samedi 24 juin 2017

"Merci François !"


François Ruffin, né le 18 octobre 1975 à Calais, est un journaliste, essayiste, réalisateur et homme politique français.
Il est le fondateur et le rédacteur en chef du journal Fakir. Il écrit aussi dans Le Monde diplomatique et pour l'association de critique des médias Acrimed. En tant que reporter, il participe pendant sept ans à l'émission Là-bas si j'y suis diffusée sur France Inter.
En 2017, il reçoit le César du meilleur film documentaire pour son premier film, Merci Patron ! .
Il est élu député de la 1re circonscription de la Somme lors des élections législatives de 2017 sous la bannière « Picardie Debout » avec le soutien du Parti communiste français, d'Europe Écologie Les Verts, de La France insoumise et d'Ensemble !

vendredi 23 juin 2017

Perturbateurs endocriniens: la France restera "ferme", assure Hulot

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot à Bologne en Italie, le 12 juin 2017 (afp)

"La France va rester ferme" sur le texte visant à définir les perturbateurs endocriniens (PE) actuellement discuté à Bruxelles, a assuré vendredi le ministre français de la Transition écologique, Nicolas Hulot.
Les PE sont des substances qui dérèglent le fonctionnement hormonal, affectant la santé et la reproduction des populations, y compris à de très faibles niveaux d'exposition, selon l'Organisation mondiale de la Santé.
"Quand je suis arrivé, la première chose que j'ai demandé c'est le report de ce texte", a indiqué M. Hulot sur la chaîne BFM TV, précisant qu'une discussion est engagée depuis jeudi avec son homologue allemande, Barbara Hendricks: "Nos services sont en négociation".
"La France va rester ferme. Mon rôle c'est d'aider à protéger les Français de ces empoisonnements", a assuré le ministre, figure de l'écologie en France.
Si le texte européen présente "un certain nombre d'acquis, (...) il y a des exonérations dans le texte qui en l'état sont inacceptables", a-t-il estimé.
"J'espère que nous allons pouvoir trouver une position commune", a-t-il ajouté. "Je m'y emploie, j'ai jusqu'au 4 juillet", date d'une nouvelle mise au vote à Bruxelles de ce texte proposé par la Commission européenne.
Un réseau d'ONG européennes a récemment interpellé le ministre sur ce document portant sur les PE dans les pesticides, jugé insuffisant car il impose une charge de preuve si élevée que rares seront les substances au final exclues.
Les critiques du projet, dont les principales sociétés savantes d'endocrinologie en Europe, dénoncent aussi l'instauration de dérogations pour toute une catégorie de pesticides.
Vendredi, l'association française Générations Futures s'est félicitée des déclarations de Nicolas Hulot.
L'ONG "prend bonne note que Nicolas Hulot juge le texte insuffisant, notamment parce qu'il contient des possibilités de dérogations inacceptables (...) Sa volonté de négocier une amélioration de ce texte avec l'Allemagne est positive car c'est l'Allemagne qui a obtenu ces dérogations".
"Nous attendons maintenant que les négociations portent leurs fruits. Nous jugerons l'action publique aux actes et résultats obtenus dans ce dossier lourd de conséquences pour la santé et l'environnement", ajoute le directeur de l'association, François Veillerette.

