merkel, François Hollande et leurs amis, l'enjeu politique est trop important, il faut à tout prix faire plier les dirigeants grecs qui incarnent l’espoir pour tous les peuples européens d’une alternative à l’ultra-libéralisme.
C'est dans ce contexte qu'Alexis Tsipras, seul contre tous dans une institution profondément anti démocratique, a été contraint de signer un accord imposant un insoutenable durcissement de l'austérité en Grèce : allongement de l'âge de départ à la retraite, diminution et gel des salaires, augmentation de la TVA et élargissement de son assiette, accélération des privatisations, facilitation des licenciements etc... sans - à ce jour - aucun engagement ferme, ni sur le déblocage des aides urgentes indispensables, ni sur l'allègement de la dette.
A ces mesures iniques s’ajoute la limitation du pouvoir législatif avec l’obligation de « réexaminer » les dispositions engagées par le gouvernement grec depuis son arrivée au pouvoir, et celle de consulter les institutions européennes « avant de soumettre à la consultation publique ou au parlement » «tout projet législatif ». Il s’agit ni plus ni moins de confisquer au gouvernement grec l’exercice de sa souveraineté.
Il est de plus évident, comme le confirment nombre d'économistes, que si cet accord était mis en oeuvre, non seulement il ne permettrait pas un redressement de la situation du pays, mais conduirait inévitablement à une augmentation de sa dette, à l’accentuation de la récession économique et du recul des droits sociaux.
Le peuple grec ne s'y est pas trompé en refusant massivement, lors du référendum du 5 juillet dernier, la poursuite de l'austérité.
S'il faut saluer le courage, la détermination et la sincérité avec lesquels le Premier Ministre grec a, pendant des mois, mené un combat à armes inégales contre la Troïka, il faut aussi refuser fermement cet accord par respect pour le peuple grec.
Cet épisode inédit marque un tournant. Il a le mérite de "faire tomber les masques" sur ce qu'est la réalité de cette Europe arrogante et autoritaire qui méprise la voix des peuples, y compris celle des français lors du référendum de 2005.
Allons-nous encore longtemps laisser les technocrates de Bruxelles imposer leur diktat au prix de tant de souffrances dans tous les pays d'Europe ?

Jacqueline Fraysse,
députée de Nanterre-Suresnes

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mercredi 15 juillet 2015

"T'es sûr?"


"Dis-moi..."
"oui?"
"t'es sûr que la facture annuelle de la pollution d'air en France équivaut à un tiers de la dette grecque?"
"c'est écrit dans un rapport d'une commission d'enquête sénatoriale"
"on marche sur la tête"
"c'est ce que dirait notre députée"
"t'es sûr qu'elle dirait ça?"
"ou alors... tonnerre de Zeus !"
"...!?"

Roland RICHA
Mercredi, 15 juillet 2015

C'est un tiers de la dette grecque, note la presse, qui révèle, mercredi 15 juillet, l'estimation de la facture que représente chaque année la pollution de l'air en France. Selon un rapport d'une commission d'enquête sénatoriale, et dont le contenu devrait être dévoilé dans la journée, la pollution de l'air coûterait à la France entre 68 et 97 milliards d'euros par an. Cela représente entre 1 100 et 1 600 euros par habitant et par an. Une estimation qui ne manquera pas d'alimenter les débats à moins de cinq mois du début de la Conférence de Paris sur le climat.

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La pollution de l'air en France : une facture à plus de 100 milliards d'euros par an.
C'est un tiers de la dette grecque.

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(Photo Afp)

C'est un tiers de la dette grecque, note la presse, qui révèle, mercredi 15 juillet, l'estimation de la facture que représente chaque année la pollution de l'air en France. Selon un rapport d'une commission d'enquête sénatoriale, et dont le contenu devrait être dévoilé dans la journée, la pollution de l'air coûterait à la France entre 68 et 97 milliards d'euros par an. Cela représente entre 1 100 et 1 600 euros par habitant et par an. Une estimation qui ne manquera pas d'alimenter les débats à moins de cinq mois du début de la Conférence de Paris sur le climat.

42 000 décès prématurés chaque année
C'est l'estimation qui ressort des auditions de quatre ministres et de 70 experts, économistes, responsables d'administration et grands patrons, auditionnés par cette commission d'enquête. La faute principalement aux particules fines en suspension dans l'air et surtout émises par les véhicules diesels. D'après l'OMS, la facture de ces décès prématurés s'élève à 48 milliards d'euros.
D'autres polluants, comme l'ozone ou les oxydes d'azote, augmentent également le risque de développer de l'asthme, des cancers et des troubles cardiovasculaires. Des problèmes de santé dont la prise en charge est estimée entre 1 et 2 milliards d'euros par an. Sans oublier l'impact des polluants présents dans nos intérieurs, dont le coût est estimé à plus de 19 milliards d'euros.

