samedi 31 janvier 2015

Pif, l'envers du gadget

Samedi 31 janvier de 22:20 à 23:15 sur Arte
Rediffusion le 07 février à 3h25

 
Pif ou Mickey ? Dans les cours de récré françaises des années 1970, chacun devait choisir son camp. La souris américaine aux grandes oreilles pour les enfants de bonne famille, le chien débonnaire et communiste pour les autres. Créé en 1950 par le dessinateur Arnal, un républicain espagnol rescapé des camps nazis, le petit personnage a fait ses armes dans L'Humanité, puis dans Vaillant, qui devient Pif Gadget dès mars 1969. Voué à la diffusion de valeurs « saines » et humanistes dans la jeunesse, et à contrer les publications « réactionnaires » ou « impérialistes », Pif échappe rapidement à ses créateurs pour devenir un véritable phénomène de société. Vendu à plus de cinq cent mille exemplaires chaque semaine avec souvent des pics à un million ( !), le magazine marque durablement plusieurs générations de lecteurs. Son secret ? Une alchimie unique qui associe des bandes dessinées modernes et de qualité (Rahan, Dr Justice, Gai-Luron, ­Corto Maltese...) à un cadeau à monter soi-même : le fameux gadget !
Agrémenté des témoignages d'anciens lecteurs, dont les réalisateurs Michel Gondry et Joris Clerté, le documentaire de Guillaume Podrovnik explore ce magazine pas comme les autres, coincé entre ses idéaux fondateurs et les sirènes du marketing, sur fond d'énormes profits. Une plongée fascinante dans les années 1970, heureuse époque des fantaisies capillaires et des sous-pulls en nylon. Effet madeleine garanti.
(Par Stéphane Jarno.)


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"Maintenant la gauche" (gauche du PS) dépose sa contribution pour le congrès

"Maintenant la gauche", l'un des courants de l'aile gauche du Parti socialiste, réclame un "sursaut républicain" passant par une "politique de relance économique" et appelle le PS à ne pas montrer de "solidarité aveugle avec l'exécutif", dans un texte préparatoire au congrès.
Dans une contribution générale (texte préparatoire aux "motions") dont l'AFP s'est procuré le résumé vendredi, ce courant, arrivé deuxième au congrès du PS de Toulouse en 2012, rappelle que "les engagements pris devant les électeurs" par François Hollande en 2012 "doivent constituer la boussole de notre action au gouvernement".
Exit donc le Pacte de Responsabilité et le CICE, qui "ne figuraient (pas) parmi les engagements de campagne" de M. Hollande. Exit également "la loi Macron", une "attaque contre les droits des salariés" et une "dérive navrante".
Dans le droit fil de ses propositions alternatives faites au cours du quinquennat, "Maintenant la gauche" réclame "une politique de relance économique", une "nouvelle loi bancaire", "une vraie réforme fiscale redistributive". Le courant, animé par Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann et Jérôme Guedj, plaide aussi pour une augmentation du smic, une amélioration temporaire des indemnisations chômage, un "plan ambitieux de remise à niveau de l'hôpital public".
Une loi de programmation répondant à la crise du logement, l'encadrement des loyers, une revalorisation du traitement des enseignants, une augmentation des moyens de l'enseignement primaire et la création d'un pôle public de l'énergie sont d'autres préconisations.
Sur le rôle du PS, le courant s'interroge: "Pourquoi, quand les nôtres accèdent au pouvoir d'Etat, le parti semble-t-il +fermé pour cause de gouvernement+? (...) Comment se fait-il que la seule réponse apportée aux doutes et aux questions des adhérents se résume à une injonction de solidarité aveugle avec l'exécutif?"
Le calendrier du congrès -il se tiendra début juin à Poitiers- prévoit que les "contributions" soient déposées au plus tard le 7 février, date d'un conseil national (réunion du parlement du PS) à Paris. Le vote sur les "motions" (une motion peut réunir plusieurs contributions) aura lieu le 21 mai.

(31-01-2015 - Avec les agences de presse)

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Le NPA en proie à des luttes internes sur fond de sa relation au Front de gauche


Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), réuni jusqu'à dimanche pour son 3e congrès, est en proie à des divisions internes sur fond de sa relation au Front de gauche.
"Le NPA se porte comme la gauche dans ce pays", comprenez "pas bien" dans l'esprit d'Alain Krivine, figure du NPA qui s'exprimait vendredi lors de ce rassemblement. "Comme il n'y a pas de grande mobilisation en France (...) les débats internes prennent de l'ampleur", souligne-t-il, déplorant une "multitudes de plateformes" pour le congrès.
Les 2.100 adhérents étaient en effet invités à se prononcer sur cinq plateformes auxquelles se sont ajoutées quelques plateformes locales.
Christine Poupin, porte-parole du NPA, et Olivier Besancenot sont signataires de la plateforme 1 qui a remporté 35,12% des 1.400 votes exprimés et appelle à "agir dans les mobilisations, développer des propositions de politique de rassemblement".
La plateforme 2, pour "une orientation anticapitaliste et révolutionnaire", signée notamment par Alain Krivine, a remporté 26,65% des votes, la 3 qui veut "tourner la page d'une orientation polarisée par l'interpellation des réformistes", 21,60%, la 4, 6,76%, la 5, 6,90% et les plateformes locales 2,97%.
Au coeur des discussions : le rapport du NPA avec le Front de gauche. "Personne ne propose d'y adhérer mais la question est celle de l'unité avec qui ? jusqu'où ?" affirme Alain Krivine.
Il y a un an et demi, le NPA avait perdu des centaines d'adhérents et cadres, partis rejoindre le Front de gauche avec la Gauche unitaire.
La blessure à peine cicatrisée s'est rouverte avec le refus du NPA de participer au meeting de soutien à Syriza le 19 janvier en présence de Pierre Laurent (PCF), Jean-Luc Mélenchon (PG) et Cécile Duflot (EELV).
"Une faute politique grave qui doit sonner comme une alerte pour toutes celles et ceux qui ne se résignent pas à voir le NPA se réduire, sous prétexte de clarifications, à un groupe qui commente l'actualité et distribue les bons et mauvais points", selon la plateforme 1.
"Ce meeting ressemblait plus à une rampe de lancement de cette nouvelle coalition de gauche de la gauche qu'un soutien à Syriza", rétorque un signataire de la plateforme 2.
Des bisbilles internes qu'avait dénoncé l'ancien candidat NPA à la présidentielle, Philippe Poutou, en quittant le porte-parolat en octobre et appelant à "se débarrasser de nos conneries" avant le congrès.
Philippe Poutou, qui devait rejoindre le congrès samedi, a signé une plateforme locale.
Les plateformes ont jusque dimanche pour s'entendre et élire une nouvelle direction au NPA.

(31-01-2015 - Avec les agences de presse)

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Vigipirate

"Les observateurs anticipent une abstention massive, une claque pour la gauche et une nouvelle poussée du Front national aux élections de la fin mars"
"eeuuhh..."
"quoi?"
"nous ne sommes que le 31 janvier... comment se fait-il qu'ils aient une si longue vue?"
"c'est très simple"
"comment ça?"
"d'ici là, le plan vigipirate sera très certainement encore de vigueur"
"...!?"

Roland RICHA
Samedi, 31 janvier 2015

Pour la première fois, l'ensemble des cantons (2054) seront renouvelés en même temps les 22 et 29 mars, et non plus par moitié, accentuant la dimension de test national de ce scrutin qui désignera pour six ans 4 108 conseillers départementaux.


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vendredi 30 janvier 2015

Loin de se résigner
La CGT à l’offensive et déterminée !


Après la journée d’action du 26 janvier contre la Loi Macron et le conflit dans le Transport routier, qui dure depuis plus d’une semaine, ce jeudi 29 janvier, ce sont 32 000 manifestants qui ont répondu à l’appel national des fédérations CGT des Cheminots et de Mines-Energie pour battre le pavé parisien ; symboliquement les 2 cortèges se sont retrouvés Place des Invalides pour marquer les nécessaires convergences de luttes.
La Fédération CGT des Cheminots exige l’ouverture de négociations sur la réforme du ferroviaire, l’emploi, les salaires et les conditions de vie et de travail des cheminots.
La Fédération CGT Mines et Energie, dénonce les conséquences que la loi dite de « transition énergétique » aura non seulement sur les salariés du secteur mais également sur les usagers qui verraient leurs factures augmenter.
Pour la CGT, ces réformes et ces loi sont dictées par les politiques d’austérité européennes soutenues par le gouvernement français et le patronat, avec comme logique, le désengagement de l’Etat sur le dos et au détriment des salariés et des usagers.
Une CGT rassemblée et de combat qui ne lâche rien sur le terrain des revendications d’un service public de qualité du ferroviaire et force de propositions alternatives sur la loi dite de « transition énergétique ».
La CGT appelle l’ensemble des salariés, des privés d’emplois et des retraités à continuer de se mobiliser massivement dans les entreprises et partout où cela est possible pour porter les revendications de la CGT en matière d’emploi, de salaires, de protection sociale et de services publics.
Dès la semaine prochaine, la CGT débattra des modalités d’un prolongement de ces actions.

