mercredi 31 décembre 2014

Carrière


"Nom, prénom, profession?"
"nom: Montebourg, prénom: Arnaud, profession: député, conseiller général et ex-ministre"
"je voulais dire votre métier"
"...!?"

Roland RICHA
Mercredi, 31 décembre 2014

"Après 17 années de mandat local et national, le moment est venu pour moi de me retirer de la vie publique professionnelle." Tels sont les voeux de fin d'année d'Arnaud Montebourg à l'attention de ses administrés.


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mardi 30 décembre 2014

Thierry Lepaon, la CGT et une tribune de Jean-Louis Moynot.



 
 
J’ai lu avec intérêt la tribune de Jean-Louis Moynot dans le Monde du 19 décembre 2014. Il dresse un constat sévère de l'état de la CGT, et conclut par le nécessaire départ de Thierry Lepaon. Comme Jean-Louis Moynot je suis arrivé à la même conclusion mais pour d'autres raisons. En fait pour des raisons opposées aux siennes.

Jean Louis Moynot a été un dirigeant de la CGT, il a défendu ses idées il n'a pas été suivi et en a tiré les conséquences. Ce n'était  certainement pas une décision facile à prendre d’autant que son attachement à la CGT ne s’était jamais démenti. Mais courageusement il l'a prise. C'était un débat de fond qui touchait à la stratégie et aux orientations de la CGT.

Cela n'avait rien à voir avec des pratiques contraires à ce que  sont les valeurs de la CGT, ce qui est l'éthique et l'histoire  du mouvement ouvrier de notre pays. A l’inverse Thierry Lepaon lui, fait un choix contraire à celui de Jean Louis Moynot. Il s'accroche à son poste au risque de diviser durablement la CGT !

Déjà celle ci doit faire face à une perte de crédibilité pourtant acquise par plus d’un siècle de dévouement, d’abnégation et de sacrifices de générations de militants. On ne peut par conséquent que se poser des questions sur les raisons qui inspirent cet aveuglement de Thierry Lepaon. Comportement totalement irrationnel ou autre chose?

Contrairement à Jean-Louis Moynot je ne fais pas le même bilan sur les causes de la crise que traverse la CGT, crise qu’on ne saurait dissocier de celle du  syndicalisme en France, en Europe et dans le monde.

Pour ma part  je pense que ces 20 dernières années ont été caractérisées par un étouffement du libre débat sur ce que doit être notre vision du syndicalisme du 21 ème siècle face à une crise systémique du capitalisme, un aiguisement des luttes de classes et des tensions internationales sur de nombreux sujets.

Plutôt que d’élever le niveau de sa riposte la direction de la CGT à préféré faire le choix d’un volontarisme totalement coupé des réalités.   La priorité est ainsi devenue la mise en œuvre d'une orientation qui doit tout à l'accompagnement des politiques sociales libérales en France et en Europe, un refus d'organiser les convergences des luttes, une vision du syndicalisme rassemblé à sens unique qui s'est faite à son détriment et donc du rapport des forces, un abandon de notre action en faveur du renouveau du syndicalisme européen et international comme l’avait pourtant décidé le 45ème congrès!

Le syndicalisme dont la CGT se prévaut donne ainsi l’impression d’être dans une impasse, incapable d’anticiper, et de se faire entendre de la masse des travailleurs. Elle s’est même progressivement coupée de ceux, en  particulier les chômeurs et les précaires qui sont devenus les laissés pour compte ! Ne sommes nous pas passés d’un “monde de pauvres sans travail à un monde de pauvres avec un travail”? Que faisons nous ?

Ainsi malgré la prise de pouvoir “des usurpateurs” comme Susan George nomme les multinationales malgré l’Europe vassale qui a élevé l’Euro au rang de nouvelle religion et malgré des institutions syndicales qui ne sont que des rouages de l’UE la CGT a persévéré dans une voie sans issue! Ce n’est pas la CES/CSI ou la CFDT qui ont changé mais bien la CGT.

C’est sur ce fond de scène que depuis des années le refus d’entendre et de débattre est devenu dans la CGT une seconde nature, le culte du dialogue social avec le patronat et les gouvernements de droite comme de "gauche" est devenu  un passage obligé! Tout cela a été aggravé par la lutte des places, celle des clans et des courtisans. Cela a conduit à un  recul sans précèdent de la démocratie interne.

Comme Jean-Louis Moynot j’ai connu une époque ou les débats internes étaient fermes et d’un contenu élevé, aujourd’hui on se complait dans des discussions d’édredons, tout en veillant à en exclure ceux qui ne partagent pas la vision des dirigeants et qui osent le dire.

L’institutionnalisation, la bureaucratisation et même la corruption ont conduit notre syndicat à prendre de plus en plus des distances avec les lieux de travail, les militants d’entreprises, les luttes et les solidarités pour lesquels nous sommes censés exister.

Quel serait l’intérêt d’une CGT ne vivant que pour elle-même ?

Il faudrait peut être qu’un jour la direction de la CGT se demande pourquoi l’abime s’est creusé à ce point entre son sommet et sa base. En fait nous assistons à une cacophonie ou l’on ne comprend qu’une chose la CGT n’est plus la même. On a même fait écrire sur le sujet  un livre par une journaliste des Echos, livre qui par ailleurs fourmille d’idées reçues et d’inexactitudes.

Dorénavant la référence est devenue pour les dirigeants confédéraux le modèle du syndicalisme européen version CES. Louis Viannet m’a dit une fois “nous ne resterons pas le dernier carré”. Où en sommes-nous aujourd’hui?

A cause de ce conformisme ou plutôt de cette mise en conformité la CGT a été conduite à remettre en cause son identité, son indépendance et ce qui faisait sa singularité dans le syndicalisme en France, en Europe, dans le monde. Aujourd’hui elle cherche à se situer en  démontrant qu’elle a changé, qu’au fond elle est une organisation comme les autres dans le monde bien policé du syndicalisme d’accompagnement. Pour le prouver, elle pratique depuis plusieurs années une forme de contrition d’autant plus surprenante qu’on ne le lui a pas demandé.

Nul ne saurait nier que le syndicalisme doit changer, bouger et tenir compte du monde dans lequel nous vivons! Mais dans le cas de la CGT cela ne s’est pas fait avec continuité dans le respect de ce qu’elle est (ou était), mais au prix d’une rupture avec ce qui était sa vision, ses principes, son identité.

En fait la CGT a un problème existentiel, elle ne sait plus dans quel camp elle est. Pourtant comme le disait Elsa Triolet “les barricades n’ont que deux cotés”. Il lui faut donc choisir!

Ce choix est devenu un enjeu pas seulement syndical mais aussi politique. Chacun mesurant ce a quoi conduit un changement de et dans la CGT.

Jean Louis Moynot qui n’a pas fait preuve d’indifférence à ces bouleversements auxquels nous assistons nous propose de persévérer dans cette voie! Or où en sommes nous?

Soyons pour une fois lucide: le syndicalisme européen est une faillite. Il est paralysé, en panne d’idées, artificiel, inexistant et comme KO debout. Ce syndicalisme de l’échec c’est ce que nous connaissons en France mais aussi, en Espagne, en Grande Bretagne et en Allemagne ou même le système de “cogestion” a été abandonné alors qu’il n’était rien d’autre qu’une version de l’association capital/travail! Dans tous ces pays comme dans le reste de l’UE non seulement aucun résultat n’a été obtenu ces dernières 25 années mais en plus le chômage et la pauvreté ont explosé, toutes les garanties sociales sont remises en cause, le service public est liquidé, le syndicalisme s’est partout affaibli en influence comme en force organisée.

En Grèce la politique de l’UE a précipité des centaines de milliers de personnes dans l’incapacité de recourir aux soins, les  retraites ont été considérablement diminuées, la pauvreté revêt désormais un caractère de masse. La Grèce est-elle le laboratoire expérimental imposé demain à l’ensemble des populations des pays de l’Union européenne et notamment la France ? Déjà dans sa directive Marchés publics, l’UE a introduit la possibilité d’une mise en concurrence des régimes obligatoires de protection sociale…

C’est là le seul bilan du dialogue social européen a l’égard duquel la CES procède par incantations dans l’espoir vain de voir changer les choses! Elle demeure ce qu’elle est au fond un rouage des institutions européennes!