650 000 journées d'arrêt de travail
Les membres de la commission ont cumulé tous les effets de la pollution sur l'organisme et leurs conséquences sur le travail. Entre les hospitalisations, les consultations chez le médecin, les nouvelles allergies, mais aussi les journées d'activité restreinte en raison des alertes à la pollution, ils estiment à 650 000 le nombre de journées d'arrêt de travail.

Des façades noircies et une baisse des rendements agricoles
Particules fines, fumées noires et pics d'ozone... Ces pollutions ne dégradent pas seulement notre santé, mais aussi notre environnement. Ainsi, l'impact sur la biodiversité, les rendements agricoles, la qualité des sols mais aussi le patrimoine bâti est estimé à 4 milliards d'euros par an. On ne compte plus le nombre de façades totalement noircies et qui méritent d'être ravalées. C'est le cas du Panthéon à Paris, note Le Parisien, qui révèle que la restauration extérieure du bâtiment aurait coûté près de 900 000 euros.
L'ozone est aussi le pire ennemi des plantes, qui ont tendance à vieillir plus vite. D'après une étude d'Airparif, "le rendement du blé en région parisienne a été réduit en moyenne de 10% par rapport à une situation non polluée au cours des quinze dernières années". 


(15-07-2015 - Avec les agences de presse)

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mardi 14 juillet 2015

Incendie sur un site pétrochimique des Bouches-du-Rhône, le plan Orsec déclenché

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France Bleu Provence a publié une photo du nuage de fumée planant au-dessus du site.

Un incendie est en cours, mardi 14 juillet, sur le site pétrochimique américain LyondellBasell à Berre-l’Etang (Bouches-du-Rhône) et le plan Orsec, réponse de la sécurité civile en cas d’événements touchant gravement la population, a été déclenché.
Vers 3 heures du matin, deux explosions ont retenti sur ce site situé près de l’étang de Berre et de l’aéroport de Marseille-Marignane. « Deux cuves, distantes de 500 mètres l’une de l’autre et remplies de produits chimiques, sont touchées », a expliqué une source proche de l’enquête citée par l’AFP. « Aucun blessé n’est à déplorer », selon la préfecture.
France Bleu Provence a publié une photo du nuage de fumée planant au-dessus du site.
Selon le colonel Allione du service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône, 110 hommes étaient mobilisés, a-t-il confié à France Bleu Provence. Un « panache de fumée [se dirige] vers les communes alentour », indique la préfecture, mais d’après le colonel Allione celui-ci ne présenterait pas de risque de toxicité « pour les premiers habitants, situés à 1,5 kilomètre ».
L’incendie concerne deux cuves de stockage. « Le premier bac, contenant de l’essence, est actuellement en voie d’extinction. Le second bac, contenant du naphta, est en phase de temporisation avec une projection de mousse pour étouffer le feu », a détaillé la préfecture. Par ailleurs, un « barrage préventif » a été installé sur l’étang de Berre proche du site, pour prévenir toute pollution notamment pas les « eaux d’extinction ».
LyondellBasell avait annoncé en septembre 2011 le projet de fermeture de cette raffinerie. Après deux semaines de grève et de blocage des unités pétrochimiques, la direction avait accordé un sursis au site.
Dans l’espoir de trouver repreneur, la raffinerie avait été « mise sous cocon », c’est-à-dire arrêtée, mais entretenue par une vingtaine de salariés pour pouvoir être le cas échéant redémarrée. 


(14-07-2015 - Avec les agences de presse)

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lundi 13 juillet 2015

Comment le consumérisme s’est imposé dans le droit de la copropriété


Cinquante ans après l’adoption de la loi du 10 juillet 1965 sur les copropriétés, la montée du pouvoir des copropriétaires, encore renforcé par la loi ALUR en 2014, inquiète les gestionnaires professionnels, les syndics mais aussi les juristes. Alors que le projet initial cherchait l’équilibre entre droits individuels et collectifs, les vingt-et-une lois modificatives intervenues depuis ont favorisé « le collectif, la protection de l’immeuble » et « affaibli la liberté individuelle du copropriétaire, avec une montée du consumérisme face aux gestionnaires et une irruption des pouvoirs publics, comme si toutes les copropriétés étaient en difficulté. Et la loi ALUR accèlère ce mouvement », se désole Pierre Capoulade, un des rédacteurs de la loi de 1965, pour qui « le ministère de la justice, garant du droit de la propriété, a perdu le contrôle au profit du ministère du logement ».
La loi pour l’Accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR) du 24 mars 2014 a mis sous surveillance la profession de syndic, désormais priée de respecter un code de déontologie dont le décret est attendu cet été, et soumise à une commission de contrôle où siègent des représentants des consommateurs.