La Cgt,
Montreuil, le 29 janvier 2015

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APL, HLM: un rapport propose de bousculer les aides au logement


Refonte des aides personnelles au logement (APL), fin de mesures de soutien aux HLM, suppression de la prime pour travaux de rénovation énergétique: un rapport au gouvernement propose plusieurs mesures chocs pour réformer la politique du logement, révèlent jeudi Les Echos.
Le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD), l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l'Inspection générale des finances (IGF) avaient reçu pour mission de scruter la politique du logement "à la fois extrêmement coûteuse pour les finances publiques (46 milliards d'euros en 2014, soit plus de 2% du PIB) et régulièrement dénoncée pour son manque d'efficacité (les mises en chantiers sont au plus bas) et ses effets inflationnistes", rapporte le quotidien économique, se référant à un rapport d'inspection "gardé secret depuis l'été dernier".
C'est seulement "un document de travail", a aussitôt rétorqué la ministre du Logement Sylvia Pinel, confirmant implicitement l'existence du rapport. "Il n'exprime pas la position du gouvernement mais il vient contribuer à sa réflexion."
Pour elle, "la priorité du gouvernement c'est la relance de la construction de logements pour répondre aux besoins des Français et le redémarrage d'un secteur essentiel de notre économie. La nécessaire maîtrise des dépenses publiques doit être conciliée avec cet objectif prioritaire", fait-elle valoir.
Il n'empêche: les auteurs du rapport jugent qu'au vu des fonds publics engagés, les résultats des multiples aides au logement "ne sont pas à la hauteur des attentes". Et ils accusent pêle-mêle un important éclatement des responsabilités, les effets inflationnistes de divers mesures de soutien, ou l'instabilité des priorités établies par les ministres successifs.
Pour tenter d'y remédier, ils soumettent plusieurs mesures concrètes pour les réformer qui devraient permettre "d'économiser environ 4 milliards d'euros par an en vitesse de croisière".
Parmi les plus importantes, ils proposent de "resserrer les critères d'attribution des aides personnelles au logement (APL), en rendant inéligibles à celles-ci les logements dépassant un certain niveau de loyer et de superficie et les ménages disposant d'un certain niveau de patrimoine", indiquent Les Echos.
Le rapport suggère également de "mettre fin à la possibilité de rattachement au foyer fiscal des étudiants percevant une aide au logement", une mesure qui "dégagerait 400 millions d'euros d'économies dès la deuxième année".
Cette proposition a fait bondir l'Unef, premier syndicat étudiant qui estime qu'elle "pénaliserait en premier lieu les étudiants des classes moyennes, pour qui le cumul des APL et de la réduction d'impôt dont bénéficient leurs parents est une condition indispensable pour le financement des études".
Pour diminuer les logements vacants, les auteurs du rapport veulent aussi "permettre aux bailleurs particuliers de louer avec des baux de moins de trois ans, voire de pouvoir reprendre le logement en cours de bail".
Le document va par ailleurs "à contre-courant des mesures prises depuis l'an dernier pour soutenir les travaux de rénovation énergétique" en prônant "de supprimer la prime pour travaux et de porter la TVA sur ces travaux de 5,5% à 10%", soulignent Les Echos.
"Diverses mesures techniques visent à diminuer l'avantage fiscal actuel du statut de loueur en meublé non professionnel" et la "suppression pure et simple des +aides à la pierre?+", les subventions directes de l'Etat aux organismes HLM leur servant de fonds propres, sont aussi envisagées.
"Le gouvernement a déjà anticipé et répondu à plusieurs de ces recommandations", fait valoir Mme Pinel dont "le renforcement de la mutualisation de la trésorerie des bailleurs sociaux ou la facilitation de l'accession sociale dans le parc social", "le renforcement du prêt à taux zéro" ou "l'expérimentation de l'encadrement des loyers".
Sur le front des APL, "un groupe de travail parlementaire sera constitué la semaine prochaine".

(30-01-2015 - Avec les agences de presse)

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Conseils aux parents musulmans d'apparence !


Contrairement aux affirmations de la ministre de l'Éducation nationale, l'enfant de 8 ans est bien mis en cause personnellement et sa "responsabilité" est engagée dans l'affaire qui défraie la chronique à Nice, et dans toute la France. Certes, le père est aussi visé, mais par une autre plainte pour intrusion dans l'établissement. Ajoutons à cela, mais qui n'a rien à voir avec cette mise en cause de l'enfant, une enquête ouverte depuis le 23 janvier sur des violences supposées au sein de la famille. Tout ça est un sac de noeuds certes, mais poursuivre un enfant pour des propos qu'il ne comprend pas relève de l'absurde et même de l'illégalité.
L'heure est grave ! Nous apprenons que l'endoctrinement djihadiste se fait dorénavant dès l'âge des couches-culottes en France. Notre ministère de l'Intérieur a pris les choses en main en mettant en ligne une liste permettant de détecter "les premiers signes de radicalisation vers le djihadisme". La République effectue une économie au budget du ministère de l'Intérieur en trouvant les nouvelles recrues auxiliaires de police parmi les instituteurs de notre République : deux boulots pour un seul salaire !
Ainsi, dans cette "chasse aux sorcières" pour connaître le nom des futurs djihadistes français, un enfant de 8 ans n'a pas été entendu par un psychologue de la police nationale, mais par un policier avec un uniforme qui est là normalement pour protéger les enfants de la République même quand ils sont d'origine ostentatoire. Car visiblement, à 8 ans, on est capable d'"apologie du terrorisme", même si on n'a aucune idée de la signification précise du mot "terrorisme". Oui, vous avez bien lu, pour prévenir le terrorisme, on s'attaque à des enfants incapables de mesurer leurs propos au lieu de chercher les causes réelles d'embrigadement djihadiste.
C'est pourquoi aujourd'hui on ne cherche plus seulement parmi les délinquants déjà fichés dans la police, mais on scrute le moindre comportement typique d'un djihadiste, par exemple le port d'une djellaba, d'une barbe, le changement d'habitudes alimentaires, l'arrêt du sport, ne plus écouter de musique ou ne plus regarder de films ou encore fréquenter assidûment les réseaux sociaux (non, cela n'est pas une blague, rendez-vous sur le site Stop-djihadisme).
Alors, pour éviter que vos enfants soient estampillés "djihadistes" dès leur plus jeune âge, voici une liste non exhaustive de conseils aux parents musulmans d'apparence :
- Surtout, ne laissez plus vos enfants discuter avec des bonshommes trop barbus ou des femmes voilées.
- Obligez-les à boire du Champomy, puisque, selon Xavier Lemoine, maire de Montfermeil (93), c'est un signe d"'intégration" à la société française. Et incitez-les à la consommation de porc pour ne plus laisser planer de doutes quant à leur "appartenance" à la République française. N'oubliez pas le fromage afin de faire plaisir à monsieur Zemmour.
- Tant qu'à faire, faites-les participer aux apéros "saucisson-pinard" (c'est tellement ludique !) organisés par le groupuscule Riposte laïque, tant pis pour les risques d'alcoolisme et de mauvais cholestérol.
- Oubliez les tatouages au henné lors des fêtes musulmanes comme lors des mariages, trop ostentatoires comme signes de "musulmanie apparente".
Cette riposte disproportionnée concernant l'enfant de 8 ans a permis à Najat Vallaud-Belkacem et à Éric Ciotti d'être en phase en défendant bec et ongles l'équipe éducative de l'établissement. La première a noyé le poisson en expliquant que l'enfant était victime de violences parentales, et le second en normalisant l'audition de l'enfant.

Sihem SOUID,
30 janvier 2015

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Très inquiétant


"Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, s'inquiète que le niveau du FN soit extrêmement élevé dans les sondages"
"eeuuhh..."
"quoi?"
"faut peut-être arrêter de convoquer des enfants de huit ans aux commissariats"

"même s'ils sont musulmans?"
"...!?"



Roland RICHA
Vendredi, 30 janvier 2015

Le parti d'extrême droite de Marine Le Pen pourrait bien avoir tiré profit des attentats de Paris. Selon un sondage CSA pour RTL, Marine Le Pen, présidente du FN, arriverait en tête du premier tour de la présidentielle de 2017, mais serait battue au second tour, quelle que soit la configuration des principaux candidats présents face à elle. Selon un autre sondage Ifop pour Marianne, la présidente du FN, avec 29 à 31 %, sortirait nettement en tête au premier tour.


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L'ex-membre de la LDJ s'en était pris à un juif antisioniste: 6 mois ferme requis en appel


Six mois de prison ferme ont été requis jeudi en appel à Versailles à l'encontre d'un ancien militant de la Ligue de défense juive (LDJ), jugé pour sa complicité dans "une expédition punitive" en 2012 contre un jeune juif qui avait critiqué la politique israélienne sur son blog.
La cour d'appel rendra sa décision le 11 mars.
Le tribunal correctionnel de Versailles avait condamné en juin 2014 à 6 mois de prison ferme Steve Bismuth, 25 ans, jugé comme complice au côté d'Arthur Benhamou, 22 ans, qui a écopé de 10 mois ferme pour avoir élaboré et lancé un engin explosif en direction de la voiture de Jonathan Moadab, un jeune juif se disant antisioniste. M. Bismuth avait fait appel.
Le site internet de Jonathan Moadab, Le Cercle des volontaires, qu'il a cofondé et dont il n'est plus membre, s'en était pris à "la nébuleuse sioniste française" dans un article de juin 2012.
Dans la nuit du 13 au 14 septembre 2012, à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines), une bombe fabriquée à partir d'une bouteille en plastique avait explosé, sans faire de dégât, près de sa voiture. Des tags - "LDJ" et une étoile de David - avaient été inscrits sur le véhicule.
La victime, en conflit avec la LDJ, composée de jeunes juifs radicaux, avait orienté les gendarmes vers la piste du groupe militant. Des membres de l'organisation l'avaient menacé quelques mois plus tôt, selon lui. Il avait aussi déclaré avoir reçu des appels anonymes: "Je vais te tuer, toi, ta mère, ton père et tes frères".
"Cette affaire ressemble à une expédition punitive, c'est un acte de vengeance", estime le président de la cour d'appel de Versailles.
"Oui, oui je suis d'accord avec vous", bredouille le jeune prévenu, grosses lunettes et look décontracté. "J'étais un membre actif de la LDJ, mais pas forcément dans des choses interdites". Depuis, il a "changé de vie", assure-t-il en détaillant son parcours dans la rénovation immobilière.
A la barre, le jeune homme, déjà condamné à deux reprises pour dégradations et menaces de mort, a nié avoir demandé à deux jeunes sympathisants de la LDJ de jeter l'engin incendiaire ce soir-là. Selon lui, le plan consistait à faire des graffitis et éventuellement à crever les pneus, pour faire peur au blogueur.
Le ministère public a requis la confirmation de la peine à l'encontre de "l'instigateur" d'"une action commanditée". "C'est une milice structurée qui n'a de cesse d'attaquer", a dénoncé l'avocate du blogueur, Me Dominique Cochain, qui milite pour la dissolution de l'organisation.
"On veut faire le procès de la LDJ, mais pas celui de M. Bismuth", a fustigé son avocate, qui n'a pas donné son nom. Deux mineurs ont par ailleurs été renvoyés devant le tribunal pour enfants dans cette affaire.
La LDJ est une émanation de la Jewish Defense League, un groupe qualifié de "groupe terroriste" par le FBI en 2001 et interdit dans plusieurs pays.

