jeudi 30 avril 2015

Appel aux travailleurs français


"On va encore une fois nous retrouver entre nous"
"que veux-tu dire?"
"la manif du 1er mai de Paris... tous les travailleurs Kurdes vont défiler ensemble"
"eeuuhh..."
"quoi?"
"on devrait essayer de se mélanger aux autres"
"tu veux dire le contraire"
"t'as raison... surtout s'il pleut"
"...!?"

Roland RICHA
Jeudi, 30 avril 2015

Manifestation parisienne du 1er mai 2015 : 15h00 Place de la République, direction Place de la Nation


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Ensemble le 1er Mai pour mondialiser le progrès social


15h00: Place de la République en direction de la Place de la Nation

En France, près de 300 initiatives (manifestations, rassemblements, débats, évènements festifs …) sont attendues autour du 1er mai à l’appel de la CGT, Solidaires, FSU et UNSA. L’enjeu de la journée du 1er mai est d’envoyer aux jeunes et aux privés d’emploi, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui subissent précarité et chômage, un message d’espoir et de détermination. La nécessité d’une autre répartition des richesses résonnera dans notre pays mais aussi dans les rues de centaines de villes européennes. Augmenter les salaires et les pensions, égalité salariale, plus de droits pour les salariés, telles sont les propositions et revendications de la CGT pour sortir de la crise et revaloriser le travail. Elles sont les conditions du financement de la protection sociale pour garantir les droits à la santé et à la retraite.

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mercredi 29 avril 2015

Le 29 avril 1945, ce jour où les Françaises ont voté pour la première fois


"Tous les hommes naissent libres et égaux", officiellement depuis 1789. Mais pas les femmes. Ce n'est que le 29 avril 1945 que les Françaises ont voté pour la première fois de leur histoire, lors des élections municipales. Soit un siècle après les hommes. Un an plus tôt, le 21 avril 1944, le droit de voter et d'être élues était enfin accordé aux femmes, par une ordonnance du Comité français de la Libération nationale signée par Charles de Gaulle depuis Alger.
Selon Réjane Sénac, chargée de recherche CNRS-Cevipof et présidente de la commission parité au Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh), les Françaises ont en fait obtenu le droit de vote et d'éligibilité "par un article dans une ordonnance ne portant pas sur leur citoyenneté. Leur entrée dans la République s'est faite par une porte dérobée". Quant à la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1789, elle instaure "un universalisme ne s'appliquant qu'à la moitié masculine de la population !"
Le droit de vote des femmes est confirmé par l'ordonnance du 5 octobre 1944, sous le gouvernement provisoire de la République française. Il faudra attendre le premier scrutin après la Libération, les municipales, en cet historique mois d'avril 1945, pour que douze millions de femmes puissent l'exercer. Un événement historique qui est l'aboutissement d'un long combat ! Au cinéma, les actualités montrent les impressionnantes files d'attente de femmes devant les bureaux de vote. Une électrice tirée à quatre épingles lance aux journalistes : "Je suis très fière de voter et j'espère que toutes les femmes auront rempli leur devoir."
Elles voteront de nouveau en octobre pour les élections à l'Assemblée constituante. Trente-trois d'entre elles seront élues sur un total de 586 députés. Il s'agissait en 1945 d'un scrutin de liste à la représentation proportionnelle. "On a assisté entre 1945 et les années 1990 à une baisse permanente du nombre de femmes élues à l'Assemblée nationale", relève Françoise Picq, spécialiste de l'histoire du féminisme. En 1993, elles ne sont ainsi que 5,7 % à siéger au Parlement, à peine plus qu'au sortir de la Seconde Guerre mondiale.
Pour contrer cette fâcheuse tendance, la France est la première à adopter une législation sur le principe de parité. La Constitution est révisée. En 2000, une première loi contraint les partis politiques à présenter un nombre égal de femmes et d'hommes lors des scrutins de liste. Depuis, de nombreuses législations, de plus en plus contraignantes, sont venues réformer les scrutins.
Cependant, les têtes de liste sont encore majoritairement masculines et les femmes souvent cantonnées aux dossiers sociaux ou relatifs à la petite enfance... Aujourd'hui, l'Assemblée nationale compte 155 députées sur un nombre total de 577 élus, soit 27 % seulement de l'hémicycle qui se conjugue au féminin. Depuis 2014, le Sénat accueille 88 sénatrices sur un total de 346 sénateurs, soit 25,4 % (+ 3 points par rapport à 2011). Seulement 16 % des maires sont des femmes.
Selon le Haut Conseil à l'égalité, des contraintes légales fortes sont les seules de nature à garantir la parité : "Il n'y a rien de spontané. Quand la loi n'oblige pas, il n'y a pas de réelle évolution", souligne la présidente du HCEfh Danielle Bousquet. Et "le partage des places s'arrête là où le pouvoir commence".
Les récentes élections départementales, soumises aux règles de parité (binôme femme-homme), en sont l'illustration : seules huit femmes ont été élues présidentes sur une centaine de départements français : à peine 10 % au total. L'enjeu en termes de parité portera également sur la répartition des postes de responsabilité lors des régionales de décembre (règle de l'alternance homme/femme). Il n'y a aujourd'hui qu'une femme présidente de région sur 22.

(29-04-2015 - Avec les agences de presse)

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mardi 28 avril 2015

"Comment fais-tu?"


"Le chômage a atteint un nouveau record en mars, avec 3,51 millions de demandeurs d'emploi"
"je ne suis pas concernée"
"comment fais-tu?"
"je trouve tu travail de temps à autre"
"mais alors, nous sommes beaucoup plus nombreux"
"...!?"

Roland RICHA
Mardi, 28 avril 2015

Catégorie A: Demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, sans emploi ;
Catégorie B: Demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
Catégorie C: Demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. de plus de 78 heures au cours du mois) ;
Catégorie D: Demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage, d'une formation, d'une maladie...), sans emploi ;
Catégorie E: Demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés).


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Chômage: nouveau record avec 3,51 millions de demandeurs d'emploi

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Mauvaise nouvelle à l'approche du troisième anniversaire de l'élection de François Hollande: le chômage a atteint un nouveau record en mars, avec 3,51 millions de demandeurs d'emploi sans activité en métropole, soit 15.400 (+0,4%) de plus qu'en février.
Ce nouveau record du nombre divise les éditorialistes les uns estimant que François "Hollande ne gagnera jamais la bataille du chômage" d'autres pensant que sa "mission" est "devenue, mine de rien, moins impossible".
Selon les chiffres annoncés lundi par le ministère du Travail, le chômage a également atteint son plus haut historique en incluant l'Outre-mer, à 3,77 millions (+0,4%).
La hausse est encore plus forte (+0,5% sur un mois) si l'on compte les demandeurs ayant exercé une petite activité: 5,29 millions en métropole, 5,59 millions en France entière, également des records.
Quelques minutes avant la publication des chiffres, le président a déploré un chômage "trop élevé": "Nous devons nous battre jour après jour pour que nous puissions créer le plus d'emplois possibles."
Mais le ministre du Travail François Rebsamen préfère mettre l'accent sur le chiffre trimestriel (+9.200 chômeurs sans activité supplémentaires en métropole), la "plus faible (hausse, NDLR) enregistrée depuis début 2011".
"Le début d'année 2015 demeure une phase d'amélioration de la tendance, a-t-il insisté, même si elle ne suffit pas à obtenir, pour le moment, une baisse régulière du nombre de demandeurs d'emploi".
Une analyse partagée par Mathieu Plane, de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), qui note la "volatilité" des chiffres mensuels: "Globalement, on est dans une phase de stagnation du chômage dans laquelle on devrait rester tout le premier semestre 2015". Son organisme prévoit "l'inversion de la courbe du chômage au second semestre".
Son confrère Philippe Waechter (Natixis) est moins optimiste: "On retourne sur la trajectoire de fin 2014, malgré une faible inflexion".
Contrairement aux mois précédents, la situation des jeunes s'est fortement dégradée en mars (+1,0% sans aucune activité). La hausse est de 1,5% sur un an. Là encore, M. Rebsamen préfère le chiffre trimestriel (-0,7%).
Selon M. Plane, les politiques ciblées sur les jeunes avaient pourtant "plutôt fonctionné", mais ce "coup d'arrêt" pourrait être lié "à des fins d'emplois d'avenir".
A l'autre bout de la pyramide des âges, la hausse du chômage des seniors ralentit un peu: +0,4% sur un mois, +8,6% sur un an.
En revanche, le chômage de longue durée, érigé en "cause nationale" par François Hollande en juillet dernier, continue de faire tâche d'huile: petite activité comprise, 2,3 millions de chômeurs sont inscrits à Pôle emploi depuis plus d'un an (+1,1% sur un mois, +10,1% sur un an).
Les mauvais chiffres de mars n'ont rien d'étonnant. Selon M. Waechter, "les chefs d'entreprises n'ont pas d'incitations à embaucher à tout-va, parce que la croissance n'est pas encore suffisamment robuste" (+0,4% en 2013 et 2014).
Manuel Valls concède volontiers que le chômage ne baissera pas tant que la croissance ne montera pas "autour de 1,5%". Un seuil que le Premier ministre compte bien atteindre dès 2015.
Quant à M. Rebsamen, il a répété dans l'après-midi à Alençon qu'il voulait "que le nombre de chômeurs baisse (...) d'ici à la fin de l'année".
Mais pour Philippe Waechter, les mesures prises par le gouvernement - Pacte de responsabilité, lois Macron et Rebsamen, etc. - ne sont pas suffisantes. Il réclame "une politique économique encore plus pro-business".
Les attaques de l'opposition ne se sont pas fait attendre. La "promesse" d'inverser la courbe du chômage "n'est plus qu'une triste plaisanterie", a dénoncé Laurent Wauquiez (UMP).
Même tonalité chez Philippe Vigier (UDI): "Quand allez-vous vous donner les moyens de votre promesse Monsieur le Président ?"
De son côté, Florian Philippot (FN) a fustigé, dans un tweet, "l'échec d'une politique européiste d'austérité et d'écrasement des petites et moyennes entreprises".
Chez les syndicats, la CFDT a regretté que la "timide reprise" soit "insuffisante pour faire reculer le chômage". Dans la matinée, son numéro un Laurent Berger avait qualifié le chômage d'"échec collectif".
"On ne sent pas aujourd'hui une inflexion", a estimé Jean-Claude Mailly (FO), rappelant la "série de plans sociaux qui ont été annoncés ces derniers temps" (MoryGlobal, Dim, Total...).
Depuis le début du mandat de M. Hollande, Pôle emploi a vu affluer 586.600 chômeurs supplémentaires.