Répression des fraudes
« Deux cow-boys ont fait irruption dans mon cabinet, m’ont enjoint de faire sortir mes clients, de donner la liste de tous les immeubles que je gère et d’en extraire trois dont les ravalements étaient récents », raconte Evelyne Vivier, du cabinet Bellavita, syndic professionnel à Paris. Il s’agissait de deux agents de la répression des fraudes, rebaptisée direction départementale de la protection de la population. Pas de chance pour les inspecteurs, « ces ravalements avaient été conduits par trois entreprises différentes, sous la direction de trois architectes distincts et tous mes mandats étaient à jour… Ils m’ont même demandé des conseils pour coincer des collègues moins scrupuleux que moi », sourit-elle.
« Ce type de contrôle s’est multiplié en 2014 et la profession doit s’y habituer et s’y préparer car la répression des fraudes a désormais des prérogatives renforcées », conseille Yehudi Pelosi, avocat spécialiste en droit administratif. « Demande t-on aux médecins d’être jugés par leurs patients, aux avocats par leurs clients ? », s’insurge Me Pelosi. D’autant que cette instance est compétente pour prononcer des sanctions disciplinaires et prononcer jusqu’à la « mort professionnelle », c’est-à-dire l’interdiction d’exercer.

« La règle du tout sauf »
La loi ALUR impose aussi, depuis le 1er juillet 2015, un contrat type liant la copropriété et son gestionnaire : treize pages qui décrivent minutieusement les tâches comprises dans son forfait de rémunération annuelle et celles, spécifiques, pouvant donner lieu à un complément d’honoraire, à condition qu’elles soient précisées au contrat. « C’est la règle du “tout sauf”, c’est-à-dire que le forfait comprend tout, sauf ce qui est expressément décrit dans les prestations particulières », explique David Rodrigues, juriste de l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) : « C’est une grande victoire des consommateurs qui met fin aux abus maintes fois dénoncés », se félicite-t-il. Pour achever de border les syndics, la loi les met désormais en concurrence obligatoire tous les trois ans, « même si les copropriétaires sont contents de leur syndic, ce qui n’est pas totalement à exclure… », ironise Jean-François Buet, président de la Fnaim, leur principal syndicat.
La loi sur les copropriétés « est devenue obèse, avec ses 108 articles – contre une cinquantaine en 1965 – mal écrite, difficilement lisible, voire contentiogène », déplore l’avocat spécialiste Daniel Tomasin. Et elle est assez éloignée de l’esprit du texte originel. Mais entre-temps, la copropriété a conquis non seulement les immeubles des centres-villes mais aussi les grands ensembles, les villes nouvelles, les banlieues, et s’applique aujourd’hui à huit millions de logements, soit plus d’un quart du parc immobilier. Il a fallu modifier la loi pour protéger la collectivité contre les mauvais payeurs, les noiseux, les plaideurs, les marchands de sommeil voire les syndics indélicats…

Empêcher la reproduction de scandales
Il aura fallu attendre vingt ans et la loi Bonnemaison de 1985 pour que soit envisagée l’existence d’un compte bancaire séparé pour chaque syndicat de copropriété, afin que la banque se porte garante de la véracité des mouvements d’argent. Trente ans de plus, à cause de la résistance des syndics professionnels, ont été nécessaires pour qu’enfin, en 2015, le compte bancaire séparé soit obligatoire et sans frais supplémentaire.
Cela devrait empêcher la reproduction de scandales comme celui du réseau Urbania en 2010, qui avait aspiré la trésorerie des immeubles pour la placer à son profit et, finalement, presque tout perdre. « A l’époque, Michèle Alliot-Marie, ministre de la justice, a failli mettre la profession sous tutelle et nous ne sommes pas passés loin de la catastrophe », se souvient Jacques Laporte, conseiller du président du groupe Foncia, premier administrateur de biens de France. Car, en cinquante ans, se sont aussi constitués de grands groupes (Foncia, Citya-Belvia, Oralia, Nexity Services…) ayant les moyens d’investir dans d’indispensables outils informatiques qui facilitent la gestion et la communication avec les conseils syndicaux.
Une autre disposition de la loi ALUR impose aux copropriétaires, à compter du 1er janvier 2017, de faire des provisions en vue de gros travaux équivalant à au moins 5 % du budget de la copropriété. Un moyen de désamorcer la bombe à retardement que constituent les copropriétés en difficulté ou fragiles, dont l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH) estime le nombre à 130 000, soit 20 % des 670 000 copropriétés de France.

Isabelle Rey-Lefebvre
Journaliste au Monde
13 juillet 2015

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Le 14 juillet


"Y en a qui font le pont,
d'autres qui ne le feront pas."
"Y en a qui sont en vacances,
d'autres qui ne les prendront pas."
"Y en a qui iront applaudir les soldats défiler sur les Champs Élysées,
moi... je n'irai pas."
...!?