(30-01-2015 - Avec les agences de presse)

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RER A: les difficultés pourraient se poursuivre vendredi


Les centaines de milliers de voyageurs de la ligne A du RER pourraient connaître à nouveau des difficultés vendredi, les syndicats ne donnant pas de mot d'ordre aux conducteurs qui s'étaient spontanément mis en grève jeudi provoquant la paralysie du trafic.
Le cauchemar pour 1,2 million de passager a duré une partie de la journée. C'est un arrêt de travail spontané des conducteurs dénonçant l'agression d'un des leurs qui a entraîné l'interruption du trafic une partie de la journée.
Vendredi, ce pourrait être partie remise puisqu'une réunion avec la direction s'est terminée jeudi soir sur "un constat de désaccord".
"Il n'y a aucun mot d'ordre, le mouvement appartient aux conducteurs, à eux de décider ce qu'ils comptent en faire", a déclaré à l'issue de la réunion Thierry Babec de l'Unsa CGT-- premier syndicat sur la ligne A qui dessert le quartier d'affaires de La Défense à l'Ouest de Paris et Disneyland Paris à l'est de la capitale.
"Si le travail ne reprend pas demain matin, l'entreprise fera tourner tous les effectifs disponibles d'encadrement. Il y aura des trains demain matin c'est sûr, mais combien?", dit-il.
"Demain les gens feront ce qu'ils veulent. On verra ce qui va se passer", lâche un conducteur de Torcy (Seine-et-Marne).
Dans une note consultée par l'AFP, la direction promet une réunion de travail vendredi pour "définir les modalités de traitement des enquêtes d'exploitation" et "cadrer les relations entre encadrement de proximité et conducteurs". En cas d'incident, la RATP "s'engage à compléter le dispositif actuel" de manière "à le rendre conforme aux souhaits exprimés par le personnel de conduite".
La direction s'engage aussi "à proposer une organisation permettant d'améliorer le soutien opérationnel sur les quais"
"Je sais comment rentrer chez moi, mais je n'arrive pas à trouver le bon train", témoigne Lara à la gare Saint-Lazare, où les passagers ont été invités à se dérouter pour prendre d'autres trains. "J'ai mis deux heures pour venir ce matin, au lieu de 40 minutes", dit-elle.
Les conducteurs ont cessé le travail jeudi matin à leur prise de service en apprenant l'agression d'un collègue, mercredi soir en gare de Torcy.
Selon une source policière, un passager s'est fait coincer la main lors de la fermeture d'une porte et le signal d'alarme a été activé. "Énervé", l'homme a donné "un coup de tête" au conducteur du RER qui avait quitté sa cabine "pour réarmer le système d'alarme", avant de prendre la fuite. Le conducteur a eu le nez fracturé.
Le trafic du RER A a repris partiellement et progressivement à partir de 16H30.
A Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), l'un des terminus de la ligne, à l'arrivée peu après 18H00 d'un des premiers RER ayant repris le trafic, des passagers au pas rapide confient avoir eu moins de mal au retour qu'à l'aller. "J'ai eu de la chance", confie Elisabeth, assistante de direction. Le matin, elle a mis deux heures, le double du temps habituel.
L'interruption totale du trafic pendant la plus grande partie de la journée constitue une première pour cette ligne ferroviaire, la plus chargée d'Europe.
Les conducteurs n'en peuvent plus: "La direction leur met au quotidien la pression pour respecter les horaires", alors que la ligne est "sous-dimensionnée", explique M. Babec (Unsa).
En "envoyant des cadres" faire rouler des trains en fin de journée, "la direction va attiser les tensions", estime Jean-Christophe Delprat (SUD), "au lieu de chercher l'apaisement et de nous annoncer des mesures de renforcement de sécurisation des réseaux et d'accompagnement des conducteurs".
Le secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies, "solidaire" du conducteur, a jugé que l'interruption du trafic "ne (pouvait) constituer la bonne réponse".
"L'interruption spontanée du trafic sans respect des règles de préavis n'est pas une réponse appropriée à ce genre de situation", a également estimé le PDG de la RATP Pierre Mongin, tout en condamnant "fermement" une "inadmissible agression".

(30-01-2015 - Avec les agences de presse)

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jeudi 29 janvier 2015

Philippe Martinez se rapproche un peu plus de la tête de la CGT


Philippe Martinez, pressenti pour succéder à Thierry Lepaon à la tête la CGT, a obtenu jeudi l'aval de la direction pour sa nouvelle équipe et a bon espoir de la faire adouber mardi prochain par le "parlement" de la centrale, mettant fin à trois mois de crise. La commission exécutive (direction élargie) réunie jeudi a approuvé le nouveau bureau confédéral de dix membres - cinq femmes, cinq hommes, dont M. Martinez - par 27 voix pour, 6 contre et 9 abstentions, a indiqué à l'AFP une source interne. La décision finale revient au comité confédéral national (CCN, "parlement" de la CGT) qui se réunira mardi et mercredi et devra approuver le bureau confédéral à deux tiers des voix. Le 13 janvier, il avait rejeté l'équipe présentée par le métallurgiste, l'estimant trop proche de M. Lepaon. Ce dernier avait été contraint à la démission après des révélations sur son train de vie.
Parmi les membres du nouveau bureau - dont la liste a été publiée par Le Parisien et confirmée à l'AFP par une source interne - figurent plusieurs responsables opposés à M. Lepaon : il s'agit de Pascal Joly (Urif), par ailleurs membre du conseil national du PCF, Gisèle Vidallet (UD Haute-Garonne), Céline Verzeletti (fonction publique), Denis Lalys (organismes sociaux) et Fabrice Angei (services publics). Marie Saavedra (UD Vaucluse), Grégory Roux (cheminots), Virginie Gensel-Imbrecht (énergie) font également partie des nommés, ces deux derniers faisaient déjà partie de la précédente équipe proposée et désavouée.
Un nom en particulier risque de faire polémique, celui de Colette Duynslaeger (numéro un de La Poste), soutien de Thierry Lepaon, comme administratrice-trésorière. Elle était déjà proposée à ce poste sensible dans la précédente liste. "En choisissant Colette Duynslaeger, Philippe Martinez sait qu'il fait un choix contesté", a affirmé à l'AFP un membre du CCN. Toutefois, selon lui, "dans l'ensemble, la liste est équilibrée et de nature à rassembler. Le CCN devrait l'approuver massivement", car il "veut tourner la page et sortir avec un nouveau bureau confédéral".
L'ex-délégué de Renault Boulogne-Billancourt, 53 ans, a tenté d'agir cette fois avec plus de doigté. "Philippe Martinez et le collectif qu'il avait constitué pour l'épauler ont consulté largement les organisations qui composent le CCN" (fédérations et unions départementales) "pour parvenir à un consensus", a indiqué à l'AFP une source interne.
Le risque désormais est que les partisans de l'ex-numéro un "montent au créneau" pour mettre M. Martinez en minorité au CCN, selon une source interne. Mais, relève un connaisseur de la centrale, "on s'achemine vers la solution Martinez parce que tout le monde à la CGT a peur du vide" et le métallurgiste "occupe ce vide". Mais, selon lui, la centrale n'est pas sortie de l'ornière : "Il y a une fracture interne grave et, comme la CGT est très décentralisée, le risque est le renforcement de la tendance du chacun pour soi" de la part des fédérations et des unions. "Il y a le risque d'une balkanisation interne", selon lui.
Le premier syndicat français est embourbé dans l'une des plus graves crises de son histoire depuis les révélations de presse fin octobre sur des dépenses effectuées par la centrale pour M. Lepaon et les indemnités reçues par ce dernier. Son départ était réclamé par la majorité de la centrale. Il a finalement démissionné de son poste de numéro un le 7 janvier et de la commission exécutive la semaine dernière. Depuis deux semaines M. Martinez agit comme le nouveau patron de la centrale. Il a représenté la CGT aux voeux du président de la République et était en première ligne lundi dans une manifestation contre la loi Macron et jeudi lors d'une mobilisation des cheminots. Laurent Berger, numéro un de la CFDT, a salué jeudi sur RTL le fait que la CGT "trouve un peu de sérénité en interne", mais, a-t-il ajouté, "cela ne veut pas dire qu'ils auront trouvé parfaitement une ligne commune".

(29-01-2015 - Avec les agences de presse)

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Commission exécutive confédérale du 29 janvier 2015
Adoption des propositions pour le nouveau bureau confédéral


La Commission exécutive confédérale de ce 29 janvier 2015 a décidé d’adopter par un vote les propositions faites par Philippe MARTINEZ au nom du groupe de travail (pour : 27 voix, contre : 6 voix, abstentions : 9).
Ces propositions, d’un nouveau Bureau confédéral avec en son sein un nouveau secrétaire général et une nouvelle administratrice, sont les suivantes : Virginie GENSEL (FNME), Céline VERZELETTI (UGFF), Marie SAAVEDRA (UD du Vaucluse) Gisèle VIDALLET (UD de Haute-Garonne) et Colette DUYSLINGER (FAPT) qui est proposée comme administratrice, Grégory ROUX (fédération des Cheminots), Pascal JOLY (URIF), Denis LALYS (fédération des Organismes sociaux), Fabrice ANGEI (fédération des Services publics) et Philippe MARTINEZ (fédération de la Métallurgie), proposé comme secrétaire général.
C’est maintenant le Comité confédéral national (CCN) des 3 et 4 février prochains qui devra se prononcer par un vote.