(28-04-2015 - Avec les agences de presse)

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lundi 27 avril 2015

Présidentielle: Pierre Laurent (PCF) "n'imagine pas" la gauche absente du 2e tour


Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste (PCF), "n'imagine pas une seconde" la gauche absente du second tour de l'élection présidentielle en 2017, et a de nouveau prôné une candidature commune de la gauche de la gauche.
La gauche pourrait-elle être absente du second tour en 2017 ? "Je ne l'imagine pas une seconde. C'est un danger mais je vais tout faire pour éviter ce scénario catastrophe", a déclaré M. Laurent lundi sur LCI et Radio Classique.
Faut-il une candidature communiste en 2017 ? "Même si elle était communiste", cette candidature "devrait avoir l'ambition d'être une candidature du Front de gauche et de toutes les forces qui ne se reconnaissent pas dans la politique gouvernementale. C'est évident qu'il y a des millions de gens à gauche qui ne se reconnaîtront pas dans une candidature de François Hollande, et a fortiori dans une candidature de Manuel Valls", a répondu M. Laurent.
"Il faut construire une candidature qui puisse permettre à ces millions d'hommes et de femmes de gauche, à ces millions de gens des catégories populaires qui veulent dire autre chose et qui veulent le retour à une vraie politique de gauche", a insisté le sénateur de Paris.
Depuis les 11,1% réalisés par Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l'élection présidentielle de 2012, "le Front de Gauche, toutes les élections le montrent, a conforté ce socle électoral mais évidemment, ce n'est pas du tout suffisant à nos yeux. Nous voulons aller à la conquête de tous les électeurs qui sont déçus, voire écoeurés par la politique gouvernementale", a développé M. Laurent.
Un sondage Ifop-Le Journal du Dimanche faisant de Manuel Valls le candidat préféré des socialistes et écologistes est un "sondage pour amuser la galerie. On sait tous que François Hollande a décidé d'être candidat à la présidentielle", a-t-il dit.
Par ailleurs, Pierre Laurent a dénoncé lundi la "logique d'Europe-forteresse" dans laquelle s'enferme le vieux continent, qui doit "déterminer une nouvelle politique" vis-à-vis des pays du sud de la Méditerranée et accueillir plus de réfugiés.
"L'Europe s'enferme dans une logique d'Europe-forteresse qui ne fonctionne pas, qui est sans vision pour nos rapports avec la Méditerranée, ce qui, du point de vue humanitaire, est parfaitement scandaleux", a déclaré M. Laurent sur LCI et Radio Classique.
"Les 400 millions d'Européens doivent pouvoir accueillir quelques dizaines de milliers de migrants et pas quelques centaines comme l'a annoncé François Hollande pour la France", a estimé le sénateur de Paris.
"Il y a 2 millions de réfugiés autour de la Libye, 2 millions autour de la Syrie. Je ne dis pas que toutes ces personnes devront être accueillies en Europe mais nous pourrions en accueillir un nombre plus important", a insisté M. Laurent.

(27-04-2015 - Avec les agences de presse)

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dimanche 26 avril 2015

Basket: Nanterre champion d’Europe

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La JSF Nanterre a remporté l’EuroChallenge, la 3e Coupe d’Europe après l’Euroligue et l’Eurocoupe par ordre d’importance, dimanche à Trabzon. Les Franciliens ont battu en finale le club turc de Trabzonspor (64-63). Le héros de la JSF se nomme Terrance Campbell (15 pts), auteur d’un panier au buzzer validé par les arbitres après visionnage de l’action. Nanterre est le premier club français a remporté une Coupe d’Europe depuis Nancy en 2002 (Coupe Korac).

(26-04-2015 - Avec les agences de presse)

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Ce qui fera la différence


"Valls arrive en tête des personnalités souhaitées comme candidates à l'élection présidentielle de 2017"
"souhaité par qui?"
"37 % des sympathisants du PS, 18 % des sympathisants EELV, 15 % des sympathisants du Front de gauche"
"eeuuhh..."
"quoi?"
"et par combien de sympathisants du Front national?"
"...!?"



Roland RICHA
Dimanche, 26 avril 2015

Le Premier ministre arrive en tête des personnalités souhaitées comme candidates à l'élection présidentielle de 2017 par les sympathisants de gauche, obtenant les suffrages de 29 % des sondés (37 % des sympathisants du PS, 15 % des sympathisants du Front de gauche et 18 % des sympathisants EELV), dans une étude Ifop-Le Journal du dimanche.


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samedi 25 avril 2015

La DCRI doublée par Pinot simple flic


Histoire de rendre l'actualité de ce début d'année 2015 moins macabre, les médias, les politiques et les services de renseignements français nous ont fait une bonne grosse blague. Depuis les affreux attentats du 7 janvier 2015, le plan Vigipirate est au niveau d'alerte maximum. Depuis, sous prétexte de sécurité, on fouille vos sacs partout et tout le temps. Comme si un détenteur de kalashnikov allait rentrer par l'entrée principale du magasin avec son arme cachée dans un tout petit sac à main de femme.
Sauf que, si on rembobine le film, on se souviendra que ce qui a permis de retrouver la trace des frères Kouachi, ce ne sont pas les moyens titanesques donnés aux services de renseignements, mais seulement la bêtise des terroristes qui avaient laissé leur carte d'identité dans leur voiture. Aujourd'hui, avec Sid Ahmed Ghlam l'apprenti terroriste qui se tire une balle dans la jambe avant de commettre son méfait, et qui appelle le Samu (ce qui provoque l'intervention de Police Secours), on a pu empêcher un autre attentat de se produire.
Ainsi, non seulement on réalise que l'expression "se tirer une balle dans le pied" prend ici tout son sens (au propre comme au figuré), mais on comprend aussi que l'intervention de Pinot simple flic de Police Secours a suffi pour déjouer une éventuelle tragédie.
Merah, les frères Kouachi, Sid Ahmed Ghlam étaient donc tous connus des services de police et même à un moment surveillés par les services de renseignements, qui n'ont pas su les arrêter. On veut réduire nos libertés sous le prétexte d'une plus grande sécurité en donnant des millions d'euros aux services de renseignements, des moyens à n'en pas finir et sous la dictature de l'émotion leur donner un cadre juridique pour épier nos vies avec la dernière loi renseignement. Or c'est bien Pinot simple flic qui doit faire des pieds et des mains pour changer ses rangers usés, faute de moyens, qui nous évite un attentat à l'insu de son plein gré.
En instrumentalisant cette affaire, certains ont voulu nous faire croire que la surveillance généralisée était nécessaire. Bien essayé...