Cela pourrait d’ailleurs s’appliquer également  à la CSI(Confédération Syndicale Internationale) dont Jean Louis Moynot a été un des avocats auprès de la direction de la CGT.

Jean-Louis Moynot parle de “transformation du capitalisme” ! Mais de quelle transformation s’agit il? Le MEDEF comme le patronat européen  ne donnent ils pas à eux seuls l’image de ce que peut être la rapacité du capital, son caractère foncièrement réactionnaire, totalement dépassée par les exigences de développement social et culturel de notre temps. Le capitalisme n’est il pas partout dans le monde synonyme de régression et de guerres, n’est il pas devenu un système anachronique. Au fond “la transformation du capitalisme” c’est avant tout et plus que jamais toujours du capitalisme! Pourquoi dire et faire comme si cela n’était pas le cas?

La question se pose donc en ces termes: somme nous oui ou non pour un aménagement du système en quelque sorte un capitalisme à visage humain ou pour reconnaitre la contradiction fondamentale de l’opposition capital/travail et donc lutter pour une rupture et un autre choix de société!

A cette question légitime nous préférons jusqu’à présent ne pas répondre et entretenir une ambiguïté.

Par conséquent il ne faut pas chercher bien loin les raisons de cet immobilisme du syndicalisme et de la CGT qui provoque son déclin comme force sociale, et l’affadissement de son projet d’émancipation humaine.

Voila pourquoi la CGT est confrontée non pas à des problèmes de dysfonctionnements mais bien à la place qui doit être la sienne et donc à la stratégie qu’elle se doit de suivre.

 Malgré ces évidences Thierry Lepaon et son équipe dont l’échec est patent nous parlent de changer mais dans une sorte de continuité, en quelque sorte comme le disait  Lampédusa “ il faut que tout change pour que tout reste identique”. Quant à Jean-Louis Moynot il nous propose de nous recentrer sur le modèle syndical européen comme la CES qui s’était indignée du vote massif des travailleurs français en faveur d’un rejet du projet de constitution européenne et ce à l’appel entre autre de la CGT.

Pour ma part je pense que nous devons faire le choix de principes, ceux du syndicalisme de classe, indépendant et démocratique. Ce ne sont pas des formules de rhétorique  voila pourquoi il faut leur donner du sens dans ce qui est notre pratique syndicale quotidienne et à tous les niveaux sans en exclure aucun ! L’unité et la cohésion de la CGT s’en trouveraient renforcées d’autant que s’il est une chose qui ne saurait se négocier ce sont bien les principes!

Ces principes ont toujours donné lieu dans la CGT, le Mouvement syndical français et international à des débats allant parfois jusqu’à la division et la scission. Ils furent depuis la naissance de la CGT animés d’une part par les tenants d’une vision réformiste et de collaboration de classe avec la bourgeoisie et d’autre part par les partisans d’une conception de luttes des classes et de rupture avec le capitalisme! Pour autant ce sont, ses débats, ses victoires et ses défaites qui ont forgé la CGT tout au long de son histoire, une histoire fondée sur les valeurs inséparables qui sont celles du Mouvement ouvrier français et international. Pendant près d’un siècle, elles ont valu un grand prestige international à la CGT !

Au fond cette crise de la CGT peut contribuer  à clarifier bien des choses. Si elle lui fait courir des risques évidents elle lui offre également l’opportunité de se dépasser en prenant les décisions qui s’imposent et que réclament un grand nombre de ses adhérents afin d’en sortir par le haut. C’est ce que propose l’appel “Défendons la CGT » d’ores et déjà  soutenu par près de 700 militants et militantes et des dizaines d’organisations, nombre qui ne cesse de progresser. C’est la raison pour laquelle je le soutiens!

Il faut des actes forts, inciter partout à la libre parole, se réapproprier la CGT et décider par nous mêmes comme avec les travailleurs de quelle CGT nous avons besoin!

C’est pourquoi Thierry Lepaon doit démissionner, il est devenu un obstacle à l’unité et la cohésion de la CGT mais c’est  également le cas du bureau confédéral, et de la commission exécutive confédérale. Ils ont perdu toute légitimité. Enfin il faut que le CCN comme il en a le pouvoir décide d’un Congres extraordinaire dans les meilleurs délais ! Le CCN doit mettre en place un collectif transitoire jusqu’au Congrès avant la fin de 2015 afin d’animer le travail confédéral et impulser la bataille revendicative, les luttes et la préparation du 51ème Congres de la CGT.
 
Jean-Pierre Page
Ancien membre de la Commission exécutive confédérale de la CGT
28 décembre 2014

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La photo compromettante du bras droit de Balkany...

 
 
Samedi 27 décembre, stade Pierre-de-Coubertin à Paris. Patrick Balkany et son bras droit Jean-Pierre Aubry posent ensemble tout sourire pour le Paris-Levallois, qui reçoit Nancy ce jour-là. Jean-Pierre Aubry, en tant que président de ce club de basket, et Patrick Balkany, maire de Levallois, remettent les maillots du All Star Game à deux joueurs sélectionnés pour ce championnat. Jusqu'ici rien de transcendant. Le hic, c'est que, sous le coup d'un contrôle judiciaire, l'ex-directeur de cabinet de Patrick Balkany a interdiction d'entrer en contact avec ce dernier.
Jean-Pierre Aubry a en effet été mis en examen le 3 octobre dernier pour "complicité de corruption passive" et "blanchiment de corruption". Il avait été mis en examen une première fois en mai pour "blanchiment de fraude fiscale", dans la foulée d'Isabelle Balkany. Patrick Balkany a quant à lui été mis en examen fin octobre pour "blanchiment de fraude fiscale", "corruption" et "blanchiment de corruption".

La photo, postée sur Twitter par le club Paris-Levallois et aussitôt repérée par des journalistes de Mediapart puis de Libération, a fait le tour du Web ce lundi. Pour la discrétion, c'est donc râpé. Mais les deux intéressés n'en sont pas à leur première incartade. En novembre, ils avaient été vus dans un restaurant couru de Levallois. L'avocat de Jean-Pierre Aubry avait déclaré que son client s'était fortuitement "retrouvé nez à nez avec Patrick Balkany".

(30-12-2014 - Avec les agences de presse)

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Urgence



"Marisol Touraine comprend l'inquiétude des médecins"
"eeuuhh..."
"quoi?"
"faudrait qu'elle m'explique"
"ton médecin peut aussi le faire"
"n'ayant pas les moyens, je ne vais le voir qu'en cas d'extrême urgence"
"...!?"

Roland RICHA
Mardi, 30 décembre 2014

Pour protester contre la réforme du système de santé, les médecins généralistes, spécialistes, rejoints par SOS Médecins, ont entamé lundi leur deuxième semaine de grève qui doit se poursuivre jusqu'à mercredi.

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lundi 29 décembre 2014

5 conseils simples pour se protéger du froid


Que risque-t-on lorsqu'il fait froid ?
Froid, vent glacé et neige peuvent être dommageables pour la santé. Le grand froid peut entraîner une aggravation de maladies préexistantes, en particulier de maladies cardiovasculaires et respiratoires (bronchite chronique, asthme...). En provoquant hypothermies et gelures, les grands froids peuvent augmenter la mortalité. Ils favorisent aussi les intoxications par monoxyde de carbone en présence de chauffages défectueux. Prendre conseil auprès de son médecin et de son pharmacien peut se révéler utile pour les personnes fragiles et leur entourage, conseillent les autorités sanitaires.

En pratique, comment s'habiller ?
Bien se couvrir est évidemment important. Il est préférable de superposer plusieurs couches, plutôt que de se contenter d'un seul gros pull : la couche d'air entre chaque vêtement joue le rôle d'isolant. Les vêtements serrés qui coupent la circulation sanguine sont à éviter. Les choisir amples, avec une couche extérieure imperméable au vent et à l'eau. Pour préserver les extrémités (mains, pieds) qui refroidissent plus vite, et se prémunir contre les engelures, il faut se munir de gants et de chaussures, de préférence à semelles antidérapantes pour éviter les chutes. Il convient de ne pas oublier de se couvrir la tête (bonnet, cagoule...), partie du corps par laquelle peut se produire jusqu'à 30 % de perte de chaleur. Le cache-nez peut compléter la panoplie.