La Cgt,
Montreuil, le 29 janvier 2015

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Des milliers de cheminots et gaziers défilent pour défendre le service public


Plusieurs milliers de cheminots, gaziers et électriciens ont manifesté ensemble jeudi à Paris pour dénoncer "la casse du service public" à l'appel de la CGT-Cheminots, SUD-Rail et des fédérations CGT et FO de l'énergie.
En tête de cortège, Philippe Martinez, pressenti pour être le numéro un de la CGT. "C'est un message important aujourd'hui que les cheminots et les gaziers soient dans la rue pour affirmer leur opposition aux deux réformes (du rail et de l'énergie ndlr) et exiger une autre politique", dit-il.
Ils étaient 30.000 à battre le pavé parisien (moitié cheminots, moitié salariés de l'énergie), selon la CGT, 14.000, selon la police (8.500 gaziers et 5.500 cheminots).
Venus toutes les régions de France, les premiers salariés de l'énergie (Areva, EDF, GDF-Suez, Alstom..) ont commencé à affluer à 10H30 Place Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement). A la mi-journée, plusieurs milliers attendaient le top départ en mangeant des merguez dans un brouhaha de discussions, sifflets et fanfare.
Opposés à la loi de transition énergétique qui va, selon eux, accroître "la privatisation" du secteur de l'énergie, les manifestants ont ensuite pris la direction des Invalides (VIIe arrdt.) pour rejoindre la manifestation des cheminots.
Le projet de loi, qui sera examiné au Sénat à partir du 10 février, a déjà été adopté en première lecture par les députés.
Pour Joël Belloncle, militant CGT chez GDF-Suez, ce projet "casse le service public de l'électricité". "On n'est pas contre le mix énergétique mais il faut une réflexion plus approfondie. L'énergie n'est pas une vulgaire marchandise", estime ce salarié. Pour lui, privatiser "ce qui marche", à commencer par les concessions hydrauliques, c'est "un scandale".
En manifestant "on défend aussi les consommateurs, l'énergie est déjà trop chère aujourd'hui", a ajouté le militant.
Du côté des cheminots, le cortège a démarré Place d'Iéna (XVIe arrondissement) dans les fumigènes vers 13H30 avec à sa tête Gilbert Garrel, patron de la CGT-Cheminots et à l'origine de la longue grève de juin dernier contre la réforme du rail.
L'organisation nouvelle, avec deux établissements chapeautés par un troisième, "ne va pas fonctionner", selon la CGT.
"Séparer en trois entités, ça ne peut générer que des désagréments pour les usagers, des fermetures de gares, 2.000 suppressions d'emploi en 2015, le gel des salaires", a affirmé à l'AFP le patron du premier syndicat de la SNCF.
"On est là pour défendre les services publics ferroviaires et lancer un ultimatum à la direction de la SNCF qui a décidé de supprimer des emplois en 2015", a pour sa part souligné Julien Trocaz de SUD-Rail.
La CGT-Cheminots et SUD-rail entendent relancer la bataille contre la réforme ferroviaire, mise en oeuvre depuis le 1er janvier avec la création d'un nouveau groupe public, qui regroupe désormais la SNCF et l'ex-gestionnaire de Réseau ferré de France (RFF).
Mais contrairement au mois de juin, où les 12 jours de grève avaient coûté 200 millions d'euros selon la direction, les deux syndicats n'ont pas appelé à la grève.

(29-01-2015 - Avec les agences de presse)

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L'agression d'un conducteur paralyse le RER A


Le trafic a été totalement interrompu jeudi sur la ligne A du RER pendant la plus grande partie de la journée, après un arrêt de travail spontané des conducteurs pour dénoncer l'agression d'un des leurs, entraînant d'énormes difficultés pour les 1,2 million de voyageurs quotidiens.
"Je sais comment rentrer chez moi, mais je n'arrive pas à trouver le bon train": dans la gare Saint-Lazare, Lara scrute un panneau d'information, à la recherche d'un train desservant Sartrouville puis Le Vesinet. "J'ai mis deux heures pour venir ce matin, au lieu de 40 minutes", explique-t-elle.
Une reprise partielle du trafic du RER A devait avoir lieu à partir de 16h30, selon la RATP, tandis que le renforcement des lignes de métro 1, 6 et 14 sera maintenu. Une réunion entre syndicats et direction était toujours en cours en milieu d'après-midi.
Les conducteurs avaient cessé le travail après une agression, mercredi soir en gare de Torcy (Seine-et-Marne).
Le signal d'alarme a été actionné lorsqu'un passager s'est fait coincer la main lors de la fermeture d'une porte, a indiqué une source policière. Le conducteur du RER a alors quitté sa cabine "pour réarmer le système d'alarme" et c'est là que l'homme qui avait eu la main coincée, "énervé", lui a donné "un coup de tête" avant de prendre la fuite. La victime a eu le nez fracturé.
Dans un communiqué, le secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies s'est dit "solidaire" du conducteur agressé, mais a jugé que l'interruption du trafic "ne (pouvait) constituer la bonne réponse".
L'interruption totale du trafic constitue une première pour cette ligne ferroviaire, la plus chargée d'Europe.
Jean-Paul Huchon, le président de la région Ile-de-France, a condamné une "agression inacceptable" et a demandé "aux opérateurs de fournir le maximum d'informations aux voyageurs, notamment sur les itinéraires de substitution" de la ligne A.
"L'interruption spontanée du trafic sans respect des règles de préavis n'est pas une réponse appropriée à ce genre de situation", a déclaré le PDG de la RATP Pierre Mongin, présentant ses "excuses" pour la "gêne occasionnée aux voyageurs" tout en condamnant "fermement" une "inadmissible agression".
La RATP a renforcé la fréquence sur la ligne 1 du métro, qui circule en parallèle de la ligne A entre La Défense et Nation, et mis en place des bus de substitution à l'Est au départ de Château de Vincennes en direction de Marne-La-Vallée-Chessy et Boissy-Saint-Léger, ainsi qu'à l'Ouest entre Saint-Germain-en-Laye et La Défense.
"Je viens toujours travailler en voiture d'habitude, mais là je travaille sur Paris-Centre. En deux semaines de transports en commun, j'ai eu deux galères", commente Saïd, à la station Opéra.
Gare Saint-Lazare, les couloirs étaient saturés en milieu de matinée: lorsque les haut-parleurs indiquaient un numéro de quai pour un RER entrant en gare, la foule se précipitait pour s'engouffrer dans des wagons bondés.
"Je suis resté bloqué une heure dans la foule, le temps que la circulation se fluidifie", témoigne Eric en milieu d'après-midi, alors qu'il attend depuis une heure un train pour rentrer chez lui à Marly-le-Roi.
La ligne A, qui dessert notamment le quartier d'affaires de La Défense à l'Ouest de Paris et Disneyland Paris à l'est de la capitale, transporte plus d'un million de voyageurs par jour.
Début 2013, elle a représenté un quart du trafic de la région Ile-de-France, un trafic en hausse de 20% en dix ans pour cette seule ligne. En heure de pointe, jusqu'à 2.600 voyageurs peuvent alors être transportés toutes les deux minutes.
Longue de 76 kilomètres et gérée à 85% par la RATP et à 15% par la SNCF, elle dessert environ 40% des emplois franciliens et 30% de la population francilienne, selon la RATP.


(29-01-2015 - Avec les agences de presse)

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Polémique sur la convocation d'un enfant de 8 ans dans un commissariat

L'affaire devait-elle se régler au sein de l'école ou devant la police ? L'audition mercredi dans un commissariat de police niçois d'un enfant de 8 ans ayant déclaré à l'école "je suis avec les terroristes" a déclenché une vive polémique. Au lendemain de la tuerie de Charlie Hebdo, les écoles françaises avaient été appelées à observer une minute de silence. L'élève de CE2 avait refusé d'y participer, déclarant à son instituteur : "Je suis avec les terroristes."
Des propos que l'enfant a confirmés lors d'une audition mercredi dans un commissariat de police de son quartier à Nice, où il a été convoqué avec son père, au grand dam de leur avocat Me Sefen Guez Guez. Ce dernier avait mis le feu aux poudres en tweetant mercredi des extraits de cette audition sur son compte personnel (sous le pseudonyme S. Ibn Salah). Le garçonnet aurait dit notamment ne pas connaître la signification du mot terrorisme.
"L'avocat de la famille veut faire de la médiatisation. À l'école nous essayons de faire de la pédagogie", commente jeudi un porte-parole du rectorat. Ce dernier souligne que le directeur de l'école primaire a déposé une plainte à l'encontre du père pour "intrusion" au sein de l'établissement et pour "attitude menaçante" envers l'équipe. À l'occasion de la minute de silence, "l'enfant a tenu des propos inadmissibles en classe", note le rectorat. "Une information préoccupante" a été adressée à la cellule de protection de l'enfance à ce sujet. Le père est venu à plusieurs reprises donner "son point de vue" à l'école, a ajouté le rectorat.
"Les parents condamnent le terrorisme, le rôle pédagogique de l'école n'a pas été mené", a affirmé jeudi à l'AFP Me Guez Guez qui s'est rendu au commissariat central de Nice pour porter plainte contre le directeur de l'école "pour violences aggravées". Il l'accuse d'avoir tapé la tête du garçon contre un tableau et de l'avoir giflé. "On a convoqué l'enfant et son père pour essayer de comprendre comment un garçon de 8 ans peut être amené à tenir des propos aussi radicaux", a expliqué à l'AFP le directeur départemental de la sécurité publique, Marcel Authier. Selon la police, l'enfant aurait notamment dit dans l'enceinte de l'école : "Il faut tuer les Français."
"Le directeur de l'école est venu au commissariat pour nous dire les propos de l'enfant et évoquer le comportement du père qui était jugé menaçant", a précisé M. Authier. "Nous ne sommes pas dans une affaire d'apologie du terrorisme, il s'agit de vérifier simplement la réalité des menaces", a-t-il ajouté.
Selon Marie-Pierre Hourcade, présidente de l'Association française des magistrats de la jeunesse et de la famille, une telle procédure de convocation d'un enfant en audition libre n'a rien d'anormal. Si un juge est saisi, un enfant de moins de 13 ans ne peut faire l'objet d'une sanction pénale, mais seulement de mesures éducatives.
Dans le cadre d'une affaire totalement séparée, "la sûreté départementale des Alpes-Maritimes a pris en charge dans leur école maternelle les deux frères du gamin de 8 ans, âgés de 3 et 4 ans, en qualité de victimes potentielles de violences, sur instruction du parquet, saisi par l'association de protection de l'enfance", a indiqué M. Authier.
L'Observatoire national contre l'islamophobie a estimé de son côté que "la lutte contre la radicalisation ne doit pas donner lieu à une hystérie collective, mais doit s'inscrire dans le cadre légal républicain". La polémique a gagné le terrain politique. "L'enfant était avec son père, il n'était pas tout seul", a réagi jeudi le député UMP des Alpes-Maritimes Éric Ciotti. "Je crois qu'il faut arrêter avec le monde des bisounours, on est dans un pays qui subit une menace extrême", a dit l'élu. Pour Thierry Mandon, secrétaire d'État à la Réforme de l'État, "il faut raison garder", en estimant "c'est la famille qu'il faut auditionner, pas l'enfant".