Par Sihem SOUID

24, avril 2015

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vendredi 24 avril 2015

Omerta sur la réserve parlementaire de 2012


Où sont passés les millions de la réserve parlementaire de 2012 ? Sommé par la justice de fournir la liste des bénéficiaires de la précieuse cagnotte, Bercy botte en touche. Deux ans après le vote de la loi sur la transparence de la vie publique, la caisse secrète de la République n'a pas encore dévoilé tous ses mystères.
Longtemps gérée dans les arcanes du pouvoir, la réserve parlementaire est rendue publique depuis 2014. Libre désormais à chaque citoyen de consulter la répartition de cette enveloppe garnie de 150 millions d'euros que les députés et les sénateurs distribuent à des associations ou collectivités locales de leur fief électoral. Mais cette transparence a ses limites. Si les listings de 2013 et 2014 ont été publiés, ceux des années précédentes ne sont pas connus dans leur intégralité.

Un trou de plus de 60 millions d'euros

C'est le cas de 2011 et 2012, où seules les subventions aux collectivités territoriales ont été rendues publiques. Les sommes versées aux associations restent, en revanche, totalement inconnues. Or il ne s'agit pas de quelques euros, mais d'un magot estimé à plus de 60 millions d'euros. De quoi faire naître des soupçons renforcés par l'élection présidentielle qui se tenait cette année-là.
"Un comble", pour Hervé Lebreton, président de l'Association pour une démocratie directe. Ce fervent militant pour la transparence de la vie publique, à l'origine des premières révélations sur la réserve parlementaire, réclame depuis avril 2013 la communication de toutes les subventions distribuées en 2012. Un jugement du tribunal administratif de Paris, rendu le 21 janvier 2015, lui a même donné raison. Les juges avaient alors accordé deux mois au ministère du Budget pour rendre publics tous les documents réclamés par l'association d'Hervé Lebreton. Un mois après l'expiration de ce délai, Bercy continue à faire la sourde oreille.

Des "dossiers hautement sensibles"

Interrogés par Le Point.fr, les collaborateurs du ministre du Budget Christian Eckert plaident "le manque de moyens techniques pour rassembler les données demandées". Bercy manquerait donc de fonctionnaires pour se consacrer pleinement à la tâche. Une excuse qu'Hervé Lebreton refuse d'entendre. Pour lui, le gouvernement veut en réalité "noyer le poisson". Le militant soupçonne le ministère de vouloir dissimuler des "dossiers hautement sensibles". La part de la réserve allouée aux associations est en effet réputée pour être éminemment politique.
En 2013, des élus de gauche comme de droite s'en sont servis pour arroser les syndicats étudiants. L'Unef, connue pour sa proximité avec le Parti socialiste, a encaissé 90 000 euros, et l'Uni, proche de l'UMP, a touché 70 000 euros...
Mais ces sommes restent dérisoires à côté des "subventions" versées aux think tanks. Ces laboratoires d'idées affiliés aux partis politiques se sont partagé 1 300 000 euros. Mieux que la loterie.



(24-04-2015 - Avec les agences de presse)

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Liste des subventions versées à l'UNEF et à l'UNI, en 2013.
AttributeurParti politiqueMontant en €bénéficiaire
Pascal CherkiPS70,000UNEF
Mathieu HanotinPS10,000UNEF
Pouria AmirshahiPS10,000UNEF
Jean-François CopéUMP60,000UNI
Gilles CarrezUMP10,000UNI

**

Montants touchés par think tank au titre de la réserve parlementaire 2013.
Think tankAffiliation politiquePrésidentMontant en €
Fondation Terra NovaPSFrançois Chérèque30,000
Fondation pour l'innovation politiqueUMPNicolas Bazire160,000
Fondation de l'écologie politiqueEELVCatherine Larrère130,000
Fondation prospective et innovationUMPJean-Pierre Raffarin30,000
Fondation Res Publica-Jean-Pierre Chevènement140,000
Fondation Gabriel PériPCFAlain Obadia300,000
Fondation Jean JaurèsPSHenri Nallet340,000

La sauvegarde


"Dis-moi..."
"oui?"
"j'ai écouté Georges Marchais sur ton site"
"et alors?"
"François Hollande nous a menti... heureusement que le numérique existe"
"comment ça?"
"pour sauvegarder la vérité"
"...!?"



Roland RICHA
Vendredi, 24 avril 2015


François Hollande a comparé le discours économique de Marine Le Pen à un tract communiste des années 1970.
Vrai ou faux ? La réponse en images.
http://nanterrereseau.blogspot.fr/2015/04/francois-hollande-compare-le-discours.html


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jeudi 23 avril 2015

François Hollande a comparé le discours économique de Marine Le Pen à un tract communiste des années 1970.
Vrai ou faux ? La réponse en images.




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« Réserve parlementaire »


Chaque année, une « réserve parlementaire » est allouée à chaque député pour financer des projets d’intérêt général portés par des collectivités locales ou des associations. Désireuse d’introduire plus de transparence dans l’attribution de ces moyens financiers, j’en ai confié le soin, l’an dernier, à un jury citoyen tiré au sort sur les listes électorales de Nanterre et Suresnes.

Cette procédure originale a semblé donner entière satisfaction, aux jurés tout d’abord, ravis de pouvoir s’impliquer concrètement dans l’un des aspects du mandat du parlementaire qui les représente, mais aussi aux associations qui ont postulé et qui, qu’elles aient ou non été subventionnées, ont globalement reconnu l’intérêt de cette démarche.

J’ai donc décidé de reconduire cette année encore cette expérience de démocratie participative concernant la réserve qui m’est attribuée pour 2016.

Si vous souhaitez soumettre au jury une demande de subvention, je vous invite à me retourner, avant le 30 juin 2015 et en 11 exemplaires, un dossier comportant :

-    Le formulaire Cerfa n° 12156*03 de demande de subvention (disponible sur http://vosdroits.service-public.fr/associations/R1271.xhtml  )
-    Les statuts de l’association et la liste des membres du bureau
-    Les comptes approuvés du dernier exercice clos
-    Éventuellement, le(s) rapport(s) du commissaire aux comptes pour les associations qui en ont désigné un, notamment celles qui ont reçu annuellement plus de 153 000 euros de dons ou plus de 153 000 euros de subventions
-    Éventuellement, un résumé en 2 pages maximum des activités de l’association et de l’objet de la demande de subvention.

Les délibérations auront lieu en septembre prochain. J’attire votre attention sur le fait que la subvention minimal est de 1000 euros et que ne peuvent être financés que les opérations ayant débuté au plus tôt le 1er novembre prochain.

Je vous prie de recevoir, madame, monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs. 

Dr Jacqueline Fraysse
Députée de Nanterre-Suresnes

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"Choisis le bonheur"


"Akhenaton chante pour Coca-Cola"
"sur quel thème?"
"celui du bonheur"
"sûr qu'ils vont nous dire que c'est en lien avec la culture"
"non mais... à Action contre la faim et la Fondation Abbé Pierre"
"que feraient-ils sans les pauvres?"
"...!?"

Roland RICHA
Jeudi, 23 avril 2015

Coca-Cola France a annoncé jeudi avoir engagé le rappeur Akhenaton pour sa nouvelle campagne publicitaire centrée sur le thème de la quête du bonheur, diffusée à la télévision à partir du 26 avril. Intitulée "Choisis le bonheur", la campagne sera portée par un mini-clip de 60 secondes illustrant la chanson "Vivre maintenant", écrite et interprétée par Akhenaton. À la demande de ce membre emblématique du groupe IAM, l'intégralité de son cachet sera reversée à quatre associations caritatives, dont Action contre la faim et la Fondation Abbé Pierre, avec lesquelles il travaille régulièrement.


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mercredi 22 avril 2015

Les actionnaires de SAFRAN font leur AG : Faisons la notre aussi là-bas !
Le 23 avril au CNIT La Défense