Roland RICHA
Lundi, 13 juillet 2015



Le Pcf proteste contre la présence du président mexicain en France

François Hollande et le gouvernement français s’apprêtent à recevoir pour les commémorations du 14 juillet le président mexicain Ernesto Peña Nieto. Le PCF exprime son indignation et sa réprobation.
Cette présence est une gifle aux familles des 43 étudiants disparus en septembre dernier et un geste de mépris vis-à-vis de tous ceux qui se battent aujourd'hui contre le règne de l'impunité, de la corruption et de la violence, et pour que l’État de droit soit enfin une réalité. De toute évidence, les autorités françaises n'ont pas voulu tenir compte des éléments mis en évidence par des organismes tels qu'Amnesty international et la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU.
Le Mexique vit sous un régime où les droits humains sont systématiquement violés et où la torture, les disparitions forcées et les exécutions extra-judiciaires sont monnaie courante. La tragédie de la disparition des 43 étudiants en septembre 2014 et l'horreur de la découverte de dizaines de fosses communes ont mis au jour la collusion des autorités de l’État avec des groupes du crime organisé.
Jusqu'ici, tout a été fait pour empêcher le bon déroulement des investigations sur la disparition des 43 jeunes d'Ayotzinapa. De nouvelles révélations démontrent la participation de l'armée dans des exécutions extra-judiciaires. La liste des crimes commis contre des opposants, des défenseurs des droits de l'homme ou des journalistes est longue, et ces crimes restent impunis dans la plupart des cas.
En recevant le président mexicain, le gouvernement français indique qu'il s'intéresse bien plus aux opportunités offertes aux transnationales par la privatisation récente du pétrole et de l'électricité mexicains plutôt qu'au respect des droits de l'homme et aux exigences exprimées massivement par le peuple mexicain.
L'invitation et la présence du Président mexicain Ernesto Peña Nieto n'honore pas la France. Le PCF affirme une nouvelle fois toute sa solidarité avec tous ceux qui se battent au Mexique en faveur de la démocratie, du droit et de la justice et contre l'impunité.

Parti communiste français


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vendredi 10 juillet 2015

Tonnerre de Zeus !


Ils ont pourtant tout fait, tout tenté, en Grèce, comme en France et dans tous les pays d’Europe, des manipulations les plus grossières, aux mensonges les plus vils, en passant par la culture de la peur... aucun des registres de la désinformation n’a été négligé.
Mais rien n’y fit ! Le "Non" l’a emporté largement avec plus de 61% des suffrages. Permettez-moi d’abord de saluer le courage et la dignité du peuple grec, de son 1er ministre Alexis Tsipras et de son ministre des finances Yánis Varoufákis, pour le courage et la détermination dont ils ont fait preuve dans ce concert d’ignominies orchestré pour contraindre les citoyens et le gouvernement qu’ils ont élu démocratiquement à "avaler" coûte que coûte, la potion mortelle de l’austérité.
Comme le dit si bien Denis Sieffert dans Politis : le « Non Grec est un vote de classe, de GRANDE CLASSE. »
Il a enfin permis de reléguer au second plan les arguments techniques, économiques et financiers qui nous sont sans cesse opposés pour placer le débat sur le vrai terrain, le terrain politique, car il s’agit bien d’un conflit entre les peuples et une technostructure défendant bec et ongle, les intérêts financiers d’une caste de privilégiés.
Ce sont très exactement les questions que soulevait le référendum français de 2005 en répondant majoritairement "Non", non pas à l’Europe, mais à une Union européenne d’abord financière et monétaire avant d’être politique, sociale, écologique et solidaire.
La victoire du "Non" en Grèce aujourd’hui est essentielle car ils rêvaient tous de faire tomber Tsipras pour éviter la "contagion" de ses "mauvaises manières" : pensez donc, un premier ministre qui ose demander par référendum, l’avis du peuple ! On aura tout vu ! Il faut dire que cela tranche quelque peu avec le nôtre qui gouverne à coups de 49- 3...
Ce projet a raté, heureusement. Mais le péril demeure car ils n’ont pas renoncé. La fameuse Troïka (FMI, BCE, Commission Européenne) qui tient les cordons de la bourse et comporte en son sein des jusqu’au boutistes, peut décider de supprimer les liquidités d’urgence conduisant le pays au désastre humanitaire. Ils continuent de réclamer à Tsipras de « nouvelles propositions » et de refuser de débattre de la restructuration de la dette grecque.
C’est la position autoritaire et tranchée de la chancelière allemande A Merckel et de son ministre des finances Wolfgang Schäuble. Quant à François Hollande, il se montre, comme d’habitude, "mou et courbé". Un peu plus prudent que son homologue d’outre Rhin, il reste dans le flou.
Mais enfin, est-il oui ou non pour la restructuration de la dette grecque dont tout le monde sait qu’elle est insoutenable ?
Va-t-il enfin se prononcer clairement ?
À celles et ceux qui envisagent le grexit, non prévu par les traités et qui ne pourra prendre que la forme d’une expulsion brutale, la France doit dire clairement qu’elle refuse un tel coup de force et affirmer qu’elle y opposera son véto.
Allez Monsieur le Président, une fois n’est pas coutume, un peu de courage !

Jacqueline Fraysse
Députée de Nanterre-Suresnes
Juillet 2015

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Mourir gratuitement


"23 morts dans une bousculade lors d'une distribution de vêtements au Bangladesh"
"pourquoi?"
"ils étaient gratuits"
"pour quelle raison?"
"les riches Bangladais distribuent fréquemment des vêtements aux plus pauvres pendant le ramadan"
"...!?"