GM&S Industry: nouveau sursis mais pas d'offre ferme de reprise


Le tribunal de commerce de Poitiers a mis en délibéré au vendredi 30 juin sa décision sur le sort de l'équipementier automobile creusois GM&S Industry, menacé de liquidation, mais pour lequel "il n'y a toujours pas d'offre" ferme de reprise, ont indiqué les syndicats.
Le tribunal, au terme d'une audience à huis clos, a repoussé d'une semaine sa décision, comme le demandaient les représentants des 277 salariés. Pour eux, la semaine à venir s'annonce cruciale, avec notamment une réunion mardi au ministère de l'Economie, dans le cadre d'un "processus de négociations en cours" avec l'Etat et les constructeurs PSA et Renault, principaux clients de GM&S.
"C'est un nouveau sursis de huit jours. On a huit jours pour faire avancer les choses avec l'Etat et les constructeurs et la mobilisation des salariés", a déclaré à la presse Jean-Marc Ducourtioux, délégué CGT, à l'issue d'une audience jugée "particulièrement éprouvante" par l'avocat des salariés, Me Jean-Louis Borie.
Quatre cars d'ouvriers de GM&S avaient fait le déplacement vendredi matin depuis l'usine à La Souterraine (Creuse), les t-shirts bleus des GM&S, rejoints par des syndicalistes locaux, investissant les rues aux abords du tribunal de commerce au son de cornes de brume et puissants pétards.
Les syndicats ont une nouvelle fois dénoncé le fait que le seul repreneur potentiel à avoir exprimé à ce jour un intérêt pour GM&S, le groupe d'emboutissage stéphanois GMD, "ne se positionne pas sur ce dossier réellement, fermement et définitivement".
L'entourage du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, avait pourtant indiqué jeudi qu'une offre de GMD avait été transmise au tribunal de Poitiers. Les syndicats ont assuré vendredi qu'il n'y avait pas d'offre en bonne et due forme mais "un mail complémentaire déposé" par GMD, selon Me Borie, pour qui le repreneur potentiel se fait prier.
"Quand vous êtes dans une position où vous êtes le seul à faire une offre, vous faites votre marché et vous tentez d'obtenir toujours plus, toujours plus, voilà comment j'explique qu'il n'y ait toujours pas d'offre" officielle, a-t-il analysé.
GM&S, emboutisseur/soudeur/assembleur de La Souterraine, deuxième employeur privé de la Creuse avec ses 277 salariés, a déjà passé six mois en redressement judiciaire. Son site est bloqué depuis dix jours par les salariés, après une première occupation de deux semaines en mai. Une assemblée générale doit se prononcer lundi sur un déblocage éventuel du site et une reprise du travail.
D'ici au 30 juin, terme de la période d'observation pour GM&S, les salariés de GM&S espèrent obtenir que "les constructeurs puissent financer la période d'observation" au-delà, jusqu'au 30 septembre, "pour permettre une véritable discussion et une véritable négociation notamment avec GMD sur l'essentiel des choses en débat: le nombre d'emplois repris, que l'on peut faire évoluer", et les indemnisations pour ceux qui seront licenciés.
Jusqu'ici, les syndicats ont jugé "indécents" les termes de l'offre potentielle de GMD, qui selon des sources proches du dossier, porteraient sur le maintien à la Souterraine de 110-120 emplois, au plus 140.
Les représentants du personnel ont souligné vendredi à quel point la semaine à venir était "décisive". "On pense qu'il y a des possibilités de faire converger les solutions, après c'est à l'Etat, principal acteur, et aux constructeurs de mettre les moyens pour que ce site vive", a résumé le délégué CGT Vincent Labrousse.
Bercy, où une délégation des GM&S avait été reçue à sa demande jeudi, a chapeauté ces dernières semaines les discussions sur l'avenir de l'équipementier. Elles se déroulent dans le cadre d'une "cellule de crise" dont le président Emmanuel Macron, fraîchement élu, avait annoncé la création aux syndicalistes creusois lors d'une rencontre le 9 juin à Bellac (Haute-Vienne), un de ses premiers déplacements en région.
"Je ne suis pas le Père Noël", les avait-il toutefois mis en garde.