L’assemblée générale des actionnaires SAFRAN se tiendra le jeudi 23 avril 2015. Ce jour là seront rendus publiques les résultats complets des activités du groupe SAFRAN pour l’année 2014.
Les 69 000 salariés du groupe et les milliers de fournisseurs et sous traitant sont les principaux acteurs des succès de SAFRAN. C’est leur travail, leurs compétences et leurs savoir faire qui permettent de lancer avec succès la fusée ARIANE 5, de fabriquer les trains d’atterrissages, les freins et les équipements aéronautique, de propulser les avions BOIENG, AIRBUS avec le CFM, d’équiper les armées du moteur M88 pour le rafale, de vendre des turbines d’hélicoptères sur toute la planète, de concevoir et fabriquer des centrales inertielles, Giro-laser et d’optroniques, de réparer et effectuer la maintenance pour tous ces matériels, de mener des travaux d’études et de développement, de mettre à disposition les équipements de puissance électrique, de câblage, de fournir des nacelles et inverseurs de poussée…
Et pourtant, depuis 30 ans, le patronat et les gouvernements nous expliquent que le travail est un coût et s’attaquent régulièrement aux droits des salariés. La direction SAFRAN s’inscrit dans cette logique de donner la priorité aux profits, à la rentabilité et satisfaire les appétits des financiers. Les restructurations permanentes et réorganisations sont pilotées par la direction générale du groupe pour satisfaire ces objectifs, que ce soit à SAGEM, à MORPHO, ou lors de la création de SAFRAN/AIRBUS pour Ariane 6.
Pour la première fois, en 2015, la direction du groupe veut obtenir la modération des salaires afin de réduire la masse salariale dans le but de dégager un résultat encore en hausse sur 2014.
La réaction des salariés a été immédiate avec 9000 personnes en grèves au mois de mars pour protester contre les propositions des directions. L’unité des syndicats CGT, CGC, CFDT et FO a permis de faire bouger à la hausse les propositions SAFRAN mais sans obtenir ce que le personnel aspire : le maintien du pouvoir d’achat et une progression de carrière. L’action a été poursuivie activement réunissant  des milliers de salariés sur différents sites comme au siège de Safran, à Corbeil ou à Villaroche, et ce malgré la démobilisation du syndicat FO et un engagement de signature de la CGC. Heureusement pour nous, ce dernier étant un syndicat catégoriel et ayant moins de 30% de représentativité dans le groupe il ne peut signer seul.
Mais le résultat est là, la direction méprisant une fois de plus les salariés, joue encore la provocation en faisant fi - voire table rase - des gains obtenus lors des négociations et uniquement du fait de la mobilisation des salariés en colère !
Néanmoins, les succès du groupe SAFRAN, c’est d’abord le travail de tous les ingénieurs, ouvriers, techniciens, employés, cadres et agents de maitrise. C’est un niveau d’investissement important dans la recherche et les technologies, les machines et nouvelles usines indispensable pour faire face à la progression du marché aérien et des nouveaux produits.
Pour autant, attention à ne pas se contenter de gérer la maturité et l’excellence de nos produits. SAFRAN doit poursuivre ses efforts de recherche/développement et préparer l’avenir. Cela passe par accentuer les embauches pour remplacer les anciens et faire face aux nouveaux défis industriels, maintenir et développer nos capacités de productions et d’études, moderniser l’outil de production et investir dans les nouvelles technologies.
Les désengagements successifs de l’état dans le capital de SAFRAN est préoccupant car cela augmente le capital flottant de SAFRAN, cela augmente les exigences financières des actionnaires et cela permet à de nouveaux actionnaires comme des fonds de pensions d’entrer dans SAFRAN. En vendant ses actions, le gouvernement fait rentrer de l’argent dans les caisses de l’état mais se prive de recettes régulières dans l’avenir et va donc jouer un rôle de plus en plus marginal dans la stratégie du groupe.
La CGT désapprouve la hausse du dividende de 7% et les pressions sur les salariés pour obtenir une rentabilité encore plus forte en 2015 qu’en 2014. Pour réussir le LEAP ou bien Ariane 6, les salariés doivent être écoutés et respectés, dans la vie au travail comme sur la feuille de paye.
Et non, non, non, trois fois non la politique salariale ne peut mettre les salariés sur la route du succès et garantir à Safran un avenir serein.

Par ailleurs les directions jouent à fond la provocation et jettent de l’huile sur le feu. Ainsi la provocation de la Snecma Saint-Quentin n’aura permis qu’à relancer la mobilisation des salariés en colère à cause de ce partage injuste des richesses produites.

Jeudi 23 AVRIL rassemblement à 10h00 au CNIT à la défense
pour dire aux actionnaires réunis en AG combien cette politique est néfaste,  et pour nous et pour le groupe safran tout entier.

Débrayage à 10h00 pour un départ collectif.

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Compte creux


"Désormais, tout salarié aura son compte personnel d'activité"
"oui... et ce sera son capital a précisé François Hollande"
"eeuuhh..."
"quoi?"
"et s'il est privé d'activité?"
"...!?"

Roland RICHA
Mercredi, 22 avril 2015




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Méditerranée: pour les migrants rescapés, l'ennui mortel du centre d'accueil


Seize des survivants du naufrage de dimanche en Méditerranée ont été conduits dans un immense centre d'accueil pour demandeurs d'asile au coeur de la Sicile, où des milliers de rescapés attendent, désoeuvrés, leur visa pour une nouvelle vie.
Le site ressemble à un quartier résidentiel suburbain, avec ses maisons presque proprettes alignées le long de rues toutes identiques. Mais l'ensemble est situé au milieu de nulle part, entre prés et champs d'orangers, et entouré de grillages et de soldats.
Le Centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cara selon l'acronyme italien) de Mineo, dans l'est de la Sicile, accueille quelque 3.200 migrants, soit plus de 15% de toute la population actuellement hébergée en Cara à travers l'Italie.
Selon le directeur du centre, Sebastiano Maccarrone, ils restent en moyenne 13 mois, jusqu'à ce qu'une décision définitive soit prise sur leur situation: statut de réfugié, permis de séjour humanitaire ou procédure d'expulsion.
La diversité est extrême: 35 nationalités -- essentiellement d'Afrique mais aussi du Bangladesh ou de l'Afghanistan --, qui cohabitent tant bien que mal grâce à un intense effort des médiateurs culturels et un système de représentants élus au sein de chaque communauté.
Tous ont en commun d'être arrivés sur des embarcations de fortune surchargées, comme celle dont le naufrage a coûté la vie à environ 800 personnes dimanche.
Pour Mamadou Dialo, jeune Guinéen, c'était il y a cinq jours. Et la traversée à plus de 100 personnes sur un canot pneumatique a été éprouvante. "Je savais que c'était loin mais je pensais que ce serait un grand bateau. Mais on n'a pas le choix, on ne peut pas repartir en arrière, il faut foncer en avant, vers la mer", raconte-t-il.
Le voyage a duré cinq jours, pendant lesquels les esprits se sont échauffés autour des 5 kg de dattes fournis par les trafiquants pour toute nourriture, ainsi que sur des divergences de tradition religieuses.
"Ce qui pose le plus de problème, c'est la mauvaise entente entre les passagers. Et quand le grand bateau (des garde-côtes) arrive, c'est chacun pour soi, tout le monde veut être secouru en premier", ajoute le jeune homme, visiblement encore secoué. "Maintenant je suis bien reposé, je veux reprendre mes études", assure-t-il cependant.
A côté de lui, un groupe de jeunes Gambiens s'énervent. "Cela fait 10 mois et 26 jours que je suis ici. On n'a pas d'école, pas de papiers, rien... Et macaronis tous les jours. C'est comme une prison !", s'exclame l'un d'eux.
Yaya, 35 ans, qui a laissé femme et enfants en 2010 en Gambie pour aller travailler en Libye et s'est retrouvé trois ans dans une prison rebelle, s'amuse de la comparaison. Il est ici depuis 14 mois et même si le portail du camp reste ouvert toute la journée, "14 mois sans pouvoir travailler, c'est difficile".
A l'intérieur du camp, l'oisiveté semble en effet peser sur les résidents, pour la très grande majorité de jeunes hommes qui ont vite fait le tour des terrains de sport, des cours d'italien et des promenades à pied ou à vélo dans la campagne environnante.
"Ce devait être un centre d'urgence, et c'est devenu la normalité", se lamente M. Maccarrone. Entre les Cara, les structures tenues par des organisations religieuses et les hôtels ou résidences reconvertis en centre d'accueil, l'Italie héberge ainsi plus de 80.000 personnes en attente d'une décision, selon des statistiques officielles antérieures à la vague d'arrivées d'avril.
Beaucoup de leurs camarades de voyage, deux sur trois en moyenne, ont poursuivi leur route, malgré la réglementation européenne, vers les pays d'Europe du Nord. Ceux-là ont fait le choix de rester et de patienter jusqu'à ce que l'Italie veuille bien d'eux.
"La vie ici est bonne, on mange trois fois par jour, mais c'est dur. On attend, on attend... Dans mon pays, il n'y a pas de liberté, pas de paix, pas d'argent. Je veux la liberté, je veux une vraie vie", lance Ali, Somalien de 23 ans.


(22-04-2015 - Avec les agences de presse)

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Au cinéma "Les Lumières", jusqu'au 28 avril


49 rue Maurice-Thorez 92000 Nanterre

Taxi Téhéran
Drame (1h22min) de Jafar Panahi

VO
Séances à 17h30, 21h15 (sf samedi);
Séance supplémentaire samedi 19h15.

