jeudi 23 mars 2017

Éthique: tous les candidats s'engagent sauf Fillon


Dix des onze candidats à l'élection présidentielle ont pris des engagements auprès de Transparency en matière d'"éthique de la vie publique", mais pas François Fillon jusqu'à présent, a annoncé l'ONG jeudi 23 mars 2017, à trente jours du 1er tour.

Accès à la vidéo:
http://www.aloufok.net/etique.mp4
   
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Lettre ouverte aux candidats à l'élection présidentielle
Boycott de M. François Fillon
https://www.change.org/p/aux-candidats-à-l-élection-présidentielle-boycott-de-m-françois-fillon
         


Présidentielle: Hulot et 80 ONG lancent un "appel des solidarités"

   Nicolas Hulot le 17 octobre 2016 à Rabat (Afp)

Nicolas Hulot a lancé jeudi, avec près de 80 associations dont Emmaüs, un "appel des solidarités", invitant le plus grand nombre de citoyens à y adhérer, à une mois de l'élection présidentielle.
"La solidarité est-elle une option ou une condition à la paix sociale et à la paix dans le monde?", s'est interrogé sur France Inter Nicolas Hulot, pour qui "il faut lui donner une autre dimension, l'imprimer dans l'ADN de nos sociétés": c'est "un appel pour que nous ne soyons pas seulement guidés par la peur".
"Ce que souhaitent presque 80 ONG", c'est "essayer d'insuffler un supplément d'âme" dans cette élection.
"La solidarité est une aspiration citoyenne", et les candidats pourront s'appuyer sur "cette exigence": "nous pouvons imposer un référentiel" au sein de cette campagne, a fait valoir le militant écologiste.
Chaque citoyen est invité à répondre "présent" en signant l'appel sur le site  www.appel-des-solidarites.fr  ou gratuitement par SMS au 32321 en tapant le mot "Présent".
"On fait l'appel, comme à l'école, et on répond présent", a expliqué Nicolas Hulot.
La démarche de ces organisations environnementales, de lutte contre la pauvreté ou les discriminations, vise à pousser les politiques à faire de la solidarité la pierre angulaire de leurs actions.
Parmi ces ONG figurent aussi le WWF, Greenpeace, ATD Quart Monde, la Fondation Abbé Pierre, Les Petits frères des pauvres, Action contre la faim, Oxfam, ou encore l'Association des paralysés de France, Médecins du monde, le Secours catholique, le Secours islamique, ou SOS Racisme.

5 + 6


- Dis-moi...
- oui?
- qui soutiens-tu à la présidence de la république?
- un de ceux qui ne sont mêlés à aucune affaire
- sur les 5 ou les 11 ?
- ...!?

Roland RICHA
Jeudi, 23 mars 2017

Pétition
https://www.change.org/p/aux-candidats-%C3%A0-l-%C3%A9lection-pr%C3%A9sidentielle-boycott-de-m-fran%C3%A7ois-fillon
   

Le salon du Livre de Paris à l'heure du Maroc et de l'Afrique

Vue générale du salon du Livre de Paris le 16 mars 2016 (Afp)