Y a-t-il des précautions à prendre si l'on suit un traitement médical ?
Certains médicaments contre la tension et l'angine de poitrine peuvent altérer les mécanismes de lutte contre le froid, met en garde l'Agence du médicament. Des médicaments pour traiter les troubles mentaux, comme les neuroleptiques, peuvent dérégler le mécanisme corporel de régulation de température. D'autres médicaments peuvent aggraver les effets du froid en altérant la vigilance, et donc les capacités de l'individu à se prémunir du froid. Mais dans la plupart des cas, un médicament bien utilisé ne représente pas à lui tout seul un risque. La maladie et le grand âge doivent être pris en considération.

Quels sont les facteurs individuels ou les situations à risque susceptibles de limiter la capacité de l'organisme à réguler sa température?
On risque de supporter encore plus mal le froid lorsqu'on souffre d'une ou plusieurs maladies. Il peut s'agir de troubles cardiaques ou respiratoires (y compris l'asthme), d'hypothyroïdie, de maladies neuropsychiatriques, d'infections respiratoires ou d'un handicap comme une paralysie. Les épidémies hivernales (grippe, gastro-entérite favorisant la déshydratation...) et l'alcoolisation peuvent aggraver la situation. Les très jeunes enfants (0 à 2 ans) ou les personnes âgées sont vulnérables au froid, les premiers parce qu'ils perdent leur chaleur corporelle plus facilement que les adultes, et les secondes en raison d'un métabolisme ralenti, d'une moindre activité physique, et d'une alimentation ou d'une hydratation insuffisantes.

Quelles sont les autres mesures de bon sens qui permettent de se protéger du froid ?
Pour lutter contre le froid, il convient de garder une alimentation équilibrée, de boire beaucoup d'eau, de jus de fruits frais, de tisanes, et non d'alcool qui n'apporte qu'une sensation trompeuse et éphémère de réchauffement. On observe en effet, en période de froid, une tendance à la déshydratation à laquelle le chauffage des appartements contribue. Un bon petit déjeuner, à base de fruits (agrumes...), de céréales/pain et de laitages, est conseillé avant d'affronter le froid, en particulier pour les enfants. Avant d'entreprendre un voyage, il faut s'informer des conditions de transport et de la météo. Il peut être utile d'emporter des couvertures (y compris de survie), des boissons (thermos), de la nourriture et un téléphone portable chargé, sans oublier, si nécessaire, ses médicaments.

(29-12-2014 - Avec les agences de presse)

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Se rendre compte


"D'après M. Le Roux , chef de file des députés socialistes, en 2015, on va se rendre compte de ce qui a été fait en 2014"
"eeuuhh..."
"quoi?"
"je ne vois pas comment ça peut être autrement"
"il est aussi possible de s'en rendre compte tout de suite"
"surtout si on est au chômage"
"...!?"

Roland RICHA
Lundi, 29 décembre 2014

"Il y a des socialistes qui sont aveugles aux avancées aujourd'hui de la gauche", a déclaré M. Le Roux , chef de file des députés PS au micro de RTL.

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mardi 23 décembre 2014

Macron a gagné près d'1 million d'euros par an chez Rothschild


La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a publié les déclarations d'intérêts et de patrimoine des derniers entrants au gouvernement notamment celle du ministre de l'Économie Emmanuel Macron, qui a gagné près d'un million d'euros par an en 2011 et 2012 en tant qu'associé de la banque Rothschild.
En 2012 (année fiscale), en tant qu'associé gérant de la banque, les revenus de M. Macron, préalablement à son entrée en fonction comme secrétaire général adjoint de l'Élysée à la mi-mai, ont atteint 990 817 euros. En 2011, ils se sont élevés à 997 596 euros comme associé de Rotschild. De 2009 à 2012 (toujours années fiscales), M. Macron a gagné à ce titre 2,884 millions d'euros. S'y sont ajoutés 100 811 euros pour ses six mois de 2012 à l'Elysée.
Par ailleurs, il indique posséder un appartement parisien de 83 mètres carrés estimé à 935 000 euros ainsi qu'une Volkswagen estimée à 6 000 euros. Il a une action Lagardère et 185 parts de fonds de placement dans des PME (31 936 euros) et 50 000 euros sur son compte courant, dans cette déclaration signée de sa main en date du 24 octobre. On y apprend également qu'il est bénévole à Bibliothèques Sans Frontières.
Un prêt de 350 000 euros de 2011 concernant des "travaux résidence secondaire" est également mentionné. Aucune résidence secondaire n'est mentionnée dans ses biens immobiliers.

(24-12-2014 - Avec les agences de presse)

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Sapin de Noël

Cliquez sur la photo pour l'agrandir
 
Sapin de Noël des Galeries Lafayette à Paris
(Photo prise par Jacques Brinon)
 

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Baisse des dotations: les collectivités locales cherchent des parades

Compression des dépenses de fonctionnement, vigilance sur les investissements, légère hausse de la dette: les collectivités locales cherchent des parades à la cure d'austérité imposée par l'Etat mais les contribuables de plusieurs métropoles vont aussi passer à la caisse.
L'an prochain, sur une enveloppe approchant les 100 milliards d'euros, l'Etat versera 3,67 milliards (mds) de moins aux collectivités, dont deux milliards de moins au "bloc local" (communes et intercommunalités).
Idem en 2016 et 2017. Cette année, l'amputation n'est "que" de 1,5 md. Pour Bordeaux, c'est une coupe de 10 millions (M EUR) sur un budget de fonctionnement de 354 M EUR. Depuis des mois, les élus s'inquiètent du contre-choc économique que cela risque d'entraîner, par le biais d'une chute des investissements publics, financés à 70% par les collectivités. Président de l'association des communautés urbaines (ACUF), le maire de Lyon, Gérard Collomb (PS), évalue cette baisse à environ 25% d'ici 2020 pour les plus grandes agglomérations.
Plusieurs têtes d'affiches ont toutefois décidé de maintenir un haut niveau d'investissement. C'est le cas d'Anne Hidalgo (PS) à Paris (près de 1,5 md y seront consacrés en 2015, un peu plus qu'en 2014) et de Martine Aubry (PS) à Lille, où le niveau d'investissement "restera élevé" l'an prochain (75 millions d'euros) avant de décliner (61 M EUR en moyenne d'ici la fin du mandat en 2020).
A Bordeaux, Alain Juppé (UMP) a fait un autre choix. "Pas de grand projet" pour les cinq ans à venir, a-t-il dit. Des projets de moindre ampleur sont reportés d'une ou plusieurs années.
Pour financer les investissements alors que la manne de l'Etat fond, beaucoup d'élus ne voient pas comment échapper à une hausse de la fiscalité, surtout là où les taux n'ont pas bougé depuis plusieurs années: elle sera d'environ 3% l'an prochain à Strasbourg, de 4% à Bordeaux, de 5% (taxes foncière et d'habitation) à Lyon. Lille revalorisera de 10,5% la taxe foncière, "la plus faible des villes de 100.000 habitants" et qui restera dans la moyenne basse des grandes villes.
Paris a opté pour des hausses ciblées mettant à contribution les propriétaires de résidences secondaires dans la capitale et les touristes (taxe de séjour).
Les villes cherchent aussi d'autres ressources. "Nous activerons encore plus la recherche de recettes dynamiques et nous amplifierons notamment la sollicitation de fonds européens", a affirmé l'adjointe aux finances à Lille, Dominique Picault. La Ville table sur un autofinancement (excédent des dépenses courantes sur les recettes de même nature) de 39 M EUR (pour un budget de 329 M EUR), supérieur à 2014.
Partout, l'heure est aux économies de fonctionnement, mais elles mettront du temps à produire leurs effets, souligne Alain Juppé, les communes ne pouvant licencier leurs fonctionnaires. La mairie de Bordeaux a entre autres prévu une baisse des subventions de 5 à 8% pour certains postes, et d'un million d'euros pour l'Opéra de Bordeaux.
Toulouse, dont le budget sera voté en mars, s'est donné pour objectif "zéro pour cent" de hausse, et même -0,1% pour la métropole. A Lyon, les économies de fonctionnement devraient représenter "de 5 à 10 millions" l'an prochain. A Lille, la progression des dépenses courantes sera "contenue" à hauteur de 2%. Il s'agit de "ne pas hypothéquer l'avenir de la cité, en reportant les charges sur les générations futures", explique le maire de Strasbourg Roland Riès (PS).
Autant de mesures aux effets très concrets: la fermeture à Rouen des douches municipales, peu fréquentées, la suppression (Mulhouse) ou une forte réduction (Strasbourg) de la participation financière au Rallye de France. A Paris, les familles les plus aisées paieront plus cher pour la cantine scolaire de leurs enfants et au conservatoire.
Pour que la potion ne soit pas trop amère, les grandes villes lâchent un peu de lest côté endettement. Lyon parle "d'un endettement maîtrisé avec une capacité de désendettement maximum de dix ans à l'échéance 2020" (la cote d'alerte est atteinte à 15 ans). A Paris, commune assez peu endettée, l'encours va par contre passer de 4 mds à 7,5 mds d'ici 2020.