(29-01-2015 - Avec les agences de presse)

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Chiffres du chômage
2014 : une année catastrophique pour les salariés et les demandeurs d’emploi


Les chiffres du chômage pour le mois de décembre viennent de nous être communiqués. Ils montrent une nouvelle augmentation du chômage. Le nombre total de chômeurs, toutes catégories, s’élève à 5 218 200, soit une augmentation de 6,4% sur un an.
Le nombre de demandeurs d’emploi augmente sur l’année 2014 de 5,7%, pour la catégorie A pour atteindre le chiffre de 3 496 000.

Évolution par catégorie pour le mois de décembre :
- Chez les jeunes de moins de 25 ans : - 0,2% (+ 1,7% sur un an) ;
- Chez les seniors : + 0,6% (+10 ,4 sur un an) ;
- Chez les chômeurs de longue durée : + 1,3% (+ 9,7 sur un an).

Nous ne voyons pas le bout du tunnel et les prévisions de l’UNEDIC qui annoncent 104 000 chômeurs de plus d’ici à fin 2015 nous laissent penser que ce ne sera pas pour tout de suite. Pas plus que la loi MACRON, qui vise à dérèglementer le travail, à libéraliser le travail du dimanche, à remettre en cause la prud’homie, à privatiser et à diminuer les protections et les garanties collectives des salariés au profit du patronat.
Peut-on inverser cette courbe du chômage ?
La CGT affirme que oui, à condition de changer de politique. Il faut stopper les aides aux entreprises sans conditions, moduler les cotisations patronales en fonction de critères objectifs (part de la masse salariale dans la valeur ajoutée, politique d’emploi dans les entreprises comme l’égalité salariale femme/homme, le niveau de précarité, le taux d’emploi des jeunes, etc..) et mettre à contribution les revenus financiers des entreprises pour contribuer au financement de la protection sociale.
C’est ce type de mesures qui permettra de se sortir de cette spirale infernale qui coûte excessivement cher aux salariés et aux demandeurs d’emploi.
Après les mobilisations de ce 26 janvier, les salariés, retraités et privés d’emploi doivent rester mobilisés pour que nos propositions soient entendues.

La Cgt,
Montreuil, le 27 janvier 2015

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Les salaires nets ont baissé de 0,4% en moyenne en France en 2012


Les salaires nets moyens ont diminué de 0,4% en 2012, en tenant compte de l'inflation, alors qu'ils étaient restés dans le vert les années précédentes, selon une étude publiée jeudi par le ministère du Travail (Dares).
En 2012, dans le privé et le public, le salaire net moyen s'est établi à 2.157 euros. Il va de 1.575 euros en moyenne pour les employés à 4.013 euros pour les cadres (1.653 euros pour les ouvriers et 2.208 pour les professions intermédiaires).
Hors inflation, la hausse globale a été de +1,6% après +2,3% en 2011. Mais avec l'évolution des prix (+2%), les salariés ont perdu 0,4% de pouvoir d'achat en 2012.
Ils avaient continué à gagner du pouvoir d'achat les années précédentes, mais de moins en moins chaque année: +1,2% en 2009, +0,5% en 2010 et +0,2% en 2011.
Par secteur, la construction a perdu 0,7% et le tertiaire 0,6% tandis que les salariés de l'industrie n'ont rien perdu ni gagné (0%, après +1% l'année précédente).
En matière d'égalité hommes-femmes, l'étude montre aussi un écart de salaire net de 19,2% en moyenne, un taux en baisse régulière depuis 2008. Cet écart s'échelonne de -1,5% dans la construction à -39,5% dans les secteur des activités financières et assurances.

(29-01-2015 - Avec les agences de presse)

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Aller-retour


"Dis-moi..."
"oui?"
"c'est quoi la ligne A du RER?"
"c'est celle qui dessert le quartier d'affaires de La Défense à l'ouest de Paris et Disneyland à l'est"
"ça marche comment?"
"le matin, les gens viennent à La Défense travailler et retournent chez eux le soir"
"...!?"


Roland RICHA
Jeudi, 29 janvier 2015

 

Le trafic du RER A presque stoppé à la suite d'une grève.
La ligne A, représentait un quart du trafic de la région Ile-de-France, un trafic en hausse de 20 % en dix ans. En heure de pointe, jusqu'à 2 600 voyageurs pouvaient alors être transportés toutes les deux minutes.


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Le trafic du RER A presque stoppé à la suite d'une grève


Quais dépeuplés, les rares trains en circulation bondés : le trafic est presque nul jeudi matin sur la ligne A du RER, la plus chargée d'Europe, à la suite de l'agression d'un conducteur. Les conducteurs ont décidé un "arrêt de travail spontané", précise la RATP sur son site internet, entraînant la suspension de l'interconnexion à Nanterre Préfecture. Selon une source syndicale, l'incident s'est produit vers 20 h 45 en gare de Torcy (Seine-et-Marne). Le signal d'alarme a été actionné lorsqu'un passager s'est fait coincer la main lors de la fermeture d'une porte, a précisé une source policière. Le conducteur du RER avait alors quitté sa cabine "pour réarmer le système d'alarme" et c'est là que l'homme qui avait eu la main coincée lui a donné "un coup de tête" avant de prendre la fuite.
La victime est sortie des urgences vers 3 h 15 avec le nez fracturé, précise la source policière. "Je vous répète, messieurs, dames, il n'y a plus de RER. Pour les personnes qui veulent des solutions de substitution, veuillez vous rapprocher de nous", répète en boucle à la station Opéra un agent de la RATP aux quelques dizaines de voyageurs encore présents sur les quais. Des bus de substitution ont été mis en place à l'est au départ de Château de Vincennes en direction de Marne-La-Vallée-Chessy et Boissy-Saint-Léger, ainsi qu'à l'ouest entre Saint-Germain-en-Laye et La Défense.
Coulsomy, vendeuse dans un petit stand de café sur le quai, n'a vu passer que quatre RER entre sa prise de service à 6 heures et 7 h 45, dont "un seul en direction de Boissy" : "J'ai perdu tous mes clients ce matin, les gens se sont déjà réorientés avec les bus ou sont rentrés chez eux." "Ce train est en direction de Saint-Germain-en-Laye, ce sera le dernier pour l'instant", crache le haut-parleur. Lorsque la rame entre en gare, elle est déjà bondée, mais les voyageurs persévérants parviennent à s'entasser pour y monter. Sur le quai d'en face, José est de ceux-là : le cinquantenaire qui se rend à Joinville-le-Pont va "attendre jusqu'à ce qu'il y en ait un, je suis prêt à attendre une heure", avant d'ajouter : "C'est nous qui payons, il faut punir celui qui a agressé, pas nous."
Sophie, qui attend depuis une vingtaine de minutes, doit se rendre à Boissy, "mais c'est au moins deux heures en bus, et si ce soir il n'y en a pas dans l'autre sens, j'aurai le même problème... Je crois que je vais rentrer chez moi." Le trafic est normal sur les autres lignes de RER, pouvait-on lire sur le site de la RATP, qui précise que la fréquence est renforcée sur la ligne 1 du métro, qui circule en parallèle de la ligne A entre La Défense et Nation. La ligne A, qui dessert notamment le quartier d'affaires de La Défense à l'ouest de Paris et Disneyland Paris à l'est de la capitale, transporte plus d'un million de voyageurs par jour. Début 2013, elle représentait un quart du trafic de la région Ile-de-France, un trafic en hausse de 20 % en dix ans pour cette seule ligne. En heure de pointe, jusqu'à 2 600 voyageurs pouvaient alors être transportés toutes les deux minutes.


(29-01-2015 - Avec les agences de presse)

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mercredi 28 janvier 2015

Législative dans le Doubs : Syriza soutient le Front de gauche


"Syriza soutient Vincent Adami", a annoncé dans un communiqué le député européen Giorgos Katrougalos, devenu ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives du gouvernement du nouveau Premier ministre grec Alexis Tsipras.
Dimanche, les électeurs de la 4e circonscription du Doubs sont appelés aux urnes pour élire le successeur du socialiste Pierre Moscovici, démissionnaire de son poste de député après avoir été nommé commissaire européen. "L'élection partielle de dimanche est très importante" et "remplacer Pierre Moscovici par un député qui refusera l'austérité serait une belle victoire", a estimé Giorgos Katrougalos. "En Grèce nous avons besoin du maximum de députés français de gauche pour nous aider à appliquer notre programme social et faire avancer ensemble l'idée d'une Europe solidaire et démocratique", a-t-il ajouté.
Syriza, qui a remporté dimanche une victoire historique aux élections législatives en Grèce, est le premier parti au pouvoir en Europe qui conteste ouvertement les politiques de rigueur prônées notamment par l'Allemagne.

(28-01-2015 - Avec les agences de presse)

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Grippe : l'épidémie est arrivée

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L'épidémie de grippe saisonnière est désormais en plein essor en France métropolitaine, selon le réseau de surveillance Sentinelles-Inserm. Dans son bulletin hebdomadaire, l'Institut de veille sanitaire, qui se fonde sur les données fournies par Sentinelles, souligne mercredi que l'épidémie de grippe est désormais "confirmée", le seuil épidémique ayant été franchi pour la seconde semaine consécutive la semaine dernière.
"Nous avons observé une très forte augmentation des cas de syndromes grippaux vus en consultation de médecine générale qui ont doublé la semaine dernière par rapport à la semaine précédente", relève Isabelle Bonmarin, chargée de la surveillance de la grippe à l'InVS.
Selon Sentinelles, le nombre des cas a été estimé à 470 pour 100 000 habitants la semaine dernière, au-dessus du seuil épidémique (177 cas pour 100 000 habitants). Le nombre de nouveaux cas pour la semaine dernière a, au total, été estimé à 303 000, contre 149 000 pour la période du 12 au 18 janvier.
Les taux d'incidence les plus élevés ont été observés la semaine dernière en Limousin (1 688 cas pour 100 000 habitants -, soit trois fois plus que la semaine précédente), en Picardie (761) et en Auvergne (632). "L'intensité des syndromes grippaux devrait continuer d'augmenter cette semaine", ajoute le réseau qui base son modèle de prévision notamment sur les ventes de médicaments dans les pharmacies.
L'épidémie pourrait durer environ six semaines avec un pic attendu d'ici à trois ou quatre semaines, selon Isabelle Bonmarin.