Ce taxi-là roule sans permis. Ce taxi-là n'est pas un taxi. C'est un plateau de cinéma clandestin, un camouflage monté sur roues, le véhicule d'un insoumis. Combien d'interdits l'Iranien Jafar Panahi (Le Cercle, Le Ballon blanc) brave-t-il en prenant lui-même le volant ? En installant une petite caméra dans l'habitacle ? Depuis 2010, pour avoir osé contester la réélection frauduleuse du président Mahmoud Ahmadinejad, le cinéaste n'a pratiquement plus aucun droit : ni ­parler en public, ni quitter le pays. Et surtout pas exercer son métier.
Et pourtant, il tourne. Taxi Téhéran (Ours d'or au dernier festival de Berlin) est sa troisième oeuvre « illégale ». Mais c'est aussi la première fois qu'il s'échappe au-dehors depuis sa condamnation. Le documentaire Ceci n'est pas un film (2011) et la fiction Pardé (2013) étaient restés « assignés à résidence », huis clos où bouillonnait sa réflexion d'artiste censuré, claquemuré. L'intérieur d'une voiture est certes exigu, et prolonge délibérément la même sensation carcérale. Mais c'est un enfermement différent. Dans les rues bruyantes et les rocades bétonnées de Téhéran, Jafar Panahi retrouve le monde, son monde. Le voilà donc reconverti en chauffeur de taxi, qui ouvre ses portières à toute la société iranienne. ­Polémiques, négociations, bavardages, témoignages, embrouilles et même crises de panique : la voiture vibre comme une formidable caisse de ­résonance politique.
D'emblée — un débat houleux entre « clients » sur la peine de mort, appliquée massivement en Iran —, Panahi roule droit dans les sujets propres à ­hérisser la barbe des mollahs. Tout comme lorsque, quelques arrêts plus loin, il prend à son bord une avocate des droits de l'homme, et évoque avec elle le cas de Ghoncheh Ghavami, cette jeune femme arrêtée et incarcérée pour avoir voulu assister à un match de volley réservé aux hommes. Comme l'héroïne d'un autre film de Panahi, Hors jeu, qui, elle, se mêlait en douce à une bande de supporters de foot. Ce dispositif, façon agora itinérante, le ­cinéaste l'emprunte affectueusement à un autre film iranien : Ten (2002), d'Abbas Kiarostami, dont il fut l'assistant. Suites de saynètes saisies sur le vif à bord d'une voiture, les deux films sont pourtant radicalement différents. Là où Kiarostami interrogeait en priorité l'identité et les malaises de son pays, Panahi s'offre avant tout une virée introspective. Sous ses allures de savoureux conte persan — une sarabande de rencontres souvent drôles, parfois terribles ou poétiques, tel ce duo de vieilles dames superstitieuses et leur poisson rouge —, Taxi Téhéran est un autoportrait de l'artiste au volant.
La forme même est à la fois ambiguë et révélatrice : fausses tranches de réalité volées en caméra cachée, vraies scènes de fiction. Une zone floue, à la lisière du documentaire, que le réalisateur aime occuper dans ses films : souvenez-vous de la fillette du Miroir, jeune actrice qui jouait l'actrice. Ici, beaucoup de passagers interprètent leur propre rôle. Mais, à travers chaque personnage, c'est sa propre place de cinéaste, de témoin et de ­créateur que questionne l'homme qui « conduit » le film. Quand il se retrouve complice malgré lui d'un vendeur de DVD à la sauvette, c'est pour mieux rendre hommage aux films interdits de Woody Allen ou Nuri Bilge Ceylan. Quand il offre un « frappuccino » à sa nièce adolescente, c'est pour l'observer se débattre — déjà — avec l'absurde censure imposée par la maîtresse, pour un film scolaire.
Expérience de cinéma vivifiante, limpide, Taxi Téhéran frappe aussi par sa modestie : non pas celle qu'impose la partie de cache-cache avec les autorités, mais celle, pleine d'autodérision, que l'artiste s'impose à lui-même, qu'on le voie en butte aux débordements de ses passagers ou constamment égaré dans les méandres de la ville. Il est peut-être le pire taxi de ­Téhéran, mais le prix de la course est inestimable. — Cécile Mury

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Le corps d'une femme retrouvé dans un canal près de Paris


Le corps d'une femme, ligoté et en position foetale, a été découvert lundi dans un sac remonté à la surface d'un canal à Aubervilliers, en banlieue parisienne, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Bobigny. Le cadavre de cette femme, dont l'âge n'a pas été précisé, a été trouvé vers midi par un promeneur "qui a découvert un sac-poubelle entouré de scotch, l'a ramené près de la berge et a constaté que des cheveux dépassaient", a précisé le parquet. Ce riverain a alors alerté les policiers, qui sont intervenus sur place, à hauteur du pont du Landy, en Seine-Saint-Denis. En repêchant le sac-poubelle, les fonctionnaires de la brigade fluviale ont constaté "une forte odeur de putréfaction" et fait la découverte du corps, habillé, de la victime "en position foetale".
Cette femme, "de type européen, cheveux châtains, mesurant environ 1,60 m pour 58 kilos", n'a pas été encore identifiée, a ajouté le parquet. Selon une source proche du dossier, elle "était ligotée, les jambes attachées à la nuque pour mieux entrer dans le sac". "Elle avait été placée dans un sac-poubelle entièrement hermétique puis dans un sac de voyage et devait s'y trouver depuis plusieurs jours", a précisé cette source. Non loin du lieu de la découverte, les policiers ont en effet retrouvé son contenant, une valise encore immergée dans le canal, selon le parquet. Cette valise avait été lestée d'une barrière de sécurité métallique pour éviter toute remontée mais semble être "revenue à la surface quand le corps a gonflé", selon ces sources.
Le corps de la victime, qui présentait des blessures au visage, a été transporté lundi à l'institut médicolégal de Paris et une autopsie a été pratiquée mardi matin. "Les causes de la mort sont toujours inconnues", a dit le parquet, qui n'a fait état d'"aucune piste" pour le moment. Une enquête a été confiée à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis.

(22-04-2015 - Avec les agences de presse)

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Paris veut transformer près d'un tiers de ses surfaces de bureaux vides en logements


Transformer en logements près du tiers des bureaux vides de la capitale, tel est l'objectif de la mairie de Paris, qui y voit un "levier majeur" pour renforcer la mixité sociale au coeur de la ville.
"La transformation de bureaux en habitation est une priorité absolue, car si nous voulons construire des logements nouveaux, il faut partir du bâti existant, c'est une évidence. Paris est la ville la plus dense d'Europe,", a déclaré Ian Brossat, l'adjoint en charge du Logement (PCF), en faisant visiter à la presse trois opérations emblématiques.
Il y voit "un levier majeur pour introduire de la mixité sociale dans les arrondissements au coeur de Paris".
De 2001 à 2012, 378.600 m2 de bureaux ont été transformés en quelque 5.400 logements dans la capitale.
Afin de faciliter ces opérations à la rentabilité économique encore aléatoire, la maire de Paris Anne Hidalgo a demandé dans un courrier au gouvernement qu'elles puissent être "exonérées de taxes d'aménagement et aussi, de manière temporaire, de taxe foncière", a rapporté M. Brossat.
"Nous sommes dans l'attente d'une réponse". Toutefois cela grèverait "les finances de la ville, et non celles de l'Etat", a-t-il souligné.
L'objectif de la municipalité est désormais de transformer en logements "250.000 m2 d'ici 2020", sur les 800.000 m2 de bureaux vides (dont 300.000 m2 jugés "obsolètes", éloignés des exigences des entreprises), répertoriés par une étude de l'Apur (Atelier parisien d'urbanisme).
Aujourd'hui 40% des surfaces de bureaux obsolètes sont situées dans les VIIIe et IXe arrondissement, et ce sont souvent des immeubles haussmanniens, auxquels il est facile de rendre leur vocation initiale d'habitation.
Sur les trois opérations immobilières "exemplaires" mises en avant mardi, deux ont été réalisées dans des immeubles rachetés par la Ville de Paris, qui s'est fixé l'objectif de financer 7.000 à 7.500 logements sociaux par an dans la capitale. 
Dans le très cossu VIe arrondissement, un bel immeuble des années 30 appartenant au ministère de la Défense va abriter une résidence de 107 logements pour étudiants et jeunes travailleurs ainsi qu'un foyer de 20 logements adaptés aux personnes ayant un handicap mental. L'opération, qui sera livrée en juillet, aura coûté 14,7 millions d'euros.
Et dans le IVe arrondissement, quai des Célestins, d'anciens bureaux de la Ville de Paris ont cédé la place l'an dernier à une "maison des générations" aux imprenables vues sur la Seine.
Deux immeubles, l'un haussmannien et l'autre Art Déco, ont été réunis autour d'une cour intérieure abritant des espaces communs à un foyer de jeunes travailleurs (de 47 logements sociaux PLAI, destinés aux plus modestes) et à une résidence pour personnes âgées (45 logements PLUS, ciblés sur les classes moyennes), pour 11,2 millions d'euros.
La régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP), qui a réalisé une trentaine d'opérations de ce type en 6 ans, a signé avec l'Etat un bail emphytéotique de 55 ans, ce qui réduit le coût du foncier.
Menée par le groupe de BTP Eiffage, propriétaire des murs et maître d'ouvrage, la dernière opération, entièrement privée en revanche, a permis de créer 544 logements (étudiants et résidentiels) dans une tour de 18 étages des années 70, Le Palatino (XIIIe arrondissement).
Eiffage, qui "veut accompagner la Ville de Paris dans ce type d'opérations", créera en juin "un fonds d'investissement dédié" à l'achat d'immeubles, a annoncé Philippe Plaza, directeur général d'Eiffage Immobilier.
"Si nous pouvons développer des opérations privées, de logements sociaux ou mixtes dans ce cadre-là, nous sommes très preneurs, forts de l'expérience du Palatino", a-t-il dit.
Une expérience douloureuse : le retrait de 1.000 tonnes d'amiante a fait bondir le coût de l'opération à 43 millions d'euros, soit 10 millions de plus que prévu, réduisant à néant sa rentabilité. "Nous y serons très attentifs désormais", dit M. Plaza.
Une exposition intitulée "Métamorphoses", du 22 avril au 24 mai au Pavillon de l'Arsenal, illustre tous les aspects de la transformation de bureaux en logements.