(23-12-2014 - Avec les agences de presse)

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France : la dette publique grimpe à 2 031,5 milliards d'euros au troisième trimestre


La dette publique de la France s'est établie à 2 031,5 milliards d'euros à la fin du troisième trimestre, en légère hausse par rapport au trimestre précédent, a annoncé mercredi l'Institut national de la statistique et des études économiques. Rapportée à la richesse nationale, cette dette, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 95,2 % du produit intérieur brut, contre 95,1 % à la fin du deuxième trimestre. Au cours du troisième trimestre, la dette publique brute a augmenté de 7,8 milliards d'euros, soit nettement moins qu'au cours du trimestre précédent, où elle avait grimpé de 28,7 milliards d'euros. Elle avait alors franchi pour la première fois la barre des 2 000 milliards d'euros.
La hausse du troisième trimestre est imputable aux administrations de sécurité sociale, dont la contribution à la dette a augmenté de 12 milliards d'euros, a précisé l'Insee. Le principal mouvement vient de l'Acoss, l'organisme qui gère la trésorerie du régime général de la sécurité sociale, dont l'endettement augmente de 9,3 milliards d'euros. Celui de l'Unedic progresse par ailleurs de 1,3 milliard et celui de la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades), de 800 millions, détaille l'Insee. La dette des administrations publiques locales augmente aussi légèrement, de 500 millions d'euros.
Enfin, celle de l'État recule de 4,8 milliards d'euros, la hausse de sa dette à court terme (+ 2,3 milliards) étant plus que compensée par le repli de celle à long terme (- 7,6 milliards). Le gouvernement français estime que la dette publique atteindra 95,3 % du PIB à la fin de l'année 2014, contre 92,2 % à la fin de l'année précédente. Elle devrait ensuite continuer à augmenter à 97,2 % fin 2015 et 98,0 % fin 2016, avant de refluer à 97,3 % fin 2017. La dette publique nette, qui tient compte de la trésorerie présente dans les caisses des administrations publiques, a, elle, augmenté plus fortement au cours du troisième trimestre, de 21,4 milliards, du fait principalement de la diminution de la trésorerie de l'État. Elle s'établit à 1 831,9 milliards d'euros, soit 85,8 % du PIB (contre 85,1 % au trimestre précédent - chiffre révisé).

(23-12-2014 - Avec les agences de presse)

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Chômage : Valls craint que les chiffres de novembre "ne soient pas bons"


Manuel Valls "craint" que les chiffres du chômage de novembre, rendus publics mercredi, "ne soient pas bons", mais il reste "convaincu" que la situation internationale et la politique du gouvernement "permettront progressivement" des créations d'emplois. "Je crains que ces chiffres ne soient pas bons parce que nous avons connu encore au mois de novembre des destructions d'emplois, des faillites d'entreprises. Mais je suis convaincu que, progressivement, grâce à un certain nombre d'indicateurs internationaux mais aussi grâce au fait que nous soutenons tout particulièrement l'investissement des entreprises (...), cet investissement permettra progressivement à la croissance de revenir, et donc la création de richesses et l'emploi", a déclaré le Premier ministre sur Europe 1.
Un énième record avait été atteint fin octobre. Pôle Emploi recensait alors 3,72 millions de chômeurs sans activité, dont 3,46 millions en métropole, après avoir connu la plus forte hausse depuis février. La situation s'était dégradée dans toutes les classes d'âge (+ 0,6 % chez les jeunes, + 0,8 % chez les seniors), et le chômage de longue durée avait continué de faire tache d'huile (+ 0,9 % sur un mois, + 9,4 % sur un an). Depuis le début de l'année en métropole, 153 600 chômeurs supplémentaires s'étaient tournés vers le service public de l'emploi, dépassant avec deux mois d'avance les 150 000 prévus par l'Unedic pour l'ensemble de l'année.
Personne ne prévoit d'embellie à court terme. Dernier oiseau de mauvais augure : l'Insee. Dans ses dernières prévisions publiées jeudi, l'Institut national de la statistique prévoit une poursuite de la hausse du chômage d'ici à mi-2015, malgré un redémarrage de l'activité. Son taux devrait s'établir à 10,6 % de la population active, 10,2 % pour la seule métropole.


(23-12-2014 - Avec les agences de presse)

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Le "bug"


"Depuis l'arrivée de François Hollande à l'Élysée, le nombre d'inscrits en catégorie A - sans aucune activité - a augmenté de 572 100 personnes... il n'a reculé que trois fois"
"quand?"
"en octobre 2013 et en août 2014..."
"et la troisième?"
"c'était lors du bug SFR"
"...!?"

Roland RICHA
Mercredi, 24 décembre 2014

Manuel Valls prépare déjà les esprits à une nouvelle hausse du nombre de demandeurs d'emploi en novembre. Mardi matin sur Europe 1, le Premier ministre a dit "craindre" que les chiffres mensuels, qui seront publiés mercredi à 12 heures, "ne soient pas bons".


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lundi 22 décembre 2014

Médecine libérale


"Pourquoi êtes-vous en grève docteur?"
"c'est simple... je suis médecin libéral, je dois donc pouvoir m'installer où je veux en France et aux tarifs que je veux"
"comme un épicier"
"un peu"
"mais alors..."
"alors quoi?"
"c'est quand qu'un médecin n'est pas libéral?"
"...!?"

Roland RICHA
Lundi, 22 décembre 2014

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Grève des médecins : deux Français sur trois soutiennent le mouvement


63 % des Français soutiennent la grève des médecins, qui commence lundi, contre 36 % des personnes qui y sont opposées, selon un sondage OpinionWay publié par Le Figaro.
38 % des Français disent "plutôt" comprendre le mouvement des médecins "contre la politique de santé du gouvernement", et 25 % le comprennent "tout à fait". En revanche, ils sont 25 % à ne pas "du tout" comprendre ce mouvement des médecins et des urgentistes, et 11 % à "plutôt" ne pas le comprendre, selon le sondage réalisé pour Axys consultants-Le Figaro-BFM Business. Les urgentistes donnent lundi le coup d'envoi d'une semaine de grève des professionnels de santé, avant d'être rejoints mardi par les généralistes, puis par les spécialistes. Les médecins libéraux vont faire la grève des gardes et fermeront leurs cabinets, à partir de mardi et jusqu'au 31 décembre.
Les médecins libéraux dénoncent le projet de loi Santé porté par Marisol Touraine, qui doit être examiné début 2015 au Parlement et conduira, selon eux, à une "étatisation insupportable" de la médecine qui va bénéficier au secteur public. Selon le baromètre OpinionWay, 87 % des personnes interrogées sont "satisfaites" de leur médecin, 13 % ne l'étant pas. 52 % des sondés trouvent "acceptable" une augmentation du prix des consultations, contre 47 % qui n'y sont pas favorables, tandis que 1 % ne se prononce pas.

Sondage réalisé par OpinonWay sur un échantillon de 1 032 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus constitué selon la méthode des quotas et interrogé en ligne du 17 au 18 novembre 2014.