Roland RICHA
Vendredi, 10 juillet 2015

Quelque 1.500 personnes attendaient devant l'usine vers 04H45, selon la police, après que ses propriétaires eurent annoncé la distribution de vêtements gratuits aux plus pauvres, selon la tradition islamique.
Les riches Bangladais distribuent fréquemment des vêtements aux plus pauvres pendant le ramadan, qui a débuté le 19 juin, mais ces distributions débouchent occasionnellement sur des bousculades mortelles.


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jeudi 9 juillet 2015

La Communauté d’agglomération du Mont-Valérien signe son contrat de ville 2015-2020


Le Préfet des Hauts-de-Seine signera vendredi 10 juillet avec Patrick OLLIER, Président de la Communauté d’agglomération du Mont-Valérien (CAMV) et Maire de Rueil-Malmaison, Patrick JARRY, Maire de Nanterre et de Christian DUPUY, Maire de Suresnes, le contrat de ville de la CAMV.
Le contrat de ville à l’échelle intercommunale est l’un des principaux axes de la réforme de la politique de la ville, qui offre un cadre unique de la mise en place de la politique de la ville sur le territoire.
Cette réforme prévoyait également l’évolution de la géographie prioritaire, à partir du critère unique du revenu médian. Les territoires concernés au sein de la communauté d’agglomération du Mont-Valérien ont ainsi évolué : Nanterre conserve cinq quartiers prioritaires tandis que Rueil-Malmaison et Suresnes ne font plus partie de ce dispositif.
Le volet territorialisé de ce contrat cadre se décline alors comme tel : un contrat de ville pour Nanterre et un contrat de veille active pour Rueil-Malmaison et Suresnes, comme prévu dans la loi pour les villes sortant du dispositif de la géographie prioritaire.
La communauté d’agglomération du Mont-Valérien, attachée à l’ambition d’égalité des territoires portée par la politique de la ville, souhaite que cette réforme puisse prendre tout son sens au sein de ces trois communes.
Cette ambition passe nécessairement par la forte mobilisation des grands services publics de l’Etat que sont l’éducation, la santé, l’emploi et la sécurité. Il n’existe pas de politique de la ville efficace sans des dispositifs de droit commun fortement déployés au plus proche des populations concernées. Les trois Maires seront attentifs à ce que l’engagement de l’ensemble des cosignataires de ce contrat cadre reste fidèle aux ambitions qu’il porte.

Signature du contrat de ville - Vendredi 10 juillet 2015 à 16h30
Siège de la Communauté d’Agglomération du Mont-Valérien


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mercredi 8 juillet 2015

Contre l'"apartheid", Gennevilliers et Grigny attendent encore des "actes forts"


A La Grande Borne, Bernard cherche une lueur d'espoir: "C'est le désert". Six mois après Charlie, leur nom lié malgré elles à Coulibaly et Kouachi, les villes pauvres de Gennevilliers et Grigny se débattent avec "des mesurettes" contre "l'apartheid social".
Le réveil a été brutal en janvier quand ces banlieues parisiennes sont devenues aux yeux de l'opinion les villes de trois jihadistes. Dans les semaines qui ont suivi, Manuel Valls avait voulu créer un électrochoc en parlant d'un "apartheid social, territorial et ethnique", notamment en banlieue.
Depuis, des mesures sur l'école ou le logement ont été annoncées, pour casser les ghettos. Mais sur ces territoires, coeurs de cible de la politique de la ville, les changements se mesurent à l'échelle de décennies, "pas en six mois", admet Bernard Moustraire, président de l'Amicale des locataires de La Grande Borne, quartier sensible de Grigny (Essonne) où a grandi Amédy Coulibaly.
Au pied des immeubles, le sexagénaire balaie du regard la place des Herbes: "Il n'y a plus de commerces". La poste? "Fermée depuis un an". La Caf? "Fermée depuis trois ans". Aujourd'hui, seuls résistent une pharmacie, un centre PMI et un pressing.
"Notre réalité n'a pas changé depuis qu'on a parlé d'apartheid", "j'ai plus l'impression d'un immobilisme", renchérit Inès Marszalek, la pharmacienne.
Désert médical, "droit à la sécurité" non respecté, Pôle emploi absent: "On a passé six mois à espérer, force est de constater que les mesures anti-apartheid n'ont pas été prises", souffle le maire PCF Philippe Rio. "L'Etat intervient par du symbole, ça coûte pas cher. Tout le monde attend des actes concrets très forts".
Sur la mixité sociale par exemple: "On continue à entasser des dossiers de droit au logement opposable (Dalo) à La Grande Borne, qui accueille 50% des demandes essonniennes", peste l'élu qui a demandé "un moratoire".
En avril, la ville, une des plus pauvres de France, a adopté symboliquement un budget "anti-apartheid" de 3 millions d'euros, pour protester contre "la baisse du concours de l'Etat aux collectivités locales" et "l'austérité budgétaire".
Si Grigny participe "à l'effort de redressement des déficits publics" à hauteur de 750.000 euros, il est compensé par "la solidarité nationale avec 1,3 million d'euros de concours supplémentaires", répond le ministère de la Ville qui promet de renforcer les services publics: La Poste s'est engagée à rester sur la commune et à ouvrir un nouveau distributeur de billets.
Malgré cela, le compte n'y est pas, la ville se disant incapable notamment d'absorber le coût de la réforme des rythmes scolaires. "Au moment où l'on sort d'un équilibre fragile, on nous remet la tête sous l'eau", peste M. Rio.
A 45 km de là, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), la ville de Chérif Kouachi où la situation est un peu meilleure, le maire PCF Patrice Leclerc fait le même constat: "On casse notre élan!"
Après avoir acheté une pub dans la presse pour contrer "l'effet Kouachi", il veut s'attaquer à la baisse de 17% des subventions de la politique de la ville, notamment à destination des associations, qui s'ajoute à une réduction de la dotation globale de fonctionnement de 3 millions d'euros par an.
Le monde associatif s'inquiète de l'avenir des actions entreprises de longue date pour réduire les fractures. "C'est bien la première année où les budgets baissent autant", s'alarme Annick Poulain, la directrice de Plein Grés, structure de petite enfance et acteur de l'insertion des femmes sans emploi. Cette année, elle perd 85.000 euros. "C'est trois postes salariés en sursis".
Ces coupes interviennent alors que Gennevilliers récolte les graines semées depuis vingt ans par les politiques de la ville, à travers une intense rénovation urbaine. "C'est au moment où la vie s'améliore, où on peut montrer l'efficacité du tissu associatif que l'on diminue les subventions", déplore M. Leclerc.
A Grigny, le maire se demande ce que font ses collègues de banlieue, "à part écoper".