(22-04-2015 - Avec les agences de presse)

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mardi 21 avril 2015

Seine-et-Marne : un train de voyageurs percute un poids lourd


Sept personnes ont été blessées, dont une grièvement, dans la collision entre un train transportant 350 personnes et un poids lourd mardi matin à hauteur d'un passage à niveau à Nangis (Seine-et-Marne), a-t-on appris auprès de la police et de la préfecture. Le choc, qui s'est produit vers 8 h 40, a "fait dérailler cinq voitures d'un train Intercités" qui effectuait la liaison entre Belfort et Paris, a indiqué une source policière. "Le train a déraillé mais ne s'est pas couché sur les voies", a précisé un porte-parole de la préfecture de Seine-et-Marne, qui fait état d'un premier bilan de "six blessés légers et [d']un plus gravement, qui pourrait être le conducteur du train".
"Les passagers vont être acheminés par bus jusqu'à leur destination. La circulation a été coupée entre la gare de Paris-Est et Provins", a ajouté la SNCF, qui a confirmé une "sortie de voie" d'un Intercités qui transportait 350 personnes. "Deux ou quatre essieux sont sortis des voies lors du choc", a-t-elle précisé. Samu, gendarmes et pompiers se trouvaient sur place à Nangis, qui se situe à mi-distance entre Melun et Provins, en Seine-et-Marne, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Paris.

(21-04-2015 - Avec les agences de presse)

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Le clown


"A chaque roi, un clown"
"à chaque président aussi"
"qui est celui de François Hollande?"
"Jamel Debbouze"
"en plus... c'est quelqu'un de chez nous"
"et quelle est sa fonction précise?"
"faire rire le président"
"...!?"




Roland RICHA
Mardi, 21 avril 2015

"La réforme des rythmes éducatifs est une réelle opportunité dont il faut se saisir", affirme Manuel Valls en disant refuser de croire "au divorce entre la gauche et la culture". "Il faut casser les murs qui existent parfois entre les institutions, et aussi souvent dans les esprits. Pourquoi ne pas intégrer, dans nos écoles, l'art de l'improvisation que porte Jamel Debbouze ?"
L'humoriste avait déjà reçu, à deux reprises, la visite du président de la République François Hollande, pour un match d'improvisation à Trappes en février 2014, puis en mai dernier, pour la finale d'un tournoi. Il a d'ailleurs rappelé récemment au Journal du dimanche, à l'occasion de la sortie de son film Pourquoi j'ai pas mangé mon père, tout le crédit que gardait le président à ses yeux : "Je suis fidèle à François Hollande. Il fait ce qu'il peut. Ce n'est pas le commandant de bord qui compte en ce moment, c'est l'état de la mer. Et elle est très agitée. Hollande est dans les remous du bateau d'avant. C'est chaud pour lui, le pauvre."


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lundi 20 avril 2015

L'accent


"Dis papy..."
"oui fiston?"
"quelle était l'audience du Pcf dans les années 70 ?"
"à l'élection présidentielle de 1969, Jacques Duclos a fait 21,23 % des voix"
"ouaou... et il parlait comment?"
"avec un fort accent des Hautes-Pyrénées"
"...!?"

Roland RICHA
Lundi, 20 avril 2015


"En insultant le Parti communiste des années 1970, François Hollande oublie que c'était alors le programme commun qui conduisit à la grande victoire de 1981", a réagi Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012, aux propos de François Hollande lors de l'émission Le Supplément sur Canal+. "Son propos est d'une totale bassesse et indigence, indigne d'un président élu aussi par les communistes", ajoute M. Mélenchon dans un communiqué.

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dimanche 19 avril 2015

La comparaison de Hollande entre Mme Le Pen et un "tract" communiste indigne le PCF


Plusieurs responsables du PCF se sont indignés dimanche de la comparaison faite par François Hollande entre Marine Le Pen et un "tract" communiste des années 70.
Sur Canal+, le chef de l'État a affirmé que la présidente du FN "parle comme un tract du Parti communiste des années 70".
"Quand Hollande compare le FN au +PCF des années 70+, sa faute est double. À l'égard des militantes et militants communistes. Mais c'est aussi une lâcheté intellectuelle face au FN d'aujourd'hui", a dénoncé sur Twitter Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, jugeant "navrante" et "pas à la hauteur" cette sortie de M. Hollande.
"La comparaison que Hollande vient de faire entre le FN et le PCF des années 70 est indigne et inepte", a de son côté réagi sur ce même réseau social Ian Brossat, adjoint PCF à la mairie de Paris. "En parlant ainsi, Hollande contribue à dédiaboliser encore un peu plus le FN. C'est une faute politique et une faute morale", a-t-il fustigé.
"Madame Le Pen parle comme un tract du Parti communiste des années 1970 (...) sauf que le Parti communiste, il ne demandait pas qu'on chasse les étrangers, qu'on fasse la chasse aux pauvres", a déclaré le chef de l'État, lors de l'émission "Le Supplément" sur Canal+.

(19-04-2015 - Avec les agences de presse)

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samedi 18 avril 2015

L'Autre 8 mai 1945
"Il est impensable de commémorer les 70 ans de la libération du monde contre le nazisme en laissant dans l’oubli ce qui s’est passé en Algérie le même jour et les jours suivants."

 
Le 22 mars 2015, l’association culturelle Les Oranges a lancé un appel pour la reconnaissance des massacres d’État en Algérie, le 8 mai 1945.
Pour nous, il est impensable de commémorer les 70 ans de la libération du monde contre le nazisme en laissant dans l’oubli ce qui s’est passé en Algérie le même jour et les jours suivants.
Le massacre de dizaines de milliers de civils Algériens, qui manifestaient pacifiquement ce 8 mai 1945 à Sétif notamment, par l’armée française agissant sous les ordres du gouvernement de l’époque, a longtemps été nié.
Cette amputation de la connaissance et reconnaissance historiques est préjudiciable pour l’ensemble des Français car ce crime d’État fait partie de l’histoire de France, pour les descendants des victimes, pour les Français héritiers de l’immigration coloniale et pour la connaissance historique des citoyens du monde.
Comment peut-on envisager l’avenir des peuples des deux rives de la méditerranée sans la reconnaissance des crimes coloniaux ?
Nous travaillons à un avenir commun entre les peuples, fait de paix, de fraternité et de justice.
C’est pourquoi ce travail de mémoire et cette lutte pour la reconnaissance de ce crime d’État doivent associer toutes celles et tous ceux qui le souhaitent : citoyens à titre individuels, associations, syndicats, partis politiques,. C’est par l’unité de nos forces, réunies sur des revendications précises, que nous pourrons enfin arracher les massacres du 8 mai 1945 à l’oubli.
Suite à l’appel de l’association Les Oranges, le Conseil de Paris, à l’initiative de Mme Danielle SIMONNET, Conseillère de Paris, a voté à l’unanimité de ses Membres, un voeu pour la reconnaissance des massacres et des crimes d’État le 8 mai 1945 en Algérie par le gouvernement de l’époque.
L’association Les Oranges appelle toutes les villes de France à prendre la même initiative. Le mardi 14 mai 2015, à l’invitation de l’Association Les ORANGES à Paris, a été constitué un Collectif pour la reconnaissance des massacres d’état du 8 mai 1945 en Algérie.