(22-12-2014 - Avec les agences de presse)

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Colloque à la Sorbonne consacré à l’œuvre de Nicos Poulantzas


Colloque international consacré à l’œuvre de
Nicos Poulantzas
organisé par Marxismes au XXIe siècle

Vendredi 16 et samedi 17 janvier 2015
Université de Paris-Sorbonne
Maison de la recherche de Paris IV,
28 rue Serpente, 75006 Paris (Amphi 035)

La participation au colloque est libre et gratuite.

Programme

• Vendredi 16 janvier, 9h-12h30
Introduction : Alexis Cukier, Jean-Numa Ducange, Razmig Keucheyan
Alvaro Garcia Linera, vice-président de l’État plurinational de Bolivie (sous réserve)
Cédric Durand et Tristan Auvray, université Paris 13, Un capitalisme européen ? Retour théorique et empirique sur le débat Ernest Mandel/Nicos Poulantzas, 40 ans après
Ludivine Bantigny, université de Rouen, Poulantzas et les gauches révolutionnaires : réceptions, discussions
Costis Hadjimichalis, université Harokopio (Athènes), Geographies of the state : Nicos Poulantzas and contemporary approaches to space

• Vendredi 16 janvier, 14h30-18h
Marco Di Maggio, université La Sapienza (Rome), L’eurocommunisme des intellectuels. Poulantzas et la troisième voie vers le socialisme
Stathis Kouvelakis, King’s College (Londres), Une théorie de l’É(é)tat d'exception : Poulantzas face au fascisme
Alex Demirovic, Goethe Universität (Francfort), The capitalist state as a social relation and democratic transformation to socialism

• Samedi 17 janvier, 9h30-13h
James Martin, Goldsmiths College (Londres), Poulantzas: from law to the state
Guillaume Sibertin-Blanc, université de Toulouse Jean-Jaurès, Marxisme, Etat, pratique politique : Retour sur le débat croisé de Poulantzas avec Althusser et Balibar
Isabelle Garo, lycée Chaptal (Paris), Théorie de l’État et stratégie politique

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dimanche 21 décembre 2014

Face à mon ordinateur

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"Non au terrorisme d’État d’Israël" : http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

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2 - as-sawra+subscribe@googlegroups.com

Le Parlement adopte définitivement la carte de France à 13 régions


Le Parlement a adopté définitivement mercredi 17 décembre par un ultime vote de l'Assemblée la nouvelle carte de France à treize régions malgré la colère toujours véhémente des UMP alsaciens contre la fusion de leur région avec Champagne-Ardenne et Lorraine. Cette réforme, qui entrera en vigueur début 2016, a été voulue par François Hollande dans le but de redessiner la France pour plusieurs décennies avec des régions de "taille européenne" et moteurs du développement économique. Dans un ultime vote, les députés ont adopté le texte par 95 voix pour, 56 contre, et 11 abstentions. Le Front de gauche, les radicaux de gauche, les écologistes, l'UMP et l'UDI ont majoritairement voté contre "des regroupements forcés", alors que les socialistes ont voté pour.
Après six mois de débat et trois lectures dans chaque chambre, c'est donc la vision du groupe socialiste à l'Assemblée qui s'est imposée là où le gouvernement avait proposé quatorze régions et où le Sénat en voulait quinze au lieu des vingt-deux actuelles. Si elle n'est pas "parfaite", cette carte "a sa cohérence", s'est félicité le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui y voit "un message d'espoir pour ceux qui croient en la nécessité des réformes". La nouvelle carte fusionne l'Alsace avec la Lorraine et Champagne-Ardenne, le Nord-Pas-de-Calais avec la Picardie, et Midi-Pyrénées avec Languedoc-Roussillon, trois fusions contestées, surtout la première. Les autres regroupements ont été moins polémiques (Poitou-Charentes avec Limousin et Aquitaine, Bourgogne et Franche-Comté, Rhône-Alpes avec Auvergne), voire enthousiastes (les deux Normandie).
Cette réforme suscite toujours une vive opposition en Alsace : à quatre reprises depuis la mi-octobre, des manifestations ont rassemblé plusieurs milliers de personnes, inquiètes pour la préservation de leur identité régionale. Et, selon le quotidien L'Alsace, une quinzaine de communes ont même suivi mardi l'appel du président du conseil général du Haut-Rhin à faire sonner les cloches ou la sirène des pompiers à 18 heures... "Les socialistes n'ont jamais aimé l'Alsace", a encore tempêté mercredi l'UMP Éric Straumann, provoquant la colère d'Armand Jung (PS), pour qui "personne n'a le monopole de l'Alsace". Les parlementaires UMP vont déposer dès jeudi un recours devant le Conseil constitutionnel, arguant "qu'on ne peut pas toucher au périmètre d'une collectivité territoriale sans avoir préalablement consulté cette collectivité". Seule consolation pour les Alsaciens : Strasbourg a déjà été désignée comme le siège de la future préfecture de région, alors que, pour les autres régions, le "chef-lieu" sera désigné par décret après avis de l'assemblée de la nouvelle région.
Le texte modifie aussi le mécanisme pour permettre à un département de changer de région en abrogeant la condition du référendum local. Ce "droit d'option" sera permis entre 2016 et 2019. Mais ce changement de région devra obtenir l'aval des deux conseils régionaux concernés, ainsi que du conseil départemental à une majorité des trois cinquièmes. Ce seuil de 60 % a été critiqué comme un "verrou législatif" par les écologistes comme les députés bretons qui, sur tous les bancs, rêvent d'une "réunification de la Bretagne à cinq départements" en y incluant la Loire-Atlantique, actuellement au sein des Pays de la Loire. Le texte repousse enfin les élections régionales de mars à décembre 2015, les départementales restant fixées en mars.
Mais les parlementaires sont loin d'en avoir fini avec le chantier de la réforme territoriale. Le Sénat a entamé cette semaine le débat sur l'autre volet, celui de la refonte des compétences des régions et des départements, plus technique mais qui promet d'être tout aussi polémique. Le gouvernement voudrait réserver aux régions le développement économique et aux départements la solidarité sociale et territoriale. La réforme transférerait aux régions la gestion des collèges, du transport scolaire, des routes et ports départementaux. Mais il n'est plus question de supprimer tous les conseils départementaux à l'horizon 2020 comme initialement envisagé par François Hollande. Le gouvernement veut aussi une restructuration des intercommunalités d'ici fin 2017, avec un seuil minimal qui passerait de 5 000 habitants à 20 000 pour chacune, moyennant de la souplesse en zone peu dense (montagne...). Au total, le secrétaire d'État à la Décentralisation, André Vallini, espère de la réforme territoriale "5 à 10 % d'économies en dix ans".

(21-12-2014 - Avec les agences de presse)

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Bien manger pour passer un bon hiver