Pour la première depuis sa création, le salon du Livre de Paris, une des plus importantes manifestations littéraires en Europe, met en lumière les lettres et la culture d'un pays d'Afrique en faisant du Maroc son invité d'honneur.
"Nous allons étonner le public parisien en montrant la richesse de la production marocaine en langue française", a promis Abdelkader Retnani, le président de l'Union des éditeurs marocains, avant la 34e édition du salon qui se tiendra Porte de Versailles à Paris du 24 au 27 mars.
Trente quatre auteurs marocains, dont douze femmes, ont été invités à Paris pour montrer la diversité d'une littérature qui s'illustrent aussi bien dans le roman, la nouvelle et la poésie que dans le conte et l'essai.
Parmi ces écrivains, certains sont bien connus en France. Il y aura ainsi Tahar Ben Jelloun, membre de l'académie Goncourt et lui même lauréat du plus prestigieux des prix littéraires du monde francophone en 1987, et la dernière lauréate du Goncourt, Leïla Slimani.
Au-delà du Maroc, c'est toute l'Afrique qui est distinguée cette année. Un pavillon des Lettres africaines, le premier du genre, permettra au public de rencontrer des auteurs de douze pays d'Afrique francophone, en particulier de Côte d'Ivoire, mais aussi le prix Nobel de littérature, le Nigerian Wolé Soyinka.
"L'Afrique possède une grande richesse littéraire, avec des auteurs de renom et de jeunes plumes prometteuses, mais qui est très méconnue", soutient Aminata Diop Johnson, directrice du pavillon des Lettres africaines.
Parmi les autres nouveautés du salon, la mise en avant des différents métiers du secteur de l'édition. Plusieurs rencontres avec des éditeurs dont le PDG de Grasset Olivier Nora, sont prévues.
Mais le salon demeure surtout pour le public (environ 155.000 visiteurs l'an dernier) une occasion unique de rencontrer ses auteurs favoris. Plus de 3.000 d'entre eux seront en dédicace. Année électorale oblige, plusieurs candidats à la présidentielle ont également prévu de faire le déplacement Porte de Versailles.
Parmi les onze prétendants à l'Elysée quasiment tous (à l'exception de Nathalie Arthaud et François Asselineau) ont écrit un ou plusieurs livres dont certains - notamment ceux de Jean-Luc Mélenchon, François Fillon et Emmanuel Macron - ont été de grands succès d'édition.
Le président du Syndicat national de l'édition, Vincent Montagne, a interpellé les candidats sur la politique qu'ils entendent mener concernant le livre et devrait donner leurs réponses durant le salon.
"Il y a un certain consensus parmi les politiques. Aucun candidat ne veut revenir sur le prix unique", a-t-il d'ores et déjà confié à l'AFP.
Du côté des animations, la dynamique libraire des Abbesses, Marie-Rose Guarniérie, proposera de nouveau des "flâneries littéraires" dans les allées du salon. Il sera ainsi possible de déambuler avec la romancière Belinda Cannone, auteure notamment du "Petit éloge du désir", pour parler du désir en littérature, ou avec Céline Minard ("Le grand jeu") pour parler d'aventure.
Les plus claustrophobes auront la possibilité, le 25 mars, d'aller à la découverte du Paris littéraire. A partir de la Porte de Versailles, une promenade est organisée dans les quartiers du Marais, de Saint-Michel et de Saint-Germain pour découvrir librairies atypiques ou maisons d'écrivains.
Gratuit pour les mineurs de moins de 18 ans et avec des réductions pour les chômeurs, les étudiants et les personnes âgées, les tarifs d'entrée du salon varient de 10 euros (8 euros en prévente) pour un accès en semaine à 12 euros (10 euros en prévente) le week-end.
Ce prix d'entrée a été jugé "excessif" par le romancier Maxime Chattam qui a annoncé qu'il boycottera la manifestation.
"Quand vous voulez aller voir une vache dans un champ vous ne payez pas, mais il faut payer pour aller au salon de l'agriculture", répond sous forme de boutade Vincent Montagne qui souligne que le salon "c'est bien plus qu'une librairie".
Selon une étude du Centre national du livre (CNL) publiée cette semaine, les Français lisent de plus en plus et aimeraient lire davantage s'ils en avaient le temps.

Présidentielle: les déclarations de patrimoine des 11 candidats

Le patrimoine déclaré des candidats (Afp)

Voici les principaux points des déclarations de patrimoine des 11 candidats à la présidentielle, selon l'ordre alphabétique:

Nathalie Arthaud
La candidate Lutte ouvrière est propriétaire d'un appartement de 48m2 à Pantin (Seine-Saint-Denis), évalué à 248.700 euros. Epargne inférieure à 10.000 euros.

François Asselineau
Le candidat de l'Union populaire républicaine est propriétaire d'un appartement de 203m2 à Paris, estimé à 1,5 million d'euros, dont il possède 65%, soit 975.000 euros. Il a deux appartements en Polynésie française, de 72m2 et 55m2, estimés au total à 276.000 euros, et 75% d'une résidence secondaire de 160m2 dans la Nièvre, "en mauvais état", estimée à 100.000 euros. Il est débiteur de 14.741,26 euros sur deux comptes courants.

Jacques Cheminade
Propriétaire d'un appartement de 61 m2 à Paris, évalué à 420.700 euros, et d'une collection d'objets préhistoriques et précolombiens (18.000 euros).