Inégalités sociales et environnementales vont de pair en Ile-de-France

Inégalités sociales et environnementales vont de pair en Île-de-France, où les ménages à bas revenus sont à la fois plus exposés aux nuisances et pollutions, et plus nombreux à vivre dans des zones dépourvues d'espaces verts et boisés, montre une étude. (afp)

Inégalités sociales et environnementales vont de pair en Île-de-France, où les ménages à bas revenus sont à la fois plus exposés aux nuisances et pollutions, et plus nombreux à vivre dans des zones dépourvues d'espaces verts et boisés, montre une étude.
Encore peu étudiées en France, les inégalités environnementales font l'objet de "préoccupations croissantes", observe l'Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU) d'Ile-de-France, fondation chargée de conseiller la région, dans une étude mise en ligne jeudi.
Identifier des territoires "multi-exposés aux nuisances et pollutions" est une préoccupation affichée par les plans régionaux de santé-environnement, soulignent les auteurs de l'étude, Sandrine Gueymard et Nicolas Laruelle.
Ces auteurs ont croisé des données environnementales avec des données sociales, économiques ou démographiques, issues de récents travaux de l'IAU, afin d'avoir une approche plus globale du cadre de vie.
Il en ressort qu'inégalités environnementales et sociales sont étroitement liées en Ile-de-France car les ménages les plus modestes sont surreprésentés dans les environnements multi-exposés aux nuisances, risques et pollutions et carencés en espaces verts, dit l'étude.
Cinq critères de nuisances et pollutions ont été retenus: le bruit (dépassement des valeurs limites dû à des routes, voies ferrées...) et les pollutions de l'air (particules fines, ozone, dioxyde d'azote, benzène), des sols (issue d'une activité industrielle passée), de l'eau distribuée (présence de nitrates, fluorures, pesticides, bactéries), et enfin, celle produite par une activité industrielle.
Il apparaît que seul 8% du territoire francilien est exposé à au moins deux nuisances et pollutions.
Mais si les "points noirs environnementaux", soumis à au moins trois nuisances et pollutions, ne représentent que 2% de l'Ile-de-France, ils rassemblent 13% de la population francilienne, soit plus d'un habitant de la région sur dix.
Or les ménages à bas revenus sont surreprésentés dans plus de la moitié (52%) de ces points noirs environnementaux habités.

10% des Franciliens privés d'espaces verts
Ces ménages représentent même 75% des habitants des zones cumulant quatre nuisances et pollutions, ce qui confirme la conjonction d'inégalités environnementales et d'inégalités sociales en Île-de-France, dit l'étude.
Celle-ci a cartographié les espaces verts et boisés, les zones de calme, les espaces récréatifs qui contribuent au bien-être physique et mental et à la santé des habitants.
Les "points verts environnementaux" regroupent trois des cinq indicateurs suivants : l'offre en végétation, la présence d'espaces ouverts, celle de jardins collectifs, l'offre en espaces verts et boisés ouverts au public, la superficie d'espaces verts et boisés ouverts au public.
Ces points verts représentent 34% du territoire francilien, où réside 30% de la population de la région, tandis que 61% vit dans des espaces bien dotés (2 critères au moins).
En revanche, près de 10% des Franciliens résident dans des environnements dépourvus d'espaces verts, boisés, etc: on y trouve aussi une surreprésentation des ménages à bas revenus. A l'inverse, ces ménages sont très peu présents dans les zones où l'offre végétale est la plus riche.
Au final, environ la moitié des Franciliens (44%) résident dans des secteurs à offre végétale modérée (1 à 2 critères), tout comme les nuisances ou pollutions, selon l'étude.
Et seuls 2% des Franciliens sont confrontés à un nombre important de nuisances et pollutions (au moins 3), sans aucune offre végétale.
A l'échelle de la région cependant, celle-ci semble "globalement plutôt modérer les situations critiques" où pollutions et nuisances sont nombreux.
En conclusion, "cette vulnérabilité socialement différenciée face à l'environnement constitue un enjeu fort" conclut l'IAU.

Sur la valeur ajoutée


- Michelin se réorganise au niveau mondial
- et alors?
- il va concentrer ses sites français sur des emplois à forte valeur ajoutée
- eeuuhh... c'est quoi une valeur ajoutée?
- c'est une valeur obtenue exclusivement grâce au travail
- mais alors pourquoi supprime-t-il 1500 emplois?
- ceux qu'il ne supprimera pas produiront plus et seront payés moins
- ...!?

Roland RICHA
Vendredi, 23 juin 2017