(28-01-2015 - Avec les agences de presse)

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Dans le noir


"Manuel Valls dans le noir"
"il est pourtant au-dessus de François Hollande dans les sondages"
"ce n'est pas de sondage que je parle, mais de la vraie réalité"
"comment ça?"
"la cgt a coupé le courant"
"alors là... il est vrai aussi que sans électricité rien ne passe"
"pas même les électrons"
"...!?"

Roland RICHA
Mercredi, 28 janvier 2015

Mardi soir, à Audincourt, Manuel Valls a tenu un meeting de soutien au candidat PS, Frédéric Barbier, confronté dimanche à une législative partielle pour reprendre le siège de Pierre Moscovici, nommé commissaire européen à Bruxelles. Mais la CGT-Mines-énergie a retardé l'évènement en coupant le courant.
Dans un communiqué, la CGT a indiqué que la "Fédération nationale des mines-énergie (FNME) CGT et ses syndicats (présents à Audincourt) sout(enaient) la coupure d'électricité réalisée par les électriciens et gaziers. Cette action vise à rappeler que la loi de transition énergétique est une bonne idée, mais avec de très mauvaises solutions", ajoute le communiqué. Cette loi, poursuit notamment le document, "achèverait le processus de casse du service public de l'électricité".


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Au cinéma "Les lumières"

49 rue Maurice-Thorez 92000 Nanterre
 


Fièvres
Drame (1h30min) de Hicham Ayouch

VF

jusqu'au 03 février 2015
Vendredi 20h30 (en présence du réalisateur); samedi 14h; dimanche 19h.  

Un jour, Karim Zeroubi voit débarquer Benjamin, 13 ans, son fils dont il ne soupçonnait pas l'existence. Ses parents sont furieux et ordonnent à Karim de prendre ses responsabilités vis-à-vis de cet enfant. Quand sa mère part en prison, Benjamin est donc recueilli par son père. Or l'adolescent est incontrolable et a la rage au coeur. Il est bien décidé à faire payer à son père toutes ces années d'abandon. Benjamin est insultant et vient mettre la pagaille dans la vie de Karim, jusqu'à son lieu de travail. L'amour entre le père et le fils semble impossible...

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mardi 27 janvier 2015

Parler de la shoah, partager cette souffrance.
Dédicace spéciale aux enseignants.

 
Nous sommes gouvernés par des bien-pensants. Ils sont fidèles à leur longue tradition, ils se sont bien lâchés pour stigmatiser nos enfants de banlieue. Ces gosses sont dangereux et idiots et il s'agit de les reprendre en main. Et ils seront repris en main, foi de ministre ! La minute de silence, l'hymne national et la prosternation devant la shoah vont être enseignés de gré ou de force. Enseigné par la soumission, pas la réflexion.
Classe dominante, puissants dominants, ils sont si sûr d'eux même qu'ils sont près à tout imposer à leurs « sans dents » et ne se laisseraient troubler par la moindre ombre de questionnement. Faut-il envier ces bonnes consciences pour le doux sommeil qu'ils y gagnent ?
Des enseignants de banlieue ont clamé leur indignation devant ce mépris, ont tendu leur main fraternelle à leurs élèves stigmatisés. FRATERNITE.
Maintenant il faut avancer et affronter ces ravages qui s'étendent sous nos yeux. Les récents assassinats ne constituent qu'un pas de plus vers le gouffre. Un premier ministre nous dit qu'il faut bien s'y faire, d'autres désastres sont à venir ! C'est à la guerre que nous poussent nos dirigeants imbus. « On repart comme en 14 », le mot « valeur » prenant place et fonction du mot « patrie ».
C'est contre cela qu'il nous faut construire une résistance. Redisons le rapidement car ce n'est pas l'objet de ce texte, le monde est-il en meilleur état après la dizaine d'interventions armées de cette décade ? Redisons le, ces jeunes assassins n'ayant usurpé le drapeau de l'islam que pour entrer en guerre, auraient-ils trouvé où exercer et armer leur folie sans ces extensions de nos guerres ?
Maintenant avançons. Les enfants, et pas uniquement ceux stigmatisés issus de l'immigration, éprouvent des difficultés à évoquer la shoah. Ce faisant, expriment ils une attirance vers le nazisme, un consentement à la souffrance infligée aux juifs pendant la seconde guerre mondiale ? Sont-ils gagnés par une épouvantable doctrine sanguinaire se répandant dans nos sillons ? Pour avancer, il faut commencer par les écouter. Pour avancer, il faut commencer par les entendre.
Sans nul doute existe-t-il partout, pas uniquement en banlieue, une poignée d'adolescents en mal être et provocateurs cibles des groupuscules fascisants, des sectes ou autres marges nocives. Ne dépassent ils pas la question de l'enseignement usuel, celui au cœur des discours ministériels ? Dans nos banlieue, la grande, très grande majorité les mômes réprouvent le sang versé, les souffrances infligées, les maltraitances. Ils sont humains, oui, humains avec une conscience d'humains. Dans leur grande, très grande, majorité ce n'est pas cela qui constitue la source de la difficulté à évoquer la shoah. C'est une question politique. Ce qu'ils nous disent clairement, distinctement, et que nous refusons d'entendre c'est qu'ils ressentent que leur histoire à eux est méprisée et que celle de la shoah est instrumentalisée contre eux. Nous heurtons à cette « concurrence des mémoires » qu'évoque Dominique Vidal (Le Monde Diplomatique).  
Mépriser cette parole n'est pas faire œuvre pédagogique, n'est pas être à la hauteur de la mission d'enseignant.
Enseigner l'histoire dans une école laïque doit faire sens, doit apporter des leçons du passé pour aider chacun à avancer dans la dignité humaine. Comment respecter cet objectif en méprisant les paroles des élèves ? Comment imaginer parvenir à l'objectif de l'école de la République par l'usage de la menace et la répétition ânonnante d'une doctrine ?
Ce sentiment de nombre de nos enfants ne part pas d'un sentiment absurde. Ils vivent un contexte sur lequel l'école n'a pas prise. De fait, les ados musulmans et leurs copains constatent une inégalité du traitement des citoyens, une sur dimension du racisme antisémite et une dévalorisation du racisme islamophobe. De fait, ils vivent au présent l'usage du drame de la Shoah pour justifier des guerres qu'ils réprouvent. De fait, ils savent les arrangements avec la réalité pour leurrer les peuples (assassinat de Kennedy, guerre contre l'Irak avec la fausse preuve brandie à l'ONU, plus récemment le mensonge d'une implication d'un groupe palestinien pour justifier une attaque terriblement meurtrière...).  De fait, ils expérimentent une parole médiatique et officielle faisant d'eux des êtres dangereux lorsqu'ils s'engagent en citoyen contre une guerre dont la violence et l'injustice les bouleversent. C'est dans ce contexte, avec cette accumulation de faits présents, que la transmission de la Shoah doit se faire.
Aborder l'histoire de la Shoah dans cet ensemble de dimensions actuelles est susceptible d'être un immense apport éducatif, d'être une résistance à la guerre. Assurément, cet enseignement ne passe pas par la menace et la sanction mais par le partage. Pour avancer, il nous faut retrouver les yeux d'humains regardant des êtres humains. Dans ces temps d'aspiration à la guerre c'est un véritable effort. Hannah Arendt peut nous être d'un précieux recours, elle qui combattit les aveuglements idéologiques.  Hannah Arendt pour qui « l'universel est premier » (Hannah Arendt, essai de biographie intellectuelle, Michelle-Irène Brudny, Grasset, 2006, page 29)
1961,  Hannah Arendt assiste au procès de Eichman. Un livre et une longue controverse s'en suit autour de son « Eichmann à Jérusalem, rapport sur la banalité du mal ». C'est la « banalité », opposée à l'aveugle diabolisation, qui va générer une rage inattendue. C'est cette fracture dans la façon d'aborder la Shoah qui ressurgi aujourd'hui avec un gigantesque éclat dans la problématique qui est la notre 60 ans après. Que dit  Hannah Arendt, au milieu de quantités de richesses de son regard critique ? Reprenons simplement les pages 48 et 49 de l'édition foliohistoire juin 2011 : « le procès est construit sur les souffrances des juifs ». L'universel avait été perdu, ce même universel qui aujourd'hui nous fait défaut pour parvenir au partage de cette histoire terrible.
Cette approche faisait problème du point de vu du déroulement de la justice. Cette approche nous fait problème aujourd'hui pour le bon déroulement de notre enseignement. 
Outre que les juifs n'ont pas été uniques cibles de la « solution finale » (les Tsiganes, les homos), ils entrent dans l'histoire commune comme HUMAINS. C'est ce qu'explique  Hannah Arendt en expliquant que les dirigeants israéliens abordent à tort ces crimes comme commis « contre le peuple juif » et qu'ils devraient avoir l'approche universaliste de crimes commis « contre l'humanité sur le corps du peuple juif ». Différence de taille !
Une sourde bataille politique est à l'œuvre dans notre univers occidental pour nous conduire à ce regard qui abandonne l'approche universaliste. Cette bataille idéologique est inachevée mais elle a déjà bien franchi les frontières de Bush, des néoconservateurs ou du sionisme. La bataille du dogme du « choc des civilisations » est invitée aujourd'hui dans les choix gouvernementaux et les programmes scolaires. C'est un terrible retournement de l'histoire occidentale et de notre pays en particulier, un déni du siècle des Lumières. C'est le piétinement de ce qui seul permet de construire la citoyenneté et la laïcité. Lui seul apporte sens à la conception des Droits de l'homme. Pire qu'un retournement, un terrible recul. Pensons à Stéphane Hessel et sa foi jusqu'au bout en la construction d'un droit mondial. Quelle trahison, y compris de ceux qu'il a soutenus !
Les bruits de bottes s'emparent de notre gouvernement. Les mises au pas s'engagent sur notre éducation nationale. La réflexion du sens de ce qui va être imposé à nos élèves, dans la confrontation, devient un enjeu démocratique essentiel. Que va-t-il être transmis à nos enfants ? Quel rapport à la communauté va être instauré ?
Le sens de l'universel doit reprendre le cœur de notre approche. Que ce soit la Shoah, la traite négrière, les génocides... C'est l'humanité dans son ensemble qui est blessée. L'humanité dans son ensemble, c'est à dire que pour la Shoah ce sont les allemands compris, pour la traite négrière les européens et les américains compris. Toutes les souffrances se partagent pour construire une humanité en marche. Il y a une leçon de l'histoire. Il y a une morale. Pour Hannah Arendt  le « phénomène moral [est] au cœur de notre siècle » page 276).
La problématique est équivalente concernant le racisme. L'universel prime sur les particularités. La condamnation du racisme doit être indifférenciée. Ce racisme prend sans nul doute des voies distinctives à partir de « raisons » nées de l'histoire ou des folies dogmatiques du moment. Ces différences de mise en œuvre sont nécessaires à la compréhension, au combat contre les racismes particuliers mais JAMAIS ne se distinguent un racisme de l'autre quant à sa condamnation. Le fondement est l'universel mépris d'une population. 
Dire l'universel est seul de nature à dire la justice sans distinction de croyance, d'origine, etc... Nous voici bien loin de la « négociation » en vogue dans le regard libéral et de la différenciation selon la force acquise. Dire l'universel, c'est revenir à l'idéal de justice, incomplètement accompli, qui fait bien plus fondement de notre pays qu'une quelconque « racine religieuse ». Revenir à cet universel est l'unique moyen dont nous disposions pour reconstruire un partage, une solidarité. Seul cet enseignement a place dans nos écoles car fondé sur l'idée de notre République.
C'est cela l'enjeu politique présent, et il est de taille pour l'avenir !