Nicolas Dupont-Aignan
Le candidat de Debout la France est propriétaire d'une maison dans l'Essonne et de plusieurs appartements à Paris, dont un de 105 m2, évalué à 1.300.000 euros. Son patrimoine immobilier dépasse les deux millions d'euros.

François Fillon
Le candidat LR a bénéficié "d'un prêt de sa fille" Marie pour "payer le solde de ses impôts en fin d'année 2016", a précisé à l'AFP son entourage concernant des "prêts familiaux" de 30.000 euros lui ayant été consentis en septembre 2016 pour "paiement de dettes fiscales".
Dans sa déclaration patrimoniale sont également mentionnés un "prêt habitat" (53.736 euros) souscrit en octobre 2014 pour des "travaux" ainsi qu'un prêt entre particuliers de 50.000 euros daté de septembre 2012 ayant pour objet des travaux (remboursement effectué le 5 février 2017).
La société de conseil 2F, évaluée à 11.518 euros selon sa déclaration pour la fin de mandat de député, publiée le 6 février, apparaît dans la déclaration à la HATVP d'un montant largement supérieur: 97.888 euros. Cet écart est dû au fait que la première déclaration avait été faite sur la base des comptes de l'exercice 2015, selon son entourage.
Son patrimoine immobilier consiste notamment en un manoir dans la Sarthe, évalué à 750.000 euros.

Benoît Hamon
Le candidat PS a acquis un appartement de 108 m² en 2016 dans les Hauts-de-Seine, dont il possède 46,14%. Son prix de 700.000 euros et il a souscrit un prêt de 580.348 euros pour le financer "à parité" avec sa conjointe. Il possède en son nom un appartement dans le Finistère, évalué à 121.000 euros.

Jean Lassalle
Le patrimoine immobilier du député centriste est évalué à un peu plus de 700.000 euros (un appartement, deux maisons de 226 et 300 m2 et un terrain agricole). Il a en outre une dette évaluée à un peu moins de 150.000 euros.

Marine Le Pen
Marine Le Pen a réévalué légèrement la valeur de son patrimoine, notamment ses parts dans les propriétés familiales de Saint-Cloud et de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).
La candidate FN a déclaré au total un patrimoine de 611.832 euros de biens immobiliers comprenant, à travers des parts dans une SCI, une maison de 633 m2 dans les Hauts-de-Seine et une propriété de 120 m2 dans les Pyrénées-Orientales.
Elle possède 28,5% d'une maison de 120m2 dans le Morbihan et 20,5% d'une propriété de 382m2 dans les Hauts-de-Seine.
Marine Le Pen affiche aussi un total de 19.372,55 euros détenus sur trois comptes.
Elle a contracté trois prêts, dont deux pour la présidentielle auprès de Cotelec (le micro parti de son père), le premier de deux millions d'euros et le second de quatre millions d'euros, dont 3,6 millions restent à rembourser.

Emmanuel Macron
Le candidat d'En Marche! a déclaré un patrimoine principalement constitué de comptes bancaires et d'instruments financiers. Cela comprend notamment un Livret de développement durable abondé à 40.000 euros et un Livret A de 20.000 euros. Il a souscrit une assurance vie, dont la valeur de rachat s'élève à 90.000 euros. Pas de biens immobiliers déclarés.
Il lui reste 246.000 euros environ à rembourser d'un prêt immobilier contracté en 2011.
M. Macron a perçu en janvier 274.000 euros environ, au titre d'avance de droits d'auteur pour son livre "Révolution" paru en novembre.
Il doit régler au Trésor public un peu moins de 54.000 euros pour avoir démissionné de la haute fonction publique avant d'avoir effectué les 10 ans dus après ses études à l'Ena.

Jean-Luc Mélenchon
Le candidat de "La France insoumise" est propriétaire d'un appartement parisien acquis en 2014 et évalué à 837.000 euros, ainsi que d'une résidence secondaire près de Montargis (Loiret), évaluée à 190.000 euros.

Philippe Poutou
Le candidat-ouvrier du NPA possède un capital de près de 23.000 euros, réparti sur quatre comptes bancaires, et une voiture estimée à environ 9.000 euros.