L'hiver approche à grands pas, les températures baissent sérieusement et la même question se pose chaque année : que faut-il manger pour lutter efficacement contre le froid ? La réponse est simple : des plats mijotés, avec des légumes de saison, des fruits frais, des fruits de mer riches en minéraux, mais surtout pas des quantités plus importantes, sauf pour ceux qui travaillent en plein air. Car, contrairement à nos ancêtres qui subissaient de plein fouet les variations climatiques, nous passons la quasi-totalité de notre temps dans des lieux chauffés, nous portons des vêtements chauds et nous ne dépensons pas d'énergie (ou si peu) lors de nos déplacements.
En hiver - comme pendant le reste de l'année -, il faut se nourrir de façon équilibrée. C'est bon pour la ligne, la forme et la lutte contre les rhumes ou autres petits problèmes de santé. En tout premier, il faut rappeler (mais comment l'oublier vu le nombre de messages publicitaires à ce sujet) la nécessité d'une consommation quotidienne de plusieurs légumes et fruits, crus ou cuits. Du côté des légumes, les choux, sous toutes les formes (brocolis, chou-fleur, chou chinois...), sont à privilégier, car riches en vitamine C (qui augmente la résistance aux infections). Ils couvrent la moitié de nos besoins en vitamine B1 (bonne pour le système nerveux), apportent des vitamines A et E (aux vertus antioxydantes) ainsi que des minéraux, notamment du potassium. Du côté des fruits, les agrumes sont parfaits : oranges, mandarines, clémentines et pamplemousse, en particulier en raison de leur richesse en vitamine C. C'est également le cas du kiwi.
Chez le poissonnier, tout est bon (sauf parfois les prix). "Les qualités nutritionnelles du poisson sont nombreuses", écrit le Dr Laurence Plumey dans son Grand Livre de l'alimentation *. "Il est peu calorique, riche en très bonnes protéines, en oligo-éléments (zinc, sélénium, fer) et en vitamines du groupe B. Par ailleurs, avec les fruits de mer, c'est l'un des rares aliments à apporter de l'iode." Chez le boucher, il est conseillé d'acheter des pièces de boeuf assez maigres pour préparer un bon pot-au-feu et de ne pas négliger les abats. "Il n'y a rien à leur reprocher sur le plan nutritionnel", estime la spécialiste. Ils sont maigres, riches en protéines, en fer et en vitamines du groupe B.
Reste qu'en période hivernale la tentation est grande de rechercher dans la nourriture les moyens de se consoler du raccourcissement des jours et du manque de luminosité. Ça n'a rien à voir avec le froid mais, plutôt que de se jeter sur des "douceurs" très - trop - riches en calories, les nutritionnistes rappellent que certains aliments peuvent faciliter le passage de ce cap, sans accumuler les kilos. C'est le cas des fruits de mer, crustacés, du germe de blé et des laitages, riches en différents oligo-éléments (brome, cobalt, cuivre, lithium...). Quant aux fruits secs, aux céréales, aux bananes et au chocolat, ce sont d'excellentes sources de magnésium.
Enfin, à cette saison, il faut - aussi - boire suffisamment pour éviter la déshydratation (certains chauffages assèchent beaucoup l'atmosphère). Alors, les soupes et les potages sont les bienvenus. Le thé, le café et les tisanes, aussi. Quant à l'alcool, c'est un faux ami. Il procure une sensation de chaleur, mais c'est parce qu'il entraîne une dilatation des vaisseaux sanguins. En fait, la température du corps diminue d'un demi-degré pour 50 g d'alcool consommés. Quant aux calories, elles sont bel et bien présentes.

(21-12-2014 - Par )

* Editions Eyrolles, 550 pages, 23,90 €

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Le smic augmente de huit centimes au 1er janvier


En 2015, un salarié au smic touchera huit euros de plus par mois : le gouvernement a annoncé une hausse de 0,8 % du salaire minimum au 1er janvier, sans accorder le coup de pouce réclamé par la plupart des syndicats. "En application des mécanismes légaux de revalorisation, le taux horaire du smic sera porté, au 1er janvier, à 9,61 euros brut contre 9,53 euros depuis le 1er janvier 2014, soit 1 457,52 euros brut mensuels", a indiqué jeudi François Rebsamen, ministre du Travail, dans un communiqué. Le salaire net mensuel s'élèvera ainsi à 1 136,72 euros, contre 1 128,70 euros actuellement, a précisé le ministère, interrogé par l'AFP.
"Les salariés apprécieront", a réagi Agnès Le Bot (CGT), qui participait jeudi matin à la Commission nationale de la négociation collective (CNNC) lors de laquelle M. Rebsamen a annoncé la revalorisation. Son syndicat réclame un smic à 1 700 euros brut. "Quatre organisations syndicales représentant 70 % des salariés demandaient un coup de pouce, elles n'ont pas été entendues", a-t-elle déploré, faisant allusion à la CGT, FO, la CFTC et la CFE-CGC. Même déception du côté de Force ouvrière. "On reste tous sur notre faim", a déclaré Marie-Alice Médeuf-Andrieu, qui a "le sentiment que le gouvernement ne parle qu'aux entreprises et veut donner des gages à Bruxelles". Selon elle, "un coup de pouce aurait redonné une dynamique de revalorisation salariale pour l'ensemble des salariés". La CFDT, quant à elle, estimait mercredi, par la voix d'Inès Minin, qu'"au-delà de la question du smic, il (était) nécessaire de penser des mécanismes pour que la pyramide des salaires ne soit pas aplatie au niveau du salaire minimum".
Le ministre des Finances, Michel Sapin, avait prévenu dès le début du mois qu'il "n'y aurait pas de coup de pouce". "On ne va pas aujourd'hui se battre pour faire en sorte que les entreprises puissent maîtriser leur coût et, de l'autre côté, l'augmenter de manière indifférenciée pour l'ensemble des entreprises", expliquait alors M. Sapin. Dans cette logique, le gouvernement a prévu, dès 2015, des baisses de cotisations patronales au voisinage du smic, dans le cadre du pacte de responsabilité. Le gouvernement prévoyait également des allègements de cotisations pour les salariés touchant entre 1 et 1,3 smic, mais cette mesure, qui devait s'appliquer au 1er janvier, a été rejetée en août par le Conseil constitutionnel. Le manque à gagner doit être compensé par des baisses d'impôt et la création de la "prime d'activité".
En refusant d'accorder un coup de pouce, l'exécutif suit les préconisations du groupe d'experts sur le smic, rendues fin novembre. "Rapporté au salaire médian, le salaire minimum français reste l'un des plus élevés parmi les grands pays développés", faisait remarquer l'instance consultative présidée par l'économiste François Bourguignon, qui ajoutait que la France restait "parmi les pays où le coût minimum du travail est relativement le plus élevé". Le gouvernement n'a plus accordé de coup de pouce au smic depuis le 1er juillet 2012. Au lendemain de l'élection de François Hollande, le salaire minimum avait été revalorisé de 2 %, au lieu de 1,4 %.
La dernière revalorisation du smic, 1,1 % au 1er janvier 2014, avait concerné 1,6 million de personnes dans le secteur concurrentiel, hors apprentis et intérimaires, soit 10,8 % des salariés du secteur. La hausse limitée du salaire minimum est également due à la très faible inflation, un des deux critères de la revalorisation mécanique du smic. Entre novembre 2013 et novembre 2014, l'indice des prix à la consommation hors tabac pour les 20 % des ménages aux revenus les plus faibles a à peine frémi (+ 0,2 %). Deuxième critère : la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE), + 0,6 % entre septembre 2013 et septembre 2014.
Sujet sensible, le smic est souvent cité par le patronat comme un frein à l'emploi et à la compétitivité des entreprises. En avril, le président du Medef, Pierre Gattaz, avait créé une polémique en plaidant pour un salaire "transitoire" inférieur au smic pour encourager l'embauche des jeunes et des chômeurs de longue durée. "Hors de question !" avait rétorqué François Rebsamen.

(21-12-2014 - Avec les agences de presse)

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Les médecins et les urgentistes entrent aussi en grève