Serge Grossvak
Juif Autrement Yid
Le 27 janvier 2015
 
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Chassaigne (FG): "que va faire Hollande de la victoire de Tsipras ?"


Le chef de file des députés Front de gauche, André Chassaigne, s'est inquiété mardi de ce que "sera le comportement réel de la France" dans les négociations sur la dette grecque réclamées par le nouveau Premier ministre grec, Alexis Tsipras.
"Tout le monde pose la question : que va faire Alexis Tsipras de sa victoire ? Mais nous posons une autre question : que va faire Hollande de la victoire d'Alexis Tsipras ?", a demandé le député communiste lors d'une point presse.
Face à l'Union européenne, "depuis 2012, on a eu un président de la République qui aurait pu renverser la table, et qui au lieu de cela, a pris une chaise et un stylo, et a signé le pacte de stabilité budgétaire" qui, selon André Chassaigne, a fortement aggravé la situation de la Grèce.
Les présidents des groupes de la gauche radicale des différents parlements des pays européens "doivent travailler ensemble" car la question de la dette et de l'austérité "concerne l'ensemble de l'Europe", a-t-il souligné.
Interrogé sur les alliances conclues par Syriza, André Chassaigne a regretté que le Parti communiste grec, qui refuse de soutenir le nouveau gouvernement, soit "replié sur lui même". Ce n'est pas avec lui, mais avec Syriza (le parti d'Alexis Tsipras), que le Parti communiste français entretient des relations, a-t-il précisé.

(27-01-2015 - Avec les agences de presse)

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lundi 26 janvier 2015

Maisons de retraite : des salariés recrutés pour espionner

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire après une plainte de la CGT dénonçant un système d'espionnage de représentants et de salariés d'un groupe de maisons de retraite, a-t-on appris de source judiciaire. La CGT affirme que trois "acteurs de métier" ont été recrutés comme faux salariés en 2010 dans certains sites de l'exploitant de maisons de retraite et cliniques privées Orpea-Clinea, numéro 2 du secteur en Europe, selon cette plainte consultée par l'AFP.
Contrats de travail en poche, les faux employés recrutés comme brancardiers ou agents d'entretien ont été envoyés en "observation" sur les sites de L'Haÿ-les-Roses, Andilly et Lyon, dans le cadre d'une convention passée en 2010 entre le groupe et la société de renseignements privée GSG, selon les pièces qui étayent la plainte. Le but, selon la CGT, était d'infiltrer le syndicat, afin d'espionner ses représentants et militants ainsi que les salariés. La fédération CGT de la santé et de l'action sociale avait déposé plainte en décembre à Paris, pour "entrave à l'exercice du droit syndical", "atteinte à la vie privée" et "collecte illicite de données à caractère personnel".
Des investigations ont été lancées le 13 janvier par le parquet de Paris, selon la source judiciaire. Cette enquête "n'est que le premier acte vers la manifestation de la vérité", a réagi l'avocat de la CGT, Me Sofiane Hakiki "Cette affaire est grave", a-t-il estimé. "Les agissements dénoncés sont intolérables dans une société démocratique, c'est pourquoi la CGT s'est emparée de ce combat." Facturés 12 500 euros HT par mois au groupe, ces observateurs - ou "implants" - rendaient des comptes : seize rapports hebdomadaires, consultés par l'AFP, ont été adressés à la DRH entre le 22 mars et le 4 septembre 2010.
Dans l'un d'eux, un observateur veut "favoriser la confiance de ces collègues" et fait savoir qu'il va "les convier à déjeuner chez lui la semaine prochaine, sorte de pendaison de crémaillère". Pauses café, tractage, mécontentement, jeux de pouvoir.... "Les implants relevaient de manière quotidienne les faits et gestes des salariés en prenant un soin particulier à noter les activités syndicales", selon la plainte. Ainsi, un implant précise que le "sujet JCO (...) consommait de la drogue, marijuana et résine de cannabis essentiellement". Plusieurs entreprises ont été épinglées dans des affaires de surveillance illicite. Disneyland Paris a été condamné en 2013 à 150 000 euros d'amende pour avoir fait espionner des candidats à l'embauche.


(26-01-2015 - Avec les agences de presse)

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40 ans après la loi légalisant le droit à l’avortement, le CPEF de Colombes est démantelé.


Structure mise en place depuis des années, installée au sein du Centre Municipal de Santé (CMS) de Colombes, le Centre de Planification et d’Education Familiale (CPEF) de Colombes est avant tout une structure de recours dans un quartier parmi les plus défavorisés de Colombes.

1- Une structure reconnue et répondant à une logique de terrain
Tout en assurant des conditions d’anonymat et de gratuité, le CPEF reçoit au quotidien des patientes adressées par les personnels intervenant au contact des jeunes (et également de façon plus générale, de patientes démunies) : infirmières scolaires, centres d’IVG du secteur, espace santé jeune de Colombes, associations et institutions intervenant dans le domaine de précarité.
En cas de nécessité d’IVG, l’ensemble des procédures préalables à la réalisation de celle-ci sont en mesure d’être proposées sur place de façon efficiente et rapide (48h) par des professionnels :
- un entretien avec une infirmière,
- un entretien avec une conseillère conjugale,
- une consultation avec un médecin,
- un prélèvement biologique,
- une échographie de datation de la grossesse.
Une prise en charge plus large était également proposée, allant au-delà de l’IVG : soutien des victimes de violences conjugales, consultation à part entière de gynécologie médicale (prescription de moyens de contraception, dépistage et traitement des infections transmises par voie sexuelle, des pathologies gynécologiques et enfin suivi de grossesse).
Un accueil pluridisciplinaire était assuré par la présence de médecins pratiquant la gynécologie, dermatologue, radiologues, infirmières et secrétariat de radiologie.
Comme d’autres structures du même type en France, il bénéficiait d’une aide substantielle du Conseil général des Hauts-de-Seine portant sur près de 65 000 EUR.
Pluridisciplinarité, professionnalisme, larges amplitudes horaires, implantation dans un secteur d’habitation sociologiquement défavorisé, le CPEF de Colombes avait un caractère exemplaire.

2- La fin du CPEF de Colombes
Le 18 décembre dernier, par un vote au conseil municipal, la mairie de Colombes a mis fin au contrat de personnels médicaux intervenant directement dans le dispositif du CPEF ou indirectement en appui et a décidé du reclassement de plus de la moitié des effectifs du CMS agents titulaires de la fonction territoriale (agents d’accueil et infirmières).
Alors qu’un comité de défense du CMS de Colombes avait vu le jour plusieurs semaines auparavant, aucun indice, aucune déclaration n’avaient filtré sur les intentions de la mairie d’abattre le CPEF. Jusqu’aux postes de certains médecins dont la suppression n’avait pourtant pas été votée et qui ont tout de même reçu leur lettre de licenciement de façon inattendue après les fêtes de fin d’année.
Ce licenciement est intervenu dans la plus grande confusion. Il faut signaler que, pour certaines patientes l’annulation des consultations a été réalisée le jour même de leur RV avec leur médecin début janvier 2015 et alors qu’elles étaient inscrites sur l’agenda de ceux-ci depuis plus d’un mois.

3- Une lutte pour le droit des femmes toujours d’actualité
Il y a exactement 40 ans était légalisé le droit à l’avortement.
Aujourd’hui, les médias sont prompts à dénoncer les menaces en Europe pesant sur celui-ci. Comme en Espagne où en septembre 2014, le gouvernement conservateur Rajoy a renoncé in extremis à présenter son projet de loi visant à restreindre le droit à l'avortement, ou encore la législation en Irlande empêchant le droit à l’avortement y compris dans des situations de détresse conduisant parfois au décès de la femme.
On ignore dans le même temps les menaces qui restreignent l’accès des femmes à l’IVG en France alors même que toutes les conditions législatives et les moyens financiers sont théoriquement là pour favoriser leur recours.
L’orientation idéologique de la municipalité est bien sûr largement en cause avec des personnalités qui ont montré leur engagement militant. Nous ne citerons que le plus emblématique. Jean-Paul Bolufer, énarque, adjoint à la sécurité de la mairie de Colombes, catholique ultra, connu pour son combat aux côtés du mouvement anti-avortement de la fondation Jérôme Lejeune.