(08-07-2015 - Avec les agences de presse)

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mardi 7 juillet 2015

Nuisance sonore


"Pourquoi n'ouvres-tu pas un peu les fenêtres?"
"à cause du bruit"
"t'habites au bord d'une autoroute?"
"pire"
"au bord de quoi?"
"d'un centre de loisirs"

"ça doit être terrible"
"comme dans une cour de récré... plus les cris des animateurs"
"...!?"

Roland RICHA
Mardi, 07 juillet 2015


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samedi 4 juillet 2015

Canicule: des bouches d'incendie utilisées pour se rafraîchir en pleine rue

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En Ile de France et dans le Nord, des bouches d'incendie sont détournées de leur usage et servent de fontaine en pleine rue. Une pratique interdite et potentiellement dangereuse.
Une conséquence inattendue de la canicule. Pour se rafraîchir ces derniers jours, certains ouvrent illégalement des bouches d'incendie en pleine rue. Une pratique qui touche notamment la banlieue parisienne, ainsi que dans le département du Nord. 
Devant l'ampleur du phénomène, le maire de Pantin (Seine-Saint-Denis) a ainsi pris vendredi un arrêté municipal interdisant cette pratique. "Comme il fait très chaud, c'est devenu une nouvelle mode. Il a suffi qu'un jeune commence et ça s'est propagé à toute la Seine-Saint-Denis", a expliqué à l'AFP une source policière. "Même phénomène dans le nord des Hauts-de-Seine", a relaté une seconde source policière.
A Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), l'une d'elles a même servi à remplir une piscine gonflable, installée au croisement de deux rues.Ces "piscines sauvages" sont également apparues au pied d'immeubles de Nanterre (Hauts-de-Seine). Dans un communiqué, la mairie s'inquiète de cette nouvelle mode et précise: "Afin d'éviter tout accident, il a été demandé de manière systématique à la police nationale de procéder à l'enlèvement des piscines se trouvant illégalement sur l'espace public".
"Les pompiers ne savent plus où donner de la tête" et ont demandé aux mairies d'intervenir, a ajouté la première source policière, évoquant des risques pour la sécurité des riverains, notamment si l'eau atteint des équipements électriques, caténaires ou autres.
Dans son arrêté, Pantin annonce qu'une "amende forfaitaire de 9000 euros (soit le prix de 2000 m3 d'eau) sera appliquée" aux contrevenants, qui devront aussi s'acquitter des frais de réparation en cas de dégradation.
De son côté, le maire communiste d'Aubervilliers, Pascal Beaudet, a appelé au "civisme", énumérant dans un communiqué les "conséquences de ces importants geysers d'eau sur la voie publique": "inondations, coupure d'eau dans les appartements, circulation impossible des voitures et bus", mais aussi "risques d'électrocution, accidents suite à la présence d'enfants sur la route, manque d'eau dans le cas d'un grave incendie"...
Jeudi en fin d'après-midi, un garçon de 11 ans a été légèrement blessé à la tête à Bobigny, éjecté par le violent jet de la borne sur laquelle il était assis, selon la source policière. Et à l'Ile-Saint-Denis des policiers appelés en renfort par des pompiers qui tentaient de refermer une bouche dont les vannes avaient été ouvertes ont été la cible de projectiles. Un homme a été interpellé.
Le phénomène touche d'autres régions :ainsi, dans l'agglomération lilloise, les Eaux du Nord ont dû procéder à une centaine d'interventions, vendredi, pour fermer les bouches d'incendie, parfois plusieurs fois les mêmes, selon la préfecture du Nord. La préfecture craint que cette pratique ne fragilise les possibilités d'intervention des pompiers en cas d'incendie.