Grèves dans le monde médical dès lundi 22 décembre et au moins sur toute la période des fêtes : avec des revendications disparates, urgentistes, généralistes et spécialistes se mobilisent, malgré la volonté d'ouverture de la ministre Marisol Touraine. Les urgentistes seront les premiers à entamer leur mouvement lundi. Ils sont appelés à une grève illimitée par l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), qui table sur une mobilisation massive avec "80 % de grévistes".
Toutefois, les patients ne seront pas livrés à eux-mêmes dans des hôpitaux désertés : les urgentistes pouvant être assignés, la grève consistera surtout à porter un "badge" et les effectifs ne seront pas diminués, rappelle Christophe Prudhomme, porte-parole de l'Amuf. Dénonçant des conditions de travail pénibles, les urgentistes réclament la réduction de leur temps de travail à 48 heures hebdomadaires, contre une soixantaine actuellement, ainsi que la valorisation de leurs heures supplémentaires et l'harmonisation des rémunérations pour les gardes.
Des revendications qui n'"ont rien à voir" avec la loi santé, et que "soutiennent" des intersyndicales hospitalières. Le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs (SNPHAR-E), appelle également à une grève de la permanence des soins à compter de lundi. "C'est un coup de gueule des médecins de l'hôpital public qui en ont marre de répondre présents à chaque crise sanitaire, que ce soit les mouvements de grève des libéraux, la canicule ou je ne sais quoi encore", explique Yves Rébufat, président du SNPHAR-E.
Au ministère, on indique que "les échanges avec les urgentistes se poursuivent" avec "la volonté d'éviter la grève". Déjà fortement sollicités pendant les fêtes, les services d'urgences risquent de l'être encore plus en raison de la grève des médecins libéraux qui débutera mardi, alors que se profilent des épidémies de grippe et de gastroentérite. Pour parer à l'éventuel afflux de patients, certains hôpitaux ont demandé à leurs médecins de renoncer à leurs congés, concède Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de France. De quoi raviver la colère des urgentistes, "déjà souvent sur la corde raide", selon lui.
Dès le 23 décembre, les généralistes libéraux sont invités à fermer leurs cabinets et à faire la grève des gardes par leurs principaux syndicats MG France, la Fédération des médecins de France et le Syndicat des médecins libéraux. La puissante confédération des syndicats médicaux français (CSMF, généralistes et spécialistes) appelle elle à démarrer le 24, jusqu'au 31. Dans le collimateur des médecins, certains points du projet de loi santé, comme la possibilité pour les pharmaciens de vacciner les patients ou la généralisation du tiers payant d'ici 2017 (dispense d'avance de frais), dont les contraintes techniques font craindre des retards de paiement.
La ministre s'est pourtant montrée ouverte au dialogue. Après avoir relancé les concertations avec les professionnels en décembre, Marisol Touraine a annoncé le report de l'examen du texte par le Parlement au printemps, envisagé la réécriture de certains points et promis des garanties sur le tiers payant. Mais "la loi santé n'est qu'un chapitre du mécontentement des généralistes", selon Claude Leicher, président de MG France, mécontent de s'être vu opposer "une fin de non-recevoir" sur la revalorisation de la consultation à 25 euros, l'une des principales revendications des généralistes.
Outre la CSMF, d'autres syndicats de spécialistes ont appelé à garder porte close pour la même période, dont les cardiologues, les radiologues ou encore les pédiatres. Leur grève pourrait affecter le fonctionnement des cliniques privées où exercent certains de ces praticiens, prévient Lamine Gharbi, président de la Fédération hospitalière privée (FHP), qui a annoncé que les interventions "non urgentes" pourraient être transférées à l'hôpital public.
Au ministère, on assure que les précautions nécessaires sont déjà prises au niveau des agences régionales de santé pour réquisitionner les médecins en fonction des besoins. Les patients "trouveront à se faire soigner" pendant les fêtes, a promis Mme Touraine. Mais le mécontentement ne faiblira pas avec la nouvelle année : la FHP, remontée elle aussi contre le projet de loi santé, appelle les cliniques à une grève illimitée à partir du 5 janvier.

(21-12-2014 - Avec les agences de presse)

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Quand la maire de Puteaux se transforme en Mère Noël

Quelle ville consacre 600 000 euros à ses illuminations de Noël, selon Christophe Grébert, un élu de l'opposition ? Paris ? Non, la capitale dépense un poil plus, 684 000 euros. Cette municipalité, c'est Puteaux, 45 000 habitants. Et le budget pour que la commune des Hauts-de-Seine brille de mille feux n'est pas le seul point qui fait grincer des dents.
La maire UMP de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, a pris l'habitude de gâter ses administrés pour Noël, comme le souligne Metronews. Elle a ainsi acheté des milliers d'aspirateurs Hoover et les a distribués aux personnes âgées inscrites au centre communal d'action sociale (CCAS). La municipalité indique en avoir acquis 2 000. Quant à l'opposant MoDem Christophe Grébert, il affirme dans les colonnes de Metronews qu'il y en aurait "entre 3 000 et 3 500, pour un coût estimé de 220 000 euros".
Un beau cadeau pour le troisième âge... "Aussitôt reçus, aussitôt donnés aux petits enfants ou revendus sur le site Boncoin.fr", se moque-t-il. Et il n'a pas tort sur ce point. Comme le note 20 Minutes avec malice, certains de ces aspirateurs, dans leur "emballage d'origine" et à retirer à "92 000 Puteaux", cherchent déjà preneur sur Le Bon Coin.
Mais ce ne serait pas tout, selon Christophe Grébert. "Joëlle Ceccaldi-Raynaud adore faire des cadeaux. On sait aussi que des centaines d'iPad et d'iPhone ont été achetés par le CCAS, mais on ne sait pas à qui ils sont offerts", s'interroge-t-il. Un cadeau potentiel plutôt branché. Car, l'an dernier, les séniors avaient eu le droit à une cafetière à dosettes. Et l'année précédente, une batterie de cuisine ou un téléphone sans fil.
Qui dit Noël, dit sapin. Celui de Puteaux a coûté la bagatelle de 25 000 euros, d'après l'opposant centriste, et 120 000 euros en tout, décorations et installation comprises. Quand le conifère de l'Élysée n'a coûté "que" 5 000 euros, souligne Challenges.
Comment la maire de Puteaux, réélue triomphalement en mars dernier avec 56 % des voix, peut-elle se permettre de telles largesses ? La commune est l'une des plus riches de France, dotée d'un budget global de 250 millions d'euros, dont 150 millions de fonctionnement. La municipalité peut dire merci au quartier de La Défense et aux centaines d'entreprises installées sur son territoire, qui lui procurent 80 millions d'euros de recettes fiscales chaque année.

(21-12-2014 - Avec les agences de presse)

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samedi 20 décembre 2014

Extension du domaine du libéralisme














Le projet de loi pour la croissance et l’activité viendra en discussion à l’Assemblée nationale le 26 janvier prochain. Porté par le ministre de l’économie Emmanuel Macron, ce texte concerne des domaines aussi différents que les professions réglementées, le droit du travail, le transport par autocar, les pouvoirs de l’Autorité de la concurrence, l’assouplissement des règles d’urbanisme pour favoriser la libre concurrence des grandes enseignes, l’extension et la banalisation du travail le dimanche et en soirée ou la réforme des prud’hommes.
Derrière cette apparence de fourre-tout, ce texte a en réalité une cohérence : les réformes structurelles qu’il promeut pour s’attaquer aux soi-disant « rigidités » réglementaires sur certains marchés des biens et des services, sur le marché du travail et sur la protection sociale s’inscrivent en effet dans les injonctions de la commission européenne et de la Chancelière allemande.
Il s’agit pour le gouvernement de poser de nouveaux jalons dans la voie de la libéralisation et d’envoyer à la fois aux marchés, à Bruxelles et à l’Allemagne, la preuve concrète que la France se réforme.
Car la France, qui depuis la ratification à l’automne 2012 du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) a accepté de placer son budget sous la surveillance étroite de la commission européenne, a senti passer le vent du boulet. Son budget pour 2015 a failli être rejeté par les commissaires européens, le moins sévère n’étant pas le nouveau commissaire aux affaires économiques Pierre Moscovici, nommé cet automne après avoir occupé en France le poste de… ministre de l’économie et des finances.
Fin novembre, la commission européenne a donc donné trois mois à la France pour « prendre des mesures supplémentaires pour assurer un respect de ses obligations au titre de la procédure de déficit excessif pour 2015 » et pour « continuer et accélérer sur la voie des réformes structurelles. » Mais pour Angela Merkel, qui se comporte comme si elle était élue à la présidence française : « la Commission a dit de façon claire que ce qui est jusqu’à présent sur la table n’est pas encore suffisant. »
C’est donc pour satisfaire la vision libérale de l’Europe portée par la Chancelière allemande et la commission européenne que le gouvernement présente ce projet de loi guidé par un seul principe : la marchandisation de toute la société conduisant à son profond remodelage. Il s’agit de considérer les français comme des sujets flexibles ou de simples consommateurs, et non plus d’abord comme des citoyens actifs (y compris le dimanche) et des travailleurs rémunérés correctement parce qu’ils apportent leurs compétences indispensables à la création de richesses. Une vision que je rejette catégoriquement.

Jacqueline Fraysse, députée de Nanterre-Suresnes
"Le Lien"- 19 décembre 2014

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Qu'Allah bénisse la France !

Au cinéma "Les Lumières"
49 rue Maurice-Thorez 92000 Nanterre


Qu'Allah bénisse la France !
Comédie dramatique réalisé en 2014 par Abd Al Malik 

Mercredi samedi lundi mardi 16h15;
jeudi vendredi 16h15, 18h45;
dimanche 21h
.