4- Comment cela a été possible
Un dispositif prévu par les instances organisant les soins sur le territoire, des moyens financiers conséquents et disponibles, des professionnels formés et volontaires pour participer au planning familial, une opinion globalement acquise aux droits des femmes : tout cela devait en théorie permettre la pérennisation de l’accès à l’avortement.
Il a fallu qu’une majorité politique aux idées rétrogrades puisse s’imposer à Colombes et qu’elle prenne une décision dans un quartier défavorisé où la population était peu mobilisée ou mobilisable, pour que la suppression du CPEF soit possible. Le moyen employé pour arriver à ses fins était d’agir de façon dissimulée, en annonçant la suppression de spécialistes du CMS et taire jusqu’au dernier moment, celle à venir du CPEF.

5- Quelles actions en découlent
Un signalement de la menace pesant sur le CPEF de Colombes a été adressé aux instances coordonnant l’action des plannings familiaux au Conseil Général des Hauts-de-Seine.
Les associations impliquées dans la défense des droits des femmes (CADAC, Osons le féminisme, notamment) ont été alertées.

Plusieurs journaux ont été prévenus.
Il est absolument nécessaire de replacer le planning familial au centre du débat politique, notamment en vue des prochaines élections départementales dont l’enjeu est crucial pour l’avenir des financements des CPEF.
Les partis politiques de Colombes ont été interpellés, mais aussi les élus, s’agissant des conseillers municipaux, conseillers généraux des Hauts-de-Seine, député, sénatrice de la circonscription.
Nous entendons par ce courrier demander à Nicole Goueta, maire de Colombes (qui se présente aux élections départementales en mars 2015) de revenir sur sa décision de supprimer le CPEF de Colombes.

Pour l’avenir :
Le législateur et l’exécutif doivent être conscients que la loi légalisant le droit à l’avortement doit impérativement être renforcée afin de faciliter et pérenniser un accès réel à ce droit pour la population sur tout le territoire, de façon anonyme et quelles que soient sa condition et sa situation sociale.

Colombes, le 17/1/2015
Au nom du Comité de Défense du CMS
et du CPEF de Colombes
   
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François Chérèque s'alarme de la hausse de la pauvreté des enfants

Une famille sans-abri hébergée dans un gymnase à Lyon. (Afp)

Le gouvernement doit davantage aider les familles pauvres, en particulier monoparentales, estime François Chérèque dans un rapport remis lundi au Premier ministre Manuel Valls, dans lequel il s'alarme de la hausse de la pauvreté des enfants.
L'ex-numéro un de la CFDT, chargé du suivi du plan quinquennal de lutte contre la pauvreté lancé il y a deux ans, souligne que l'impact des mesures mises en oeuvre ne peut pas être encore complètement mesuré, les derniers indicateurs officiels de pauvreté portant sur 2012.
Dans son rapport rédigé avec Christine Abrossimov et Mustapha Khennouf, également membres de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), il constate que la stagnation du taux de pauvreté en 2012 (-0,4 point à 13,9% de la population selon l'Insee) cache une augmentation de son intensité.
"En somme, les pauvres sont relativement un peu moins nombreux, mais plus pauvres", et la persistance de la crise économique "ne permet pas d'entrevoir une réelle amélioration" dans les prochaines années.
Les auteurs signalent le "phénomène inquiétant" de l'augmentation du taux de pauvreté des enfants de moins de 18 ans (+0,1 point à 19,6%), qui vivent souvent dans des familles monoparentales, ces deux catégories de population étant "les premières victimes de la crise".
La France a compté 440.000 enfants pauvres supplémentaires entre 2008 et 2012, précisent-ils d'après des données de l'Unicef, l'agence des Nations unies pour l'enfance.
Ils préconisent des actions spécifiques, en plus de la revalorisation des minima sociaux déjà mise en place pour les familles monoparentales et nombreuses à faibles revenus (complément familial majoré, allocation de soutien familial): accélération de l'accès aux structures d'accueil collectif (crèches, écoles maternelles), accompagnements renforcés vers l'emploi pour les parents.
Concernant l'ensemble du plan, les auteurs constatent "une montée en charge globalement positive" des principaux engagements: le calendrier de revalorisation des minimas sociaux est respecté et, parmi les mesures engagées, figurent les rendez-vous des droits par les Caisses d'allocations familiales (CAF), qui permettent d'informer sur les droits potentiels à des allocations, et la garantie jeune, qui offre aux jeunes les plus en difficulté, pendant un an, un accompagnement renforcé vers l'emploi.
En revanche, la mission déplore "des retards dans la mise en oeuvre de certaines mesures", comme la simplification de l'accès aux droits.
Le dossier simplifié, qui devait unifier la demande de neuf prestations, a ainsi été abandonné après avoir été expérimenté dans deux départements, et remplacé par de nouvelles initiatives: développement d'un simulateur de droits en ligne et d'un "coffre-fort numérique" pour conserver les documents officiels.
Le rapport considère néanmoins nécessaire d'aller plus loin dans la simplification. A cet égard, l'une des mesures phares du plan, la réforme du soutien aux travailleurs modestes qui vise à fusionner la Prime pour l'emploi (PPE) et le RSA-activité dans une prestation unique, est maintenant programmée pour le 1er janvier 2016.
La construction de logements sociaux et très sociaux "n'atteint pas ses objectifs", et l'ouverture de places d'hébergement d'urgence "ne suffit pas pour mettre un terme à la +gestion au thermomètre+ de ce problème", déplorent également les auteurs du rapport.
Alors que le taux de non recours à l'ACS (aide à l'acquisition d'une couverture maladie complémentaire) est chiffré à 65% en 2012, le rapport préconise de prévoir l'accès automatique à cette prestation, ainsi qu'à la CMU-C (couverture maladie universelle complémentaire), pour les personnes percevant les minima sociaux.
Les auteurs apportent leur soutien à la généralisation du tiers-payant. Cette mesure du projet de loi santé se heurte à l'opposition des médecins, alors que ce système de dispense d'avance des frais médicaux est "en vigueur dans la quasi-totalité des pays européens" et "facilite l'accès aux soins des plus modestes, sans conduire pour autant à une déresponsabilisation". Son "aménagement" ou "report" constituerait "un signal négatif", estiment-ils.

(26-01-2015 - Avec les agences de presse)

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La gauche de la gauche rêve d'une Syriza à la française

Jean-Luc Mélenchon, Cécile Duflot et Pierre Laurent, lors d'un meeting de soutien au parti grec Syriza, à Paris, le 19 janvier 2015. (Afp)

La gauche de la gauche, opposée aux politiques d'austérité menées en Europe, se sent pousser des ailes avec la victoire de Syriza en Grèce, espérant en tirer les fruits lors des multiples élections prévues cette année en France, même si les situations dans les deux pays sont très différentes. Côte à côte sur la même photo : Jean-Luc Mélenchon, leader du Parti de gauche, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, et Cécile Duflot, députée et ex-ministre écologiste, lors d'un meeting de soutien à Syriza lundi 19 janvier à Paris. Quelques jours plus tard, écologistes et membres du Front de gauche signaient un appel, "Chantiers d'espoir", pour "refuser de laisser les responsables politiques au pouvoir mener notre pays dans le mur".
Prémices d'une Syriza à la française ? Jean-Luc Mélenchon l'"espère". "J'espère" qu'en France "nous (serons) capables de créer un élan comparable à celui de Syriza en Grèce", a-t-il déclaré après la victoire de la coalition grecque dimanche. "Le PS, son sort est réglé, c'est une affaire de temps", car "son logiciel est totalement périmé". "Je rêve d'une coalition pour faire un gouvernement qui regrouperait le Front de gauche, les écologistes et cette ample frange de socialistes qui n'est pas convertie au système et qui l'autre soir était présente au meeting aussi", a-t-il expliqué.
"Je crois qu'en France tous les espoirs sont permis après une victoire pareille en Grèce. (...) En tout cas, c'est un encouragement extraordinaire pour nous qui travaillons au rassemblement des forces de gauche anti-austérité", a pour sa part réagi Pierre Laurent. "Vouloir réduire la victoire de Syriza à un télescopage franco-français ou à son duplicata sur notre scène politique serait une immense erreur", tempérait pourtant lundi matin Cécile Duflot dans une tribune dans Libération. Sa participation au meeting en compagnie de Jean-Luc Mélenchon n'avait d'ailleurs pas fait l'unanimité dans son parti. "Aller dans un meeting de ce type-là donne plus l'impression d'être dans une vision interne à la gauche française, et d'aller soutenir Mélenchon, que d'aller soutenir Tsipras (le leader de Syriza). Moi, à sa place, je n'y serais pas allé", avait souligné le chef de file des sénateurs écologistes Jean-Vincent Placé.
À l'aile gauche du PS, on envisage plutôt une réorientation de la politique gouvernementale qu'une coalition avec la gauche de la gauche. Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann et Jérôme Guedj estiment conjointement dans un communiqué que "la gauche doit se rassembler et (...) à condition de s'accorder sur un programme (...) qui revienne en somme aux engagements qui lui ont donné la victoire en 2012".
Du côté du gouvernement, l'idée d'une Syriza à la française est jugée peu crédible. "Comparer la Grèce à la France n'a aucun sens, aucun", a estimé le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. "Je sais une chose : il n'y aura pas d'alternative à gauche (en France), la gauche, c'est celle qui gouverne aujourd'hui." "L'histoire du PS est différente de celle du Pasok (le Parti socialiste grec, NDLR) et celle de Mélenchon n'est pas identique à celle de Tsipras", juge le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis. "Ce n'est pas un meeting qui fonde une plate-forme commune et des candidats communs".
À la veille d'échéances électorales en France (départementales et régionales), le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen met quant à lui la gauche de la gauche en garde. "C'est la gauche de la gauche qui a perdu son identité unitaire. Elle peut faire perdre la gauche, et je dirais même plus, à certains endroits, elle peut faire perdre la République", prévient-il dans une allusion à la montée de l'extrême droite.

(26-01-2015 - Avec les agences de presse)

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