 (04-07-2015 - Avec les agences de presse)

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Piscines sauvages


"Dis-moi..."
"oui?"
"à qui appartient l'eau de la cité?"
"ce sont les locataires qui paient les charges d'eau"
"elles doivent augmenter avec la canicule"
"vivement qu'il pleuve"
"...!?"

Roland RICHA
Samedi, 04 juillet 2015



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vendredi 3 juillet 2015

La Ville de Nanterre met en garde contre l’installation de piscines sauvages


La Ville de Nanterre a constaté depuis plusieurs jours l’apparition de piscines installées de manière sauvage sur l’espace public.
La Ville de Nanterre tient à rappeler que l’installation de ce type de structure sans autorisation est illégale, en particulier pour des questions élémentaires de sécurité, notamment des enfants. Les trop nombreux accidents survenus au cours des dernières années dans des piscines individuelles ont obligé à renforcer drastiquement les normes de sécurité autour des piscines.
C’est pourquoi, et afin d’éviter tout accident, il a été demandé de manière systématique à la police nationale de procéder à l’enlèvement des piscines se trouvant illégalement sur l’espace public.
De son côté, l’Office municipal HLM de Nanterre a porté plainte pour vol d’eau.


(03-07-2015 - Ville de Nanterre)

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Acte de naissance du futur 11e quartier de Nanterre


Signature du protocole d’accord entre la ville et l’état sur les Groues :
l’acte de naissance du futur 11e quartier de Nanterre
le jeudi 9 juillet 2015 à 18h30

au Pont de la Garenne

Depuis 10 ans la Ville et l’État réfléchissent, échangent et négocient sur l’avenir des Groues, ce secteur-quartier aujourd’hui très peu habité, occupé essentiellement par des entreprises et des friches ferroviaires. Comment construire un nouveau quartier aux Groues en s’appuyant sur l’arrivée de nouveaux transports en commun (RER Eole et Grand Paris Express) ? Quelle mixité en termes d’habitat, d’économie, de transports ? Quelle forme urbaine, quelle qualité du cadre de vie pour ce nouveau quartier de ville situé au pied de La Défense ? Comment le développement des Groues peut-il créer une dynamique d’entraînement au bénéfice de l’ensemble de la ville et de ses habitants ?
Aujourd’hui, une vision commune a émergé sur ces questions, à travers laquelle se dessine le visage d’un quartier innovant, métissé, écologique et agréable à vivre.
Dix ans après le lancement des 1ères études, la Ville et l’Etat s’apprêtent à signer ensemble l’acte de naissance du futur 11e quartier de Nanterre : c’est une étape importante de l’histoire de la ville qui s’écrira le jeudi 9 juillet 2015.

Fin des années 50
1ère phase de construction du quartier d’affaires de La Défense. Réimplantation aux Groues d’entreprises de Puteaux et Courbevoie aux Groues à proximité d’emprises ferroviaires à l’abandon.

2000 Accord entre l’État et la Ville fixant les grandes orientations de l’aménagement de l’axe Seine-Arche. Le devenir des Groues est laissé en suspens.

2005 / 2006 Engagement des 1ères études et de la phase « diagnostic » sur le secteur des Groues.

2007 1er « plan guide », par lequel la Ville instaure deux conditions au développement de la zone :
- le désenclavement du secteur (transports, résorption des coupures urbaines) ;
- la mixité économique et sociale.
Accord entre la Ville et l’EPADESA sur les grandes orientations urbaines du projet.
La construction des Groues en quelques dates

2008 Le préfet Lelarge remet au ministère un rapport préconisant la construction de 800 000 m2 de bureaux et de 400 000 m2 de logements aux Groues. La Ville engage la concertation avec les Nanterriens. Elle organise notamment les Ateliers de l’Ouest parisien, pour mobiliser l’ensemble des acteurs des villes entourant La Défense concernant le devenir du territoire.

2009 2e plan guide et lancement d’une étude sur le réseau ferroviaire qui relie l’Arche de La Défense à la Seine, en étroite collaboration avec les associations, afin de réfléchir à la résorption des coupures urbaines isolant les Groues du reste de Nanterre.
Conseil municipal extraordinaire sur l’avenir de Nanterre et de La Défense.

2012 Début de l’élaboration du projet urbain du quartier de gare. Visites inédites du futur quartier avec les Nanterriens, sous forme de « ballades urbaines », pour débattre ensemble et sur place des futures orientations de la zone des Groues.