Le titre annonce déjà ses intentions : faire vivre de concert l'islam et la France. Le rappeur reconnu Abd Al Malik retrace son itinéraire en adaptant lui-même son livre autobiographique. Il remonte à l'adolescence, lorsqu'il s'appelait encore Régis et vivait avec ses deux frères et leur mère dans un quartier difficile de Strasbourg, le ­Neuhof. Un univers plombé, sans autre issue que le rap, porteur d'énergie et d'espoir, et la délinquance, moyen de subsistance et d'intégration à un groupe. Régis (interprété par Marc Zinga) a la chance d'aimer les mots, la littérature. Le jour, il est bon élève, la nuit, il deale. Une double casquette difficile à porter longtemps.
Avec son noir et blanc contrasté, ses cadrages graphiques, ses joutes oratoires incessantes, le film est une sorte de petit frère de La Haine. Il n'échappe pas au déjà-vu, à certains tics de clip. Abd Al Malik rend compte, malgré tout, des changements survenus depuis 1995 et le film de Kassovitz. D'abord en montrant les dégâts collatéraux du trafic de drogue, sans renchérir sur la violence, mise à distance à coups d'ellipses, de métaphores et d'allusions (jolie séquence où Régis vient rembourser le dealer en jogging qui l'a naguère aidé, devenu, entre-temps, un caïd en costume). Le film se distingue, surtout, grâce à sa dimension humaniste, en décrivant un cheminement personnel qui s'ouvre sur le monde. Ce que la prof de français clairvoyante (Mireille Périer) de Régis résume en expliquant à son protégé qu'il a su faire « un choix : celui d'aimer la vie ». — (Par Jacques Morice)
 
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Contre la marchandisation du secteur associatif

Le mercredi 3 décembre, Jacqueline Fraysse, députée de Nanterre-Suresnes,
a questionné le gouvernement sur les suites qu’il comptait donner au rapport de la commission d’enquête sur les difficultés du monde associatif,
présidée par Alain Bocquet, député Front de gauche du Nord.

Monsieur le Premier ministre,
la commission d’enquête chargée d’étudier les difficultés du monde associatif a récemment rendu son rapport. Celui-ci souligne le poids des 1,3 million d’associations, qui représentent plus de 16 millions de bénévoles, un budget de 85 milliards d’euros et 1,8 million d’emplois, soit 10 % du total des emplois du secteur privé.
Il appelle également l’attention sur les difficultés rencontrées par les associations, frappées par la baisse des financements de l’État et des collectivités locales qui répercutent la diminution drastique de leurs moyens, ce qui menacerait 200 000 emplois ; par la suppression de la clause de compétence générale, et par la marchandisation rampante imposée par les nouvelles règles européennes, qui conduit la puissance publique à considérer de plus en plus les associations comme des prestataires mis en concurrence pour remplir des missions de service public dans les conditions du privé.
Pour que soient reconnus le poids des associations et leur plus-value en termes de lien social, le rapport de mes collègues Alain Bocquet et Françoise Dumas fait plusieurs propositions, notamment la simplification des procédures administratives ; la sécurisation des financements, en recourant à des subventions plutôt qu’aux marchés publics et en développant le dispositif des contrats pluriannuels ; la constitution d’un fonds de garantie pour éviter aux associations de verser de coûteux agios en attendant le versement des subventions publiques. Ils soulignent également l’urgence de donner vie à la charte des engagements réciproques, signée en février dernier par l’État, le mouvement associatif et les collectivités.

Monsieur le Premier ministre,
quelles suites comptez-vous donner aux propositions contenues dans ce rapport, notamment à celles que je viens de citer et que le monde associatif considère comme essentielles ?

M. Thierry Braillard, secrétaire d’État chargé des sports.

Madame la députée Jacqueline Fraysse,
nous devons féliciter l’Assemblée nationale pour la qualité de ses travaux sur la vie associative. Un premier rapport, réalisé par le député Jean-Pierre Allossery, a été consacré à la question de l’engagement associatif des jeunes. A suivi un excellent rapport d’Yves Blein sur la simplification de la vie associative.
Je veux par ailleurs souligner la qualité du travail mené par la commission d’enquête, qui réunissait des députés de tous les groupes, sur les difficultés rencontrées par les associations en cette période de crise. Le Gouvernement partage un grand nombre des conclusions de ce rapport.
Toutefois, il ne faut pas dramatiser la situation : des choses ont été faites, ne serait-ce que le relèvement de l’abattement de la taxe sur les salaires, qui a entraîné l’exonération de 70 % des associations. En outre, le monde associatif a été le principal bénéficiaire du succès des emplois d’avenir, qui ont permis d’y maintenir l’emploi.
Il est vrai que des efforts restent à faire, en matière de simplification, de relations avec les collectivités territoriales qui, aujourd’hui, substituent la commande publique à la subvention et partant fragilisent le monde associatif – le rapport le montre très bien –, enfin en matière de reconnaissance du bénévolat.
Cette situation me rappelle une citation de Mark Twain : « Certains voient les choses comme elles sont et se disent : pourquoi ? D’autres voient les choses comme elles pourraient être et se disent : pourquoi pas ? » Mes chers collègues, pourquoi pas ?
 
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Thierry Lepaon : "Le secrétaire général de la CGT n'est pas consulté sur les travaux qui sont faits dans son bureau"











Travaux de rénovation, primes de départ, démission: le secrétaire général de la CGT, au coeur de la tourmente depuis plusieurs semaines, s'exprime publiquement pour la première fois. Un entretien à découvrir en intégralité .
Depuis près de deux mois, le patron de la CGT est au coeur d'une tempête médiatique. "La période que je vis est une période difficile", confesse Thierry Lepaon. Mais le secrétaire général semble bien résolu à défendre son honneur. "Il y a toujours trois mots qui ont guidé mon activité militante, ces trois mots je les garde au plus profond de mon coeur: honnêteté, loyauté, transparence". Pour la première fois, il s'exprime publiquement. Il a accepté de répondre aux questions de Franck Besnier, journaliste de la rédaction de France 3 Basse-Normandie, lors d'un entretien réalisé ce jeudi 18 décembre dans son bureau.
Ce bureau est justement au coeur de l'un des scandales qui le touchent. "Le secrétaire général de la CGT n'est pas consulté sur les travaux qui sont faits dans son bureau, c'est l'administration qui règle ces questions-là", se défend-il. Thierry Lepaon dénonce "une campagne partie de l'intérieur (...) ces documents ont été dérobés en interne, ils ont été remis à la presse pour faire mal au secrétaire général de la CGT et sans doute à la CGT elle-même".
Alors que plusieurs fédérations réclament sa démission, Thierry Lepaon affirme qu'il ne sera pas "le rat qui quitte le navire".

Accès à l'entretien: (Cliquez 2 fois sur la page qui s'affiche pour démarrer)
http://api.dmcloud.net/player/embed/4f3d114d94a6f66945000325/5493104a06361d35fc854222/1c8f2b4896a94b899ca1dd323e620b6e?exported=1
 
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Des pratiques abusives














"Il n'y a pas que Thierry Lepaon"
"de quoi parles-tu?"
"des dirigeants de la Cgt qui abusent des cotisations des adhérents"
"tu en connais d'autres?"
"au moins un"
"qui ça?"
"Jean-Luc Gibelin"
"connais pas"
"c'est un ancien secrétaire générale de la fédération Cgt de la santé et de l'action sociale"
"qu'a-t-il fait précisément?"
"il m'a licencié après 15 ans d'ancienneté en tant qu'informaticien de la fédération tout en reconnaissant qu'il n'avait rien à me reprocher professionnellement"
"et alors?"
"naturellement, je me suis défendu en portant plainte au Conseil des Prud'hommes qui m'a rendu justice en condamnant la fédération pour licenciement abusif"
"qui t'a indemnisé?"
"les adhérents de la fédération"
"et Jean-Luc Gibelin?"
"il est actuellement l'un des dirigeants du Pcf"
"...!?"

Roland RICHA
Nanterre, le 19 décembre 2014

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