**

Les objectifs :
1) La reconnaissance du massacre d’Etat, le 8 mai 1945 en Algérie par le Président de la République.
2) L’ouverture de toutes les archives aux historiens et aux citoyens.
3) La création d’un lieu de mémoire de ce crime d’Etat.
4) L’inscription de l’histoire de ce crime colonial dans les manuels scolaires. Les membres de ce collectif unitaire : les citoyens à titre individuels, les associations, les syndicats, les partis politiques.

Les actions :
1) Rassemblement le 8 mai 2015 à 15h sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris.
2) Engager un processus collectif de travail dans les années à venir pour la reconnaissance des crimes coloniaux en Algérie.

Nous vous invitons au rassemblement
le 8 mai 2015 à 15h00
sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris,
pour commémorer L’AUTRE 8 MAI 1945.

Olivier LE COUR GRANDMAISON,
Universitaire

M’hamed KAKI,
Président de l’association Les ORANGES


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Mémoire de classe


"A Corbeil-Essonnes, une avenue Serge Dassault remplacera le boulevard Jean Jaurès"
"eeuuhh..."
"quoi?"
"c'est qui Jean Jaurès?"
"...!?"

Roland RICHA
Samedi, 18 avril 2015
 


La décision de la municipalité de Corbeil-Essonnes risque de faire polémique. Elle a décidé vendredi soir de baptiser une avenue Serge-Dassault, maire de 1995 à 2009, à l'entrée de la ville, a-t-on appris samedi de sources municipales. La nouvelle artère au nom de l'avionneur et sénateur UMP de l'Essonne entraînera la débaptisation d'une partie du boulevard Jean-Jaurès, qui court sur la N7, au niveau de l'entrée de ville. (Afp)


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vendredi 17 avril 2015

Extension du domaine de l’écoute


L’Assemblée nationale a débuté l’examen du projet de loi sur le renseignement, le vote final étant prévu pour le 5 mai prochain. Nul ne saurait contester la nécessité de lutter contre le terrorisme et de donner un cadre légal à cette lutte, ambition affichée de ce texte. Mais sous ce couvert, c’est bien une surveillance généralisée qu’organise ce projet de loi en élargissant dangereusement la listes des cas pouvant faire l’objet d’une surveillance et les moyens pouvant être mis en oeuvre, sans réels contrepouvoirs ni sanction des abus.
La lutte contre le terrorisme est-elle un prétexte pour « faire avaler la pilule », comme la lutte contre la délinquance sexuelle a pu en son temps justifier la création du fichage génétique, avant son extension à tous les délits, et notamment d’opinion ? On pourrait le penser, puisque l’extension des capacités de surveillance prévues par ce texte n’aurait nullement empêché les attentats de janvier, dont les auteurs étaient déjà connus des services de police, déjà placés sous surveillance, mais libres de leurs mouvements faute de moyens humains pour assurer cette surveillance et de coordination entre les services.
En revanche, en étendant le domaine du renseignement, le contenu de ce texte pourra permettre, demain, de mettre sur écoute des journalistes ou des chercheurs qui enquêteraient sur les pratiques de corruption de grandes entreprises françaises, au nom de la préservation des « intérêts économiques et scientifiques essentiels de la France », ou des militants syndicaux, écologistes, altermondialistes, au nom de la « prévention des violences collectives de natures à porter atteinte à la paix publique ». Leur entourage pourra de même, si besoin, être placé sur écoute.
Ce texte permettra, également, l’accès aux données de connexion des fournisseurs d’accès à internet, ouvrant la porte à une surveillance généralisée et non ciblée du Web.
Le Premier ministre assume cette extension du domaine du renseignement, mais s’était engagé en contrepartie à accroitre le contrôle et l’encadrement de cette surveillance. Or, de l’aveu même de M. Jean-Marie Delarue, président de la commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité, non seulement ce texte ne renforce pas les modalités de contrôle, mais selon lui les affaiblit.
Pour résumer, ce projet de loi suscite beaucoup d’inquiétude, chez les citoyens comme dans les instances chargées de protéger leurs droits, qu’il s’agisse de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, de la CNIL, du Défenseur des droits ou encore du Conseil national du numérique, qui tous ont fait part de leur réserves.
Avec les députés de mon groupe, nous avons déposé plusieurs amendements pour limiter cette surveillance aux seules menaces terroristes, pour préserver l’entourage des personnes surveillées lorsqu’elles sont hors de cause ou pour s’opposer au contrôle indifférencié d’Internet. De leur accueil dépendra mon vote final sur ce texte.

Jacqueline Fraysse,
Députée de Nanterre-Suresnes
Avril, 2015

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Le calendrier scolaire des trois prochaines années au JO


Le calendrier scolaire des trois prochaines années a été publié vendredi au JO, marqué par un avancement des vacances de printemps et une modification des zones de vacances pour prendre en compte la réforme territoriale.
Comme à son habitude, la communauté éducative a rejeté vendredi ce calendrier lors d'un vote consultatif, qui ne remet pas en cause son application. Ce vote manifeste selon le ministère "la demande de plusieurs acteurs de modifier le cadre législatif pour apporter des réponses plus satisfaisantes à la longueur du 3ème trimestre". Une commission a été créée au sein du Conseil supérieur de l'éducation (CSE) en vue d'aboutir à un consensus pour les calendriers futurs.
Pour les trois prochaines années, les 12 millions d'écoliers, collégiens et lycéens reprendront la classe le 1er septembre au plus tôt, au lendemain de la rentrée des quelque 800.000 enseignants. La fin de l'année surviendra au plus tard à la fin de la première semaine complète de juillet.
Ainsi, pour l'année scolaire 2015-16, la pré-rentrée des enseignants a été repoussée au lundi 31 août au lieu du vendredi 28 août initialement prévu, et la rentrée des élèves a été reportée d'une journée au mardi 1er septembre. Le syndicat d'enseignants Snalc, minoritaire, a déposé un préavis de grève pour le jour de la pré-rentrée, invitant "l'ensemble de la profession à refuser de rentrer en août".
Le ministère a tenté de se rapprocher du rythme idéal de sept semaines de classe/deux de vacances, considéré par les experts comme le meilleur schéma pour favoriser les apprentissages. Cet objectif est loin d'être rempli pour le troisième trimestre, puisqu'il peut atteindre 12 semaines pour la zone C sur l'année 2016/17.
En réponse aux doléances du secteur touristique des zones de montagne, qui jugeait trop tardifs les congés de printemps --l'enneigement est alors bien moindre dans les stations de ski--, ces vacances ont été avancées d'une semaine par rapport au calendrier en oeuvre depuis 2010. Le secteur du tourisme estimait à 35.000 le nombre d'emplois menacés par des vacances de printemps tardives.
Le pont de l'Ascension, qui était jusque-là accordé dans certaines académies et pas dans d'autres, est généralisé dans le nouveau calendrier.

Pour tenir compte de la réforme territoriale,

La zone A comprendra les académies de Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon et Poitiers.

La zone B regroupe les académies d'Aix-Marseille, Amiens, Caen, Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice, Orléans-Tours, Reims, Rennes, Rouen et Strasbourg.

La zone C regroupe les académies de Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse et Versailles.

(17-04-2015 - Avec les agences de presse)

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Vote obligatoire


"François Hollande a jugé mercredi que le débat est ouvert concernant le vote obligatoire"
"j'ai une idée"
"laquelle?"
"il faut faire payer une amende à ceux qui s'abstiennent"
"eeuuhh..."
"quoi?"
"comment les reconnaître?"
"grâce à la technique nouvelle de surveillance mise en oeuvre dans la cadre de la loi sur le renseignement"
"...!?"

Roland RICHA
Vendredi, 17 avril 2015

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jeudi 16 avril 2015

« L’éducation à la citoyenneté, parlons-en ! »

Débat sur le thème « L’éducation à la citoyenneté, parlons-en ! » organisé par les associations AFAS (Actions des femmes africaines solidaires pour le développement) et Attac Courbevoie et lancement du « Club échelle »

Samedi 18 avril à 14h00
Lieu : 6 rue Adam Ledoux à Courbevoie (92).
Bus 275 ou 278 à partir de la Défense Grande Arche, descendre Place Charras,

De la gare Saint Lazare par le train descendre à Courbevoie.

La citoyenneté permet aux hommes et femmes d’un Etat d’avoir des droits et des devoirs, encore faut-il les connaître.
En France comme en en Afrique, l’éducation à la citoyenneté permet de résoudre des conflits et des crises, mais pas seulement, elle amène aussi à comprendre l’autre, dans sa culture et dans ses valeurs.
C’est dans ce partage des cultures que nous pourrons arriver au règne du respect, de la dignité et de l’égalité de tous les citoyens, à l’image de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.