2013 3e plan guide qui constitue l’actuelle base de travail de la Ville et de l’EPADESA.

2014 Lancement d’une mission d’urbaniste coordonnateur avec l’équipe Güller-Güller, pour développer :
- une offre de logement qui réponde aux besoins des Nanterriens et des salariés ;
- la mixité économique et sociale ;
- un quartier innovant et écologiquement exemplaire ;
- la valorisation des atouts du patrimoine urbain et paysager du quartier.

9 juillet 2015 Signature du protocole d’accord entre la Ville et l’État sur l’aménagement des Groues.

2015 / 2016 Création de la Zone d’aménagement concertée des Groues. Finalisation du projet urbain et réalisation de l’étude d’impact intégrant une approche innovante sur le bien-être et la santé des futurs usagers du quartier. Début d’une nouvelle phase de concertation avec les habitants.

Et après ? À partir de 2020, 1ères livraisons : nouvelle gare Eole, 1ers bureaux longeant la RD914 requalifiée, 1ers logements livrés en même temps que les équipements publics scolaires.

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De la difficulté de parler


"Avec l'approche du référendum en Grèce, il est difficile de parler de la Palestine à un Français de gauche"
"avec l'approche des vacances, il est difficile de parler politique avec un Français"
"avec la canicule, il est difficile de parler"
"...!?"

Roland RICHA
Vendredi, 03 juillet 2015



"Exigeons qu'Orange rompe son partenariat avec l'opérateur israélien Partner."

Plusieurs milliers de personnes défilent à Paris par "solidarité" avec la Grèce


Plusieurs milliers de personnes ont manifesté jeudi soir à Paris à l'appel de quatre syndicats - CGT, FO, FSU, Solidaires - et de partis politiques, pour exprimer leur "solidarité" avec le peuple grec, a constaté une journaliste de l'AFP.
Parti de la place de la Bastille, le cortège -de 2.800 à 3.000 personnes selon des estimations de sources policières- au sein duquel flottaient aussi des drapeaux du Parti de Gauche, du PCF et du NPA, est allé jusqu'à la Place de la République en scandant "So, so, so, Solidarité avec le peuple grec!" ou encore "résistance en Grèce, en France".
La banderole de tête, proclamant "Avec les Grecs, unis contre l'austérité. Refusons les diktats de la finance", était aux couleurs de la Grèce: bleue et blanche.
Jean-Luc Mélenchon, député européen et cofondateur du Parti de Gauche, qui avait pris place dans le carré de tête, a estimé que "ce qui se passe, c'est un blocus de la Grèce, qui est organisé (...) pour faire tomber à genoux le gouvernement Tsipras".
"Mettre la Grèce en banqueroute peut être une très sévère punition infligée aux Grecs, mais c'est aussi une catastrophe pour la zone euro et pour la planète financière", a-t-il ajouté. "Personne n'arrive à comprendre pourquoi, pour 1,5 milliard d'euros, on va déclencher une catastrophe financière de cette ampleur".
Les syndicats avaient appelé à cette manifestation au nom du "respect des choix démocratiques des peuples" et pour refuser les politiques d'austérité.
Ils dénoncent une "situation catastrophique" de la Grèce, qui s'explique selon eux parce que ce pays "a été un des laboratoires de l'application des politiques d'austérité imposées par le FMI, la Commission européenne et la Banque centrale européenne".
Derrière une banderole commune des quatre syndicats organisateurs, proclamant "soutien au peuple grec, non à l'austérité", ont défilé les numéro un de FO Jean-Claude Mailly, et de la CGT Philippe Martinez.
Ce dernier a expliqué vouloir "que les choix que font un peuple" pour "une autre politique", soient "respectés".
"Ca fait 5 ans que les Grecs supportent une cure d'austérité sévère", a souligné Jean-Claude Mailly. "Les Grecs ne veulent pas sortir de l'euro, mais ils veulent sortir de l'austérité. Il y a des solutions qui peuvent être trouvées", mais "il faut sortir des schémas libéraux, voire néo-libéraux, en vigueur actuellement au niveau européen".
Marine Roussillon, membre de la direction nationale du PCF, s'est dite "solidaire du peuple grec, qui subit en ce moment un véritable diktat des marchés financiers, qui voit sa souveraineté niée, qui se voit humilié. Ce qui arrive au peuple grec peut arriver au peuple français demain".
Des manifestations similaires étaient aussi organisées jeudi dans différentes villes.
A Toulouse, 300 personnes environ, selon une journaliste de l'AFP, se sont rassemblées vers 18H30 dans le centre ville. A l'appel d'une vingtaine d'organisations, syndicats (CGT, FSU, Solidaires) partis de gauche (PCF, NPA) et associations (Attac, Copernic, Actup Mouvement de la Paix), elles ont défilé à partir de 19H00 derrière une banderole "Soutien au peuple grec: d'Athènes à Toulouse, dans toute l'Europe, non à l'austérité".

(
03-07-2015 - Avec les agences de presse)

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