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Réforme du collège : 5 syndicats appellent à la grève


Une intersyndicale appelle les enseignants à la grève le 19 mai contre la réforme du collège. La FSU, FO, le SNALC, la CGT et Sud, qui ont totalisé 80 % des voix lors des élections syndicales de décembre, avaient déjà demandé au ministère de l'Éducation nationale de retirer son projet de réforme du collège prévu pour la rentrée 2016. Ils critiquent un projet "fondé sur l'autonomie des établissements et la multiplication des hiérarchies intermédiaires sous l'autorité du chef d'établissement" et une "mise en concurrence" selon eux entre disciplines, enseignants et établissements.
Vendredi, ils ont voté contre la réforme lors d'un vote consultatif de la communauté éducative, laquelle a néanmoins donné un avis favorable au projet, grâce à l'appui des organisations réformistes UNSA Éducation et Sgen-CFDT, de la fédération de parents d'élèves FCPE, des lycéens de l'UNL et des étudiants de l'Unef.
La réforme du collège prévoit que chaque établissement décide de 20 % de son emploi du temps pour du travail en petits groupes, de l'accompagnement personnalisé pour tous les élèves et de nouveaux enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) à partir de la 5e, grâce à la création de 4 000 emplois équivalent temps plein. L'apprentissage de la deuxième langue vivante est avancée d'un an, en 5e, avec 2,5 heures de cours par semaine (au lieu de 3 aujourd'hui à partir de la 4e). Parallèlement, sont supprimées la plupart des classes bilangues (deux langues dès la 6e) et les sections européennes, des dispositifs recherchés par les familles aisées, et qui participent selon des chercheurs à la ségrégation au collège.
La disparition des classes bilangues inquiète notamment les professeurs d'allemand, préoccupations dont s'est fait écho l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Des enseignants de zones d'éducation prioritaire arguent également que ces classes étaient un moyen précieux de juguler la fuite des meilleurs élèves.
Enfin les langues anciennes, latin et grec, ne seront plus une option, perspective qui fait craindre leur disparition à des associations d'enseignants. Elles seront enseignées via un Enseignement pratique interdisciplinaire (EPI) Langues et cultures de l'Antiquité et un "enseignement de complément".

(16-04-2015 - Avec les agences de presse)

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Le papier peint


"Une enquête interne de la CGT a blanchi son ex-secrétaire général Thierry Lepaon"
"eeuuhh..."
"quoi?"
"ça fait rire un peu tout le monde que la CGT se juge elle-même"
"que faut-il faire pour que ça ne fasse rire personne?"
"...!?"

Roland RICHA
Jeudi, 16 avril 2015

"Le débat de fond, ce n'est pas le papier peint de Thierry Lepaon, c'est l'orientation de la CGT", constate Bernard Vivier, directeur de l'Institut supérieur du travail.


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mercredi 15 avril 2015

Lepaon blanchi, mais la CGT toujours face à des problèmes de fond


L'enquête interne de la CGT qui a blanchi son ex-numéro un Thierry Lepaon "arrange bien l'équipe en place", analysent des experts, pour qui ces conclusions ne règlent pas pour autant les problèmes de fond du premier syndicat français.
Les éléments dévoilés mardi disculpent M. Lepaon dans l'affaire de la coûteuse rénovation de son appartement de fonction et de son bureau. Ces révélations l'avaient obligé à démissionner en janvier au terme de trois mois de crise.
"Je pense que c'est une +happy end+ un peu arrangée", a déclaré à l'AFP Dominique Andolfatto, professeur à l'université de Bourgogne.
"C'est une enquête interne qui arrange bien l'équipe en place", renchérit Bernard Vivier, directeur de l'Institut supérieur du travail.
Selon ses premiers résultats, les travaux ont été réalisés "en dehors de la responsabilité du secrétaire général" Thierry Lepaon, qui n'a "notamment pas eu connaissance des devis" et "a découvert les travaux une fois ceux-ci achevés", a annoncé son successeur à la tête de la CGT, Philippe Martinez.
La confédération impute la responsabilité de ses déboires à l'entreprise, qui aurait facturé une somme "en décalage par rapport à la réalité des prestations effectuées", et à l'administrateur de l'époque, Éric Lafont, qui "a reconnu sa propre responsabilité". Elle pointe aussi "un manque de contrôle et de rigueur" et les fuites dans la presse de "documents pris en interne".
"Qui porte le chapeau?" s'interroge M. Vivier. "L'entreprise qui a surfacturé et l'administrateur" qui a démissionné et "avait parfaitement le profil du fusible". La communication de la CGT est surtout "utile" pour "rassurer les militants", dit-il.
Mais le pari n'est pas gagné. "Les juges arbitres de ces conclusions d'enquête seront les militants et les syndiqués de la CGT" et non la seule direction, prévient un dirigeant de la centrale.
"Beaucoup de camarades sont en colère", assure d'ores et déjà un autre haut responsable. "Il était sans doute urgent de blanchir Thierry Lepaon" qui cherche, selon lui, à se recaser à l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme (ANLCI).
Même sentiment pour M. Andolfatto: "C'est une espèce d'opération de blanchiment de Thierry Lepaon avant de le recycler quelque part dans la CGT et, à moyen terme, de lui retrouver un strapontin quelque part."
Interrogé sur le futur de M. Lepaon, M. Martinez, en déplacement à Rennes, a répondu mercredi: "Nous allons réfléchir avec Thierry Lepaon sur son avenir, évidemment il est trop tôt pour donner des précisons."
Quant au principal intéressé, il s'est félicité mardi soir de ce que "la vérité éclate enfin". Après avoir "vécu l'enfer", "je retrouve mon honneur, ma dignité, le fruit de mes engagements", a ajouté M. Lepaon dans une interview à L'Opinion.
"Une partie des dirigeants de la CGT ont pensé qu'en faisant tomber la tête du syndicat, ils atteindraient la ligne. Mais la question de la ligne politique n'est pas réglée pour autant", a-t-il prévenu.
"Thierry Lepaon, égal à lui-même, ne se laisse pas faire" et "met les pieds dans le plat" en soulignant que les problèmes de la centrale vont au-delà de son cas personnel, note le sociologue Jean-François Amadieu.
"C'est ennuyeux car l'unité avait été refaite par Philippe Martinez", poursuit-il.
D'autant que, pour M. Andolfatto, l'enquête elle-même peut avoir un "effet pervers" parce que "la CGT s'était sortie de cette affaire en nommant une nouvelle personnalité qui essayait de s'affirmer". Sans compter le fait que "ça fait rire un peu tout le monde que la CGT se juge elle-même".
"Le débat de fond, ce n'est pas le papier peint de Thierry Lepaon, c'est l'orientation de la CGT", insiste M. Vivier. La vraie problématique est de savoir "où va la CGT", au moment où le syndicat enregistre un "tassement électoral" dans la fonction publique et dans de nombreuses entreprises (Air France, Orange, La Poste...).
Une question cruciale à un an du prochain Congrès de la centrale, prévu en avril 2016.

(15-04-2015 - Avec les agences de presse)

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Signature des premiers "Contrats Nanterriens de Réussite"


Les premiers « Contrats Nanterriens de Réussite » seront signés jeudi 16 avril à 19h00 à la mairie de Nanterre par le Maire de la ville, Patrick Jarry, et quatre jeunes de la commune.
Le lancement du contrat nanterrien de réussite correspond à la réalisation d’un des engagements-phares de l’équipe municipale auprès des jeunes. Ce nouveau dispositif permet à des jeunes de Nanterre de bénéficier d’un soutien et d’un accompagnement de la ville dans la réalisation de projets individuels.
La réciprocité est la valeur-clé de ce contrat. La ville de Nanterre s’engage à accompagner de façon personnalisée un jeune dans la réalisation de son projet, qui peut être scolaire, professionnel, culturel, artistique, citoyen, et être mené en France ou à l’étranger. En échange de cette aide, le jeune s’engage à fournir une contrepartie « citoyenne » qui participera à favoriser le vivre ensemble et la citoyenneté sur la commune.
Chaque jeune bénéficiaire signera avec la ville de Nanterre un contrat qui définira les engagements réciproques. Les modalités de soutien de la municipalité et des partenaires impliqués dans ce dispositif seront arrêtées lors des commissions du contrat nanterrien de réussite.
Ces commissions se réuniront chaque mois et seront composées d’élus de la municipalité, de représentants du monde associatif et de professionnels du secteur dans lequel le projet du jeune s’insère.
Aux côtés de la municipalité, attachée de longue date à la démarche partenariale, le Centre Communal d’Action Sociale, la Mission Locale et le PLIE seront des acteurs essentiels du contrat nanterrien de réussite.
Avec le lancement de ce dispositif, la Ville de Nanterre affirme son attachement à l’accès des jeunes à l’autonomie et à la citoyenneté et assoit le sens de son action depuis de nombreuses années en matière de jeunesse.

(15-04-2015 - Ville de Nanterre)

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